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Absence de Paul Biya : Le Cameroun est en “pilotage automatique”

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L’absence prolongée du président Paul Biya ravive le débat sur la fameuse vacance du pouvoir au sommet de l’État. Pour Joshua Osih, leader du Social Democratic Front (SDF), le Cameroun est en pilotage automatique.

Parti le 7 juin pour un «court séjour privé en Europe« , le président Paul Biya n’est toujours pas revenu à Yaoundé après plus de 40 jours à l’étranger. Une situation qui relance le débat sur une présumée vacance du pouvoir au sommet de l’État.

En conférence de presse jeudi 23 juillet, le président du SDF, le député Joshua Osih a décrié cette situation politique qui plonge le pays selon lui, dans une incertitude. «Un Chef de l’État absent depuis plus de six semaines. Une vice-présidence vacante. Un Cameroun en pilotage automatique, et on ne s’en remet pas à un pilotage automatique dans la tempête« , a déclaré l’élu.

À l’en croire, son parti, le SDF n’est pas venu décrire l’incendie. «Nous sommes venus avec de l’eau pour éteindre le feu« , a-t-il déclaré. L’opposant appelle à revenir aux fondamentaux de l’État de droit au Cameroun. Une sortie qui vient en appoint aux demandes déjà faites par plusieurs leaders de l’opposition et de la société civile. C’est le cas de Jean-Michel Nintcheu qui a demandé au Conseil constitutionnel de déclarer la vacance de pouvoir à Etoudi.

De son côté, le parti au pouvoir rejette toute idée de vacance du pouvoir. «Il n’y a aucune vacance de pouvoir au sommet de l’État», a affirmé Jacques Fame Ndongo, ministre d’État et secrétaire national à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).

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Labogénie : le chiffre d’affaires chute de 31 %, le bénéfice recule à 180 millions de FCFA

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Labogénie : le chiffre d’affaires chute de 31 %, le bénéfice recule à 180 millions de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le Laboratoire national de génie civil (Labogénie) a enregistré un ralentissement marqué de son activité en 2025. Son chiffre d’affaires a reculé de près d’un tiers, à 3,19 milliards de FCFA, entraînant une baisse de 32,3 % du bénéfice net, qui ressort à 180 millions de FCFA.

Ces résultats ont été approuvés le 16 juin 2026 à Yaoundé, lors de la 56e session du conseil d’administration de l’entreprise publique, présidée par Simon Shey Jones Yembe.

Un an plus tôt, le Labogénie avait dégagé un bénéfice net de 266 millions de FCFA. Le recul enregistré en 2025 représente donc une diminution d’environ 86 millions de FCFA en valeur absolue.

Un chiffre d’affaires en baisse de 1,4 milliard de FCFA

Le chiffre d’affaires s’est établi à 3,188 milliards de FCFA en 2025, contre environ 4,6 milliards un an auparavant. La baisse atteint près de 31 %, soit une contraction de l’activité d’environ 1,4 milliard de FCFA en douze mois.

Cette évolution montre que l’entreprise publique a facturé moins de prestations au cours de l’exercice. Spécialisé dans les études, les contrôles et les essais techniques liés aux infrastructures et au génie civil, le Labogénie dépend notamment de la commande publique, des chantiers d’infrastructures et des prestations réalisées pour les maîtres d’ouvrage publics et privés.

Les documents publiés ne précisent cependant pas les activités à l’origine de cette baisse. Ils ne permettent pas de déterminer si le recul provient d’une diminution du nombre de contrats, d’un ralentissement des chantiers, d’une baisse des prestations facturées ou de retards dans l’exécution de certains marchés.

Une rentabilité maintenue malgré le recul de l’activité

Malgré la forte contraction du chiffre d’affaires, le Labogénie est resté bénéficiaire. Son résultat avant impôt s’est élevé à 266,7 millions de FCFA, tandis que le résultat net après impôt a atteint 180 millions de FCFA.

Le bénéfice net représente ainsi environ 5,6 % du chiffre d’affaires réalisé en 2025. Autrement dit, pour 100 FCFA de revenus générés, l’entreprise a conservé un peu plus de 5 FCFA de bénéfice après prise en compte de ses charges et de ses impôts.

Le maintien d’un résultat positif dans un contexte de baisse de l’activité suggère que l’entreprise a réussi à contenir une partie de ses charges. Les données disponibles ne permettent toutefois pas d’identifier précisément les postes de dépenses qui ont été réduits ni de mesurer l’évolution des marges opérationnelles.

Un bilan de 21,7 milliards de FCFA

Au 31 décembre 2025, le total du bilan du Labogénie s’établissait à 21,709 milliards de FCFA. Ce montant représente l’ensemble des actifs et des ressources inscrits dans les comptes de l’entreprise à la clôture de l’exercice.

Le communiqué du conseil d’administration ne fournit pas le détail de ce bilan. Il ne permet donc pas d’évaluer précisément le niveau des créances clients, des dettes, des immobilisations, de la trésorerie ou des engagements à court terme.

Cette absence de ventilation limite l’analyse de la situation financière de l’entreprise. Le bénéfice net confirme que le Labogénie est resté rentable en 2025, mais il ne suffit pas, à lui seul, à apprécier sa liquidité, son endettement ou sa capacité à financer de nouveaux investissements.

Les comptes certifiés par le commissaire aux comptes

Le conseil d’administration a approuvé les états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2025 et donné quitus à la direction générale pour sa gestion.

Le commissaire aux comptes a, de son côté, délivré une attestation définitive sur les états financiers. Le document indique que les comptes annuels ont été examinés conformément aux normes professionnelles en vigueur et certifiés à l’issue des travaux.

Les résultats de 2025 traduisent ainsi une situation contrastée. Le Labogénie conserve une rentabilité positive, mais la baisse de près d’un tiers de son chiffre d’affaires réduit mécaniquement sa capacité à renforcer ses résultats.

Le principal enjeu pour l’entreprise sera donc de restaurer son niveau d’activité. Le redressement passera notamment par la conquête de nouveaux marchés, l’augmentation du volume des prestations techniques et une meilleure valorisation de son expertise sur les projets d’infrastructures.

À défaut d’une reprise du chiffre d’affaires, le maintien durable de la rentabilité dépendra de la capacité du Labogénie à continuer de maîtriser ses charges, sans affaiblir ses moyens techniques ni sa capacité d’intervention.

Amina Malloum

Lire aussi :

29-01-2026 – Travaux publics : le Labogenie vise 24,8 milliards FCFA de budget en 2026, avec 1,1 milliard d’excédent

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Conjoncture : le départ du Hilli Episeyo devrait peser sur une croissance ramenée à 3,2 % en 2026 (rapport)

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Conjoncture : le départ du Hilli Episeyo devrait peser sur une croissance ramenée à 3,2 % en 2026 (rapport)
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(Investir au Cameroun) – Le départ programmé du navire-usineHilli Episeyo, prévu en juillet 2026, devrait accentuer le ralentissement de l’économie camerounaise. Dans son rapport sur la conjoncture au premier trimestre 2026, le Comité national économique et financier (CNEF) classe la fin annoncée des activités de cette unité flottante de liquéfaction parmi les facteurs susceptibles de peser sur le secteur extractif, les exportations et, plus largement, la croissance du pays.

Dans sa section détaillée consacrée aux perspectives, le CNEF prévoit une croissance d’environ 3,2 % en 2026, contre 3,5 % en 2025, puis de 3,1 % en 2027. Le PIB pétrolier, qui englobe les activités extractives liées aux hydrocarbures, devrait reculer de 16,1 % en 2026, puis de 18 % en 2027. Sa contribution à la croissance resterait négative, à hauteur de 0,4 point en 2026 comme en 2027.

La vue d’ensemble du rapport présente toutefois une trajectoire légèrement différente, avec une croissance ramenée à 3,3 % en 2026, puis à 3,2 % en 2027. Dans les deux cas, le CNEF établit un lien entre le ralentissement attendu de l’économie et les perspectives défavorables du secteur extractif après le départ duHilli Episeyo.

Les exportations de GNL devraient « largement baisser »

Le contrat liant la Société nationale des hydrocarbures (SNH) à Golar, propriétaire de l’usine flottante, arrive à échéance en juillet 2026. LeHilli Episeyoest exploité depuis 2018 au large de Kribi pour liquéfier du gaz provenant notamment des champs Sanaga-Sud et Ebomé.

« Avec le départ du navire-usine Hilli Episeyo, les exportations de GNL devraient largement baisser », prévient le CNEF.

Le rapport ne chiffre cependant pas la contribution propre de cette sortie au recul du PIB. Le départ du navire-usine n’est pas présenté comme la cause unique du ralentissement, mais comme un risque supplémentaire dans un environnement déjà marqué par les tensions géopolitiques, les perturbations du commerce mondial, le renchérissement de l’énergie et la faiblesse de plusieurs branches exportatrices.

L’impact effectif dépendra notamment du niveau de production maintenu jusqu’à l’expiration du contrat, du calendrier réel de cessation des opérations et de la capacité des autres secteurs de l’économie à compenser la baisse attendue de l’activité gazière.

Une filière déjà moins dynamique depuis 2022

Le retrait duHilli Episeyointervient alors que les recettes tirées des exportations de gaz naturel liquéfié sont déjà orientées à la baisse. Selon les données de l’Institut national de la statistique, elles ont atteint 350,2 milliards de FCFA en 2025, contre 381 milliards en 2024, 421 milliards en 2023 et un sommet de 622 milliards en 2022. Le recul enregistré en 2025 s’établit à 8,1 % sur un an.

Malgré cette baisse, le GNL représentait encore 11,4 % des recettes totales d’exportation du Cameroun en 2025. Le départ du navire-usine prive ainsi le pays d’un actif important au moment où cette filière demeurait l’une de ses principales sources de devises.

La tendance s’est prolongée au début de 2026. Au premier trimestre, les exportations camerounaises ont reculé de 23,6 %, à 606,9 milliards de FCFA. Les ventes de GNL ont diminué de 28,4 %, tandis que celles de pétrole brut se repliaient de 14,4 %.

L’effet du retrait duHilli Episeyopourrait être amplifié par le recul observé dans plusieurs autres filières. Sur la même période, les exportations de cacao et produits dérivés ont baissé de 37,7 %, celles de bois et ouvrages en bois de 11,5 %, celles d’aluminium et produits dérivés de 53,7 % et celles de caoutchouc brut de 16,7 %.

Un risque pour les recettes extérieures et les équilibres macroéconomiques

La baisse annoncée des exportations de GNL pourrait peser sur les recettes extérieures du Cameroun et contribuer à la détérioration de son solde courant. Le CNEF prévoit un déficit courant de 5,4 % du PIB en 2026, puis de 6,1 % en 2027, contre 3,2 % estimé en 2025. Le déficit budgétaire pourrait, de son côté, atteindre 1,7 % du PIB en 2026 et 2,1 % en 2027.

Ces projections ne sont pas imputées au seul départ du navire-usine. Elles intègrent également les effets possibles d’un ralentissement du commerce mondial, d’un renchérissement du fret, d’une hausse des cours des hydrocarbures et d’une progression plus faible des recettes publiques.

Le renchérissement du pétrole crée en outre un arbitrage pour l’État. Le maintien des prix à la pompe pourrait accroître fortement les dépenses de subvention aux carburants. À l’inverse, une augmentation des prix de détail risquerait de relancer l’inflation et de réduire le pouvoir d’achat des ménages.

La SNH prépare des relais, mais aucun n’est immédiat

Face à cette échéance, la SNH met en avant une stratégie de diversification de son portefeuille pétrolier et gazier. La société publique affirme vouloir réduire la dépendance du Cameroun à un seul actif mature et accélérer le développement de nouvelles ressources.

Le principal projet présenté comme relais à moyen terme est le champ gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda, partagé avec la Guinée équatoriale. Selon la SNH, ce champ disposerait de ressources géologiques estimées à environ 2 500 milliards de pieds cubes de gaz, pour un investissement potentiel proche de 4 milliards de dollars.

Ce projet ne constitue toutefois pas une solution immédiate. Sa mise en production nécessitera encore la conclusion d’accords techniques et commerciaux, la mobilisation des financements, la construction des infrastructures et plusieurs années de développement.

La SNH poursuit parallèlement l’attribution de nouveaux blocs d’exploration dans les bassins de Rio del Rey et de Douala-Kribi-Campo. Mais l’entrée en phase de négociation de contrats de partage de production ne garantit ni la découverte de réserves commercialement exploitables ni une mise en production rapide.

Une transition gazière sans relais immédiat

Le départ duHilli Episeyone suffit pas, à lui seul, à expliquer le ralentissement attendu de l’économie camerounaise. Il retire néanmoins au pays, dès le second semestre 2026, un actif qui représentait encore une part importante de ses recettes d’exportation, alors que plusieurs autres filières extérieures sont déjà en recul.

Les projets présentés par la SNH peuvent offrir de nouveaux relais à moyen terme, mais aucun ne semble en mesure de compenser immédiatement la baisse annoncée des exportations de GNL.

Le principal risque réside donc dans la durée de la transition entre la sortie duHilli Episeyoet la mise en production de nouvelles ressources gazières. Plus cette période sera longue, plus le Cameroun sera exposé à une diminution de ses recettes extérieures et à une contribution négative du secteur extractif à la croissance.

Amina Malloum

Lire aussi :

06-07-2026 – Gaz naturel : la SNH prépare l’après-Hilli Episeyo avec Yoyo–Yolanda et cinq blocs en négociation

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Affaire MRC contre Okala Ebode : Renvoi au 24 septembre

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Affaire MRC contre Okala Ebode : Renvoi au 24 septembre
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Ce jeudi 23 juillet 2026, le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi a renvoyé au 24 septembre, le dossier opposant Mamadou Mota et le MRC à Thierry Okala Ebode. En cause, la demande du président du Tribunal de recevoir des répliques écrites, malgré la volonté des défendeurs de plaider immédiatement.

Le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi a examiné ce jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé, le recours en annulation introduit par le Dr Thierry Okala Ebode contre sa décision d’exclusion du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).

Selon le compte rendu de Me Hippolyte Meli, membre des conseils du MRC et de Mamadou Mota, les parties étaient représentées par leurs avocats. Ceux-ci relèvent toutefois que l’audience s’est tenue devant un juge unique, alors que le recours est habituellement examiné par une formation collégiale de trois magistrats présidée par le président du Tribunal. Les deux autres juges désignés étaient annoncés comme empêchés.

Les avocats du MRC et de Mamadou Mota ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas déposer de nouvelles observations écrites en réponse aux écritures produites par le Dr Okala Ebode en juin dernier, préférant présenter leurs arguments oralement à l’audience. Le président du Tribunal a néanmoins insisté pour que des répliques écrites soient versées au dossier. À l’issue des échanges, l’affaire a été renvoyée au 24 septembre 2026 afin de permettre le dépôt de ces écritures.

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