Actualités locales
Intégration de l’IA dans les lycées au Cameroun

Le MINESEC a lancé l’intégration de l’IA dans les lycées camerounais. Entre promesses pédagogiques et défis pour les enseignants.
Le ministère des Enseignements secondaires (MINESEC) a lancé, le 17 août 2026, une stratégie d’intégration de l’intelligence artificielle dans l’enseignement secondaire au Cameroun. La présentation a eu lieu au Centre d’Enseignement à Distance par IA AIDL.
Cette initiative vise à introduire des simulations numériques dans les lycées. La ministre Nalova Lyonga a officiellement lancé ce dispositif pour les établissements secondaires. D’après les éléments communiqués, l’objectif est de rendre les apprentissages plus concrets et plus accessibles, notamment dans les filières scientifiques et techniques.
Le MINESEC affirme avoir conçu plus de 250 simulations bilingues, gratuites et utilisables sans connexion internet en moins d’un mois. Ces contenus doivent permettre de compenser l’absence d’équipements dans certains établissements. Le chiffre de 250 simulations générées « à coût zéro » est avancé.
Au-delà de l’annonce, l’enjeu est pédagogique. Les simulations peuvent offrir aux élèves des expériences difficiles à organiser dans un laboratoire classique, pour des raisons de sécurité, de coût ou de disponibilité du matériel. Elles peuvent aussi standardiser certains supports d’enseignement et faciliter l’accès aux démonstrations dans des lycées moins équipés.
Des promesses, mais aussi des limites en classe
Selon l’Inspecteur général Adjaba Biwoli Jean Pierre, cette orientation doit rendre l’apprentissage « plus interactif, pratique et accessible ». Le ministère met ainsi en avant une école plus inclusive, appuyée sur des outils numériques capables de fonctionner hors ligne.
La source cite aussi des démonstrations menées par des enseignants de chimie, biologie, arts et lettres et techniques industrielles, avec des expériences virtuelles de combustion, des laboratoires immersifs et des antibiogrammes. Ces usages illustrent le potentiel de l’IA pour l’expérimentation, mais posent aussi la question de la formation des enseignants et de l’encadrement des élèves.
L’introduction de l’IA dans les lycées camerounais marque néanmoins une nouvelle étape dans la numérisation de l’école. Reste à mesurer son déploiement réel, son appropriation par les enseignants et son impact sur les apprentissages dans les salles de classe.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
arrêté avec trois défenses d’éléphant, un jeune de 26 ans condamné à 2 ans de prison avec sursis

Le tribunal de grande instance de la Mvila a condamné, ce 3 septembre 2026, Junior Yvan Wilfried Zanga, 26 ans, à deux ans de prison avec sursis dans une affaire de trafic d’ivoire.
Le prévenu devra également verser 2 millions de F CFA de dommages et intérêts, ainsi que 49 000 F CFA d’amende et de dépens. Il avait été interpellé le 13 avril 2026 à Ebolowa lors d’une opération menée par les agents de la délégation régionale des Forêts et de la Faune du Sud, avec l’appui de la police et de l’ONG Global Conservation. Il était alors en possession de trois défenses d’éléphant, qui auraient été transportées depuis Minvoul, dans le nord du Gabon.
L’éléphant est confronté à une grave menace en raison de son ivoire et figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il figure sur la liste des espèces entièrement protégées au Cameroun.
«La situation du braconnage dans la sous-région est grave, en particulier dans le nord du Congo et dans le sud-est du Cameroun, où de nombreuses opérations d’arrestation ont été menées», affirme Ofir Drori, directeur fondateur du réseau Eco Activists for Governance and Law Enforcement (EAGLE Network). Ce réseau est actuellement actif au Cameroun, au Congo, au Gabon, au Sénégal, au Togo, au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et en Ouganda.
Le Cameroun a intensifié la lutte contre le braconnage et le trafic d’ivoire après le massacre d’éléphants survenu en 2012 dans le parc national de Bouba-Ndjida, dans le Nord. L’armée a été appelée en renfort pour chasser les bandes de trafiquants qui sévissent dans la région, et les gardes forestiers ont été équipés d’armes pour riposter aux attaques régulières des braconniers.
En 2016, le Cameroun a détruit 2 000 kg de défenses d’éléphant et plus de 1 750 objets d’art saisis chez des trafiquants, marquant par-là la détermination du pays à lutter contre le braconnage et le trafic d’ivoire.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
« Sans les gouvernements, pourrions-nous même jouer au football ? » : Samuel Eto’o sans détour

Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o, a livré une réflexion sans détour sur les écarts de moyens entre les fédérations africaines et les grandes nations du football mondial.
En évoquant le projet porté par Gianni Infantino, le patron du football camerounais a notamment insisté sur la nécessité de mieux soutenir les confédérations et les fédérations les moins dotées.
Pour Samuel Eto’o, l’Europe, et notamment l’UEFA, occupe une place majeure dans le développement du football mondial, mais ne doit pas être considérée comme la seule référence. « L’UEFA est une confédération importante pour la FIFA, elle contribue énormément au foot, mais il ne faut pas la situer comme l’unique confédération ou la plus importante », a-t-il déclaré au micro de L’Equipe.
L’ancien capitaine des Lions indomptables a ensuite pointé du doigt les disparités financières qui existent entre les différentes fédérations. Selon lui, les moyens disponibles jouent un rôle déterminant dans la capacité d’un pays à détecter, former et accompagner ses jeunes talents.
« Si nous avions au Cameroun la possibilité de compter sur un budget de 20 millions ou de 40 millions de dollars par an, bien évidemment que nous aurions eu des Mbappé, des Tchouaméni, car nous aurions mieux organisé notre football », a-t-il affirmé.
Une manière pour Eto’o de rappeler que l’émergence des grands talents ne dépend pas uniquement du potentiel des joueurs. La qualité des infrastructures, la formation des entraîneurs, l’organisation des compétitions et l’accompagnement des jeunes nécessitent des investissements conséquents.
Le président de la FECAFOOT a également souligné le rôle des pouvoirs publics dans le fonctionnement du football africain. « Sans les gouvernements, vous pensez que nous pourrions même jouer au football ? », a-t-il lancé, avant de mettre en avant la situation des petites fédérations, parfois confrontées à des budgets extrêmement limités.
« Quand vous voyez certaines fédérations qui ont des budgets de 150 000 euros, comment se battre face aux gros pays ? », s’est-il interrogé.
À travers cette sortie, Samuel Eto’o pose donc une question centrale : comment permettre aux nations africaines de rivaliser durablement avec les grandes puissances du football si les écarts de financement restent aussi importants ? Pour lui, le développement du football africain passe nécessairement par une meilleure répartition des ressources et par des investissements capables de transformer le potentiel local en véritables réussites sportives.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le Cameroun paie ses producteurs plus de deux fois plus que la Côte d’Ivoire

Le chiffre est suffisamment spectaculaire pour retenir l’attention. Au moment où la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, annonce un prix d’achat bord champ à 1 200 FCFA le kilogramme pour sa campagne principale 2026/2027, le cacao camerounais se négocie déjà à des niveaux supérieurs à 2 500 FCFA/kg.
Le 6 août, jour du lancement officiel de la nouvelle campagne à Yaoundé, l’Office national du cacao et du café (ONCC) relevait ainsi des prix de 2 650 à 2 700 FCFA/kg au niveau des acheteurs à Douala. Trois semaines plus tard, la fourchette atteignait 2 750 à 2 900 FCFA/kg.
Autrement dit, le planteur camerounais évolue actuellement sur un marché où le prix observé est plus de deux fois supérieur au prix minimum garanti annoncé en Côte d’Ivoire. Une comparaison qui, au-delà du seul effet d’affichage, raconte quelque chose de la transformation progressive de la filière camerounaise.
Il y a quelques années encore, pareille comparaison aurait paru incongrue. La Côte d’Ivoire était alors la référence absolue du cacao africain, avec un système de commercialisation fortement structuré autour d’un prix garanti aux producteurs. Le Cameroun, lui, évoluait dans un environnement beaucoup plus exposé aux fluctuations du marché.
La situation actuelle invite à regarder de plus près les choix opérés par Yaoundé. Car le prix payé au producteur camerounais n’est pas le résultat d’un tarif administratif uniforme fixé par l’État. Il est largement déterminé par les mécanismes du marché. Mais si les producteurs peuvent aujourd’hui bénéficier de niveaux de rémunération aussi élevés, c’est aussi parce que les politiques publiques ont contribué à créer les conditions permettant au marché camerounais de mieux valoriser la fève.
C’est précisément le message porté par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, lors du lancement de la campagne 2026/2027 : les « clignotants » sont au vert sur plusieurs fondamentaux de la filière.
Les politiques publiques derrière le prix
Premier levier : la surveillance et la transparence du marché. À travers l’ONCC et son Système d’information des filières, les pouvoirs publics disposent d’un instrument de suivi des prix permettant de documenter quotidiennement l’évolution des cours et de mieux informer les acteurs. L’ONCC publiait ainsi, au 31 août, un prix d’achat à Douala compris entre 2 750 et 2 900 FCFA/kg.
Deuxième levier : la qualité. Le Cameroun a fait de l’amélioration de la qualité de son cacao un axe majeur de sa stratégie. Une orientation qui permet aux producteurs de mieux défendre leur origine sur un marché international où la qualité, la traçabilité et la conformité deviennent de plus en plus déterminantes.
Troisième levier : la transformation locale. Le pays a progressivement renforcé ses capacités industrielles afin de ne plus dépendre exclusivement de l’exportation de fèves brutes. Cette politique s’inscrit dans l’ambition plus large de transformation structurelle portée par la Stratégie nationale de développement 2020-2030. Le résultat est tangible : la production commercialisée peut désormais trouver des débouchés auprès d’un tissu industriel local en développement.
À cette capacité industrielle camerounaise s’ajoute un élément géographique rarement mis en avant : le Nigeria voisin. Pour le ministre du Commerce, la combinaison des capacités de transformation du Cameroun et de celles disponibles à proximité de la frontière nigériane offre aux producteurs des marchés de proximité susceptibles d’absorber une part importante de la production.
Le contraste avec la Côte d’Ivoire est saisissant
Le 1ᵉʳ septembre 2026, à l’ouverture de la campagne principale 2026/2027, le gouvernement ivoirien a fixé à 1 200 FCFA/kg le prix minimum garanti du cacao bien fermenté, bien séché et bien trié. Le gouvernement ivoirien justifie cette nouvelle référence par la forte volatilité des cours internationaux et par la nécessité de retenir un niveau financièrement et budgétairement soutenable.
Le paradoxe est donc saisissant : le premier producteur mondial annonce 1 200 FCFA/kg, pendant que le marché camerounais évolue autour de 2 700 à 2 900 FCFA/kg.
Pendant longtemps, la bataille du cacao africain s’est jouée principalement sur les volumes. Aujourd’hui, elle se déplace progressivement vers la valeur : qualité, transformation, traçabilité, conformité et capacité à négocier une meilleure rémunération du producteur. Le Cameroun dispose encore de marges importantes.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














