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Conjoncture : le départ du Hilli Episeyo devrait peser sur une croissance ramenée à 3,2 % en 2026 (rapport)

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Conjoncture : le départ du Hilli Episeyo devrait peser sur une croissance ramenée à 3,2 % en 2026 (rapport)
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(Investir au Cameroun) – Le départ programmé du navire-usineHilli Episeyo, prévu en juillet 2026, devrait accentuer le ralentissement de l’économie camerounaise. Dans son rapport sur la conjoncture au premier trimestre 2026, le Comité national économique et financier (CNEF) classe la fin annoncée des activités de cette unité flottante de liquéfaction parmi les facteurs susceptibles de peser sur le secteur extractif, les exportations et, plus largement, la croissance du pays.

Dans sa section détaillée consacrée aux perspectives, le CNEF prévoit une croissance d’environ 3,2 % en 2026, contre 3,5 % en 2025, puis de 3,1 % en 2027. Le PIB pétrolier, qui englobe les activités extractives liées aux hydrocarbures, devrait reculer de 16,1 % en 2026, puis de 18 % en 2027. Sa contribution à la croissance resterait négative, à hauteur de 0,4 point en 2026 comme en 2027.

La vue d’ensemble du rapport présente toutefois une trajectoire légèrement différente, avec une croissance ramenée à 3,3 % en 2026, puis à 3,2 % en 2027. Dans les deux cas, le CNEF établit un lien entre le ralentissement attendu de l’économie et les perspectives défavorables du secteur extractif après le départ duHilli Episeyo.

Les exportations de GNL devraient « largement baisser »

Le contrat liant la Société nationale des hydrocarbures (SNH) à Golar, propriétaire de l’usine flottante, arrive à échéance en juillet 2026. LeHilli Episeyoest exploité depuis 2018 au large de Kribi pour liquéfier du gaz provenant notamment des champs Sanaga-Sud et Ebomé.

« Avec le départ du navire-usine Hilli Episeyo, les exportations de GNL devraient largement baisser », prévient le CNEF.

Le rapport ne chiffre cependant pas la contribution propre de cette sortie au recul du PIB. Le départ du navire-usine n’est pas présenté comme la cause unique du ralentissement, mais comme un risque supplémentaire dans un environnement déjà marqué par les tensions géopolitiques, les perturbations du commerce mondial, le renchérissement de l’énergie et la faiblesse de plusieurs branches exportatrices.

L’impact effectif dépendra notamment du niveau de production maintenu jusqu’à l’expiration du contrat, du calendrier réel de cessation des opérations et de la capacité des autres secteurs de l’économie à compenser la baisse attendue de l’activité gazière.

Une filière déjà moins dynamique depuis 2022

Le retrait duHilli Episeyointervient alors que les recettes tirées des exportations de gaz naturel liquéfié sont déjà orientées à la baisse. Selon les données de l’Institut national de la statistique, elles ont atteint 350,2 milliards de FCFA en 2025, contre 381 milliards en 2024, 421 milliards en 2023 et un sommet de 622 milliards en 2022. Le recul enregistré en 2025 s’établit à 8,1 % sur un an.

Malgré cette baisse, le GNL représentait encore 11,4 % des recettes totales d’exportation du Cameroun en 2025. Le départ du navire-usine prive ainsi le pays d’un actif important au moment où cette filière demeurait l’une de ses principales sources de devises.

La tendance s’est prolongée au début de 2026. Au premier trimestre, les exportations camerounaises ont reculé de 23,6 %, à 606,9 milliards de FCFA. Les ventes de GNL ont diminué de 28,4 %, tandis que celles de pétrole brut se repliaient de 14,4 %.

L’effet du retrait duHilli Episeyopourrait être amplifié par le recul observé dans plusieurs autres filières. Sur la même période, les exportations de cacao et produits dérivés ont baissé de 37,7 %, celles de bois et ouvrages en bois de 11,5 %, celles d’aluminium et produits dérivés de 53,7 % et celles de caoutchouc brut de 16,7 %.

Un risque pour les recettes extérieures et les équilibres macroéconomiques

La baisse annoncée des exportations de GNL pourrait peser sur les recettes extérieures du Cameroun et contribuer à la détérioration de son solde courant. Le CNEF prévoit un déficit courant de 5,4 % du PIB en 2026, puis de 6,1 % en 2027, contre 3,2 % estimé en 2025. Le déficit budgétaire pourrait, de son côté, atteindre 1,7 % du PIB en 2026 et 2,1 % en 2027.

Ces projections ne sont pas imputées au seul départ du navire-usine. Elles intègrent également les effets possibles d’un ralentissement du commerce mondial, d’un renchérissement du fret, d’une hausse des cours des hydrocarbures et d’une progression plus faible des recettes publiques.

Le renchérissement du pétrole crée en outre un arbitrage pour l’État. Le maintien des prix à la pompe pourrait accroître fortement les dépenses de subvention aux carburants. À l’inverse, une augmentation des prix de détail risquerait de relancer l’inflation et de réduire le pouvoir d’achat des ménages.

La SNH prépare des relais, mais aucun n’est immédiat

Face à cette échéance, la SNH met en avant une stratégie de diversification de son portefeuille pétrolier et gazier. La société publique affirme vouloir réduire la dépendance du Cameroun à un seul actif mature et accélérer le développement de nouvelles ressources.

Le principal projet présenté comme relais à moyen terme est le champ gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda, partagé avec la Guinée équatoriale. Selon la SNH, ce champ disposerait de ressources géologiques estimées à environ 2 500 milliards de pieds cubes de gaz, pour un investissement potentiel proche de 4 milliards de dollars.

Ce projet ne constitue toutefois pas une solution immédiate. Sa mise en production nécessitera encore la conclusion d’accords techniques et commerciaux, la mobilisation des financements, la construction des infrastructures et plusieurs années de développement.

La SNH poursuit parallèlement l’attribution de nouveaux blocs d’exploration dans les bassins de Rio del Rey et de Douala-Kribi-Campo. Mais l’entrée en phase de négociation de contrats de partage de production ne garantit ni la découverte de réserves commercialement exploitables ni une mise en production rapide.

Une transition gazière sans relais immédiat

Le départ duHilli Episeyone suffit pas, à lui seul, à expliquer le ralentissement attendu de l’économie camerounaise. Il retire néanmoins au pays, dès le second semestre 2026, un actif qui représentait encore une part importante de ses recettes d’exportation, alors que plusieurs autres filières extérieures sont déjà en recul.

Les projets présentés par la SNH peuvent offrir de nouveaux relais à moyen terme, mais aucun ne semble en mesure de compenser immédiatement la baisse annoncée des exportations de GNL.

Le principal risque réside donc dans la durée de la transition entre la sortie duHilli Episeyoet la mise en production de nouvelles ressources gazières. Plus cette période sera longue, plus le Cameroun sera exposé à une diminution de ses recettes extérieures et à une contribution négative du secteur extractif à la croissance.

Amina Malloum

Lire aussi :

06-07-2026 – Gaz naturel : la SNH prépare l’après-Hilli Episeyo avec Yoyo–Yolanda et cinq blocs en négociation

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Manaouda Malachie réclame un accès rapide aux vaccins candidats

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Manaouda Malachie réclame un accès rapide aux vaccins candidats
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Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a pris part, ce mercredi 28 octobre 2026, à la réunion ministérielle extraordinaire virtuelle d’Africa CDC sur Ebola, convoquée pour convenir de mesures collectives urgentes et renforcer la préparation des 55 États membres de l’Union africaine.

Lors du dialogue ministériel, il a exprimé la solidarité du Cameroun aux pays touchés, rappelant que le pays est en première ligne, avec près de 2 000 kilomètres de frontière avec le Nigeria et de nombreux échanges avec l’Afrique centrale. Le dispositif national est en alerte depuis le mois de mai et le gouvernement achève une feuille de route budgétisée pour les 90 prochains jours.

Le ministre a soulevé deux préoccupations. D’abord, l’absence de vaccin et de traitement homologués contre la souche Bundibugyo : il a demandé un accès rapide et équitable aux vaccins candidats, traitements expérimentaux et réactifs, avec un prépositionnement en Afrique centrale. Ensuite, le financement : « la préparation coûte bien moins que la riposte », a-t-il rappelé, appelant à des fonds rapidement mobilisables pour les pays de première ligne.

Le Cameroun s’engage à mettre en œuvre sa feuille de route, à partager sans délai toute alerte avec l’OMS et Africa CDC, et à renforcer la coopération transfrontalière, dans le respect du Règlement sanitaire international.

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Nigeria : la raffinerie Dangote séduit les investisseurs, les souscriptions dépassent les attentes

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L’introduction en Bourse de la raffinerie de Dangote s’est achevée sur un engouement remarquable. Alors que le groupe visait une levée de 1,6 milliard de […]

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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir
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L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.

En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.

La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.

Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.

La pensée politique de Paul Biya

Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.

Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.

Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .

Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.

C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.

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