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Cabral Libii se dit indigné par les sorties “désobligeantes” et “récurrentes” de Mamadou Mota

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Cabral Libii se dit indigné par les sorties “désobligeantes” et “récurrentes” de Mamadou Mota
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Le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), Cabral Libii, appelle les cadres de sa formation politique à faire preuve de « vigilance, de discipline et de hauteur », face aux prises de position répétées de Mamadou Mota, premier vice-président du MRC, à son encontre sur les réseaux sociaux.

« Par respect pour la fonction faitière qu’occupe Monsieur Mamadou Mota au sein de son parti politique, je me suis intéressé à ses publications répétées sur les réseaux sociaux, dont certaines sont étonnamment désobligeantes, au regard de son rang, à mon endroit et à l’égard de mes idées. La récurrence de ses sorties laisse clairement penser qu’il agit avec le mandat de son parti, dont il est un très haut dirigeant. Nous en prenons acte.

Je demande donc aux cadres du PCRN de ne réagir que lorsqu’il s’agit de contrefaçon, de dénaturation de nos idées, afin de préserver la bonne compréhension et la bonne réception de notre offre politique auprès de l’opinion. Nous sommes engagés dans la conquête de la majorité des suffrages du peuple. Cette ambition nous impose de neutraliser rapidement les brouillages qui peuvent affecter la lisibilité de notre message, sans jamais nous aligner sur les basses querelles.

Nous devrions, en principe, être désormais habitués à subir la double persécution du régime et de certains concurrents de l’opposition. Mais cette réalité commande davantage de vigilance, de discipline et de hauteur. Notre réponse doit rester politique. Notre méthode doit rester digne. Et notre cap doit rester inchangé : convaincre le peuple et construire l’alternative.

NB : les images en dessous sont celles de la réunion du PCRN en cours en ce moment à Mogode, ce 25 août 2026″, écrit Cabral Libii.

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Dossier Christian Kofane : Albacete doit près de 650 millions FCFA à l’AS Nylon

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L’AS Nylon vient de remporter une importante bataille juridique devant la FIFA. Le club camerounais a obtenu gain de cause face à la formation espagnole […]

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la Camerounaise Osvalde Lewat en lice avec son roman « Un corps indocile »

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la Camerounaise Osvalde Lewat en lice avec son roman « Un corps indocile »
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Littérature. L’écrivaine camerounaise, avec « Un corps indocile », son deuxième roman, tient en haleine le microcosme.

Une écrivaine camerounaise décrochera-t-elle le prix Renaudot 2026 ? La question se pose depuis la publication, le 28 octobre, de la sélection finale de ce prestigieux prix littéraire français. Parmi les six auteurs encore en lice figure Osvalde Lewat, romancière, documentariste et photographe camerounaise, avec « Un corps indocile », publié aux éditions Philippe Rey. Le nom du lauréat sera connu le 3 novembre, à Paris.

Pour l’écrivaine, cette sélection marque une nouvelle étape dans un parcours qui l’a conduite du journalisme à la réalisation documentaire, puis à la littérature. Pour les lecteurs camerounais, elle offre aussi l’occasion de retrouver, derrière une œuvre qui circule aujourd’hui dans le paysage littéraire francophone, une trajectoire qui a commencé au Cameroun, entre les bancs de l’École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC) de Yaoundé et les premières expériences professionnelles à Cameroon Tribune.

Osvalde Lewat est désormais à une étape décisive de la compétition. La présence d’une autre romancière camerounaise, Hemley Boum, avec « Nos vies sauvages », dans les précédentes sélections avait déjà attiré l’attention sur les auteures du pays. Mais c’est aujourd’hui Osvalde Lewat qui porte les espoirs camerounais dans cette dernière ligne droite.

Du journalisme au roman

Diplômée de l’ESSTIC, Osvalde Lewat a fait ses premiers pas dans le journalisme à Cameroon Tribune. Elle s’est ensuite orientée vers le documentaire et la photographie, deux pratiques qui ont nourri son regard sur les sociétés, les rapports de pouvoir et les trajectoires individuelles.

Son premier roman, « Les Aquatiques », paru en 2021, avait été remarqué par la critique et récompensé notamment par le prix Ahmadou Kourouma en 2022. Avec « Un corps indocile », elle poursuit son exploration des tensions entre l’individu et les contraintes qui pèsent sur son existence.

Le Zambuena, un pays imaginaire très familier

Dans ses deux romans, Osvalde Lewat installe ses personnages au Zambuena, un pays imaginaire qui ressemble pourtant au Cameroun par ses réalités sociales, ses rapports de pouvoir et ses expressions populaires. Cette fiction géographique lui permet de prendre une distance avec le réel tout en conservant des traits que le lecteur camerounais reconnaît aisément.

La proximité se lit jusque dans la langue. L’écrivaine laisse notamment affleurer des expressions populaires en Pidgin English, sans les traduire systématiquement. Elle fait ainsi une place aux idiomes de son pays d’origine, sans les neutraliser ni les expliquer à tout prix pour le lecteur extérieur. La langue littéraire accueille les sonorités et les usages d’un quotidien camerounais qui n’a pas besoin de se renier pour être entendu ailleurs. Osvalde Lewat ne prend pas seulement des libertés avec les langues, elle prend aussi ses aises avec le langage : le sujet principal de l’ouvrage, c’est bien l’organe masculin de Deffo ? Eh bien, on en parle, y compris de ses exploits, sans ambages.

Le Zambuena est également traversé par une histoire d’exploitation. Derrière les destins individuels se dessine celui d’un pays dont les ressources et les habitants sont soumis à des formes successives de prédation : d’abord celle des colonisateurs historiques, puis celle des « nouveaux Blancs », avant que les intérêts chinois ne viennent à leur tour s’inscrire dans ce paysage économique. Les acteurs changent, mais la question de la maîtrise des richesses et du bénéfice que les populations en retirent demeure.

Cette dimension politique reste en arrière-plan. Osvalde Lewat ne transforme pas son roman en manifeste : elle laisse les conditions de vie, le travail et les difficultés de ses personnages faire apparaître les mécanismes de domination. C’est dans cet environnement que prend place l’histoire de Deffo, le personnage central d’un corps indocile.

Un corps qui refuse de se soumettre

Jeune couturier installé à Paris, Deffo aspire à exercer son métier librement. Une douleur persistante à l’aine bouleverse son existence et le contraint à rentrer au Zambuena, où il trouve un emploi dans une usine textile industrielle.

À la liberté de création succèdent les contraintes de la production, les exigences du travail et la dépendance économique. Le corps malade devient le lieu où se rencontrent la fragilité physique, les pressions sociales et le désir de rester maître de son destin.

À travers ce personnage, Osvalde Lewat interroge la possibilité de demeurer fidèle à soi-même lorsque les circonstances imposent leurs propres règles. Le titre résume cette tension : un corps indocile est un corps qui échappe, qui refuse de se plier entièrement aux normes et aux injonctions. Il devient aussi le symbole d’une volonté de ne pas abandonner toute maîtrise de son existence.

Le rendez-vous du 3 novembre

La présence d’un corps indocile dans la sélection finale constitue déjà une reconnaissance pour Osvalde Lewat et son travail. Mais le rendez-vous du 3 novembre dira si cette reconnaissance se transforme en consécration.

Pour le Cameroun, l’enjeu est de suivre le parcours d’une écrivaine dont l’itinéraire relie formation journalistique nationale, création documentaire et littérature. De l’ESSTIC et de Cameroon Tribune aux dernières étapes du Renaudot, son chemin témoigne d’une œuvre qui puise dans les réalités camerounaises sans s’y enfermer.

Dans l’attente, les cases sacrées dans les savanes arbustives des montagnes du Ndé connaîtront de l’activité ce dernier weekend, pour apporter la bénédiction des ancêtres à l’enfant du pays.

Chantal Kenfack | Le Jour

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Le mirage de la Cité des douanes à Douala : Quand les promesses publiques alimentent la colère des générations

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Le Cameroun reste un pays marqué par des projets d’infrastructures inachevés ou fantomatiques, à l’instar de l’ancienne Cité des douanes de Douala, rasée au nom […]

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