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Sept entreprises sur dix disparaissent avant cinq ans d’existence

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Sept entreprises sur dix disparaissent avant cinq ans d’existence
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À première vue, les données semblent raconter deux histoires différentes. D’un côté, l’Annuaire statistique 2025 du ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat dresse le portrait d’un tissu entrepreneurial en expansion. Le Cameroun compte désormais 472 208 PME actives. Leur nombre progresse de 6,5 % en un an et a augmenté de près de 65 % depuis 2019, année où le pays en recensait 287 316.

De l’autre coté, l’Indice de notation du potentiel de croissance des entreprises, présenté le 2 juillet 2026 à Yaoundé par le Centre d’analyse et de recherche sur les politiques économiques et sociales du Cameroun (Camercap), met en évidence une fragilité persistante du tissu entrepreneurial. Selon les promoteurs de cet indice, près de 75 % des TPE, PME et start-up cessent leurs activités avant d’atteindre cinq années d’existence. Ces deux constats ne sont pourtant pas contradictoires.

Ils ne mesurent tout simplement pas le même phénomène. L’annuaire ministériel photographie un stock, c’est-à-dire le nombre d’entreprises actives à une date donnée. Le GPR Index analyse une trajectoire, celle de la capacité des entreprises à survivre, à se structurer et à croître dans le temps.

LES CRÉATIONS SONT DOCUMENTÉES, LES DISPARITIONS BEAUCOUP MOINS

L’Annuaire statistique renseigne avec précision sur les flux de création. Les Centres de formalités de création d’entreprises (CFCE) ont enregistré 16 845 nouvelles PME en 2025, contre 13 423 en 2019. Les jeunes représentent désormais 42 % des créateurs d’entreprises, contre 36,4 % six ans plus tôt. La part des femmes est passée de 25 % à 33 %, traduisant une diversification progressive du profil des entrepreneurs.

Ces données, issues des Recensements généraux des entreprises de 2009, 2016 et 2023, complétées par les statistiques des CFCE, permettent de suivre la dynamique des créations. En revanche, elles renseignent très peu sur les sorties du système productif. L’annuaire comptabilise les entreprises actives sans mesurer précisément le nombre de cessations d’activités, de liquidations ou de faillites enregistrées chaque année.

C’est précisément cette lacune statistique que le Camercap entend combler avec son GPR Index. Pour ses concepteurs, de nombreux programmes d’appui aux PME privilégient encore des indicateurs de performance immédiate — nombre d’entreprises créées, bénéficiaires formés ou financements accordés — sans mesurer la capacité réelle des entreprises à devenir durables, rentables et compétitives.

L’enjeu n’est donc plus uniquement de créer davantage d’entreprises, mais d’augmenter le nombre de celles qui franchissent le cap critique des premières années d’activité.

UN INDICE POUR MESURER LA CAPACITÉ DES ENTREPRISES À DURER

L’initiative du Camercap ambitionne d’améliorer la durabilité, la rentabilité et la compétitivité des PME camerounaises grâce à un outil d’évaluation inédit fondé sur les capacités organisationnelles des entreprises. Selon le Dr Albert Ze, expert au Camercap, le GPR Index repose sur une logique différente des évaluations classiques. « Il s’agit d’un outil qui permet d’évaluer les capacités des entreprises sous quatre dimensions : les capacités institutionnelles, les capacités organisationnelles, le capital humain et l’ancrage socioculturel. Il permet de situer les entreprises par rapport à leurs capacités et de réaliser une évaluation externe », a déclaré Dr Albert Ze.

L’approche s’inspire de la théorie des capacités et des compétences. Elle vise à identifier les fragilités structurelles qui limitent la croissance des entreprises avant même que les difficultés financières n’apparaissent. Pour les promoteurs de l’indice, la forte mortalité des PME s’explique moins par un manque d’esprit entrepreneurial que par des insuffisances en matière de gouvernance, d’organisation interne, de gestion et de planification stratégique. « On se rend compte que cette grande masse d’entreprises créées ne produit pas justement le résultat attendu en matière de croissance économique et de création d’emplois », souligne le Dr Albert Ze.

UNE ÉCONOMIE DOMINÉE PAR DES MICROSTRUCTURES FRAGILES

Les premiers résultats de la phase pilote illustrent cette vulnérabilité. Les TPE et start-up évaluées emploient en moyenne trois salariés. Leur durée moyenne d’existence est de deux ans. Le promoteur type est âgé de 31 ans et dispose d’un capital social inférieur ou égal à un million de francs CFA.

L’évaluation révèle des niveaux de maturité relativement faibles. Les capacités institutionnelles obtiennent un score moyen de 34,03 sur 100. Les capacités organisationnelles plafonnent à 30, le capital humain à 35, tandis que l’ancrage socioculturel atteint 40. La note globale ressort à 34,75 sur 100. Ces résultats traduisent, selon les concepteurs de l’indice, un déficit de structuration davantage qu’un manque d’initiative entrepreneuriale. L’analyse met également en évidence les écarts entre une PME classique et une entreprise qualifiée de « ZLECAf Ready ».

Les principales différences concernent la vision stratégique, la gouvernance, la conformité réglementaire, le contrôle de gestion, la culture d’entreprise, l’anticipation des marchés et la capacité à se projeter dans un environnement concurrentiel régional. Les entreprises familiales constituent également un point de vigilance. Souvent gérées comme des patrimoines privés sans mécanismes formalisés de gouvernance ni de succession, elles deviennent particulièrement vulnérables au départ ou au décès du promoteur, ce qui conduit fréquemment à des conflits familiaux et, dans certains cas, à la disparition de l’entreprise.

AU-DELÀ DE LA SURVIE DES ENTREPRISES, UN ENJEU DE TRANSFORMATION ÉCONOMIQUE

L’enjeu dépasse largement le destin individuel des PME. Les statistiques officielles montrent que les PME représentent aujourd’hui 99,9 % des unités productives formelles du Cameroun. Elles génèrent 25,7 % du chiffre d’affaires des entreprises et assurent près de 800 000 emplois formels. Ce poids économique leur confère un rôle stratégique dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, qui fait du secteur privé le principal moteur de l’industrialisation et de la création d’emplois.

Les données du ministère montrent d’ailleurs une évolution progressive de la structure productive. Depuis 2016, la part du secteur secondaire est passée de 15,6 % à 20,8 %, tandis que celle du secteur tertiaire recule légèrement. Cette évolution demeure toutefois confrontée à une réalité structurelle : le secteur informel concentre encore près de 87 % des unités de production du pays, soit environ 3,8 millions d’unités estimées en 2025.

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Route Douala-Yaoundé: Au moins 07 morts et 10 blessés dans un accident à Sikoum

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Route Douala-Yaoundé: Au moins 07 morts et 10 blessés dans un accident à Sikoum
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Le triangle de la mort a encore fait parler de lui ce 23 août 2026. En effet, sept personnes ont perdu la vie et dix autres blessées à divers degrés, sur l’axe Douala-Yaounde, dans la localité de Sikoum, non loin d’Edéa. C’était à la suite d’une collision entre un camion transportant du sable et un car de l’agence de transport Avenir du Littoral, en matinée.

Un bilan qui a contraint le ministre des Transports Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, à effectuer le déplacement du lieu de l’accident, pour constater l’ampleur des dégâts. Pour l’instant, les circonstances de cet accident ne sont pas encore clairement connues. Les forces de maintien de l’ordre ont aussitôt organisé les secours et évacué les victimes à l’hôpital régional annexe d’Edéa. Le patron des transports a encouragé les forces de l’ordre et le corps médical engagé à sauver celles des vies qui pouvaient encore l’être. A l’occasion, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe a sensibilisé les uns et les autres sur que respect du Code de la route en cette veille de rentrée scolaire.

LISTE DES VICTIMES

LES BLESSÉS

Reçus au Service des Urgences de l’Hôpital Régional d’Édéa :

1- WAAAA Pulchérie 47 ans,
2- NDIKI Manuella 25 ans,
3- YOMBI Bernadette 64 ans,
4- TCHAPOUM Stella 25 ans,
5- NGUEMBOU Tandoun 48 ans,
6- FONT Adam le chauffeur 39 ans,
7- YAKO Joseph 68 ans,
8- NDEM Patrick 26 ans,
9- NGANKO Jean 32 ans
10- TCHONANG David 25 ans.

LES DÉCÉDÉS

1- NCHANKOU Lucas 55 ans,
2- BARONG Daniel 61 ans,
3- YOUNGAN Fotsing 48 ans,
4- NGOGTAT Towa Ruth Alida 48 ans,
5- TCHOMBENDE Mambou Rose 65 ans,

6- PEKA Chey Aïchetou 45 ans,
7- MABE Talons Sandrine Carine 41 ans.

Source : Communication Hôpital Régional annexe d’Édéa, avec le concours de Serge Eric Epoune, élite de la Sanaga maritime.

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CAN féminine 2026: Des toits au menu de la communion entre Paul Biya et les Lionnes indomptables

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CAN féminine 2026: Des toits au menu de la communion entre Paul Biya et les Lionnes indomptables
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« Le 16 août dernier à Rabat, vous avez hissé le drapeau du Cameroun sur le toit de l’Afrique, en remportant brillamment la 14èmeédition de la Coupe d’Afrique des Nations féminine de football. Vous vous êtes qualifiées, par la même occasion, pour la Coupe du Monde de Football féminin, qui se jouera au Brésil en 2027 ». Paul Biya l’a préalablement relevé dans son discours aux Lionnes indomptables, ce 22 août 2026. Et en saluant cette bravoure de la sélection nationale de football féminin, le président de la République a posé un acte fort : une maison à chacune des joueuses. Un acte fort qu’il n’avait jusqu’ici accordé qu’à la sélection masculine, à la génération 1990 qui a brillé à la Coupe du monde, atteignant les quarts de finale, après avoir neutralisé l’Argentine, championne du monde sortante.

C’est dire si le sacre des Lionnes est lourde d’une charge symbolique. Et de fait, le Cameroun jouait sa 4ème finale de CAN féminine. Les trois premières semaines sont soldées par des défaites. »Vous ne vous êtes pas découragées. Vous vous êtes relevées. Vous vous êtes appliquées. Vous vous êtes concentrées. Vous avez essayé, réessayé, encore et encore. Et finalement, vous avez gagné», a salué le premier sportif camerounais. Mentionnant parmi les 26 joueuses les deux qui ont arraché des prix individuels : le milieu de terrain Monique Ngock, meilleure joueuse du tournoi, la meilleure gardienne Michaely Bihina.

Gregoire Owona

Et comme à son habitude, le premier sportif camerounais à indiqué aux championnes d’Afrique que »votre parcours exemplaire doit être une source d’inspiration pour notre peuple et tout particulièrement pour notre jeunesse». A un moment où le mouvement sportif national est à l’agonie. Le football en premier. Le président de la République rêve d’autres lauriers : »D’autres échéances plus exigeantes vous attendent. Je vous exhorte donc à persévérer dans l’effort, en restant disciplinées, unies et solidaires», a prescrit Paul Biya. Si l’atteinte des demi-finales était déjà synonyme de qualification pour la Coupe du monde Brésil 2027 pour le Cameroun, les Lionnes doivent conquérir leur ticket pour les Jeux olympiques 2028.

A l’occasion de cette réception, le peuple camerounais a eu l’occasion de revoir son président à peine revenu au pays 24h plus tôt, après avoir passé 73 jours hors du pays. Entre temps, et alors que le Cabinet civil de la présidence de ka République s’était contenté d’annoncer que Paul Biya va en Europe pour »un court séjour », des rumeurs sur l’état de santé de l’homme se sont propagées, certaines évoquant même le pire. Après un retour sont les images de la retransmission en direct sur la télévision nationale ont fait l’objet de critiques, notamment sur le fait que le président n’a jamais été filmé dans une posture dynamique, l’Homme-lion est finalement apparu devant l’auditoire et sur le petit écran, pour une cause noble : rendre hommage aux héroïnes de Rabat 2026. S’il n’a pas définitivement tué le doute sur »son existence », Paul Biya a tout de même rassuré que »ce n’est pas l’IA», comme l’a lancé Grégoire Owona le secrétaire général adjoint du Comité central du Rdpc, le parti au pouvoir, à la presse.

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Can féminine 2016 : Paul Biya accorde sa première sortie officielle aux Lionnes indomptables

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Can féminine 2016 : Paul Biya accorde sa première sortie officielle aux Lionnes indomptables
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Deux jours après son retour au pays, Paul Biya accorde sa première activité majeure et publique aux Lionnes indomptables. Les championnes d’Afrique seront reçues par le Premier sportif ce 22 août 2026 au Palais de l’Unité, à 16h. L’information a été rendue publique par des communicants officieux du Palais de l’Unité. Rien ne ressort de ce qui est prévu pour les héroïnes de Rabat. Toujours est-il qu’en pareilles situations, Paul Biya décore les sportifs victorieux. Cela a toujours été le cas avec les Lions indomptables, à chacune de leurs victoires sur la scène continentale, ainsi que d’autres Lions indomptables qui ont honoré le drapeau national dans d’autres disciplines (mais pas toujours).

Cette réception rentre dans la suite logique de l’attention que Paul Biya a accordée à cette sélection durant la 14ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football féminin qui s’est jouée au Maroc. Si la sélection nationale, qualifiée sur tapis vert en repêchage, a quitté le pays presqu’en catimini, elle a par la suite su imposer sa présence dans le tournoi, et conquérir les cœurs des Camerounais au fil du tournoi. Jusqu’à la qualification pour la finale. Les joueuses qui avaient déjà bénéficié du même traitement financier accordé aux hommes ces dernières années, ont reçu une gratification spéciale du chef de l’Etat qui a dépêchée une délégation conduite par le Premier ministre au Maroc. Et Joseph Dion Ngute a ramené le trophée tant convoité. Ce trophée qui a échappé au Cameroun trois fois auparavant. La 4ème aura été la bonne. Dix ans après l’échec à) domicile devant le couple présidentiel. Aboudi Onguéné et ses coéquipières ont su saisir l’occasion à elles donnée par la CAF. Et une fois en finale, après avoir battu l’ogre nigérian qui les a toujours battues en finale, les ambassadrices du Cameroun avaient le boulevard ouvert face à des Scorchers malawites arrivées pour la première fois dans le tournoi et qui sont parvenues en finale. Un exploit déjà salué par le président de la République qui a écrit aux Lionnes indomptables.

Sur le même sujet: CAN 2026: Victoire historique du Cameroun

Ce sacre méritait d’être célébré avec manière. Et Paul Biya l’homme-lion qui revient d’un séjour de 73 jours à l’étranger, et qui a fait l’objet de tous les débats et critiques, a cru devoir accorder sa première sortie aux héroïnes de la CAN 2026. Sauf que les Lionnes n’auront peut-être pas la chance de faire des photos personnalisées avec le Lion. Comme en ont bénéficié leurs devancières il y a quelques années. D’autant plus que les téléphones personnelles sont interdits à cette cérémonie. Tout au moins, elles devraient être décorées, comme le veut la tradition.

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