Actualités locales
« Samuel Eto’o ou l’art de s’inviter dans les succès des autres »

«Il existe des messages de félicitations qui mettent en lumière leur destinataire. Et puis il existe ceux qui, sous couvert d’un hommage, finissent par raconter une toute autre histoire : celle de leur auteur. Le récent message adressé sur sa page Facebook officielle le dimanche 31 Mai 2026 par Samuel Eto’o à Ousmane Dembélé appartient malheureusement à cette seconde catégorie», clame le journaliste Bblaise Etongtek.
Lire ici sa tribune :
L’équipe journalistique émérite de CFOOT, Dans sa fidèle mission d’éclairage public a décrypté ce texte. À première vue, le texte semble être un beau témoignage d’affection adressé à l’international français après ses performances remarquables. Les mots sont chaleureux, le ton est paternaliste et les bénédictions abondent. Mais lorsqu’on gratte légèrement le vernis des belles formules, une autre lecture apparaît.
Le héros du message est-il réellement Ousmane Dembélé ?
La question mérite d’être posée.
Dès les premières lignes, Samuel Eto’o appelle le joueur « mon très cher fiston ». Une expression qui n’est pas anodine. Elle place immédiatement l’ancien capitaine des Lions Indomptables dans le rôle du père symbolique, du guide, du mentor, presque du patriarche dont l’expérience aurait contribué à façonner le destin du joueur.
Puis vient ce passage révélateur :
« Je me souviens comme si c’était hier de l’échange que nous avions eu à une période où les horizons de ta carrière n’étaient pas encore pleinement éclaircis. »
Le message change alors subtilement de centre de gravité. On ne parle plus du parcours de Dembélé. On parle de Samuel Eto’o qui était là lorsque les choses allaient moins bien. On ne célèbre plus seulement le succès du joueur. On rappelle surtout que Samuel Eto’o a participé, de près ou de loin, à son histoire.
Et c’est là que réside toute l’ambiguïté.
À mesure que l’on avance dans la lecture, le nom de Dembélé semble devenir le prétexte permettant à Eto’o de rappeler son propre rôle. « Tu m’as sollicité », « j’ai vu ton potentiel », « je me souviens de nos échanges » : autant de formulations qui construisent l’image d’un homme dont les conseils auraient été déterminants.
En communication politique et médiatique, cela porte un nom : la captation symbolique du succès d’autrui.
Autrement dit, lorsqu’une personnalité réussit, certains cherchent discrètement à s’associer à cette réussite afin d’en recueillir une partie du prestige.
Or, ce n’est pas la première fois que Samuel Eto’o donne l’impression de vouloir apparaître au centre du récit, même lorsque l’histoire concerne quelqu’un d’autre. Sa récente sortie sur la victoire du combattant Francis Ngannou en est l’illustration la plus récente.
Au fil des années, l’ancien attaquant du FC Barcelone semble vouloir cultiver l’image de celui qui inspire, conseille, découvre, accompagne et éclaire les autres. Une posture triste qui lui permet de demeurer constamment dans le champ des projecteurs, même lorsque l’actualité concerne d’autres acteurs.
Cette tendance est devenue presque une signature…. Nous pouvons dire quasi obsessionnelle. Samuel ne peut décidément pas s’effacer pour laisser la lumière aux autres. Dès qu’une histoire suscite l’émotion ou l’admiration du public, il semble ressentir le besoin d’y associer son image, comme si aucun rayon de lumière ne pouvait éclairer quelqu’un d’autre sans passer d’abord par lui.
Quand certains applaudissent un artiste, un joueur ou une personnalité, Samuel Eto’o semble parfois vouloir rappeler qu’il était là avant tout le monde, qu’il connaissait déjà le talent concerné ou qu’il a contribué à son éclosion.
À ce rythme, on finirait presque par croire que chaque réussite du football moderne porte quelque part l’empreinte du président de la FECAFOOT.
La formule « tu es béni parmi les bénis » participe également à cette mise en scène. Le registre religieux confère au message une dimension quasi prophétique. Samuel Eto’o n’apparaît plus simplement comme un ancien joueur admiratif. Il devient celui qui reconnaît les élus, celui qui identifie les destins exceptionnels.
Et que dire du fameux « crois-moi » placé à la fin du texte ?
Cette expression est loin d’être innocente. Elle renforce l’idée d’une parole d’autorité, d’une validation venant d’une figure supérieure. Comme si le jugement d’Eto’o constituait une forme de certificat officiel de réussite.
Pourtant, Ousmane Dembélé n’a besoin d’aucune validation extérieure pour exister. Son talent, ses performances et son parcours parlent déjà pour lui.
C’est d’ailleurs ce qui rend ce message quelque peu paradoxal. Plus le texte avance, plus le lecteur en apprend sur Samuel Eto’o, ses souvenirs, ses échanges, ses impressions et sa fierté. Et moins il découvre réellement l’homme qu’est devenu Ousmane Dembélé.
Finalement, ce qui devait être une lettre de félicitations ressemble parfois à un chapitre supplémentaire de l’autobiographie permanente que Samuel Eto’o semble écrire sur les réseaux sociaux.
L’hommage était destiné à Dembélé. Mais à la fin de la lecture, beaucoup retiendront surtout une chose : Samuel Eto’o était là, Samuel Eto’o avait vu juste, Samuel Eto’o avait conseillé, Samuel Eto’o est fier.
Une fois encore, le projecteur semblait braqué sur quelqu’un d’autre. Une fois encore, le maître de cérémonie a trouvé le moyen de s’inviter au centre de la scène.
Et si le véritable talent de Samuel Eto’o, au-delà de son immense carrière de footballeur, était finalement sa capacité à apparaître dans toutes les photos, même lorsqu’il n’est pas censé être sur l’image ?
BBLAISE ETONGTEK
NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.
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Paul Atanga Nji évalue les réalités de l’orpaillage sur le site de Gounte
En visite de travail dans la région de l’Est, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, s’est rendu le 2 juin 2026 sur le site d’exploitation aurifère de Gounte, dans l’arrondissement de Mandjou. Cette descente visait à apprécier les conditions d’exploitation et les défis liés à l’orpaillage dans la localité.
Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a effectué une visite inopinée sur le site d’exploitation d’or à ciel ouvert de Gounte, situé dans le département du Lom-et-Djérem. Accompagné des autorités administratives, des forces de sécurité et de responsables sectoriels, il a pu constater de près l’ampleur des activités minières menées dans cette zone.
Au cours de cette visite, la délégation a observé les méthodes d’extraction utilisées par les exploitants ainsi que les infrastructures installées sur le site. Les échanges avec les acteurs du secteur ont permis de mettre en lumière plusieurs défis, notamment les impacts environnementaux, les conditions sanitaires et les exigences liées au respect de la réglementation minière.
Dans un contexte marqué par la montée des préoccupations autour de l’exploitation artisanale et semi-industrielle de l’or dans la région de l’Est, le ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à encadrer rigoureusement les activités minières. Il a insisté sur la nécessité de lutter contre les pratiques illégales afin de préserver l’environnement, garantir l’ordre public et protéger les intérêts des populations locales.
Cette visite s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à renforcer le contrôle des activités minières et à promouvoir une exploitation responsable et durable des ressources naturelles du Cameroun
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Xabi Alonso prépare un grand ménage

L’heure de la transformation a sonné à Chelsea. Fraîchement installé à la tête des Blues, Xabi Alonso s’apprête à remodeler en profondeur son effectif à l’occasion du mercato estival. Entre recrutements ciblés et départs en cascade, le club londonien s’apprête à vivre l’un des étés les plus agités de son histoire récente.
Selon les informations de The Athletic, la direction de Chelsea et son nouvel entraîneur partagent une même vision : bâtir une équipe plus compétitive, composée de joueurs expérimentés, immédiatement opérationnels et dotés d’une mentalité irréprochable. Après les arrivées déjà enregistrées d’Emmanuel Emegha, Geovany Quenda et Mike Penders, ce dernier étant appelé à concurrencer Robert Sanchez dans les cages, les Blues souhaitent désormais renforcer leur défense centrale ainsi que leur secteur offensif avec un attaquant polyvalent.
Parmi les profils suivis figurent notamment Morgan Rogers, Ibrahima Konaté et Valentin Barco. Mais avant de passer à l’offensive sur le marché, Chelsea devra surtout gérer un vaste chantier dans le sens des départs.
Cucurella et Enzo Fernandez sous surveillance
Plusieurs cadres pourraient en effet faire leurs valises dans les prochaines semaines. Marc Cucurella, apprécié par Xabi Alonso, ne ferme pas la porte à un départ. Le FC Barcelone, le Real Madrid, l’Atlético de Madrid et Manchester City surveilleraient de près sa situation. Chelsea souhaiterait le conserver, mais une offre jugée satisfaisante pourrait faire basculer le dossier.
Même scénario pour Enzo Fernandez. Le milieu argentin est également dans le viseur du Real Madrid et de Manchester City. Toutefois, les dirigeants londoniens ont fixé un prix dissuasif : environ 140 millions d’euros. Une somme qui risque de refroidir de nombreux prétendants.
Dans le même temps, le gardien Filip Jorgensen a exprimé son désir de quitter Stamford Bridge afin de bénéficier d’un temps de jeu plus conséquent. Une requête que le club semble prêt à accepter.
Un attaquant vendu, plusieurs défenseurs concernés
Chelsea prévoit également de se séparer d’un attaquant durant l’intersaison. João Pedro n’est pas concerné, le club ayant fermé la porte à toute discussion. En revanche, Nicolas Jackson, de retour après un prêt au Bayern Munich, ainsi que Liam Delap, dont la première saison n’a pas convaincu, disposent tous deux d’un bon de sortie potentiel.
En défense, Axel Disasi fait également partie des joueurs placés sur le marché. Revenu d’un prêt à West Ham, l’international français dispose déjà de plusieurs pistes. La situation de Wesley Fofana, Trevoh Chalobah et Benoît Badiashile sera également à surveiller alors que Chelsea souhaite recruter un nouveau défenseur central. L’arrivée d’un renfort pourrait rebattre les cartes au sein de ce secteur.
Une vague de départs en préparation
Du côté des jeunes talents, Tyrique George devrait prochainement rejoindre Everton. Chelsea souhaite aussi tourner définitivement la page David Datro Fofana après plusieurs prêts successifs, notamment à Fatih Karagümrük et Strasbourg.
Concernant Marc Guiu, la priorité reste un nouveau prêt afin de poursuivre son développement. Toutefois, une vente n’est pas totalement exclue, plusieurs clubs anglais, espagnols, italiens et allemands ayant manifesté leur intérêt. Enfin, Caleb Wiley et Kendry Páez devraient également être prêtés afin d’accumuler du temps de jeu.
Au total, en excluant les prêts envisagés, pas moins de huit joueurs pourraient quitter définitivement Chelsea cet été : Marc Cucurella, Enzo Fernandez, Filip Jorgensen, Nicolas Jackson, Liam Delap, Axel Disasi, Tyrique George et David Datro Fofana.
Avec un effectif appelé à être profondément remanié, Xabi Alonso connaît déjà l’ampleur de sa mission. Entre recrutements stratégiques et dégraissage massif, le technicien espagnol s’apprête à mener un véritable chantier à Stamford Bridge pour redonner aux Blues les ambitions qui ont longtemps fait leur réputation.
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Le brasseur UCB lance ses premières boissons en canettes, avec le marché ouest-africain en ligne de mire

(Investir au Cameroun) – Depuis quelques jours, les habitués de certaines grandes surfaces de Douala, la capitale économique du Cameroun, découvrent sur les étals la célèbre Kadji Beer de l’Union camerounaise de brasseries (UCB), désormais conditionnée en canettes. Selon des sources internes à l’entreprise brassicole, la boisson non alcoolisée Spécial Pamplemousse et la marque énergisante KiQ sont également disponibles dans ce nouveau conditionnement.
Cette mise sur le marché intervient dans le sillage de l’entrée en production de la nouvelle usine construite par UCB sur le site de la Kadji Sports Academy (KSA), dans la périphérie de Douala. Baptisée usine Moungo, cette unité industrielle, dont les travaux ont été lancés en 2023, a mobilisé un investissement estimé à environ 100 milliards de FCFA. Elle affiche une capacité annuelle de production de 2 millions d’hectolitres, soit un volume équivalent à celui de la première usine de l’entreprise, implantée dans la zone industrielle de Douala-Bassa.
Des canettes pour capter de nouvelles parts de marché
Avec ce nouveau format, UCB se positionne sur un segment devenu stratégique au Cameroun, notamment lors des cérémonies populaires où les boissons en canettes connaissent un succès croissant depuis plusieurs années. En l’absence, pendant longtemps, d’une offre locale suffisamment structurée, la préférence de nombreux organisateurs pour ce conditionnement a favorisé l’entrée sur le marché camerounais de produits importés, parfois de manière frauduleuse, depuis des pays frontaliers comme le Nigeria et la Guinée équatoriale. Une situation régulièrement dénoncée par les acteurs de l’industrie brassicole locale.
En 2016, la Société anonyme des boissons du Cameroun (SABC), leader du marché brassicole national, avait par exemple évalué à environ 300 000 hectolitres les importations frauduleuses de bières en canettes, pour une valeur estimée à près de 12 milliards de FCFA. Pour contrer ce phénomène, la filiale du groupe français Castel avait lancé, dès 2017 dans son usine de Ndokoti à Douala, une ligne de conditionnement en canettes d’un coût annoncé de 3 milliards de FCFA, destinée à ses principales marques de bières et de boissons gazeuses.
L’arrivée de UCB sur ce segment répond donc à une demande locale déjà existante, avec l’objectif de capter et de sécuriser de nouvelles parts de marché. Mais, selon des sources proches de l’entreprise fondée par l’industriel Joseph Kadji Defosso, l’ambition dépasse le seul marché camerounais. Le brasseur entend également s’appuyer sur ce conditionnement, plus adapté au transport longue distance que les bouteilles cassables, pour renforcer sa présence hors des frontières nationales.
L’export comme réponse au durcissement de la concurrence locale
Dans cette perspective, apprend-on de bonnes sources, UCB prévoit l’ouverture d’un centre de distribution en Côte d’Ivoire, pays appelé à servir de hub régional pour ses ambitions ouest-africaines. Ce centre devrait être approvisionné à la fois depuis Aba, au Nigeria, où le groupe Kadji — maison mère de UCB — a inauguré en mars 2026 une usine de production d’environ 20 milliards de FCFA, et depuis Douala, au Cameroun, grâce à la nouvelle usine mise en service sur l’ancien site de la KSA.
Cette stratégie d’expansion régionale intervient dans un contexte de forte concentration du marché brassicole camerounais au profit du principal concurrent de UCB, la SABC. Le rachat de Guinness Cameroun par le groupe Castel, annoncé en 2022 et validé en 2023 par les autorités communautaires de la concurrence malgré les réserves exprimées par UCB, a renforcé la position dominante de la SABC sur le marché local.
Dans ces conditions, le lancement des canettes par UCB ne relève pas seulement d’une innovation de conditionnement. Il peut aussi être lu comme une réponse stratégique au durcissement de la concurrence domestique : sécuriser une partie de la demande locale, réduire l’espace laissé aux importations frauduleuses et préparer une offensive sur les marchés ouest-africains, où le format canette offre un avantage logistique évident.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
05-12-2017 - Cameroun : pour contrer les importations frauduleuses, la SABC investit 3 milliards FCfa pour conditionner les bières en canettes
07-04-2026 - Industrie brassicole : le groupe Kadji à la conquête de l’Afrique de l’Ouest avec deux usines à 120 milliards de FCFA
29-03-2023 - Industrie brassicole : le rachat de Guinness Cameroun par Castel approuvé par les autorités de la concurrence
12-03-2024 - Castel revendique plus de 45 milliards de FCFA d’investissements depuis le rachat de Guinness Cameroun en 2023
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