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la Camerounaise Osvalde Lewat en lice avec son roman « Un corps indocile »

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la Camerounaise Osvalde Lewat en lice avec son roman « Un corps indocile »
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Littérature. L’écrivaine camerounaise, avec « Un corps indocile », son deuxième roman, tient en haleine le microcosme.

Une écrivaine camerounaise décrochera-t-elle le prix Renaudot 2026 ? La question se pose depuis la publication, le 28 octobre, de la sélection finale de ce prestigieux prix littéraire français. Parmi les six auteurs encore en lice figure Osvalde Lewat, romancière, documentariste et photographe camerounaise, avec « Un corps indocile », publié aux éditions Philippe Rey. Le nom du lauréat sera connu le 3 novembre, à Paris.

Pour l’écrivaine, cette sélection marque une nouvelle étape dans un parcours qui l’a conduite du journalisme à la réalisation documentaire, puis à la littérature. Pour les lecteurs camerounais, elle offre aussi l’occasion de retrouver, derrière une œuvre qui circule aujourd’hui dans le paysage littéraire francophone, une trajectoire qui a commencé au Cameroun, entre les bancs de l’École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC) de Yaoundé et les premières expériences professionnelles à Cameroon Tribune.

Osvalde Lewat est désormais à une étape décisive de la compétition. La présence d’une autre romancière camerounaise, Hemley Boum, avec « Nos vies sauvages », dans les précédentes sélections avait déjà attiré l’attention sur les auteures du pays. Mais c’est aujourd’hui Osvalde Lewat qui porte les espoirs camerounais dans cette dernière ligne droite.

Du journalisme au roman

Diplômée de l’ESSTIC, Osvalde Lewat a fait ses premiers pas dans le journalisme à Cameroon Tribune. Elle s’est ensuite orientée vers le documentaire et la photographie, deux pratiques qui ont nourri son regard sur les sociétés, les rapports de pouvoir et les trajectoires individuelles.

Son premier roman, « Les Aquatiques », paru en 2021, avait été remarqué par la critique et récompensé notamment par le prix Ahmadou Kourouma en 2022. Avec « Un corps indocile », elle poursuit son exploration des tensions entre l’individu et les contraintes qui pèsent sur son existence.

Le Zambuena, un pays imaginaire très familier

Dans ses deux romans, Osvalde Lewat installe ses personnages au Zambuena, un pays imaginaire qui ressemble pourtant au Cameroun par ses réalités sociales, ses rapports de pouvoir et ses expressions populaires. Cette fiction géographique lui permet de prendre une distance avec le réel tout en conservant des traits que le lecteur camerounais reconnaît aisément.

La proximité se lit jusque dans la langue. L’écrivaine laisse notamment affleurer des expressions populaires en Pidgin English, sans les traduire systématiquement. Elle fait ainsi une place aux idiomes de son pays d’origine, sans les neutraliser ni les expliquer à tout prix pour le lecteur extérieur. La langue littéraire accueille les sonorités et les usages d’un quotidien camerounais qui n’a pas besoin de se renier pour être entendu ailleurs. Osvalde Lewat ne prend pas seulement des libertés avec les langues, elle prend aussi ses aises avec le langage : le sujet principal de l’ouvrage, c’est bien l’organe masculin de Deffo ? Eh bien, on en parle, y compris de ses exploits, sans ambages.

Le Zambuena est également traversé par une histoire d’exploitation. Derrière les destins individuels se dessine celui d’un pays dont les ressources et les habitants sont soumis à des formes successives de prédation : d’abord celle des colonisateurs historiques, puis celle des « nouveaux Blancs », avant que les intérêts chinois ne viennent à leur tour s’inscrire dans ce paysage économique. Les acteurs changent, mais la question de la maîtrise des richesses et du bénéfice que les populations en retirent demeure.

Cette dimension politique reste en arrière-plan. Osvalde Lewat ne transforme pas son roman en manifeste : elle laisse les conditions de vie, le travail et les difficultés de ses personnages faire apparaître les mécanismes de domination. C’est dans cet environnement que prend place l’histoire de Deffo, le personnage central d’un corps indocile.

Un corps qui refuse de se soumettre

Jeune couturier installé à Paris, Deffo aspire à exercer son métier librement. Une douleur persistante à l’aine bouleverse son existence et le contraint à rentrer au Zambuena, où il trouve un emploi dans une usine textile industrielle.

À la liberté de création succèdent les contraintes de la production, les exigences du travail et la dépendance économique. Le corps malade devient le lieu où se rencontrent la fragilité physique, les pressions sociales et le désir de rester maître de son destin.

À travers ce personnage, Osvalde Lewat interroge la possibilité de demeurer fidèle à soi-même lorsque les circonstances imposent leurs propres règles. Le titre résume cette tension : un corps indocile est un corps qui échappe, qui refuse de se plier entièrement aux normes et aux injonctions. Il devient aussi le symbole d’une volonté de ne pas abandonner toute maîtrise de son existence.

Le rendez-vous du 3 novembre

La présence d’un corps indocile dans la sélection finale constitue déjà une reconnaissance pour Osvalde Lewat et son travail. Mais le rendez-vous du 3 novembre dira si cette reconnaissance se transforme en consécration.

Pour le Cameroun, l’enjeu est de suivre le parcours d’une écrivaine dont l’itinéraire relie formation journalistique nationale, création documentaire et littérature. De l’ESSTIC et de Cameroon Tribune aux dernières étapes du Renaudot, son chemin témoigne d’une œuvre qui puise dans les réalités camerounaises sans s’y enfermer.

Dans l’attente, les cases sacrées dans les savanes arbustives des montagnes du Ndé connaîtront de l’activité ce dernier weekend, pour apporter la bénédiction des ancêtres à l’enfant du pays.

Chantal Kenfack | Le Jour

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quels enjeux pour Donald Trump et le contrôle du Congrès américain ?

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Les États-Unis se préparent à organiser, le 3 novembre 2026, les élections de mi-mandat, communément appelées Midterms. Ce scrutin, organisé deux ans après l’élection présidentielle, constitue un rendez-vous politique majeur. Il ne vise pas à désigner un nouveau président, mais à renouveler une partie importante des institutions législatives du pays.

Au total, les électeurs américains seront appelés à élire les 435 membres de la Chambre des représentants, soit l’ensemble de ses sièges. Ils devront également renouveler 35 des 100 sièges du Sénat. Plusieurs États organiseront parallèlement des élections pour désigner leurs gouverneurs et d’autres responsables locaux.

L’enjeu principal de ces élections est le contrôle du Congrès américain, composé de deux chambres : la Chambre des représentants et le Sénat.

Actuellement, les républicains disposent de la majorité dans les deux institutions. Une progression des démocrates pourrait leur permettre de reprendre le contrôle de l’une ou des deux chambres.

Une telle évolution aurait des conséquences sur la capacité de Donald Trump à mettre en œuvre son programme. Le Congrès intervient notamment dans l’adoption des lois, le vote du budget fédéral et le contrôle de l’action de l’administration présidentielle.

Si les démocrates obtiennent la majorité dans l’une des chambres, ils pourront peser davantage sur les textes soumis au vote, renforcer le contrôle parlementaire de l’exécutif et lancer des investigations sur certaines décisions de l’administration Trump.

À l’inverse, le maintien des majorités républicaines faciliterait le travail législatif du président.

Aux États-Unis, le président est élu pour quatre ans, tandis que les membres de la Chambre des représentants ont un mandat de deux ans. Les sénateurs, quant à eux, sont élus pour six ans, avec un renouvellement par tiers environ tous les deux ans.

Les Midterms permettent ainsi aux électeurs d’exprimer leur appréciation de la politique menée par le président depuis son arrivée au pouvoir, sans attendre la prochaine présidentielle.

Pour Donald Trump, élu en novembre 2024 et revenu à la Maison-Blanche en janvier 2025, ce scrutin représente donc une étape importante de son second mandat.

Les résultats du 3 novembre 2026 donneront une indication sur les rapports de force politiques aux États-Unis et détermineront dans quelle mesure le président pourra compter sur le Congrès pour poursuivre son programme jusqu’à la fin de son mandat.

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Le PSG veut verrouiller l’avenir de Quentin Ndjantou avec un contrat de cinq ans !

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Le Paris Saint-Germain entend miser sur l’avenir de Quentin Ndjantou. Convaincus par le potentiel du jeune Franco-Camerounais, les dirigeants parisiens souhaitent prolonger son contrat de […]

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