Actualités locales
dans l’Extrême-Nord, Boko Haram menace encore le retour des enfants en classe

À moins de 72 heures de la rentrée scolaire au Cameroun pour l’année 2026/2027, l’atmosphère dans la région de l’Extrême-Nord est loin d’être à la préparation des cartables et des fournitures scolaires.
Dans les zones touchées par les attaques de Boko Haram, les enlèvements contre rançon et les déplacements de population, le retour en classe reste incertain.
Ici, l’insécurité a bouleversé le quotidien. Maisons abandonnées, villages désertés et familles déplacées : autant de facteurs qui compromettent l’éducation d’innombrables enfants. Pour ces élèves, le retour à l’école est devenu un véritable défi.
Les parents, quant à eux, sont confrontés à une urgence plus pressante : assurer la survie de leurs familles. Les pertes de récoltes, conséquences des déplacements et de l’insécurité, ont encore fragilisé les ménages. Pour beaucoup de parents, scolariser leurs enfants est devenu un fardeau insupportable.
« Nous sommes livrés à nous-mêmes. Nous avons perdu des êtres chers. Ce n’est pas le moment de préparer la rentrée, mais de survivre, de pouvoir nourrir nos enfants », explique un père.
Dans ces communautés durement touchées, la population est désemparée. Les départements de Logone-et-Chari, Mayo-Tsanaga et Mayo-Sava figurent parmi les zones les plus affectées par cette crise sécuritaire dans l’Extrême-Nord.
Mayo-Tsanaga est particulièrement touchée. Depuis le début de la crise, plus de 300 personnes auraient perdu la vie, selon le 5e adjoint au maire de Mokolo et un notable de Tourou.
Sur le terrain, l’inquiétude grandit. Les habitants réclament un renforcement des forces de sécurité pour pouvoir vivre en paix et permettre à leurs enfants de retourner à l’école.
« Nous voulons voir l’armée. Sinon, nous serons contraints de fuir au Nigéria comme réfugiés, car trop c’est trop. Dans quelle république vivons-nous, après tout ? » s’indigne Amadou, un retraité.
À quelques heures de la rentrée scolaire, outre le manque de fournitures scolaires et les classes parfois désertes, une autre bataille se livre : la lutte pour la survie et l’avenir des enfants.
Dans ces zones marquées par l’insécurité, la rentrée scolaire reste tributaire de l’évolution de la situation sécuritaire et de la réaction des autorités.
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Actualités locales
le nouveau parti d’Aboubakar Ousmane Mey face au verdict de Paul Atanga Nji

La création du parti politique dénommé Rendez-vous National (RENA) se trouve à l’étape de la validation administrative auprès du ministère de l’Administration territoriale (Minat). Le sort du parti est entre les mains de Paul Atanga Nji qui venait d’ordonner l’interpellation et la détention administrative du fondateur.
La question n’est plus celle de la formation du Rendez-vous National (RENA). Le parti politique a déjà un nom, un président (Mouhamadou Aboubakar), un secrétaire général (Hamadou Aboubakar) et un trésorier (Teteo Gilbert Ndzidama). La réunion constitutive a eu lieu à Yaoundé. La question est celle de la validation administrative du parti politique. Le dossier de création déposé le 25 juillet 2026 auprès du gouverneur de la région du Centre est transmis au ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji.
Par correspondance en date du 12 août 2026, le gouverneur, par l’entremise de son secrétaire général, soumet ledit dossier à l’appréciation du membre du gouvernement, tutelle des partis politiques. Le sort du dossier introduit par Aboubakar Ousmane Mey est donc entre les mains du ministre. Lui qui, à la veille de l’élection présidentielle du 12 octobre, a lancé une chasse à l’homme contre Aboubakar Ousmane Mey après des propos tenus au cours d’une émission télévisée sur la chaîne Équinoxe TV.
L’opposant, dans son intervention médiatique, déclarait que le plan était de faire basculer le pouvoir et qu’il était réalisé à 80 %. Le 6 octobre, à quelques jours de l’élection, et alors qu’il officiait comme membre de l’équipe de campagne de Bello Bouba Maigari, candidat de l’UNDP, il est interpellé à la suite d’une enquête ordonnée par le Minat et gardé à la prison de Garoua. Il lui est reproché la « tenue d’une manifestation illégale » et « incitation à la révolte ».
Son arrestation suscite un vent de réclamation du côté de l’opposition. Des leaders de plusieurs partis appellent à sa libération. Libéré le 21 novembre 2025, plusieurs semaines après son interpellation, l’homme n’abandonne pas ses idées et ses objectifs. Bien connu pour ses positions tranchées envers le régime ainsi que pour sa volonté de ramener au Cameroun les restes de l’ancien président Ahmadou Ahidjo qui reposent au Sénégal. Aboubakar Ousmane Mey est loin d’être un acteur politique qui caresse le régime dans le sens du poil.
Frère du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire Alamine Ousmane Mey, il semble plus se rapprocher de feu Ahmadou Ahidjo qui fut aussi proche de son père Abba Ousmane Mey, gouverneur du Nord. Il lance son parti politique quelque temps après sa libération pour acquérir la légalité et l’autonomie afin de mener ses activités politiques en toute légitimité. Il entend prendre appui dans son Septentrion d’origine où il s’affirme en politique depuis des années. Au cas où le Minat valide le dossier, le RENA va opérer dans un environnement déjà occupé par près de 360 partis politiques et depuis 25 ans, dominé par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais.
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Actualités locales
le RDPC aiguise ses armes dans le Lebialem

Les hauts responsables et élus du RDPC du département du Lebialem ont été formés aux orientations et stratégies du parti en vue des prochaines élections législatives et municipales.
Le ministre Paul Tasong, chef du RDPC dans le Lebialem (région du Sud-Ouest), a renforcé les capacités des responsables du parti au pouvoir dans le département afin de garantir la victoire lors des élections jumelées organisées l’année prochaine.
Le ministre a indiqué que la réunion, qui s’est tenue récemment, visait à réaffirmer les orientations du secrétaire général du Comité central du RDPC et à s’assurer que les structures du parti soient adéquatement préparées pour les élections à venir.
À l’issue du séminaire, le ministre Paul Tasong a déclaré que cet exercice avait pour but de renforcer la préparation des responsables du parti et de préparer le RDPC à la victoire.
« Nous venons de terminer notre séminaire pour réaffirmer les orientations du secrétaire général du Comité central du RDPC afin de nous assurer que nous sommes prêts pour les élections législatives et municipales à venir », a-t-il déclaré.
Il a souligné que les sympathisants et militants du parti devaient rester unis, engagés et fidèles à toutes les directives du RDPC à l’approche des élections.
Le séminaire a également permis aux présidents de section d’exposer leur stratégie de campagne, tandis que les maires ont présenté les projets de développement déjà réalisés dans leurs municipalités respectives.
Paix, Développement
Au-delà des préparatifs électoraux, la réunion a également servi à rassurer la population, par l’intermédiaire de ses représentants, quant à l’engagement du gouvernement à mener à bien des projets de développement dans la région.
Cette assurance était toutefois conditionnée à la volonté de la population de consolider la paix relative qui règne dans la région.
À l’approche des élections, les responsables du RDPC dans le Lebialem, selon des sources officielles, devraient traduire les orientations reçues en mobilisation populaire, tout en préservant l’unité du parti et en renforçant ses structures en vue du scrutin.
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Actualités locales
sécurité, violences, pluies… les menaces qui planent sur les élèves

À trois jours de la rentrée scolaire au Cameroun, plusieurs menaces pèsent sur la communauté éducative et augmentent les risques chez les élèves, les enseignants et même les parents.
Moins de 72 heures séparent les élèves de la rentrée scolaire comptant pour l’année 2026-2027. Le chrono tourne. Les préparatifs vivent les derniers instants. Malgré la note salée, les parents apprêtent le nécessaire pour les enfants : cahiers, livres, cartables, tenues de classe, frais exigibles, produits alimentaires… Les responsables d’établissements s’assurent d’un cadre propre, agréable. Ils dressent des emplois de temps. Répartissent des enseignants. Tout est fait pour un démarrage sans fausse note le 7 septembre 2026.
Mais l’environnement sécuritaire alimente des incertitudes. Dans les régions en crise, la menace crée la peur. À l’Extrême-Nord, les groupes armés Boko Haram continuent d’attaquer. Ils sèment la mort. Enlèvent les enfants, les jeunes et les adultes. Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les groupes armés séparatistes ne renoncent pas aux hostilités. Ils n’abandonnent pas en totalité le projet d’empêcher les enfants d’aller à l’école.
Après avoir lancé un mot d’ordre de confinement à la période de la rentrée scolaire, certains se ravisent. Ils reconnaissent, un peu tard, l’importance de l’éducation pour leurs enfants et la nécessité de les laisser acquérir l’instruction comme les autres enfants du pays. Le rétropédalage ne rassure pas néanmoins. Les coups de feu font du bruit dans la zone ces derniers temps. La rentrée scolaire sera sous haute sécurité.
Dans les grandes villes de ces trois régions et des sept autres, un autre risque plane : la violence sur les enfants. Elle se présente sous plusieurs formes : enlèvement, traite, viol, maltraitance, agressions, meurtre… Tout petits, adolescents, jeunes, y sont exposés. Aucun espace ne rassure plus en totalité. Même les établissements scolaires, les lieux de culte, le voisinage n’inspirent plus la confiance et la sérénité d’antan. Il faut garder un œil ouvert. Et ce n’est pas tout.
Les prévisions météorologiques ne rassurent pas non plus. Les trois prochains mois, les pluies torrentielles peuvent causer des inondations et des éboulements. Dans les régions septentrionales, certaines zones peuvent être plus affectées que d’autres. Des autorités prennent des mesures pour pallier les inondations des classes. Le volume des eaux de ruissellement en cas de fortes pluies pouvant emporter des enfants est à prendre en considération partout. Sans oublier les risques sanitaires du fait des pluies et des vents violents.
Enfin, la violence et la dépravation des mœurs en milieu scolaire ne sont pas résolues. Elles étaient juste en vacances. C’est aussi la rentrée des deux phénomènes si le dispositif de lutte n’est pas renforcé. Il concerne le démantèlement des réseaux de circulation et de distribution de la drogue et des produits psychotropes. Il mêle aussi la mise en quarantaine des consommateurs et dealers, la sensibilisation permanente des élèves, la promotion de l’éthique, de la morale et du civisme.
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