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Passeport camerounais : journée de tension à l’ambassade du Cameroun à Ottawa au Canada

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La crise autour de la délivrance des passeports camerounais à l’ambassade du Cameroun à Ottawa continue de susciter de vives réactions au sein de la […]

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Coup de théâtre : Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo/Le dossier Redhac introuvable

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C’est le constat curieux fait ce lundi, 6 juillet dans la salle d’audience du tribunal de première instance (Tpi) de Douala-Bonanjo à la grande stupéfaction […]

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Budget 2026 : le Cameroun mobilise seulement 61% de ses ressources attendues à fin mars, plombé par les emprunts et dons

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Budget 2026 : le Cameroun mobilise seulement 61% de ses ressources attendues à fin mars, plombé par les emprunts et dons
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(Investir au Cameroun) – Entre janvier et mars 2026, le gouvernement camerounais a mobilisé environ 1 331,7 milliards de FCFA de ressources budgétaires sur un objectif trimestriel de 2 181 milliards de FCFA. Ces données révèlent un écart de près de 850 milliards de FCFA, correspondant à un taux de réalisation de 61%. Elles sont contenues dans le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2027-2029, élaboré par le ministère des Finances (Minfi) en prélude au Débat d’orientation budgétaire (DOB) à l’Assemblée nationale.

Les emprunts et dons concentrent l’essentiel du retard

Le Minfi explique cette « sous-performance » par la faible mobilisation à la fois des recettes internes, des emprunts et des dons. Mais le détail des chiffres montre que le principal décrochage provient surtout des emprunts et dons, réalisés à seulement 16,6% de l’objectif fixé pour le premier trimestre 2026.« Le taux de réalisation des emprunts et dons est de 16,6% par rapport aux 827,7 milliards d’objectif du premier trimestre », apprend-on dans le document.

Concrètement, sur une prévision trimestrielle de 827,7 milliards de FCFA, les emprunts et dons effectivement mobilisés par le gouvernement camerounais entre janvier et mars 2026 se sont limités à 137,5 milliards de FCFA, contre 327,6 milliards un an plus tôt. Cela représente une chute de 190,1 milliards de FCFA en glissement annuel, soit un recul de 58%.

Dans le détail, les prêts projets se sont établis à 39,4 milliards de FCFA sur une prévision de 206,7 milliards, soit un taux de réalisation de 19%. Les dons, eux, n’ont atteint que 0,1 milliard de FCFA sur les 18,5 milliards attendus. Les appuis budgétaires et les autres emprunts n’ont enregistré aucun décaissement à fin mars, alors qu’ils étaient respectivement attendus à hauteur de 66,1 milliards et 376,5 milliards de FCFA.

À l’inverse, les émissions de titres publics ont mieux résisté. Le Trésor public a mobilisé 98 milliards de FCFA sur le marché des titres, dont 50,3 milliards en Obligations du Trésor assimilables (OTA) et 47,7 milliards en Bons du Trésor assimilables (BTA) de 52 semaines. Ce montant est en hausse de 13,6 milliards de FCFA par rapport à la même période en 2025, soit une progression de 16,2%.

Les recettes internes résistent mieux que les financements

Bien qu’en retrait par rapport aux objectifs, la mobilisation des recettes internes apparaît beaucoup plus vigoureuse que celle des emprunts et dons. À fin mars 2026, les recettes internes recouvrées se sont établies à 1 193,9 milliards de FCFA, pour un objectif trimestriel de 1 353,3 milliards, soit un taux de réalisation de 88,2%. Elles accusent toutefois une légère baisse de 22,6 milliards de FCFA, soit -1,9%, par rapport aux 1 216,5 milliards collectés à fin mars 2025.

Cette baisse est principalement portée par les recettes pétrolières. À fin mars 2026, celles-ci sont ressorties à 106,6 milliards de FCFA, contre une prévision de 130,9 milliards, soit un taux de réalisation de 81,4%. En glissement annuel, elles reculent de 56,5 milliards de FCFA, soit -34,6%, par rapport à fin mars 2025. Cette contreperformance s’explique, selon le gouvernement,« essentiellement du fait de la baisse de la production de pétrole, qui a annihilé l’effet de la flambée des cours mondiaux du pétrole induite par le conflit au Moyen-Orient ».

Les recettes non pétrolières, elles, progressent malgré le retard par rapport aux prévisions. Elles passent de 1 053,5 milliards de FCFA à fin mars 2025 à 1 087,4 milliards à fin mars 2026, soit une hausse de 33,8 milliards de FCFA (+3,2%). Par rapport aux 1 222,4 milliards attendus sur la période, elles affichent un taux de réalisation de 89%.

Cette dynamique est notamment portée par les recettes fiscales, qui atteignent 1 040,1 milliards de FCFA sur une prévision de 1 122,4 milliards, soit un taux de réalisation de 92,7%. Les recettes des impôts et taxes s’élèvent à 779,2 milliards de FCFA, tandis que les recettes douanières ressortent à 260,9 milliards. Les recettes non fiscales restent, en revanche, nettement en retrait, avec 47,3 milliards mobilisés sur une prévision de 100 milliards, soit un taux de réalisation de 47,3%.

L’exécution budgétaire ralentit aussi côté dépenses

Ce retard de mobilisation des ressources intervient dans un contexte d’exécution budgétaire également ralentie. Selon le même document, les dépenses budgétaires totales ordonnancées à fin mars 2026 se situent à 1 547,1 milliards de FCFA, contre 1 593,2 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 46 milliards de FCFA (-2,9%).

Le recul est particulièrement marqué sur les dépenses d’investissement, tombées à 45 milliards de FCFA à fin mars 2026, contre 175,5 milliards à la même période en 2025, soit une chute de 74,4%. Cette baisse traduit un démarrage difficile de l’exécution du budget d’investissement public, dans un contexte où l’État fait déjà face à des contraintes de mobilisation des financements extérieurs et des appuis budgétaires.

Au total, les données du Minfi montrent que la faiblesse globale des ressources budgétaires au premier trimestre 2026 ne traduit pas d’abord un effondrement des recettes fiscales. Elle révèle surtout un retard important dans la mobilisation des financements attendus, en particulier les prêts projets, les dons, les appuis budgétaires et les autres emprunts. Un enjeu majeur pour l’exécution du budget 2026, alors que le gouvernement anticipe déjà une révision à la hausse de son besoin de financement.

BRM

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Faux décret au Cameroun : le journal français Jeune Afrique donne les coulisses de « l’affaire Baboke »

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Au 237 (Cameroun), ce qui convient désormais d’appeler « L’affaire Baboke » découle du dépôt d’un faux décret présidentiel nommant un vice-président à la CRTV, secouant le […]

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