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Roger Milla croit au réveil africain malgré l’absence douloureuse du Cameroun

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Roger Milla croit au réveil africain malgré l’absence douloureuse du Cameroun
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L’absence du Cameroun à la Coupe du monde 2026 continue de laisser un goût amer aux amoureux du football africain. Parmi eux, Roger Milla, figure emblématique des Lions Indomptables et héros du parcours historique de 1990, ne cache pas sa déception. Mais au-delà du regret, l’ancien attaquant préfère regarder vers l’avenir et croire aux chances du continent lors du rendez-vous mondial.

Pour la première fois depuis longtemps, les Lions Indomptables manqueront la plus prestigieuse compétition de la planète. Une désillusion d’autant plus difficile à accepter pour celui qui a porté les couleurs camerounaises lors de trois Coupes du monde et participé à l’épopée qui avait conduit le Cameroun jusqu’aux quarts de finale en Italie.

« C’est dommage », résume simplement Roger Milla. Pour l’ancien international, le temps n’est toutefois plus aux lamentations. Il estime que cette absence doit servir de leçon afin de reconstruire une sélection compétitive capable de retrouver rapidement le plus haut niveau international.

Si le Cameroun sera absent des débats, Milla suivra néanmoins avec attention les performances des dix représentants africains qualifiés pour la phase finale. Son optimisme tranche avec le scepticisme de certains observateurs.

Selon lui, l’élargissement du format de la compétition offre davantage d’opportunités aux nations africaines. La possibilité pour plusieurs troisièmes de groupe d’accéder aux phases à élimination directe pourrait favoriser des équipes capables de créer la surprise.

L’ancienne gloire du football africain place cependant les attentes les plus élevées sur les grandes puissances du continent. Le Maroc, demi-finaliste historique en 2022, le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire disposent, selon lui, des arguments nécessaires pour rivaliser avec les meilleures nations du monde.

Mais l’expérience lui interdit tout excès de confiance. Une Coupe du monde reste un terrain où la hiérarchie peut être bouleversée en quelques jours. Les écarts se réduisent et la motivation transcende souvent les équipes les moins attendues.

Le tirage au sort n’a pourtant pas épargné les sélections africaines. Entre le Maroc opposé au Brésil, le Sénégal face à la France, la Côte d’Ivoire contre l’Allemagne ou encore la RD Congo qui devra défier le Portugal, les défis s’annoncent immenses. Sur le papier, plusieurs représentants du continent héritent de groupes particulièrement relevés.

Pour Roger Milla, cette réalité ne doit toutefois pas masquer les progrès accomplis par le football africain ces dernières années. Les performances régulières des joueurs africains dans les plus grands championnats européens et l’exploit marocain au Qatar ont démontré que le continent est désormais capable de rivaliser avec les meilleures sélections mondiales.

Concernant justement les Lions de l’Atlas, Milla reste prudent. Reproduire l’exploit de 2022 lui paraît extrêmement compliqué. Les attentes seront plus fortes, la surprise ne jouera plus en leur faveur et le niveau de concurrence demeure très élevé. Néanmoins, il estime que les Marocains possèdent toujours les qualités nécessaires pour franchir le premier tour et rêver d’un nouveau parcours ambitieux.

L’ancien attaquant camerounais réserve également une mention particulière au Cap-Vert. Pour sa première participation à une Coupe du monde, la sélection insulaire pourrait bénéficier d’un contexte favorable. Sans pression excessive et portée par l’enthousiasme d’un événement historique, elle dispose du profil idéal pour bousculer les pronostics.

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Yaoundé : la 10e édition de Promote, Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat ouvre ses portes

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Yaoundé : la 10e édition de Promote, Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat ouvre ses portes
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(Investir au Cameroun) – La 10eédition du Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat, baptisé Promote, s’ouvre ce 12 juin 2026 au palais des Congrès de Yaoundé. La Fondation Inter-progress, mandatée par le gouvernement camerounais pour l’organisation de ce rendez-vous économique et des affaires, place cette nouvelle édition qui s’achève le 21 juin 2026, sous le thème : «entreprises privées et environnement des affaires : quels repères face aux défis économiques nationaux et internationaux ?».

«Cette année, il s’est produit un phénomène beaucoup plus marqué de lenteur. Pendant très longtemps, les inscriptions ont traîné. Et puis tout à coup, c’est un déferlement de retardataires qui veulent être bien placés, qui veulent ci ou çà. Evidemment, nous sommes très éprouvés par cela mais nous tenons le coup. Le site est maintenant complet. Nous pensons que le tout donnera un très bon Promote», confie Pierre Zumbach, haut conseiller de la Fondation Inter-progress.

Comme à l’accoutumée, Promote 2026 s’articulera autour d’une grande exposition, de conférences et ateliers thématiques, de rencontres d’affaires, ainsi que des animations diverses. Organisé tous les deux ans le Salon Promote est devenu, au fil des éditions, le plus grand rassemblement économique au Cameroun et en Afrique centrale. Il accueille désormais un millier d’exposants locaux et étrangers à chaque édition.

Ces exposants venant aussi bien du secteur public que privé opèrent dans des filières aussi variées que l’agriculture et l’agro-industrie, l’énergie, l’industrie, le BTP, les mines, les infrastructures, les TIC, la santé, la banque et la finance, les assurances, le tourisme, l’artisanat, la communication, etc.

BRM

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La légende du football camerounais Jean Manga Onguène a 80 ans ce vendredi

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La légende du football camerounais Jean Manga Onguène a 80 ans ce vendredi
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Ce vendredi 12 juin 2026, la légende du football camerounais Jean Manga Onguéné célèbre effectivement son 80e anniversaire. Né à Ngoulemekong le 12 juin 1946, il a marqué de son empreinte l’histoire du ballon rond en Afrique.

Figure emblématique du Canon Sportif de Yaoundé, l’ancien attaquant est notamment reconnu pour les exploits. Ballon d’Or africain, il a été sacré meilleur joueur du continent en 1980 (parfois mentionné en 1981 selon les distinctions). Pour ce qui est de son Palmarès en club : Il a remporté six titres de champion du Cameroun, six Coupes du Cameroun, trois Coupes d’Afrique des clubs champions et une Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe.

Il totalise 80 sélections pour 15 buts avec les Lions Indomptables. Après sa carrière de joueur, il a également servi son pays comme sélectionneur et est devenu un instructeur réputé de la FIFA

Lire ici le texte hommage du journaliste Nana Paul Sabin :

La légende du Canon fête ses 80 ans ce vendredi 12 juin 2026.

Assis devant sa maison du quartier Cité Sic à Douala, Ebele Dade a la mémoire intacte. Ancien latéral des Léopards Sportif de Douala, la légende des années 60 se souvient de tout, surtout de Jean Manga Onguène. « Manga était très fin et il impressionnait par son talent », confie Ebele Dade qui garde intact le souvenir de l’aura de la vedette du Canon.

Rejeté par le Caïman Club de Douala car jugé « trop frêle », Jean Manga Onguène explose au Canon Sportif de Yaoundé. « Il a marqué 5 buts contre Caïman lors d’un match de championnat au stade d’Akwa. Le Canon a gagné 7-1 », se souvient Dade.

Quelques jours plus tard, face aux Léopards Sportif toujours au stade d’Akwa à Douala, Manga inscrit un doublé. Piqué dans son orgueil, Dade quitte son poste de latéral, monte à l’attaque, inscrit deux buts et offre la victoire 4-2 aux Léopards. Depuis ce jour, Dade ne quittera plus son poste d’attaquant…

La fête de ce vendredi à Yaoundé honore un palmarès unique. Avec le Canon Sportif de Yaoundé, Jean Manga Onguène a tout raflé : 6 titres de champion du Cameroun, 6 Coupes du Cameroun, 3 Coupes d’Afrique des clubs champions et 1 Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe. Élu Ballon d’Or africain 1980, il a ensuite porté les couleurs du Cameroun comme joueur, puis comme sélectionneur. Il a aussi été instructeur FIFA avant de diriger la Direction technique nationale du football.

La cérémonie de ce vendredi à Yaoundé, dédiée à l’ancien buteur redoutable de la tête, réunira anciens joueurs et dirigeants. Au programme : messe d’action de grâce, témoignages, projection de films d’archives et remise d’un magazine spécial avec des signatures prestigieuses. « C’est une légende. On doit l’honorer » souligne Ebele Dade.

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le grand bluff du ministre des Finances le rattrape

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le grand bluff du ministre des Finances le rattrape
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«Depuis une semaine, la toile et les médias sont envahis par des titres célébrant le ministre des Finances pour avoir remboursé près de 1 000 milliards de FCFA de la dette camerounaise, selon Bruno Bidjang. Contrairement à ce dernier, les magazines économiques parlent plutôt de 463 milliards de FCFA. Une opération de communication qui profite au ministre Louis Paul Motaze», explique le journaliste économique Albin Njilo.

Lire ici son analyse :

Au moment même où le ministre des Finances est célébré par certains journaux acquis à sa cause, Globeleq/KPDC et DPDC (centrale de Dibamba) ont réduit leur contribution de 330 MW injectés dans le Réseau Interconnecté Sud, soit près de 40 % de l’offre énergétique desservant les régions du Littoral, de l’Ouest et une partie du Centre. Le motif avancé est une dette estimée à environ 170 milliards de FCFA, accumulée depuis la fin de l’année 2025.

Le paradoxe du ministre des Finances

Impuissant face aux délestages qui paralysent le pays depuis plusieurs jours, le ministre de l’Énergie ne cache plus ses difficultés. Il se tourne désormais vers le ministre des Finances, présenté dans les médias comme celui qui règle les arriérés de dettes.

Les conséquences sont immédiates. L’usine de production de ciment de Figuil, unique unité de ce type dans le Grand Nord, a dû suspendre ses activités. Cimencam ne peut plus produire normalement faute d’approvisionnement énergétique, et les employés ont été placés en congé technique.

Autre conséquence des délestages sévères dans plusieurs villes du pays : la pénurie d’eau. Les stations de production et de pompage d’eau étant fortement dépendantes de l’électricité, les interruptions de courant perturbent directement l’approvisionnement des populations.

Industrialisation : ils ont trahi le chef de l’État.

La Banque africaine de développement vient de publier un classement des pays africains les plus industrialisés. On y retrouve plusieurs États d’Afrique subsaharienne francophone, notamment la Côte d’Ivoire et le Sénégal, des pays qui, jadis, étaient loin derrière le Cameroun sur ce plan.

Plus encore, au sein de la CEMAC, le Gabon et la Guinée équatoriale devancent désormais le Cameroun.

De quel Cameroun parle-t-on ?

En 1972, le Cameroun, à travers Milcam, fabriquait des batteries et des piles. Le pays exportait vers l’Afrique de l’Ouest des allumettes, du papier et divers produits plastiques. Le Cameroun produisait également des clous, des vis et des écrous. À Douala, on assemblait des scooters et des vélos ; des chaussures de toutes sortes étaient fabriquées localement. Le tissu industriel camerounais figurait parmi les plus performants d’Afrique, au point de servir de modèle à certains pays devenus plus tard des dragons asiatiques.

L’industrie, c’est l’énergie électrique.

En 2011, Paul Biya a accéléré le processus de nationalisation du patrimoine hydroélectrique. Un an plus tard, le pays lançait simultanément les chantiers de trois barrages hydroélectriques : Lom Pangar, Memve’ele et Mekin. En 2013, le gouvernement annonçait que le Cameroun franchirait la barre des 3 000 MW de capacité installée dès 2015.

Entre 2012 et 2022, le Cameroun a investi plus de 1 500 milliards de FCFA dans la production d’énergie électrique, mais peine encore à atteindre 1 700 MW de production nationale. Entre surfacturations présumées et projets mal conçus, deux barrages, Memve’ele et Mekin, ont coûté plus de 500 milliards de FCFA et ne produisent qu’environ 90 MW à plein régime.

L’actuel ministre des Finances était président du comité de pilotage du projet de Mekin, initialement prévu pour produire 15 MW. Le projet a finalement coûté plus de 105 milliards de FCFA, notamment en raison des dégâts causés lors de la mise en eau, dégâts attribués à l’insuffisance des études environnementales.

C’est également le ministre des Finances qui a piloté le projet de Memve’ele. Après un investissement estimé à 420 milliards de FCFA, il est apparu que le débit du fleuve Ntem ne permettait pas d’atteindre les capacités de production initialement annoncées.

Albin Michel Njilo

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