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Paul Biya parle à Diomaye Faye selon Shanda Tonme

Leçon du Cameroun au Sénégal
Paul Biya parle à Diomaye Diakhar Faye
A PROPOS DE LA CANDIDATURE DE MACKY SALL
Au poste de Secrétaire général de l’ONU
Mieux vaut toujours tard que jamais, et l’histoire n’a pas, dans la traduction de la postérité, de pardon possible pour certaines trahisons, certains manquements, certaines rancoeurs, certaines défaillances et certains errements. Le temps de la sagesse peut prendre long à s’imposer, mais dès lors qu’il intervient avec toutes ses conséquences et implications, l’urgence doit commander non pas des repentirs, des corrections brutales ou des réparations précipitées et des accusations mêmes légitimes, mais des dispositions pratiques qui montrent la bonne foi, l’humilité et la responsabilité.
Les bruits, tourments et retournements autour de la candidature de Macky Sall, ancien président du Sénégal et ancien président de l’Assemblée générale au poste très convoité de Secrétaire général de l’ONU, offrent une nouvelle perspective de triomphe de la sagesse tardive, mais néanmoins appropriée et attendue.
Nous n’avons jamais hésité, nous n’avons jamais attendu ni traîné les pieds, tant l’enjeu avait une odeur de devoir historique et d’interpellation quasiment divine.
Je ne m’explique d’ailleurs pas pourquoi et comment, il ne s’est pas trouvé des vagues de mouvements de soutien à travers le continent, pour manifester une affection sans faille, un accompagnement total de la candidature de Macky Sall. Mais que font nos hommes des médias, des lettres et des sciences, des savoirs du monde ?
Nous ne comprenions pas, et nous ne supportions pas cette véritable hérésie d’absence de prononciation du gouvernement sénégalais pour la candidature d’un fils du terroir, d’un enfant d’Afrique. Le débat doit dorénavant être clos, vraiment clos. Regardons devant et avançons, avançons en rang serré pour la bataille qui a commencé depuis.
Mais avant, nous devons adresser des remerciements au jeune et prodigue président de la république du Sénégal, pour avoir transcendé et surpasser certains enfantillages de la scène politique de son pays, pour annoncer au monde le soutien du pays au fils, au frère, à l’ancien, au ténor. Je lui avais du reste adressé personnellement une correspondance d’étonnement et de sensibilisation.
Ce que nous en attendons, n’est rien d’autre que l’engagement sincère et honnête, engagement dont la lecture de l’histoire récente de la diplomatie camerounaise, nous offre un bel exemple à proposer, à copier, à promouvoir et à populariser.
Le Cameroun doit parler au Sénégal, Paul Biya en personne doit parler à son jeune frère, pour lui montrer le chemin, pour lui prescrire l’exemple que peu d’Africains ont osé, ont mis en route, ont expérimenté et ont acté. Nous parlons de la candidature du Professeur Maurice Kamto comme un des neufs influents Juges de la Cour internationale de justice de La Haye. C’était il y a quelques années alors que le brillant juriste était encore membre du gouvernement de la république. Le Cameroun ne déploya pas seulement les moyens matériels, financiers et humains, il fit plus.
En effet le Chef de l’Etat Paul Biya s’impliqua personnellement, emmenant son Ministre-Candidat à travers le monde dans toutes les rencontres de haut niveau, pour quémander le soutien, pour s’assurer de l’adhésion des autres, en le présentant, au-delà de son Ministre de la justice, comme SON FILS. C’était unique et exceptionnel dans les annales de la diplomatie camerounaise et même africaine. C’était un bel exemple, une démonstration retentissante de nationalisme, de conscience des intérêts nationaux et de patriotisme sublime.
Koffi Annan alors Secrétaire général de l’ONU, fut ému par le geste, et s’impliqua pour répondre à Paul Biya qui selon ses propres dires, ne lui avait jamais personnellement rien demandé, de surcroît avec une telle émotion et intensité. Hélas, notre candidat, bien que meilleur parmi les meilleurs, fut boycotté lors du vote, par quelques pays qui nous en voulaient pour un autre pan de notre diplomatie qu’ils n’approuvaient pas. Néanmoins dans cette lancée le prof fut élu peu après Président de la très prestigieuse Commission du Droit international de l’ONU.
Voilà le chemin, voilà ce que Diomane doit impérativement faire. S’il se contente de rester à Dakar et de pondre des déclarations, il ne nous aura pas aidé, il n’aura pas répondu aux attentes de toute l’Afrique et même du grand hémisphère sud qui regarde. Il doit se jeter à l’eau, exactement comme le fit Paul Biya pour son brillant et illustre poulain./.
Yaoundé, le 21 juillet 2026
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Actualités locales
le parcours de Joël Parfait Kuate, entrepreneur camerounais basé à Bruxelles

Ingénieur, entrepreneur, formateur et auteur, Joël Parfait Kuate développe entre l’Europe, le Canada et l’Afrique des projets destinés à rendre l’intelligence artificielle plus accessible aux entreprises, aux institutions et aux jeunes talents. Son ambition : contribuer à faire de l’Afrique un acteur de la révolution technologique, et non un simple consommateur de solutions conçues ailleurs.
Le parcours de Joël Parfait Kuate ne commence pas dans un grand laboratoire technologique ni dans un incubateur international. Il débute dans un cybercafé, au Cameroun, à une époque où disposer d’un ordinateur personnel ou d’une connexion permanente restait encore inaccessible pour beaucoup de jeunes.
Curieux, autodidacte et attiré par la création numérique, il apprend progressivement le graphisme, la conception de sites internet et les premiers métiers du digital. Ses premières missions sont modestes. Les revenus obtenus sont réinvestis dans des heures de connexion, du matériel et sa propre formation. Cette période forge une conviction qui guidera la suite de son parcours : la technologie peut devenir un puissant levier d’autonomie lorsqu’elle est accompagnée de compétences, de discipline et d’une compréhension réelle des besoins locaux.
Installé par la suite en Belgique, il poursuit un parcours mêlant communication, design, gestion des technologies de l’information, architecture logicielle, Big Data et intelligence artificielle. Cette formation multidisciplinaire lui permet de relier deux univers souvent séparés : la compréhension des usages humains et la conception de solutions technologiques.
Cette approche devient la base de son activité entrepreneuriale. À Bruxelles, Joël Parfait Kuate développe Digital House Company, une structure spécialisée dans la transformation numérique, la conception de produits digitaux, l’automatisation et l’intégration de l’intelligence artificielle dans les organisations.
Au fil des années, il lance et accompagne plusieurs initiatives. L’École du Numérique vise à rendre les compétences technologiques accessibles aux professionnels, aux entreprises et aux institutions. Jurisis explore les usages de l’intelligence artificielle dans le domaine juridique. Indibot s’intéresse à l’automatisation et à l’assistance numérique pour les entrepreneurs et les indépendants. Axia Technologie complète cet écosystème avec des activités de conseil et de développement de solutions numériques.
Derrière ces différents projets se trouve une même ligne directrice : partir d’un problème concret avant de parler de technologie. Pour Joël Parfait Kuate, l’intelligence artificielle n’a de valeur que lorsqu’elle permet de gagner du temps, de mieux exploiter les données, d’améliorer un service, de former plus efficacement ou de rendre une expertise plus accessible.
Cette vision l’a conduit à intervenir comme consultant et formateur auprès d’entreprises, d’écoles, d’institutions publiques et de professionnels en Belgique, en France, au Luxembourg, en Afrique et au Canada. Il travaille sur des sujets allant de l’IA générative et du Big Data à l’automatisation, la programmation, l’UX/UI, la cybersécurité et la transformation des métiers.
Plus de 1 000 professionnels ont déjà été formés ou sensibilisés dans le cadre de ses activités. Sa pédagogie repose sur des cas d’usage concrets : analyser des documents, automatiser des tâches répétitives, améliorer la relation client, structurer les connaissances internes, créer des assistants spécialisés ou encore permettre aux collaborateurs de mieux utiliser leurs données.
Cette expérience de terrain nourrit également sa réflexion sur la place de l’Afrique dans la révolution de l’intelligence artificielle. En 2024, il publie « L’Afrique et l’Intelligence Artificielle : Vers un avenir durable et innovant ». L’ouvrage s’adresse aux décideurs, entrepreneurs, étudiants, institutions et acteurs de la diaspora. Il y défend une idée centrale : le continent africain ne doit pas uniquement adopter des outils produits à l’étranger, mais construire ses propres capacités technologiques.
Cette souveraineté numérique suppose plusieurs conditions : former massivement les jeunes et les professionnels, développer des infrastructures adaptées, valoriser les données africaines, intégrer les langues locales, soutenir les entrepreneurs technologiques et instaurer des cadres éthiques et réglementaires cohérents.
L’auteur souligne également que l’intelligence artificielle ne doit pas être envisagée uniquement sous l’angle des grandes plateformes ou des modèles complexes. Elle peut apporter des réponses concrètes dans l’agriculture, la santé, l’éducation, l’administration publique, la finance, le droit ou encore l’accompagnement des petites et moyennes entreprises.
Pour Joël Parfait Kuate, la diaspora africaine a un rôle particulier à jouer. Elle peut servir de pont entre les écosystèmes, faciliter le transfert de compétences, créer des partenariats et contribuer à adapter les innovations internationales aux réalités du continent. Mais cette contribution doit aller au-delà des discours : elle doit se traduire par des formations, des investissements, des projets pilotes et des collaborations durables.
Son parcours entre le Cameroun et la Belgique illustre cette volonté de créer des passerelles. Il intervient régulièrement dans des événements, des écoles, universités, laboratoires et des organisations afin de vulgariser l’intelligence artificielle et d’encourager une adoption responsable. Son objectif n’est pas de présenter l’IA comme une solution magique, mais comme un outil que les entreprises et les institutions doivent apprendre à maîtriser.
À travers ses structures, ses formations et son livre, Joël Parfait Kuate souhaite désormais renforcer les partenariats entre l’Europe et l’Afrique, accompagner davantage d’organisations dans leur transformation et contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’experts africains de l’intelligence artificielle.
Son histoire, commencée dans un cybercafé et poursuivie aujourd’hui au cœur de l’écosystème technologique bruxellois et même jusqu’à la silicone valley ou en 2023 il était pour une mission avec hub brussel, porte un message simple : l’accès aux technologies peut transformer une trajectoire individuelle, mais la maîtrise collective de ces technologies peut transformer un continent.
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Richard Towa reconduit pour poursuivre l’envol du club
La belle aventure se poursuit entre Colombe du Sud et son entraîneur principal Richard Towa. Satisfait des résultats enregistrés par l’équipe et du travail accompli par le staff technique, le président du Conseil d’administration, Dr Doko Edjiane Mathieu Alain, a décidé de renouveler sa confiance au technicien ainsi qu’à l’ensemble de son équipe pour les prochaines échéances.
Cette décision intervient après une période particulièrement faste pour le club, marquée par la conquête du Trophée des champions et une performance remarquable en championnat avec un deuxième titre consécutif. Des résultats qui ont convaincu les dirigeants de privilégier la stabilité et la continuité sur le banc de touche.
Un staff récompensé pour ses performances
Arrivé avec l’objectif de bâtir une équipe compétitive et ambitieuse, Richard Towa a réussi à imprimer sa marque à Colombe du Sud. Sous sa direction, le club a affiché une régularité qui lui a permis de s’installer parmi les références du football camerounais.
Le président du Conseil d’administration a ainsi salué le travail collectif réalisé par le staff technique, estimant que les résultats obtenus sont le fruit d’une vision commune et d’une organisation efficace. La reconduction de Richard Towa apparaît donc comme une récompense mais aussi comme un signal fort envoyé à l’ensemble du groupe.
De nouveaux défis sur la scène nationale et africaine
Avec cette prolongation de confiance, Colombe du Sud se projette déjà vers de nouveaux objectifs. Le club aura notamment à cœur de briller lors de la Coupe du Cameroun, avant de se mesurer aux ambitions continentales avec les tours préliminaires de la Ligue des champions de la CAF.
La prochaine saison s’annonce donc décisive pour la formation camerounaise, qui entend confirmer son statut tout en franchissant un nouveau cap sur la scène africaine. Pour relever ces défis, les dirigeants comptent sur l’expérience et la méthode de Richard Towa, désormais chargé de poursuivre la dynamique victorieuse enclenchée ces derniers mois.
La stabilité du banc apparaît ainsi comme l’un des premiers grands chantiers de Colombe du Sud pour préparer une nouvelle campagne placée sous le signe de l’ambition.
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Mboa Jeunes Créatifs : 48 entrepreneurs sélectionnés parmi 1 240 candidats pour une incubation à Yaoundé et Douala

(Investir au Cameroun) – Quarante-huit jeunes entrepreneurs camerounais ont été sélectionnés pour intégrer la phase d’incubation du programme Mboa Jeunes Créatifs. Présentée le 17 juillet 2026 à Yaoundé, cette nouvelle cohorte représente moins de 4 % des 1 240 candidatures reçues dans les villes de Yaoundé et Douala.
Les porteurs de projets retenus interviennent dans quatre secteurs prioritaires : l’économie verte, l’innovation numérique, l’économie sociale et solidaire, ainsi que l’artisanat et les industries créatives.
Pendant la phase d’incubation, ils bénéficieront de formations entrepreneuriales avancées, d’un accompagnement personnalisé et du mentorat d’entrepreneurs expérimentés et de spécialistes sectoriels. Ils seront également accompagnés dans la structuration de leurs projets, l’amélioration de leurs modèles économiques et la préparation à la recherche de financements.
Une sélection en plusieurs étapes
Les organisateurs ont reçu 1 240 candidatures d’entrepreneurs installés à Yaoundé et Douala. Plus de 250 candidats ont franchi l’étape de présélection, avant que 132 d’entre eux ne participent à des sessions de sensibilisation et de formation à l’entrepreneuriat.
Lors de la phase finale organisée à Yaoundé, 63 projets ont été présentés devant un jury d’experts. Quarante-huit entrepreneurs ont finalement été retenus pour intégrer le programme d’incubation, soit environ 3,9 % du nombre initial de candidats.
Ce niveau de sélection témoigne de l’intérêt suscité par les dispositifs d’accompagnement entrepreneurial, mais aussi de la capacité encore limitée du programme à absorber l’ensemble de la demande.
Antoine Bitting, chef de projet à Cameroun Entreprises Développement, indique que l’objectif est d’aider les participants à transformer leurs idées en entreprises solides, innovantes et durables, capables de créer des emplois.
Des financements encore non précisés
La sélection a été menée dans le cadre de REJEUNES-DY, un projet consacré à l’employabilité, à l’autonomisation économique et à l’engagement citoyen des jeunes à Yaoundé et Douala.
Le projet est mis en œuvre par Cameroun Entreprises Développement en partenariat avec l’Institut européen de coopération et de développement, dans le cadre du programme Mboa Jeunes Créatifs, financé par le Fonds Équipe France.
Selon Augustine Louvel, responsable du programme, certains entrepreneurs pourraient bénéficier d’un financement à l’issue des évaluations de terrain afin de développer leurs activités dans différents quartiers de Yaoundé et Douala.
Les organisateurs ne précisent toutefois ni l’enveloppe globale disponible, ni le montant susceptible d’être accordé à chaque projet, ni le nombre de bénéficiaires qui pourraient effectivement être financés.
Ces informations seront déterminantes pour apprécier la portée économique réelle du programme. L’accès aux financements reste en effet l’un des principaux obstacles à la transformation des projets accompagnés en entreprises viables.
337 emplois directs annoncés depuis 2025
Cette initiative s’inscrit dans un écosystème plus large soutenu par Mboa Jeunes Créatifs, qui couvre notamment la mode, les médias, les services numériques, la culture et les sports urbains.
Depuis le lancement du programme en 2025, les activités accompagnées ont généré 337 emplois directs, tandis que 547 jeunes ont achevé une formation professionnelle, selon les responsables du dispositif.
Ces chiffres donnent une première indication de l’impact du programme. Ils gagneraient cependant à être complétés par le nombre d’entreprises effectivement créées, leur taux de survie, leur chiffre d’affaires et la nature des emplois générés.
Prévu jusqu’en 2027, Mboa Jeunes Créatifs associe l’accompagnement entrepreneurial à la création d’espaces dédiés aux jeunes et à des initiatives communautaires visant à élargir leurs perspectives économiques.
Pour la nouvelle cohorte, le véritable test sera la transformation des 48 projets sélectionnés en activités économiquement viables. La réussite du programme dépendra notamment de la qualité du mentorat, de la durée de l’accompagnement et de l’accès effectif des entrepreneurs aux financements annoncés.
Mercy Fosoh
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