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La troublante cacophonie de l’administration autour du statut du Lamido de Mada

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La troublante cacophonie de l’administration autour du statut du Lamido de Mada
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Selon Charles Armel Mbatchou, analyste politique et chroniqueur, la mort de Cavaye Yeguié Djibril laisse derrière elle une interrogation dérangeante : le Lamido de Mada était-il réellement devenu chef traditionnel de premier degré dans l’ordre administratif concret du Cameroun, ou seulement dans le récit politique du pouvoir central ?

Lire ici sa sortie :

La disparition de Cavaye Yeguié Djibril, survenue le 6 mai 2026 à Mada dans le département du Mayo-Sava, ouvre une séquence institutionnelle embarrassante pour l’État camerounais. Non pas seulement en raison du poids politique du défunt président de l’Assemblée nationale, mais surtout à cause des contradictions administratives qui entourent désormais son statut traditionnel.

Le malaise est profond : quelques mois seulement après son élévation officielle au rang de chef traditionnel de premier degré par décret présidentiel, un communiqué signé par le préfet du Mayo-Sava annonce pourtant le décès de « Sa Majesté Cavaye Yeguié Djibril, Chef Traditionnel de 2ème degré de Mada ».

L’erreur n’est pas anodine. Elle révèle soit une confusion administrative grave, soit une guerre silencieuse entre les circuits du pouvoir local et le sommet de l’État.

Un reclassement pourtant clair

En juillet 2025, le président de la République, Paul Biya, signe un acte portant reclassement et élévation de la chefferie traditionnelle de Mada au rang de premier degré. Ce texte consacre officiellement Cavaye Yeguié Djibril comme chef traditionnel de premier degré.

Dans l’architecture administrative camerounaise, ce reclassement n’est pas symbolique. Il modifie juridiquement le statut de la chefferie, son rang protocolaire, son poids dans les représentations coutumières et son inscription dans la hiérarchie des commandements traditionnels.

Dès lors, une question surgit : comment un préfet peut-il encore qualifier, en mai 2026, le Lamido de Mada de « chef traditionnel de 2ème degré » ?

Une contradiction qui fragilise l’État

Le problème dépasse la simple coquille administrative.

Le communiqué radio du préfet du Mayo-Sava est un document officiel de l’administration territoriale. Il engage l’autorité de l’État. Or, soit :

* le préfet ignorait le décret présidentiel ;

* les services administratifs n’ont jamais actualisé le statut de la chefferie ;

* le reclassement présidentiel n’a jamais été effectivement appliqué localement ;

* ou certains acteurs administratifs ont volontairement continué à considérer Mada comme une chefferie de deuxième degré.

Dans chacun de ces scénarios, l’État apparaît désarticulé.

Le plus préoccupant reste l’hypothèse d’une absence de coordination entre la présidence, le ministère de l’Administration territoriale et les autorités départementales. Car un décret de reclassement n’est pas une rumeur politique : il doit produire des effets administratifs immédiats.

Le précédent des listes officielles

La confusion devient encore plus visible lorsqu’on observe les listes circulant depuis plusieurs mois sur les chefferies de premier degré de l’Extrême-Nord.

Avant juillet 2025, Mada ne figurait pas parmi les lamidats et sultanats de premier degré recensés dans la région. Les documents administratifs et publications locales mentionnaient notamment :

* Maroua

* Bogo

* Mokolo

* Guidiguis

* Mindif

* Kousséri

* Logone-Birni

* Wandala

L’élévation de Mada constituait donc une modification importante de la cartographie du pouvoir traditionnel dans l’Extrême-Nord.

Mais manifestement, cette évolution n’a pas été assimilée par toute la chaîne administrative.

Qui a trompé Cavaye Yeguié Djibril ?

La question est politiquement explosive.

Car si Cavaye Yeguié Djibril a effectivement reçu les assurances d’un reclassement présidentiel, comment expliquer qu’au moment de son décès, l’administration territoriale locale continue officiellement de le désigner comme chef de deuxième degré ?

Deux possibilités émergent.

  1. Le reclassement a été politiquement annoncé mais administrativement mal exécuté

Dans ce cas, le pouvoir central aurait accordé une reconnaissance politique au président de l’Assemblée nationale sans s’assurer de son effectivité bureaucratique.

Cela traduirait une pratique fréquente au Cameroun : des décisions fortement médiatisées mais faiblement intégrées dans les rouages administratifs.

  1. Des résistances locales ont freiné l’application du reclassement

L’élévation d’une chefferie modifie des équilibres historiques, ethniques et protocolaires sensibles. Dans l’Extrême-Nord, la hiérarchie des lamidats est un sujet hautement stratégique.

Le reclassement de Mada pouvait être perçu comme une redistribution des rapports de prestige et d’influence entre autorités traditionnelles.

Dès lors, certains segments administratifs ou coutumiers ont pu considérer cette promotion avec réticence, voire continuer à reconnaître implicitement l’ancien statut.

Une faute administrative lourde

Dans tous les cas, le communiqué du préfet pose un problème institutionnel sérieux.

Un préfet est le représentant direct du chef de l’État dans le département. Lorsqu’il contredit, même involontairement, un acte présidentiel récent, il expose les fractures internes de l’appareil administratif.

Cette séquence révèle surtout un phénomène plus large : au Cameroun, l’État produit parfois plusieurs vérités administratives simultanées.

La présidence décide.

Les ministères transmettent.

Les administrations locales interprètent.

Et au final, le terrain applique parfois autre chose.

La mort de Cavaye Yeguié Djibril laisse ainsi derrière elle une interrogation dérangeante : le Lamido de Mada était-il réellement devenu chef traditionnel de premier degré dans l’ordre administratif concret du Cameroun, ou seulement dans le récit politique du pouvoir central ?

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André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale

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André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale
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La décision a été prise ce mardi 9 juin 2026 à Douala, le temps d’une session extraordinaire. Il remplace à ce poste Alain Francis Ngondi Owona.

Du mouvement à la tête de Tradex Guinée Équatoriale. Actu Cameroun apprend la nomination ce mardi 9 juin 2026 d’André Marc Emmanuel Yinda au poste de Directeur Général de la filiale, en remplacement d’Alain Francis Ngondi Owona. Avant sa nomination, André Marc Emmanuel Yinda occupait jusqu’à cette nomination les fonctions de Conseiller Technique N°1 de TRADEX S.A. Il siégeait également aux Conseils d’administration de Tradex Tchad et Tradex RDC.

Âgé de 48 ans, le nouveau Directeur Général est un pur produit du Groupe camerounais, où il cumule plus de 21 années d’expérience dans le secteur pétrolier. Diplômé de l’École Supérieure de Gestion et Finance (ESGF) de Paris et titulaire d’une licence en économétrie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il rejoint TRADEX en février 2005 en qualité de Cadre comptable et financier après des expériences chez Addax et Oryx.

Son parcours au sein du groupe est marqué par une progression constante : Responsable de l’Audit Interne en 2006, Chef de Division Audit Interne en 2008, Chef de Département Budget et Contrôle en 2012, puis Chef de Division Budget et Contrôle en 2024.

André Yinda s’est particulièrement illustré par sa contribution à la définition de la stratégie de l’entreprise et à la conduite de projets innovants. Il est notamment considéré comme l’un des principaux artisans de la création et du développement de la bouteille de gaz TradexGaz, devenue aujourd’hui l’un des produits phares de la marque. Son action a également permis de renforcer la maîtrise des charges, d’améliorer durablement les performances financières de l’entreprise et de moderniser les outils de pilotage budgétaire grâce à l’introduction d’indicateurs clés de performance.

À l’issue de cette nomination, Emmanuel Patrick MVONDO, Président du Conseil d’administration de TRADEX Guinée Équatoriale S.A., a exprimé sa confiance en la capacité du nouveau Directeur Général à poursuivre le rayonnement de la marque dans ce pays frère.

« Le nouveau Directeur Général continuera à œuvrer pour faire rayonner la marque TRADEX en Guinée Équatoriale. Notre ambition est d’accompagner activement les autorités dans le développement de ce pays frère, conformément à la vision portée par Adolphe MOUDIKI, Président du Groupe TRADEX », a-t-il déclaré.

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Discours d’Aboubakary Abdoulaye au Sénat

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Discours d’Aboubakary Abdoulaye au Sénat
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Le président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye a présidé ce mardi 9 juin, les travaux d’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année 2026. Il a appelé principalement à préserver la paix et la cohésion sociale.

Discours d’ouverture du président du Sénat

• Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

• Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

• Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel ;

• Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême et Madame le Procureur Général près ladite Cour ;

• Monsieur le Premier Vice-Président du Conseil Économique et Social ;

• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

• Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Chers collègues ;

• Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Hauts Commissaires ;

• Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;

• Distingués Invités en vos qualités, grades et titres respectifs,

C’est avec un grand honneur et un immense plaisir que je vous souhaite la bienvenue au sein de cet hémicycle, à l’occasion de « la Cérémonie Solennelle d’Ouverture de la Deuxième Session Ordinaire du Parlement, au titre de l’année législative 2026 ».

Je tiens à cet égard, à vous remercier très chaleureusement pour votre présence qui constitue la preuve de votre attachement à prendre part aux activités de la Chambre Haute de notre Parlement.

• Mesdames, Messieurs,

Avant l’entame de mon propos, je voudrais tout d’abord revenir sur la page nécrologique du Sénat et du parlement en général durant l’intersession et saluer, par la même occasion, la mémoire d’Illustres Membres de notre Parlement partis pour l’éternité.

Je salue en premier, la mémoire de Son Excellence Marcel NIAT NJIFENJI, tout premier Président du Sénat, décédé le 11 avril 2026, qui a eu droit à des hommages parlementaires le 14 mai 2026, suivis de son inhumation le 16 mai 2026 à l’occasion des obsèques officielles instituées en son honneur par le Président de la République.

Je salue ensuite la mémoire du Sénateur Chief TABETANDO NDIEB NSO, Deuxième Vice-Président du Sénat, décédé le 20 avril 2026, et dont les obsèques sont prévues du 10 au 13 juin 2026.

Je salue dans le même esprit, la mémoire de l’Honorable CAVAYE YEGUIE DJIBRIL, Ancien Président de l’Assemblée Nationale, décédé le 6 mai 2026 et pour qui, le Chef de l’Etat a institué des Obsèques Officielles, le 23 mai 2026.

Je m’incline enfin devant la mémoire de L’Honorable Théodore Alexandre MBE ASSAE MENDOMO, Président de la Commission des Affaires Économiques, de la Programmation et de l’Aménagement du Territoire de l’Assemblée Nationale, décédé le 6 mai 2026.

Je saisis à nouveau cette occasion pour rendre, une fois de plus, un vibrant et mérité hommage au Président Marcel NIAT NJIFENJI ainsi qu’au Très Honorable Président CAVAYE YEGUIE DJIBRIL.

L’un et l’autre resteront dans nos mémoires comme des hommes de caractère certes, mais surtout des hommes d’État qui ont consacré une grande partie de leur vie au service de la Nation et ont joué un rôle important dans le développement de deux principales Institutions constitutionnelles de notre pays, contribuant ainsi au renforcement de notre démocratie, de l’unité nationale, à la stabilité et au rayonnement du Cameroun.

Leur héritage restera gravé dans la mémoire de toutes les personnes qui ont eu le privilège de travailler avec eux. Je forme le vœu que leur héritage continue d’inspirer les futures générations de Camerounais.

Je renouvelle aux familles si durement éprouvées les sincères condoléances du Sénat auxquelles, j’associe l’expression de ma compassion personnelle.

• Mesdames, Messieurs,

Je vous invite à présent, à vous lever pour observer une minute de silence en la mémoire des disparus.

(Minute de silence)

Je vous remercie.

Pour clore ce chapitre, je tiens à remercier tous les Collègues Sénateurs qui, malgré l’intersession, ont trouvé du temps pour accompagner le Président Émérite du Sénat et le Président Émérite de l’Assemblée Nationale à leur dernière demeure, respectivement à Bangangté et à Mada.

• Distingués Invités,

• Chers Collègues Sénateurs,

La présente session s’ouvre aux lendemains de la célébration de la 54ème édition de la Fête Nationale de l’Unité, placée cette année sous le thème « L’unité nationale, pilier de notre défense et socle du développement du Cameroun ».

Le Sénat joint sa voix à Celle la plus autorisée de la République pour adresser ses vives et chaleureuses félicitations à toutes les administrations, institutions ainsi qu’à tous nos compatriotes, de l’intérieur comme de la diaspora, qui ont contribué au succès de ces festivités.

Nous adressons tout particulièrement nos félicitations à nos forces de défense et de sécurité qui, sous la conduite éclairée de S.E Paul BIYA, Président de la République, Chef de l’Etat, et Chef des Forces armées, s’acquittent remarquablement de leurs devoirs.

C’est cet exemple que je demande à chacun de nous, Chers Collègues, de suivre en apportant tout notre soutien au Président de la République dans cette symbiose pour la sauvegarde de la Paix et de l’Unité Nationale qui nous permettra de bâtir ce Cameroun fort et prospère que nous appelons de tous nos vœux.

Nous devons travailler, encore et toujours pour préserver l’Unité Nationale, ce bien commun que nous ont légué les pères fondateurs et que, à notre tour, nous transmettrons aux générations futures.

Dans son discours prononcé le 20 février 2014 à l’occasion de la célébration du Cinquantenaire de la Réunification, discours toujours d’actualité, le Président Paul BIYA nous interpellait en ces termes : « Notre Unité Nationale est l’ossature autour de laquelle s’articule les organes de notre société. Elle se confond avec l’existence même de notre peuple. J’en appelle donc à tous nos concitoyens, tout particulièrement à nos jeunes, à veiller jalousement sur elle, pour que jamais elle ne s’altère.

Je leur demande d’éviter le piège tendu par certaines forces centrifuges régionales, tribales ou religieuses qui peuvent compromettre la cohésion nationale. »

• Distingués Invités,

• Chers Collègues Sénateurs,

La célébration de la Fête de l’Unité Nationale se tenant aux lendemains de la Visite Apostolique historique du Souverain Pontife, Sa Sainteté Le Pape Léon XIV, dans notre pays du 15 au 18 avril 2026, souvenons-nous du message de paix que le Très Saint-Père a porté à Yaoundé, Bamenda et Douala.

Souvenons-nous également de Son exhortation au Peuple camerounais exprimée en ces mots : « Restons Unis !». J’invite par conséquent chaque Camerounais et, plus encore les représentants du peuple que nous sommes, à jouer un rôle déterminant dans la sensibilisation populaire autour de ces messages afin de contribuer à la consolidation de l’Unité Nationale ainsi qu’à la construction et à l’édification d’un avenir de paix et de prospérité pour notre pays.

Je demande, pour sa part, au Gouvernement de la République de ne ménager aucun effort pour, d’une part, combattre toutes les dérives qui constituent autant de menaces pour le vivre-ensemble et, d’autre part, trouver des solutions durables devant garantir la paix, la sécurité, la préservation de l’unité nationale et la poursuite des efforts de développement inclusif.

• Mes Chers Collègues Sénateurs,

Nous devons, quant à nous, prendre toutes nos responsabilités et apporter, chaque fois que nous le pouvons, une réponse pertinente aux attentes des Camerounais.

Le Débat d’Orientation Budgétaire nous en donne singulièrement l’occasion en nous offrant la possibilité d’aborder, avec le Gouvernement, certains sujets préoccupants pour changer durablement l’environnement socio-économique du pays et les conditions de vie de nos compatriotes.

Cet exercice ne doit pas être une occasion de discussions sur les ponts, les points d’eau ou salles de classe à construire dans nos villes, villages ou circonscriptions respectives.

Il doit plutôt être un moment de grands échanges avec le Gouvernement sur les orientations stratégiques appelées à changer globalement les conditions de vie de nos compatriotes.

En effet, nous le savons tous, le contexte économique mondial actuel est difficile en raison, d’une part, de la persistance des tensions géopolitiques et de nombreux conflits armés qui menacent la paix mondiale et, d’autre part, de la montée en puissance des agendas populistes et de l’avènement des politiques souverainistes.

En tant que Représentants de nos populations, nous avons l’obligation de porter leurs préoccupations concernant la paix et le renforcement de la sécurité dans nos villes et campagnes.

Ces préoccupations concernent aussi un besoin accru en infrastructures de toutes sortes, l’amélioration de la couverture sanitaire ainsi que celle du système éducatif et de la formation professionnelle, sans perdre de vue la lutte contre la vie chère, l’accès généralisé à l’eau potable et une meilleure offre qualitative et quantitative en énergie.

Ainsi, en 2027, le Sénat attend du Gouvernement des décisions budgétaires, financières et structurelles susceptibles de renforcer la résilience de notre économie et, de manière plus globale, celle de notre pays face aux multiples menaces et crises du moment.

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Nkongsamba : Tragédie d’une fillette électrocutée

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Nkongsamba : Tragédie d’une fillette électrocutée
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Selon une source sur place, la petite Célia Fotio, âgée de seulement 3 ans a été électrocuté à cause d’une rallonge défectueuse.

Un drame domestique s’est produit ce mardi 9 juin 2026, au quartier Ekangté, dans la ville de Nkongsamba. Célia Fotio, âgée de 3 ans, a perdu la vie après avoir été électrocutée par une rallonge électrique en panne, dans sa maison familiale, explique notre consœur Orny T Infos.

Selon notre consœur, les premiers éléments recueillis sur place, la petite fille se trouvait en compagnie de son grand frère Prince, 9 ans, et de leur ami Yvan, du même âge. «Pendant que les deux garçons faisaient la vaisselle, ils ont été attirés par la rallonge endommagée et l’ont touchée, subissant un choc électrique immédiat. Attirée par leur geste, la petite Célia a voulu à son tour toucher l’objet. Malgré les tentatives des garçons pour l’en dissuader, elle a été électrocutée à son tour et s’est effondrée».

«Sa tante, Elvira, qui venait tout juste de rentrer des champs et se trouvait aux toilettes pour prendre sa douche, a entendu des bruits suspects. Elle a découvert la scène et a aussitôt transporté l’enfant chez sa grand-mère, qui tient une boutique à proximité. Cette dernière l’a conduite en urgence à l’hôpital, où le décès de la fillette a été constaté. De retour sur les lieux, les forces de maintien de l’ordre ont procédé au constat d’usage. La mère de Célia était à son travail au moment du drame ; sa grand-mère se trouvait à la boutique. Ce tragique accident survient moins d’une semaine après la fête de fin d’année scolaire à la maternelle de Célia, qu’elle avait célébrée avec ses camarades. Elle ne pourra pas faire sa rentrée l’année prochaine», ajoute Orny T Infos.

«En cette période de vacances, où les enfants passent plus de temps à la maison, cet incident rappelle l’importance de la sécurité domestique. L’état des équipements électriques, en particulier des rallonges souvent improvisées ou vétustes, peut représenter un danger mortel pour les tout-petits. Une sensibilisation accrue des familles et la vérification régulière des installations électriques pourraient éviter d’autres drames», conclut celle-ci.

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