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Sodinaf/Fabrice Siaka : 3,8 milliards FCFA d’équipements placés sous réserve de propriété au profit du chinois CNBM

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Sodinaf/Fabrice Siaka : 3,8 milliards FCFA d’équipements placés sous réserve de propriété au profit du chinois CNBM
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(Investir au Cameroun) – Le greffe du Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, chargé de la tenue du Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM), a enregistré le 24 septembre 2024 une clause de réserve de propriété sur des équipements industriels détenus par la Société de distribution nouvelle d’Afrique (Sodinaf) SA. Ces installations sont destinées au traitement et au raffinage d’huile de palme, selon un certificat du greffe récemment rendu public.

L’inscription bénéficie à CNBM General Technology Co. Ltd, le fournisseur chinois des équipements. Le certificat fixe à 6,47 millions de dollars l’obligation couverte par cette sûreté, soit environ 3,81 milliards de FCFA au cours de référence du 24 septembre 2024.

Les équipements ont été acquis dans le cadre d’un contrat de vente signé le 20 septembre 2017 à Zhengzhou, en Chine. Leur commande précède ainsi de près de deux ans l’annonce publique du projet d’huilerie de Sodinaf et de sept ans l’inscription de la réserve de propriété au RCCM.

Une réserve de propriété, pas une saisie

La réserve de propriété permet au vendeur de conserver juridiquement la propriété des biens livrés jusqu’au paiement complet de l’obligation prévue par le contrat. Son inscription au RCCM la rend opposable aux autres créanciers ainsi qu’aux éventuels acquéreurs des équipements.

En cas de non-paiement à l’échéance, le droit OHADA permet au vendeur de demander la restitution des biens. Leur valeur doit alors être imputée sur le solde de la créance et, si elle lui est supérieure, la différence revient à l’acheteur.

Le certificat ne permet cependant pas d’établir que Sodinaf devait encore la totalité des 6,47 millions de dollars au moment de l’inscription. Il ne précise ni les paiements déjà effectués, ni le solde éventuellement restant dû, ni les raisons pour lesquelles la sûreté liée au contrat de 2017 n’a été publiée au RCCM qu’en septembre 2024.

Le document ne fait pas davantage état d’une saisie, d’une demande de restitution des équipements ou d’une procédure collective contre Sodinaf. Les 6,47 millions de dollars correspondent au montant de l’obligation couverte par la réserve de propriété, et non nécessairement à une dette encore exigible aujourd’hui.

Le montant inscrit équivaut à 27 % de l’investissement annoncé en 2019

En 2019, le groupe de Fabrice Siaka avait annoncé un investissement de 14 milliards de FCFA pour construire à Douala, à travers la Nouvelle Raffinerie du Cameroun, une unité de raffinage d’huile de palme brute et de fabrication de savon de ménage. Le projet devait créer 158 emplois directs.

Rapporté arithmétiquement à cette enveloppe, le montant couvert par la réserve de propriété représente environ 27 % de l’investissement annoncé. Ce ratio ne renseigne toutefois pas sur le taux d’exécution du projet. Le certificat documente un contrat portant sur des équipements, mais ne fournit aucune information sur les travaux de génie civil, les autres installations, le fonds de roulement ou le montant total effectivement investi.

Le projet avait obtenu en août 2019 un agrément de l’Agence de promotion des investissements, lui ouvrant l’accès aux avantages prévus par la législation camerounaise sur les incitations à l’investissement privé pendant les phases d’installation et d’exploitation.

Cette activité s’inscrivait dans la diversification de Sodinaf après l’acquisition, en juillet 2018, des filiales forestières et industrielles de Rougier au Cameroun et en République centrafricaine. La transaction avait notamment concerné la Société forestière et industrielle de la Doumé, Cambois, Sud Participation et Rougier Sangha-Mbaéré.

La mise en production de la raffinerie reste à documenter

En 2023, la Nouvelle Raffinerie du Cameroun figurait encore parmi quatre unités présentées par des sources sectorielles comme devant rejoindre le marché camerounais du raffinage d’huile de palme. Elle était notamment citée aux côtés de la Société de raffinage du Cameroun, dans une filière confrontée à un déficit de matière première.

À la date de publication, les sources publiques consultées ne permettent pas d’établir la capacité effectivement installée de la raffinerie portée par Sodinaf, sa date de mise en service ou ses volumes de production.

AM

Lire aussi :

28-08-2019 – Après le rachat de Rougier au Cameroun et en RCA, Sodinaf va investir 14 milliards de FCFA dans une huilerie/savonnerie

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le patrouilleur Dipikar mis à sec pour une importante opération de maintenance

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le patrouilleur Dipikar mis à sec pour une importante opération de maintenance
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Dans le cadre de la maintenance programmée des unités navigantes de la Marine nationale et conformément au planning de carénage de l’année 2026, le patrouilleur P107 CNS DIPIKAR a été mis à sec avec succès le mercredi 1ᵉʳ septembre 2026, sur le dock flottant de 700 tonnes de la Marine nationale au Port Autonome de Kribi.

Cette opération vise à renforcer la sécurité technique du navire et à procéder à la révision complète de ses auxiliaires de coque. L’inspection de la coque réalisée après la mise à sec révèle un bon état général. Un constat qui témoigne de la qualité du traitement des surfaces effectué lors du précédent carénage et de la montée en compétence des structures spécialisées de la Marine nationale en matière de maintenance navale.

Ce patrouilleur acquis en 2016 pour renforcer les actions de surveillance des côtes camerounaises par la marine nationale est en réalité un navire anciennement connu sous la dénomination de Grèbe, et sorti de la flotte de la marine française en 2010. Racheté par le Cameroun, il a été entièrement rénové par la société Sofema, une entreprise française spécialisée dans la commercialisation et la maintenance des équipements terrestres, aériens et navals des armées.

Mis en service pour la première fois en 1991, le Dipikar, apprend-on, « mesure 52 mètres de long pour 9,8 mètres de large. Affichant un déplacement de plus de 400 tonnes en charge, ce patrouilleur doté d’une coque en acier et d’une superstructure en aluminium peut atteindre 18 nœuds et franchir 4500 milles à vitesse économique. Il est armé par une vingtaine de marins ».

Le Dipikar est le 2ᵉ patrouilleur d’envergure acquis ces dernières années par l’armée camerounaise, après le Rio del Rey, qui permet de sécuriser les côtes et l’exploitation pétrolière, notamment dans la zone de Bakassi, autrefois objet d’un litige frontalier entre le Cameroun et le Nigéria.

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Alerte sur l’instabilité sociopolitique au Cameroun

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Alerte sur l’instabilité sociopolitique au Cameroun
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La Diaspora combattante pour le changement (DCC), organisation se réclamant du soutien à Issa Tchiroma Bakary, alerte.

Dans un communiqué daté du 31 août 2026 et signé par son « Général-Président », Robert Wanto, le mouvement met en garde contre ce qu’il présente comme un risque d’« instabilité sociopolitique irréversible » au Cameroun. Cette sortie intervient dans le prolongement de la crise politique née de la présidentielle du 12 octobre 2025.

La DCC continue de présenter Issa Tchiroma Bakary comme le « Président élu et légitime » et annonce une mobilisation en vue de son prochain accueil. Mais le communiqué est surtout consacré à des informations que l’organisation dit détenir sur une possible recomposition institutionnelle et gouvernementale.

La DCC affirme que des cercles du pouvoir prépareraient la nomination de deux personnalités, l’une originaire du Septentrion et l’autre des régions anglophones, respectivement aux fonctions de Premier ministre et de Vice-président. Elle avance également un scénario selon lequel une éventuelle vice-présidence préparerait ultérieurement l’arrivée de Franck Biya au sommet de l’État.

À ce stade, aucun élément officiel présenté dans ce communiqué ne permet d’établir l’existence d’un tel projet, et ces affirmations doivent donc être considérées comme les accusations et anticipations politiques de leurs auteurs.

La Diaspora combattante pour le changement estime néanmoins qu’une telle évolution constituerait un nouveau « passage en force » susceptible d’aggraver les tensions politiques. Le mouvement affirme privilégier une mobilisation pacifique autour de la souveraineté populaire, tout en prévenant que les autorités porteraient, selon lui, la responsabilité d’une éventuelle dégradation de la situation.

Le ton employé marque ainsi une nouvelle montée de la tension dans le discours d’une partie de l’opposition et de la diaspora camerounaise. Derrière les rumeurs de remaniement et de réorganisation institutionnelle, la question centrale demeure celle de l’évolution de la crise politique post-électorale et des moyens de préserver la paix civile.

Signé symboliquement depuis plusieurs villes d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Océanie, le communiqué se termine par un mot d’ordre : « Un Cameroun libre et démocratique ».

Issa Tchiroma

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Issa Tchiroma

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Moussa Njoya dénonce une « stratégie » pour enterrer la vérité

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Moussa Njoya dénonce une « stratégie » pour enterrer la vérité
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Près de trois ans et demi après l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, l’affaire continue de susciter de vives réactions au Cameroun. Dans une longue publication, l’analyste et militant Moussa Njoya estime que les récents mouvements au sein du parquet militaire pourraient compromettre la recherche de la vérité.

Réagissant notamment à la mutation du commissaire du gouvernement, le lieutenant-colonel Cerlin Belinga, Moussa Njoya affirme que « tout est fait » pour empêcher les Camerounais et la communauté internationale de connaître la vérité sur cette affaire.

L’intéressé avance l’hypothèse selon laquelle certains magistrats auraient été écartés après avoir voulu explorer des pistes alternatives dans le dossier. Il évoque notamment la possibilité de l’intervention d’un « second commando » après l’enlèvement et la mort de Martinez Zogo, ainsi que le déplacement ultérieur de sa dépouille.

Ces affirmations, qui relèvent de son analyse personnelle du dossier, mettent également en cause la manière dont certaines pistes auraient été traitées au cours de la procédure. Moussa Njoya assure que des magistrats auraient fait l’objet de campagnes de dénigrement dès lors qu’ils envisageaient des orientations différentes de celles privilégiées jusqu’ici.

Lire la publication de Mousa Njoya :

« AFFAIRE MARTINEZ : LA STRATÉGIE POUR ENSEVELIR TOTALEMENT LA VÉRITÉ…

Après une observation minutieuse de l’affaire Martinez Zogo depuis près de trois ans et demi, et surtout eu égard au dernier mouvement au parquet, marqué par la mutation soudaine du Commissaire du gouvernement, Cerlin Belinga, je suis arrivé à une conclusion ferme : tout est fait pour que les Camerounais, ainsi que la communauté internationale, ne sachent jamais la Vérité dans cette affaire !

Et pour cela, une stratégie implacable a été mise en place : chasser tout magistrat qui ose se tourner vers une « certaine » direction, pour explorer une « certaine » piste !

En effet, force est de constater que dès qu’un magistrat évoque juste la possibilité qu’il y ait eu un second commando ayant achevé Martinez Zogo et déplacé le corps pour le déposer là où il a été découvert (le médecin légiste ayant affirmé elle-même qu’il s’agissait d’une « scène secondaire du crime »), surtout ose mentionner les noms du ministre d’État Ferdinand Ngoh Ngoh et de l’ancien Directeur des impôts :

1- Il est pris à partie par certains lanceurs d’alertes qui vont commencer à multiplier les accusations fallacieuses de corruption contre lui, tout en multipliant les publications ainsi que des directs pour « innocenter » le SG/PR, ainsi que l’ancien DGI, alors que personne ne les a encore formellement accusés.

2- Il sera vilipendé par certains journalistes, au travers des reportages et des « analyses » à charge.

C’est ainsi que vous verrez même des journaux qui ne paraissaient plus depuis un bon moment revenir en kiosque, avec pour objectifs principaux : salir le magistrat concerné et discréditer toute thèse ou piste d’enquête alternative ; tout en se livrant à des plaidoyers et plaidoiries dithyrambiques au profit du SG/PR et de l’ancien DGI.

3- Mieux, vous verrez certains avocats de la partie civile, qui pourtant sont censés accompagner toute initiative visant à apporter davantage de lumière dans cette affaire, s’en prendre amèrement aussi à ce magistrat ; tout en se constituant avocat pro bono du SG/PR et de l’ancien DGI.

Déclarant d’office, sans qu’ils ne soient juges ou enquêteurs, que toute autre piste de recherche est fausse !

D’ailleurs, vous avez vu l’une d’elles féliciter urbi et orbi l’un des membres de la commission d’enquête mixte qui a été promu Général récemment, alors que de l’avis de tous les observateurs l’enquête préliminaire menée par cette commission a été entachée de très lourds manquements.

4- Tous ces acteurs suscités plus haut vont de concert s’attaquer de manière véhémente à toute personne qui osera ne serait-ce que nuancer leurs versions des faits, en cherchant à salir sa réputation par des accusations fallacieuses de corruption.

C’est ainsi qu’une avocate de la partie civile s’est permise d’appeler RFI pour demander le limogeage de son correspondant qui suit cette affaire, juste parce que le pauvre, dans son reportage, a osé donner aussi la parole à l’un des avocats d’Amougou Belinga. Pour elle, seules leurs versions des faits doivent être diffusées.

Malheureusement pour elle, ce jeune journaliste jouit de la totale confiance de ses employeurs, du fait de l’excellence de sa moralité !

À l’issue de cette campagne de sabotage savamment menée et coordonnée, le magistrat sera viré manu militari ; les magistrats militaires ayant la malchance qu’on ne doit pas attendre le conseil supérieur de la magistrature pour les bouger !

Ce scénario très bien réglé comme sur du papier à musique est ce qui a conduit à ce qu’en trois ans et dans une seule et même affaire, l’on ait déjà enregistré :

– 2 Directeurs de la justice militaire ;
– 3 Juges d’instruction ;
– 2 Commissaires du gouvernement !

Du jamais vu dans l’histoire de la justice militaire au Cameroun !

En effet, tout observateur attentif a constaté que les malheurs du commissaire du gouvernement ont commencé le jour où les experts Bell Bitdjocka et Oloumou sont passés à la barre, et qu’ils ont pu établir d’une part qu’il y avait des conversations suivies entre Modeste MOPA et Justin DANWÉ, et que d’autre part Martinez ZOGO était très proche de l’épouse du SG/PR, ainsi que du ministre d’État lui-même !

Dès le lendemain, les tirs nourris ont commencé !

Le sort du Lieutenant colonel Cerlin Belinga sera scellé après la première audition du Colonel Otoulou, le 13 juillet 2026, audience au cours de laquelle les très graves incohérences et incongruités de l’enquête préliminaire menée par l’ancien commandant de la légion de gendarmerie du Centre ont été publiquement révélées au public (J’en avais exposé quelques-unes sur cette page) !

Dès cet instant, la machine répressive a été déployée contre ce magistrat militaire ! Le dispositif a même été renforcé avec l’entrée en scène de nouveaux acteurs tels que l’économiste Edmond Kuate, qui est venu spécialement de Douala pour « couvrir » le procès, avant un passage pour le moins « favorable » sur Canal 2 International.

Si vous en doutez : allez lire les publications de certains avocats de la partie civile (si proches du « civilement responsable »), suivez les directs de certains lanceurs d’alerte, et consultez les deux éditions « spéciales » d’un journal spécialisé dans les chroniques judiciaires (j’y reviendrai plus amplement prochainement !) !

Allez aussi voir tous ceux qui ont partagé à grand renfort de publicité dans les réseaux sociaux le passage d’Edmond Kuate à Canal 2 International à propos de cette affaire,alors que celui-ci n’est pas du tout réputé pour sa grande connaissance ni de ce dossier, encore moins du droit pénal !

Vous verrez alors toute la coordination dans cette orchestration !

C’est ainsi que la mutation du commissaire du gouvernement a donné lieu à des scènes de liesse de la part de ces acteurs, tant dans l’enceinte du tribunal militaire que sur les réseaux sociaux.

Comme pour dire : une fois de plus, mission accomplie ! On a encore gagné !!!

À l’observation de tout ce qui s’est déjà passé jusqu’à présent, tout porte à croire que la prochaine étape sera le débarquement des deux substituts du commissaire du gouvernement, Ze Ekotto et Anicet Tchateu, qui ont travaillé sur ce dossier depuis février 2023, et qui sont ceux qui ont mis le colonel Otoulou très mal à l’aise lors de l’examination in chief.

Histoire de s’assurer que le dossier est enterré une fois pour toutes !

Après cela, on rendra alors une décision de justice, mais qui à coup sûr sera tout, sauf la vérité !

Mais que ceux qui se livrent à ce jeu, et qui pour se cacher sont souvent les premiers à accuser les autres de corruption, alors que leurs faits d’armes (que le DG Eko Eko a encore rappelés hier à propos de l’un d’entre eux présent dans la salle) parlent suffisamment contre eux, doivent savoir que quel qu’en soit le temps que cela prendra, la vérité sur le rôle que chacun jouait dans cette histoire sera exposée !

Et alors, chaque Roi sera remis sur son trône, et chaque clown dans son cirque !

Moussa Njoya »

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