Actualités locales
Aquaculture : un Salon interprofessionnel d’une semaine organisé à Yaoundé pour promouvoir l’import-substitution

(Investir au Cameroun) – La 2è édition du Salon interprofessionnel de l’aquaculture du Cameroun (SIAC) s’est officiellement ouverte ce 2 juin 2026 à l’esplanade du palais des sports de Yaoundé. Cette manifestation organisée par l’Organisation interprofessionnelle pour le développement de l’aquaculture au Cameroun (Oidac), en partenariat avec le ministère de l’Elevage, des Pêche et des Industries animales (Minepia), s’achève le 6 juin prochain.
L’édition 2026 du SIAC a pour thème «les politiques et stratégies de développement de l’aquaculture au Cameroun comme leviers nationaux d’animation territoriale sur le plan économique, social et technologique ». Selon les organisateurs, pendant près d’une semaine, cet événement donnera lieu à des ateliers thématiques, des conférences, des rencontres B to B, des sessions de formation, une exposition des produits de l’aquaculture camerounaise, des séances de dégustation, etc.
Selon le Minepia, le SIAC a pour but «d’accompagner les politiques gouvernementales en matière de développement, et particulièrement la politique d’import substitution dans la filière halieutique». En effet, le gouvernement mise sur le développement de l’aquaculture au Cameroun pour réduire le déficit de la production locale et freiner les importations massives de poissons congelés, qui fragilisent depuis des années la balance commerciale du pays.
Selon le rapport 2025 de l’Institut national de la statistique (INS) sur le commerce extérieur, le Cameroun a par exemple importé 267 259 tonnes de poissons de mer congelés en 2025 (+29,1% sur un an), pour une dépense totale de 230,8 milliards de FCFA correspondant à une augmentation de plus de 63 milliards de FCFA (+38%) en glissement annuel.
BRM
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cri du cœur sur Martinez Zogo

Le maire adjoint à la mairie de Douala 5e se dit choqué devant l’horreur montrée dans une vidéo de torture du journaliste Martinez Zogo diffusée lors du procès sur son meurtre devant le tribunal militaire de Yaoundé.
« Les forces de défense et de sécurité ont une mission sacrée : nous protéger, pas nous tuer. Nos institutions doivent être des maisons de justice, pas des lieux où les criminels se cachent sous le drapeau », écrit Joseph Espoir Biyong dans un texte émouvant à lire ci-dessous :
« Depuis hier, je suis resté choqué devant l’horreur montrée dans une vidéo : Martinez ZOGO, ensanglanté et torturé par des agents des services de sécurité à la solde de certains de nos frères.
Hé Seigneur, quelle cruauté !
C’est vrai que la haine n’a jamais rendu justice. Détester quelqu’un parce qu’il nous a blessés à un moment de notre vie nous enferme. Elle nous empêche d’avancer, de guérir, de construire.
Depuis hier, nos cœurs saignent encore. Nous repensons à la cruauté avec laquelle les services de l’État ont été détournés pour arracher la vie de Martinez Zogo. Nous n’avons aucune raison d’oublier. Nous n’avons aucune raison de faire semblant de pardonner si nos cœurs ne sont pas prêts.
Mais nous ne devons pas nous arrêter à la colère. La colère sans cap détruit celui qui la porte. Transformons-la en engagement.
Les forces de défense et de sécurité ont une mission sacrée : nous protéger, pas nous tuer. Nos institutions doivent être des maisons de justice, pas des lieux où les criminels se cachent sous le drapeau.
Nous sommes à un tournant de notre histoire. Le monde nous regarde. Il imagine déjà tous les crimes non élucidés, toutes les vies brisées au nom de l’orgueil et de la méchanceté. Et quand la justice de Dieu s’enclenche, aucun nom, aucun grade, aucun titre ne l’arrête.
Alors prenons ensemble cet engagement solennel : plus jamais un Camerounais ne mourra de la main d’un autre Camerounais. Plus jamais.
Nous sommes frères. Nous partageons la même terre, les mêmes rires, les mêmes douleurs. Pourquoi donc nous entretuer ?
Moi, je rêve déjà de la nouvelle République. Une République où la vérité n’a pas peur, où la justice n’a pas de prix, où chaque vie compte.
Camerounais, levons-nous. Travaillons ensemble. Surveillons nos institutions. Exigeons la transparence. Aimons notre pays plus que nos rancunes.
Le Cameroun que nous voulons commence par le Camerounais que je décide d’être aujourd’hui. »
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Breel Embolo privée du Mondial 2026 pour un problème de visa ?

À neuf jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, les sélections qualifiées poursuivent leur installation aux États-Unis, au Mexique et au Canada, pays hôtes de la compétition. Alors que la Suisse a pris la direction des États-Unis ce mardi, un contretemps inattendu est venu perturber les plans de la Nati : Breel Embolo n’a pas pu embarquer avec ses coéquipiers.
L’attaquant de 29 ans a été retenu en raison d’un problème administratif lié à son autorisation de voyage américaine (ESTA). Une situation confirmée par l’Association suisse de football (ASF) auprès de L’Équipe.
« Breel Embolo ne peut malheureusement pas voyager aux États-Unis avec l’équipe pour le moment. Son autorisation ESTA était encore approuvée jusqu’à ce matin. À 10h30, nous avons toutefois été informés que son dossier ESTA faisait à nouveau l’objet d’un examen complémentaire », a indiqué l’instance helvétique.
Malgré cette mauvaise nouvelle de dernière minute, la fédération suisse se veut rassurante. Les responsables sont actuellement en contact avec les autorités compétentes afin de régler rapidement la situation.
« Nous partons du principe que Breel rejoindra l’équipe soit encore aujourd’hui, soit demain », a ajouté l’ASF.
Pièce maîtresse du secteur offensif suisse, Embolo devrait donc retrouver prochainement ses partenaires si les démarches administratives aboutissent favorablement. À l’approche du Mondial, la Suisse espère éviter toute complication supplémentaire et pouvoir compter sur l’ensemble de son effectif pour préparer sereinement son entrée en lice.
En attendant, cette péripétie rappelle que, même à quelques jours du plus grand rendez-vous du football mondial, les imprévus administratifs peuvent encore venir bouleverser les préparatifs des sélections.
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Journée africaine de l’intelligence économique 2026 : l’appel de Yaoundé consacre l’union sacrée des forces locales

(CAVIE) – Pour le Cameroun, pays hôte de la 9e édition de la Journée africaine de l’intelligence économique, sous le thème du « Pouvoir de l’information stratégique », l’événement marque un tournant institutionnel grâce à un partenariat d’exception associant IE237, le MINREX, le MINCOM, le MINEPAT, le MINTP, l’APME, l’ENAM, l’IRIC, les Douanes camerounaises et Boissons du Cameroun. Cette synergie, une de plus, est la preuve irréfutable de la confiance accrue des parties prenantes envers le CAVIE, ainsi que de la reconnaissance et de l’implication profonde des acteurs publics et privés nationaux dans ses actions.
Pendant des décennies, les structures décisionnelles africaines ont navigué à vue, dépendantes de rapports de consultants étrangers souvent déconnectés des réalités du terrain ou servant des intérêts stratégiques divergents. En structurant un écosystème capable d’accompagner les champions nationaux – ces entreprises qui représentent aujourd’hui entre 20 et 30 % de la croissance des exportations dans les secteurs clés comme l’agro-industrie, les technologies et l’énergie – le Centre africain de veille et d’intelligence économique a transformé le paysage décisionnel local. L’intelligence économique est devenue le système nerveux central de la puissance en devenir et la veille sa machine à réduire l’incertitude. Pour les décideurs camerounais, l’heure est à la consolidation de cette architecture d’intelligence collective.
L’intelligence économique est le bras armé du smart power et de la diplomatie normative
L’ascension des nations africaines ne se fait pas sans heurts. Dans un contexte de rivalités institutionnelles et de pressions financières mondiales, la souveraineté économique passe inévitablement par la capacité à maîtriser ses propres flux de données. La veille stratégique, loin d’être une simple activité de documentation passive, constitue le premier rempart contre l’entropie économique mondiale. Pour l’État camerounais, fortement représenté par ses ministères régaliens et ses institutions de formation d’élite comme l’ENAM et l’IRIC, le passage d’une culture de la réaction à une culture de l’anticipation proactive est le défi managérial majeur de cette décennie. L’appel de Yaoundé exhorte les pouvoirs publics à sanctuariser cette discipline pour en faire une véritable politique d’État et une fonction managériale intégrée.
L’impact de cette institutionnalisation est particulièrement stratégique pour les administrations telles que les Douanes camerounaises ou le MINEPAT, où l’optimisation des chaînes de valeur et la surveillance des flux transfrontaliers garantissent la stabilité économique et sociale. De plus, la diplomatie économique du Cameroun, portée par le MINREX et le MINCOM, doit s’imprégner de cette culture : la capacité à influencer les normes internationales dépend directement de la qualité et de la fraîcheur de l’information stratégique. En s’appuyant sur des leviers institutionnels puissants comme la Zone de libre-échange continentale africaine, qui pourrait accroître les échanges intra-africains de 52 % d’ici 2030, les administrations publiques et l’APME doivent veiller activement sur les standards pour éviter que des critères techniques ne soient utilisés comme des barrières protectionnistes déguisées contre les produits du terroir.
Sans une stratégie de contre-intelligence efficace, les efforts d’innovation risquent d’être captés en quelques heures
Pour les dirigeants du secteur privé camerounais, à l’instar des fleurons industriels comme Boissons du Cameroun, l’intelligence de marché doit devenir le pivot de l’agression commerciale et de la performance. La surveillance constante de l’environnement concurrentiel est devenue une fonction critique pour la survie des entreprises. Celles qui investissent de manière structurée dans la veille technologique captent les nouvelles parts de marché avec une célérité supérieure à leurs homologues passives. Cette surveillance ne se limite pas aux produits finis ; elle englobe les modèles d’affaires, les circuits de distribution et les stratégies de pénétration des concurrents qui dominent les marchés émergents grâce à une maîtrise agressive de l’information.
Cette démarche commune, dynamisée par l’apparition d’IE237, permet d’identifier les signaux faibles annonciateurs de ruptures majeures afin de réorienter les investissements avant d’être évincés par une technologie de rupture. Cependant, cette offensive ne peut être pérenne sans une protection féroce du patrimoine informationnel. Le vol de secrets industriels et le débauchage systématique de talents par des multinationales dominantes imposent une discipline de fer. L’exposition numérique accrue aggrave le risque cyber, les systèmes financiers faisant face à une recrudescence d’attaques de ransomwares dépassant de 200 % la moyenne mondiale. Protéger l’information, c’est garantir la pérennité de l’avantage concurrentiel acquis. Sans une stratégie de contre-intelligence efficace et légale, les secrets industriels et les efforts d’innovation les plus brillants risquent d’être captés en quelques heures par des compétiteurs extérieurs.
Il ne suffit plus de savoir pour dominer, encore faut-il savoir protéger la véracité de ce que l’on sait
Le secteur privé et les acteurs publics camerounais se trouvent désormais face à une responsabilité collective dictée par l’appel de Yaoundé. La protection du patrimoine national passe par une sensibilisation accrue des forces vives au social engineering et aux manœuvres de déstabilisation réputationnelle. La sécurité de l’information n’est pas seulement une question informatique, mais une discipline de gouvernance globale qui doit impliquer tous les échelons de la société, des infrastructures du MINTP aux laboratoires de recherche universitaires.
Enfin, l’influence repose sur la bataille du récit. Les entreprises citoyennes et les institutions publiques doivent s’approprier et promouvoir activement l’agenda 2063 comme le cadre de référence unique et incontournable pour tout investisseur étranger souhaitant opérer sur le territoire national. En imposant son propre récit sur son développement, ses infrastructures et ses capacités industrielles, le Cameroun s’assure que sa souveraineté est rigoureusement respectée et que son intelligence stratégique est reconnue à sa juste valeur.
Une alliance sacrée scellée entre le CAVIE et ses partenaires
En définitive, l’appel de Yaoundé rappelle avec force que la souveraineté économique du Cameroun dépendra de sa capacité à maîtriser ses propres flux informationnels et à sanctuariser ses actifs stratégiques. Le succès des champions nationaux africains démontre que la maîtrise fine de l’information est le préalable indispensable à toute conquête de marché et à toute influence géopolitique réelle.
Toutefois, un nouveau défi d’une complexité redoutable surgit déjà : celui de maintenir l’intégrité de cette information face aux manœuvres de manipulation numérique de masse. Dans un monde globalisé où les guerres hybrides redéfinissent quotidiennement la perception de la réalité, il ne suffit plus de savoir pour dominer, encore faut-il savoir protéger la véracité de ce que l’on sait contre les assauts de la désinformation. C’est à ce prix, grâce à cette alliance sacrée scellée entre le CAVIE et ses partenaires publics et privés camerounais, que le pays consolidera durablement sa place de locomotive économique régionale.
Dominique Gavli, expert du CAVIE

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