Actualités locales
Port de Limbé : le Cameroun ouvre des discussions avec TIL, le bras portuaire du groupe MSC

(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais explore une nouvelle piste pour relancer le projet de port en eau profonde de Limbé, dans la région du Sud-Ouest. Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a reçu le 15 juillet à Yaoundé une délégation de Terminal Investment Limited (TIL), société basée en Suisse et spécialisée dans le développement, l’acquisition et l’exploitation de terminaux à conteneurs.
Étroitement liée à Mediterranean Shipping Company (MSC), l’un des principaux armateurs mondiaux, TIL pourrait apporter au projet camerounais une expertise technique, une capacité d’investissement et, surtout, un accès au réseau maritime international du groupe.
À l’issue de l’audience, David El-Bez, directeur Atlantique Est et Afrique de TIL, a confirmé l’ouverture des discussions. « Nous sommes venus à l’invitation des autorités camerounaises afin d’examiner les possibilités de développement du port en eau profonde de Limbé », a-t-il déclaré.
À ce stade, aucune attribution de marché ni aucun accord d’investissement n’a été annoncé. La rencontre marque néanmoins une nouvelle étape dans les démarches engagées par les autorités pour identifier un partenaire capable de porter une infrastructure évoquée depuis près de quinze ans.
Un projet relancé après plusieurs années de retard
Le projet de port en eau profonde de Limbé a connu plusieurs phases de relance sans parvenir jusqu’ici au démarrage des travaux. En 2019, le gouvernement avait confié à un cabinet international l’actualisation de l’étude de faisabilité. Le processus avait été suspendu en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19, avant de reprendre en 2021 et de s’achever l’année suivante.
Le dossier semble désormais bénéficier d’une attention accrue de l’exécutif. Le 18 juin, le Premier ministre avait réuni les principales administrations et institutions concernées afin d’examiner les modalités de mise en œuvre du projet sur la base de l’étude actualisée.
L’audience accordée à TIL moins d’un mois plus tard suggère que le gouvernement cherche à passer de la phase des études à celle de la structuration technique et financière. Cette séquence reste toutefois préliminaire : ni le modèle de partenariat, ni le calendrier de réalisation, ni le niveau d’engagement attendu du partenaire privé n’ont encore été rendus publics.
TIL veut mobiliser l’écosystème mondial de MSC
Au cours des échanges avec le Premier ministre, les responsables de TIL ont proposé de mettre à la disposition du Cameroun leur expertise dans la construction et l’exploitation de terminaux portuaires, ainsi que les standards internationaux appliqués au sein du réseau de MSC.
L’intérêt de cette offre dépasse la seule construction d’infrastructures. L’adossement de TIL à MSC pourrait permettre au futur port de Limbé de bénéficier plus rapidement de connexions avec les grandes lignes maritimes internationales, un facteur déterminant pour attirer des volumes de marchandises et rentabiliser une nouvelle plateforme portuaire.
« À l’issue de cette rencontre avec le Premier ministre, nous travaillerons avec les autorités camerounaises afin d’identifier les propositions que nous pourrons formuler en matière de développement du port en eau profonde de Limbé », a précisé David El-Bez.
TIL et MSC ne découvrent pas le marché camerounais. Le groupe est déjà actif dans l’environnement portuaire national, notamment à Douala et à Kribi. Il est également présent dans le secteur logistique à travers des projets liés au transport ferroviaire assuré par Camrail.
Cette implantation existante pourrait faciliter l’évaluation des flux, des contraintes logistiques et du potentiel commercial du futur port. Elle n’écarte cependant pas la nécessité, pour l’État, de clarifier la répartition des risques, les garanties éventuelles, les conditions de financement et le régime d’exploitation de l’infrastructure.
Une infrastructure tournée vers le Nigeria et l’Afrique de l’Ouest
S’il est réalisé, le port en eau profonde de Limbé deviendrait la troisième grande infrastructure portuaire du Cameroun, après Douala et Kribi, sur une façade maritime d’environ 400 kilomètres.
Son positionnement géographique constitue son principal avantage stratégique. Situé dans le Sud-Ouest, à proximité du Nigeria, le port pourrait servir de plateforme d’échanges avec la première économie du continent et offrir au Cameroun un accès renforcé aux marchés d’Afrique de l’Ouest.
Le projet pourrait aussi compléter les fonctions actuelles des ports de Douala et de Kribi. Douala concentre encore l’essentiel du trafic national, mais reste confronté à des contraintes de profondeur et de congestion. Kribi, conçu pour accueillir de grands navires, poursuit pour sa part l’extension de ses capacités.
Limbé pourrait ainsi être positionné sur des segments spécifiques, à condition que les autorités définissent clairement sa vocation : terminal à conteneurs, port industriel, plateforme énergétique, port polyvalent ou combinaison de plusieurs activités.
Cette clarification sera déterminante pour éviter une dispersion des investissements publics et une concurrence mal coordonnée entre les différentes infrastructures portuaires du pays.
Un investissement supérieur à 400 milliards de FCFA
Le coût du projet est estimé à plus de 400 milliards de FCFA. Un tel montant rend probable le recours à un partenariat public-privé ou à un montage associant plusieurs investisseurs et bailleurs.
L’État devra également préciser les infrastructures connexes nécessaires à la viabilité du port : routes d’accès, connexions ferroviaires, alimentation électrique, zones logistiques, dispositifs douaniers et sécurisation du foncier.
Sans ces équipements, une infrastructure portuaire, même moderne, risquerait de ne pas atteindre les volumes nécessaires à son équilibre économique.
Le projet aurait déjà suscité l’intérêt d’investisseurs américains et turcs. L’entrée en scène de TIL renforce la compétition potentielle autour du dossier, mais elle ne préjuge pas du choix final du gouvernement.
Pour le Cameroun, l’enjeu sera moins d’accumuler les manifestations d’intérêt que de sélectionner un montage capable de garantir le financement, la réalisation et l’exploitation commerciale du port. Après près de quinze années de gestation, la crédibilité du projet dépendra désormais de la capacité des autorités à fixer un calendrier, choisir un partenaire et sécuriser les investissements associés.
Ludovic Amara
Lire aussi :
01-08-2025 – Port de Limbe : le Cameroun reporte sine die la signature d’un MoU avec la société turque Yenigün
11-07-2025 - Port de Limbé : le Cameroun parie sur le turc Yenigün, un partenaire controversé dans un modèle BOT délicat
05-05-2025 – Port de Limbé : les États-Unis lorgnent le projet, Yaoundé négocie avec la Turquie pour le relancer
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Santé en Afrique : Biya envoie Manaouda Malachie

La délégation camerounaise prendra part aux travaux de cette Session extraordinaire et aux différentes concertations de haut niveau prévues en marge de l’événement.
Sur Très Hautes Instructions du Président de la République, Son Excellence Paul Biya, Chef de l’État, le Ministre de la Santé Publique, le Dr Manaouda Malachie, Représentant personnel du Chef de l’État, conduit la délégation camerounaise à la Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine consacrée aux questions de santé, prévue le 22 juillet 2026 à Accra, en République du Ghana.
Cette rencontre de haut niveau vise précisément à mobiliser les États membres autour de l’accélération des actions en faveur de l’élimination du VIH/Sida à l’horizon 2030, de la réduction des décès maternels évitables, de la lutte contre les maladies endémiques, transmissibles et non transmissibles, ainsi que du renforcement des systèmes de santé sur le continent africain.
La participation du Cameroun à cette importante assise traduit l’engagement constant du Chef de l’État en faveur de la santé des populations et réaffirme la volonté du Gouvernement de contribuer activement aux initiatives continentales visant à améliorer durablement les indicateurs de santé en Afrique.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Maires formés pour améliorer l’état civil au Cameroun

Le 16 juillet 2026, Xavérie Mbezele Eyenga épouse Manga, en sa qualité de 2è adjoint au Maire et représentante du Maire de la Commune de Mfou, à pris part, aux côtés d’autres élus locaux, à un atelier de renforcement de capacités des Maires sur l’appropriation des dispositions relatives à à la reconstitution des actes d’état-civil.
Tenu à la salle des cérémonies de la Croix-Rouge Camerounaise, l’atelier organisée par l’Association Camerounaise des Femmes Juristes (ACAFEJ) était la dernière étape d’une série de trois pour le cas de la Région du Centre et dont les deux premières se sont tenues à l’intention des procureurs de la République et des Préfets.
Yvonne Léopoldine Akoa, Présidente nationale de l’ACAFEJ, Vice-présidente de la Cour d’Appel du Centre et Vice-présidente du Tribunal Militaire de Yaoundé à rappelé dans sont de bienvenue l’urgence pour les élus locaux de s’approprier les enjeux et les défis liés aux faits d’état-civil.
Entre autres intervenants, il y’a eu celles de Roger Ahmad Abbo, Administrateur Principal, Conseiller technique N°1 au MINDDEVEL, de Dr Florent Ntyam Nkotto, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Yaoundé Centre administratif, et celle du Dr Bice Gabin Kamdem, Chef de la Division des Affaires Juridiques au MINDDEVEL.
Le 2è adjoint au Maire de Mfou a, au cours de cet atelier animé un débat sur les difficultés liées à l’établissement des actes de naissance relativement à la responsabilité parentale et a de ce fait suggéré une meilleure collaboration entre les Tribunaux et les Maires. Il est à noter que la majorité des échanges se sont appuyés sur la loi du 23 décembre 2024 sur les faits d’état-civil au Cameroun.
Les statistiques publiées en 2024 ont révélé que plus de 3,3 millions d’enfants au Cameroun n’ont pas de certificat de naissance et que la plupart d’entre eux sont en âge d’aller à l’école. L’absence de ce document a interdit l’accès à l’éducation à des milliers d’enfants dans le pays, certains étant incapables de passer des examens cruciaux comme le premier certificat de fin d’études.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Célébration du lieutenant Sakah au Cameroun

Major à l’entrée de l’École militaire interarmes de l’Académie militaire Saint-Cyr Coëtquidan, puis major du contingent étranger à l’École du génie militaire d’Angers, le lieutenant camerounais Boniface Sakah a présenté son diplôme à la Mission militaire du Cameroun en France au cours d’une cérémonie marquée par les félicitations des autorités diplomatiques camerounaises.
La Mission militaire du Cameroun auprès de l’ambassade du Cameroun en France a rendu hommage, le vendredi 17 juillet 2026 à Paris, au lieutenant Boniface Sakah, à l’issue de son parcours de formation dans deux prestigieux établissements militaires français.
L’officier camerounais s’est distingué en terminant major international à son entrée à l’École militaire interarmes de l’Académie militaire Saint-Cyr Coëtquidan, où il a obtenu une licence en informatique, option programmation et systèmes de gestion des bases de données, ainsi que le diplôme de chef de section. Il a ensuite confirmé cette performance en terminant major du contingent étranger de la promotion 2025-2026 de la Division d’application de l’École du génie militaire d’Angers.
Organisée à la salle des opérations de la Mission militaire du Cameroun, la cérémonie s’est déroulée en présence du premier conseiller et chargé d’affaires par intérim de l’ambassade, Guy Elessa, du consul général du Cameroun à Paris, John Billy Eko, de l’attaché de défense, le capitaine de vaisseau Claude Francis Enguene, ainsi que des diplomates en poste.
Prenant la parole au nom de l’ambassadeur du Cameroun en France, Guy Elessa a salué le mérite du jeune officier et l’a invité à demeurer fidèle aux valeurs de mérite, d’excellence, de loyauté et d’honneur au service des forces de défense camerounaises.
Pour sa part, le lieutenant Boniface Sakah a réaffirmé sa volonté de mettre les compétences acquises en France au service du Cameroun. Il a déclaré ambitionner de contribuer au développement du génie militaire et à la formation des futures générations de militaires, dans un esprit de professionnalisme et de rigueur au service de la Nation.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales4 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














