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BVMAC : Renaprov avance vers la cote avec 1,09 milliard de FCFA levé, soit 13 % des 8,4 milliards recherchés

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BVMAC : Renaprov avance vers la cote avec 1,09 milliard de FCFA levé, soit 13 % des 8,4 milliards recherchés
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(Investir au Cameroun) – Renaprov Finance franchit une nouvelle étape vers son introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), mais sur un périmètre nettement inférieur à son ambition initiale. Les 52 019 actions émises par l’établissement de microfinance, pour un montant global de 1,092 milliard de FCFA, ont été admises depuis le 30 juin 2026 aux mécanismes du Dépositaire central unique (DCU) de la Cemac.

Dans un communiqué signé le 21 juillet 2026 par son directeur général, Louis Banga Ntolo, la BVMAC précise que cette admission intervient« en prélude à son arrivée prochaine à la cote ». Les actions ont été enregistrées au prix unitaire de 21 000 FCFA, sous le libellé « Action Renaprov » et le code ISIN CM000001008-2.

Cette formalité permet la prise en charge des titres par l’infrastructure chargée de leur conservation dématérialisée ainsi que du règlement-livraison des opérations. Elle ne correspond toutefois pas encore au démarrage effectif des échanges sur la BVMAC. Renaprov Finance devra encore obtenir son admission formelle à la cote et une date de première cotation devra être annoncée.

Seulement 13 % du montant recherché

L’opération devait initialement permettre à Renaprov Finance de lever 8,4 milliards de FCFA, à travers l’émission de 400 000 actions nouvelles au prix unitaire de 21 000 FCFA.

Ouverte du 15 décembre 2025 au 15 mars 2026, la période de souscription avait permis de mobiliser environ 1,1 milliard de FCFA, soit seulement 13 % de l’objectif initial. Face à ce faible niveau de souscription, Afriland Bourse & Investment, qui pilote l’opération, avait annoncé la prolongation de l’offre jusqu’au 31 mai 2026.

Le volume désormais admis au DCU correspond à 52 019 actions, soit également environ 13 % des 400 000 titres initialement proposés. La différence entre l’objectif de levée et le montant finalement enregistré dépasse ainsi 7,3 milliards de FCFA.

Le communiqué de la BVMAC ne précise cependant pas si les 52 019 actions représentent le résultat définitif de l’appel public à l’épargne après la prolongation de l’offre. Il n’indique pas non plus si d’autres titres pourraient encore être admis ultérieurement, ni si le seuil minimal prévu dans la note d’information a été atteint.

Un programme de développement à redimensionner

À travers cette ouverture de son capital, Renaprov Finance entend renforcer ses fonds propres afin d’accroître son portefeuille de crédits, poursuivre l’extension de son réseau d’agences et améliorer sa conformité aux exigences réglementaires applicables aux établissements de microfinance.

Mais une levée limitée à 1,092 milliard de FCFA réduit fortement la capacité de l’entreprise à financer l’ensemble du programme annoncé. Sauf mobilisation de ressources complémentaires, Renaprov Finance devra probablement hiérarchiser, reporter ou redimensionner une partie de ses investissements.

L’admission au DCU montre néanmoins que l’établissement a choisi de poursuivre son projet d’introduction en Bourse sur la base des souscriptions effectivement recueillies, plutôt que d’attendre la mobilisation intégrale des 8,4 milliards de FCFA recherchés.

Cette option permettra à la microfinance d’accéder au marché régional et de diversifier ses sources de financement. Elle exposera également davantage l’entreprise aux exigences de transparence, de publication financière et de gouvernance associées au statut de société cotée.

Un nouveau test pour le marché actions

Si son introduction est effectivement finalisée, Renaprov Finance contribuera à élargir le compartiment actions de la BVMAC, encore caractérisé par un nombre limité de valeurs et de faibles volumes d’échanges.

Son arrivée interviendrait quelques mois après celle de BGFI Holding Corporation, introduite en mai 2026. Mais le cas de Renaprov présente une particularité : l’établissement s’apprête à rejoindre la cote après avoir mobilisé une fraction seulement du montant recherché auprès des investisseurs.

L’opération constituera donc un test pour le marché financier régional. Elle permettra notamment d’évaluer la capacité de la BVMAC à assurer la liquidité d’un titre porté par un émetteur de taille relativement modeste et dont l’appel public à l’épargne a suscité une demande limitée.

Au-delà de la première cotation, l’enjeu principal sera de maintenir un volume suffisant d’ordres d’achat et de vente. À défaut, l’action pourrait être admise officiellement à la cote tout en demeurant peu échangée, comme plusieurs titres déjà inscrits sur le marché régional.

Renaprov Finance devra ainsi convaincre les investisseurs par la qualité de ses résultats, ses perspectives de croissance, la régularité de son information financière et sa capacité à transformer les 1,09 milliard de FCFA mobilisés en développement rentable.

Amina Malloum

Lire aussi :

1-04-2026 – Bvmac : Renaprov proroge d’un mois la souscription à ses actions, après une mobilisation limitée à 1,1 milliard de FCFA

30-12-2025 – Bvmac : Renaprov Finance veut ouvrir plus de 44 % de son capital pour lever 8,4 milliards FCFA

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Bilan de la coupe du monde 2026

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Bilan de la coupe du monde 2026
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L’Espagne a remporté la Coupe du monde 2026 en battant l’Argentine (1-0) en finale. L’édition, la plus lucrative de l’histoire avec près de 9 milliards de dollars de recettes, a été marquée par le triplé de distinctions de la Roja et le record historique de dix buts du Français Kylian Mbappé.

L’Espagne a remporté la Coupe du Monde 2026 en battant l’Argentine en finale pour décrocher sa deuxième étoile. Le tournoi, qui a marqué la fin des ères Didier Deschamps et Lionel Messi, a généré un record de 9 milliards de dollars de revenus, mais a été critiqué pour son gigantisme et ses restrictions d’accès.

Distinctions et Statistiques Individuelles

Le milieu espagnol Rodri a été élu Meilleur joueur du tournoi, tandis que son coéquipier Unai Simón a remporté le titre de Meilleur gardien, l’Espagne n’ayant encaissé qu’un seul but sur l’ensemble de la compétition. Le jeune prodige Pau Cubarsí a été désigné Meilleur jeune joueur. Côté statistiques, le Français Kylian Mbappé a fini Soulier d’or avec 10 buts, devenant le meilleur buteur de l’histoire du tournoi sur une édition. Le Français Michael Olise a terminé meilleur passeur décisif.

La compétition a été marquée par une défaillance de plusieurs grandes nations, à l’image du Brésil éliminé dès les huitièmes de finale par une surprenante équipe norvégienne.

Ce Mondial a aussi été entaché de controverses politiques et migratoires, incluant des problèmes de délivrance de visa…

Le Maroc a réalisé le meilleur parcours africain en atteignant les quarts de finale. La France et l’Angleterre ont terminé avec les meilleures attaques en inscrivant chacune 20 buts.

Cette édition historique à 48 équipes a été l’événement le plus lucratif de l’histoire de la FIFA. Cependant, ce Mondial a aussi été entaché de controverses politiques et migratoires, incluant des problèmes de délivrance de visas et le refoulement à la frontière de l’arbitre officiel Omar Artan.

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Théodore Datouo organise un grand meeting de remerciements au président Paul Biya

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Théodore Datouo, président de l’Assemblée nationale du Cameroun organise le 25 juillet 2026, un grand meeting de remerciements au Chef de l’Etat, Paul Biya. Une mobilisation qui fait suite à son élection au perchoir.

À Bafoussam dans la région de l’Ouest du Cameroun, un grand meeting de remerciements se tiendra le samedi 25 juillet à l’initiative de Théodore Datouo, président de l’Assemblée nationale. Ce giga meeting est prévu pour se tenir au stade omnisports de Toket, chef-lieu de la Région de l’Ouest, sera l’occasion pour le patron des députés d’exprimer sa gratitude au président de la République, Paul Biya pour la confiance placée en sa personne.

Désigné par Paul Biya, président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le député Théodore Datouo a été élu le 17 mars au perchoir de l’Assemblée nationale. Il venait de succéder à Cavaye Yéguié Djibril, président de la chambre basse du Parlement camerounais depuis plus de quatre décennies.

Vice-président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo a gravi les échelons au sein du parti au pouvoir dont il est militant de longue date du RDPC. Son ascension au perchoir est interprété comme la récompense d’un engagement politique et d’une fidélité au président Paul Biya et aux institutions de la République.

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Intelligence artificielle : le Cameroun rejoint les 29 membres fondateurs de la WAICO, initiative portée par la Chine

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Intelligence artificielle : le Cameroun rejoint les 29 membres fondateurs de la WAICO, initiative portée par la Chine
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun fait partie des 29 pays ayant signé, le 16 juillet 2026 à Shanghai, l’accord portant création de l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle, connue sous son sigle anglais WAICO. Cette signature lui confère le statut de membre fondateur de cette nouvelle organisation intergouvernementale consacrée à la coopération internationale et à la gouvernance de l’IA.

La ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a signé l’accord au nom du pays, à la veille de l’ouverture de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle, organisée du 17 au 20 juillet 2026 à Shanghai. Cette édition réunit plus de 1 400 invités internationaux et plus de 1 100 entreprises autour des technologies, des investissements et de la gouvernance de l’IA.

La WAICO aura son siège à Shanghai et fonctionnera comme une organisation internationale intergouvernementale indépendante. Elle entend promouvoir la coopération entre États, contribuer à l’élaboration de règles internationales et favoriser un développement de l’intelligence artificielle présenté comme sûr, équitable et centré sur l’être humain.

Une initiative chinoise tournée vers les pays du Sud

La création de la WAICO intervient dans un contexte de compétition croissante entre les grandes puissances pour le contrôle des infrastructures, des modèles, des semi-conducteurs et des normes de l’intelligence artificielle.

Portée par Pékin, la nouvelle organisation cherche notamment à rallier les pays en développement autour d’un agenda donnant la priorité à l’accès aux technologies, au renforcement des capacités nationales et à la réduction des écarts numériques. Parmi les 29 signataires figurent notamment la Chine, la Russie, l’Indonésie, le Pakistan, le Kazakhstan et le Laos.

Pour la Chine, la WAICO constitue aussi un instrument d’influence dans la définition des futures règles mondiales de l’IA. Pékin défend une approche fondée sur la souveraineté des États, la coopération technologique et l’accès des économies émergentes aux outils d’intelligence artificielle, face à un écosystème encore dominé par les entreprises et infrastructures américaines.

L’entrée du Cameroun parmi les membres fondateurs lui donne ainsi une place dans une institution appelée à participer aux débats internationaux sur la régulation, les standards techniques, les données et les conditions d’accès aux technologies d’IA.

Elle ne lui garantit cependant pas, à ce stade, l’obtention automatique de financements, de capacités de calcul ou de transferts technologiques. Ces avantages éventuels dépendront des programmes qui seront effectivement créés, de leurs critères d’éligibilité et des contributions demandées aux États membres.

Le Cameroun réclame un accès aux infrastructures et aux financements

À Shanghai, Minette Libom Li Likeng a rattaché l’adhésion du Cameroun à la stratégie nationale de développement de l’intelligence artificielle. Celle-ci accorde notamment la priorité aux infrastructures numériques, à la formation, à l’innovation, à la protection des données, à la cybersécurité et à l’encadrement éthique des technologies.

Pour le Cameroun, l’un des enjeux est d’accéder à des ressources aujourd’hui fortement concentrées dans quelques économies : centres de données, processeurs spécialisés, capacités de calcul, modèles d’IA, financements, données et compétences techniques.

« Il est donc essentiel de veiller à ce qu’aucun pays ni aucune région ne reste en marge du processus décisionnel mondial. Les pays africains et, plus largement, les pays du Sud ne doivent être ni de simples utilisateurs de technologies développées ailleurs ni des destinataires passifs de normes conçues sans leur participation », a déclaré la ministre.

Elle a appelé à la mise en place de partenariats dans les domaines de la formation, de la recherche, du transfert de connaissances, du financement et de l’accès aux infrastructures numériques.

L’enjeu dépasse la seule représentation diplomatique. Pour tirer profit de son statut de membre fondateur, le Cameroun devra transformer cette adhésion en projets concrets : formation d’ingénieurs, accès aux ressources de calcul, appui aux entreprises technologiques, développement de centres de données et financement d’applications adaptées aux besoins locaux.

Des retombées encore à préciser

Les contours opérationnels de la WAICO restent encore à définir. Les informations publiées précisent son statut, son siège et ses grands objectifs, mais ne détaillent pas encore son budget, les contributions financières de ses membres, ses organes de décision ou les programmes auxquels les pays signataires pourront accéder.

Ces éléments seront déterminants pour apprécier la portée économique de l’adhésion camerounaise.

La capacité du pays à bénéficier de la nouvelle organisation dépendra également de ses propres investissements. Une coopération internationale peut faciliter l’accès aux connaissances et aux partenaires, mais elle ne remplace pas le développement d’infrastructures électriques et numériques fiables, de politiques de données cohérentes, de capacités de recherche et d’un environnement favorable aux entreprises technologiques.

Minette Libom Li Likeng a réaffirmé l’engagement du gouvernement à promouvoir une intelligence artificielle centrée sur l’être humain, respectueuse des droits fondamentaux et favorable au développement durable.

Pour le Cameroun, le principal défi sera désormais de faire de cette présence dans la gouvernance mondiale de l’IA autre chose qu’un positionnement diplomatique. Les premiers indicateurs seront la nature des accords conclus, le nombre de projets obtenus, les ressources mobilisées et les capacités technologiques effectivement développées dans le pays.

Mercy Fosoh

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