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« Issa Tchiroma a passé bien plus de temps en prison que Maurice Kamto »

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« Issa Tchiroma a passé bien plus de temps en prison que Maurice Kamto »
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Je n’aime pas parler de politique, Parce que je ne m’y connais pas. Mais je vais répondre au journaliste Jules Domche avec ma petite culture.

Avec les réseaux sociaux, la multitude de chaînes de télévision et la presse, vous avez réussi à faire croire à beaucoup de Camerounais que Maurice Kamto était le plus grand opposant du Cameroun. Détrompez-vous. À force de répétition et de bruit médiatique, on peut influencer l’opinion, mais on ne réécrit pas l’histoire.

Pour rappel, dans les années 1990, il n’y avait ni réseaux sociaux, ni Internet, ni chaînes d’information en continu. Les villes mortes étaient organisées à l’aide de simples cartons rouges distribués dans les quartiers. C’était l’époque de la véritable opposition au Cameroun.

Des personnalités comme Bello Bouba Maïgari, Issa Tchiroma Bakary, John Fru Ndi, Adamou Ndam Njoya, Yondo Black, Samuel Eboua, Anicet Ekane, Hameni Bieleu et bien d’autres ont payé un lourd tribut à leur engagement. Certains ont connu la prison pendant de longues années, d’autres la violence, la répression ou l’exil. Leur combat ne peut être effacé de la mémoire collective.

Issa Tchiroma a passé bien plus de temps en prison que Maurice Kamto. Que l’on partage ou non ses choix politiques actuels, il est difficile de nier qu’il a été un acteur majeur de l’opposition camerounaise. La question est simple : d’où vient Maurice Kamto ? Lui aussi a servi au sein du même régime avant de rejoindre l’opposition. La différence, selon moi, est que Tchiroma disposait déjà d’une solide expérience politique.

En quelques mois, Tchiroma a démontré qu’il restait un acteur politique de premier plan. Il serait donc préférable d’éviter les attaques motivées par la jalousie ou les règlements de comptes. J’apprécie personnellement Maurice Kamto, mais je constate aussi que certains de ses partisans donnent parfois l’impression que, sans lui, aucune autre personnalité ne mérite d’être entendue. Cette logique est tout aussi préoccupante que celle qu’ils reprochent au régime actuel.

Aujourd’hui, je comprends mieux pourquoi le changement peine à s’imposer au Cameroun : les considérations tribales et ethniques prennent trop souvent le dessus sur le débat d’idées, les programmes et le développement du pays.

Quant à ce journaliste, il doit en grande partie sa carrière au soutien de personnes influentes de son entourage. Il est notamment passé par Canal 2 et VoxAfrica. Chacun est libre de défendre ses convictions, mais un journaliste devrait avant tout s’attacher à analyser les faits avec objectivité et à respecter l’histoire politique de son pays.

Tchiroma vous a donné une véritable leçon de politique en trois mois. Alors, taisez-vous… ou fermez-la.

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1 746 nouveaux commandos intègrent le BIR après une formation intensive

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1 746 nouveaux commandos intègrent le BIR après une formation intensive
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Après plusieurs mois d’instruction rigoureuse, ces recrues ont achevé avec succès leur formation, entamée le 25 septembre 2025. Les cérémonies de clôture se sont déroulées dans les différents pôles d’instruction.

À Maroua, elle a été présidée par le Général de Brigade Agha Robinson Ndong, Commandant de la région militaire interarmées nᵒ 4, en présence du Général de Brigade François Pelene, Coordonnateur Général des BIR, du Général de Brigade commandant le Secteur 1 de la Force Multinationale Mixte, ainsi que de nombreuses autorités militaires et administratives.

À Limbe, la cérémonie a été présidée par le Colonel Abane, représentant le Général de Brigade Commandant des Écoles et Centres d’Instruction Interarmées, en présence du Préfet du Fako.

Dans son adresse, le Coordonnateur Général des BIR a exhorté les nouveaux commandos à faire preuve de professionnalisme, de rigueur et de patriotisme, tout en adoptant un usage responsable des réseaux sociaux. Il leur a également été rappelé que leur mission première est de servir les populations et non de se servir. Ces cérémonies ont par ailleurs permis aux jeunes commandos de démontrer leur savoir-faire opérationnel à travers divers ateliers.

Désormais opérationnels, ces nouveaux éléments viendront renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité. Leur engagement contribuera à la préservation de la sécurité nationale.

Bon à savoir : le Bataillon d’intervention rapide ou BIR, nommé bataillon léger d’intervention (BLI) de sa création en 2000 jusqu’en 2001, est une unité d’élite, comptant actuellement environ 5 000 hommes, considérée comme la force la mieux équipée et entraînée du Cameroun.

Le BIR est entraîné et contrôlé depuis sa création par d’anciens officiers. Après la tentative de coup d’État de 1984, le président camerounais, Paul Biya, recrute Abraham Avi Sirvan, un colonel retraité de l’armée et ancien à l’ambassade d’Israël à Yaoundé, pour former les soldats de la garde présidentielle (GP), créée après la dissolution de la garde républicaine.

Puis, après la mise en place réussie de la GP, le colonel Sivan, qui a le statut de conseiller contractuel à la présidence camerounaise, forme le bataillon léger d’infanterie (BLI) en 1999, chargé de combattre le grand banditisme et de surveiller les frontières.

Après la mort d’Abraham Avi Sirvan dans un accident d’hélicoptère le 22 novembre 2010, Mayer Herez, un général à la retraite de l’armée israélienne, lui succède.

Le recrutement du BIR est centralisé à la présidence de la République, contrairement à celui du reste de l’armée, y compris les forces spéciales. Le niveau d’équipement du BIR est très élevé par rapport à celui de l’armée régulière.

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Violences post-électorales au Cameroun : une organisation de la diaspora saisit le parquet de Paris

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Les membres de la diaspora camerounaise pour le changement a adressé le 5 août 2026, un mémorandum au procureur de la République près le Tribunal […]

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accusé du meurtre de sa mère, Cabrel acquitté après trois ans de détention

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accusé du meurtre de sa mère, Cabrel acquitté après trois ans de détention
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Près de trois ans après avoir été arrêté dans l’enquête sur l’assassinat de sa mère, Suzanne Zamboue, alors qu’il avait lui-même saisi la justice pour que les auteurs du crime soient retrouvés, Cabrel Zamboue a été déclaré non coupable ce vendredi par le Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi. Les juges ont estimé que les faits mis à sa charge n’étaient pas établis, ouvrant ainsi la voie à sa remise en liberté après plusieurs mois passés à la prison centrale de Kondengui.

L’affaire remonte au 6 septembre 2023. Ce soir-là, Suzanne Zamboue, enseignante et militante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), est retrouvée morte à son domicile du quartier Jouvence, dans l’arrondissement de Yaoundé VI. Son corps est découvert par son fils, Cabrel, qui, alerté par une lumière restée allumée dans la maison, tombe sur une scène particulièrement violente. La victime est ligotée, bâillonnée et baigne dans son sang. Les premiers éléments donnent alors l’impression d’un cambriolage qui aurait mal tourné. À ce jour, les auteurs de cet assassinat n’ont toujours pas été identifiés.

Alors qu’il porte plainte et se constitue partie civile afin que toute la lumière soit faite sur le meurtre de sa mère, Cabrel Zamboue est interpellé quelques jours plus tard par les enquêteurs. La piste d’un drame familial est alors privilégiée. Les gendarmes évoquent notamment la présence de débris de sa montre sur les lieux du crime. Le jeune homme rejette ces accusations, expliquant que sa montre s’était brisée lorsqu’il tentait de secourir sa mère après la découverte du corps. Au fil de la procédure, celui qui était au départ plaignant devient accusé, une situation que ses avocats qualifient d’exceptionnelle.

Ce drame survient alors que le père de Cabrel, Pascal Zamboue, est déjà détenu à la prison centrale de Kondengui. Coordonnateur national du MRC, il avait été arrêté lors des marches pacifiques du 22 septembre 2020, organisées par son parti pour dénoncer ce qu’il qualifiait de hold-up électoral, réclamer la fin du conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et protester contre la mal gouvernance. Condamné par la justice militaire, il purge depuis une peine de prison. C’est derrière les barreaux qu’il apprend l’assassinat de son épouse, sans pouvoir assister sa famille dans les premières heures de cette tragédie.

À l’issue du procès de son fils, Me Hippolyte BT Meli, l’un des avocats de la famille, s’est réjoui de la décision du tribunal. Il rappelle toutefois que l’affaire principale, celle de l’assassinat de Suzanne Zamboue, reste entière. Selon lui, la plainte avec constitution de partie civile demeure pendante devant le juge d’instruction Kana Chrysostome et les investigations attendues par la famille n’ont toujours pas permis d’identifier les véritables auteurs du crime. La famille indique en revanche ne plus vouloir se constituer partie civile dans le volet relatif aux objets disparus, deux personnes condamnées dans cette procédure ayant déjà purgé leur peine.

Avec l’acquittement de Cabrel Zamboue, une page judiciaire se referme. Mais la principale interrogation demeure sans réponse : qui a assassiné Suzanne Zamboue dans son domicile de Yaoundé, et pour quel mobile ? Près de trois ans après les faits, cette enquête continue d’attendre son épilogue.

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