Un journaliste camerounais demande à Samuel Eto’o de publier les états financiers de la Fecafoot sur cinq ans afin de renforcer la transparence autour de la gestion financière.
La transparence financière est-elle devenue le principal sujet de débat autour de la Fecafoot ? C’est la question relancée par le journaliste camerounais Thiéry Gervais Gango, qui invite Samuel Eto’o à rendre publics les états financiers de la Fédération camerounaise de football sur les cinq dernières années. Une demande qui intervient dans un contexte où la gestion des ressources de l’instance continue de susciter de nombreuses interrogations.
Transparence financière : Thiéry Gervais Gango interpelle Samuel Eto’o
Le débat sur la gouvernance de la Fédération camerounaise de football ne faiblit pas. Cette fois, c’est Thiéry Gervais Gango, journaliste aujourd’hui en retrait, qui remet la question de la transparence au cœur de l’actualité.
Selon lui, les financements accordés au football camerounais méritent une communication beaucoup plus ouverte. Il rappelle notamment que l’État apporte chaque année un soutien financier conséquent aux championnats nationaux.
Le journaliste affirme ainsi : « L’État octroye une enveloppe de 560 millions de FCFA pour appuyer les salaires des joueurs et encadreurs d’Elite One et Two. De plus, 350 millions de FCFA sont destinés à l’organisation matérielle des championnats (stades, arbitres) ».
Ces montants représentent environ 854 000 euros et 534 000 euros respectivement, selon le taux de conversion actuel.
Les subventions publiques et les fonds extérieurs au centre des interrogations
Au-delà des aides de l’État, la Fecafoot bénéficie également de financements provenant d’organismes internationaux et de partenaires privés.
D’après Thiéry Gervais Gango, le gouvernement prend aussi en charge une partie des dépenses liées aux grandes compétitions des Lions Indomptables, notamment la Coupe d’Afrique des nations. À cela s’ajoutent les ressources issues de la FIFA, de la CAF ainsi que des contrats de sponsoring, dont la gestion continue d’alimenter les discussions.
C’est justement sur ce point que le journaliste estime qu’une plus grande ouverture permettrait de dissiper les soupçons.
Une promesse de campagne remise sur la table
En décembre 2021, lors de son élection à la tête de la Fecafoot, Samuel Eto’o avait placé la transparence parmi les axes majeurs de son projet.
S’appuyant sur cet engagement, Thiéry Gervais Gango formule une demande claire. Il déclare :
« Dans la mesure où le candidat Samuel Eto’o avait fait la promesse de la plus grande transparence dans la gestion de la Fecafoot – Officiel, je suggère pour le bien de tous que cette instance rende publics le compte d’emploi de ces subventions et fonds, ainsi que ses états financiers sur les 5 dernières années. Ceci pourrait taire la polémique, je me dis… »
Cette prise de position intervient alors que les débats autour de la gestion financière de la Fédération reviennent régulièrement dans l’espace public.
La Fecafoot confrontée à des critiques persistantes
Depuis l’arrivée de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération camerounaise de football en décembre 2021, plusieurs controverses ont marqué son mandat.
Des observateurs évoquent notamment des dettes accumulées, des retards de paiement envers certains prestataires ainsi que des arriérés réclamés par plusieurs clubs engagés dans les compétitions nationales.
À y regarder de plus près, le sujet dépasse la seule question des chiffres. C’est aussi une question de confiance. Beaucoup estiment qu’une publication détaillée des comptes permettrait d’apaiser les tensions, tandis que d’autres rappellent que les mécanismes de contrôle existent déjà au sein de la Fédération.
Des comptes présentés, mais un accès public toujours débattu
La Fecafoot souligne de son côté que des comptes financiers sont présentés lors des Assemblées générales ordinaires, conformément aux exigences prévues par ses statuts.
L’instance met également en avant plusieurs actions entreprises durant le mandat actuel, notamment la revalorisation des subventions versées aux clubs ainsi que la signature de nouveaux partenariats destinés à soutenir le développement du football camerounais.
Malgré ces arguments, la publication intégrale des états financiers couvrant les cinq dernières années reste au cœur des revendications de certains journalistes et observateurs, qui considèrent qu’une telle démarche contribuerait à lever les zones d’ombre entourant la gestion des ressources de la Fédération.














