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Michel Kameni : L’œil immortel de Yaoundé

Il n’a jamais étudié dans une grande école d’art, n’a jamais exposé dans les galeries parisiennes de son vivant, et pourtant Michel Kameni a capturé l’âme d’un continent en pleine renaissance. Derrière son objectif, c’est toute l’histoire du Cameroun post-colonial qui s’est laissée photographier.
Un enfant de Bafang devenu témoin d’une époque
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Né en 1935 à Bafang, dans la région de l’Ouest du Cameroun, Michel Kameni ne semblait pas destiné à marquer l’histoire de la photographie africaine. C’est son oncle, ancien combattant de l’armée de terre reconverti en photographe, qui change le cours de sa vie en le convainquant de quitter sa ville natale pour apprendre le métier à ses côtés. Une décision qui s’avérera déterminante.
Autodidacte dans l’âme, Kameni est rapidement remarqué et recruté par l’administration coloniale française pour le compte de l’armée. C’est là que naît véritablement sa passion pour l’image. Fort de cette expérience, il franchit le pas en septembre 1963 et ouvre son propre studio, le Studio K.M, dans les rues animées du quartier de la Briqueterie à Yaoundé, quelques années seulement après les indépendances.
Le studio K.M : un carrefour de toute une société

Dès son ouverture, le Studio K.M devient bien plus qu’un simple commerce. C’est un lieu de vie, un point de convergence où se croisent citadins et voyageurs, familles et amoureux, élites urbaines et agriculteurs ruraux, chrétiens et musulmans. Toutes les couches de la société camerounaise y défilent, l’une après l’autre, pour se faire immortaliser.
Entre 1960 et 1980, Michel Kameni réalise plus de 130 000 clichés. Son objectif ne recule devant rien : il photographie des cérémonies de fiançailles et des moments de deuil, des personnes albinos, des groupes de bandits, mais aussi des prisonniers pour le compte de la police. Un regard sans filtre, sans jugement, qui embrasse la société camerounaise dans toute sa complexité et sa diversité.
Ses images sont bien plus qu’un témoignage documentaire. Elles révèlent une relation intime et singulière entre le photographe et ses sujets. Dans chaque portrait transparaissent les rêves et les aspirations d’une nation en pleine mutation, tiraillée entre les influences musicales et vestimentaires venues d’Occident et les racines culturelles profondément ancrées. Une fusion entre tradition et modernité, saisie avec une sensibilité rare.
Une redécouverte tardive, mais retentissante

Pendant des décennies, l’œuvre de Michel Kameni reste dans l’ombre, connue seulement de quelques initiés. C’est en 2017 qu’elle trouve enfin un ambassadeur inattendu en la personne de Benjamin Hoffman, photographe et cinéaste français. De passage à Yaoundé pour un tournage, il tombe sur les travaux de Kameni et en est immédiatement subjugué. Les deux hommes se lient d’amitié et développent une complicité artistique forte. Benjamin Hoffman prend alors à cœur de faire rayonner cette œuvre à l’international.
Après le décès de Michel Kameni en 2020, la famille du photographe confie à Benjamin Hoffman l’intégralité de son héritage artistique, lui accordant ainsi la mission de perpétuer et de diffuser cette collection exceptionnelle.
Les expositions se succèdent alors rapidement : en 2019 à Londres lors du Contemporary African Art Fair, puis à Tel Aviv, avant de revenir sur le continent avec une exposition au Musée National de Yaoundé en 2020, suivie d’une présentation à The African Studies Gallery. Sur Instagram, le compte @studio_kameni, curated by Benjamin Hoffman, permet désormais à une nouvelle génération du monde entier de découvrir progressivement ses précieux clichés.
Un héritage gravé dans le temps
Michel Kameni n’était pas seulement un photographe. Il était un archiviste instinctif, un conteur visuel qui a su, avec une humilité remarquable, préserver la mémoire vivante d’un Cameroun en train de se réinventer. À l’heure où l’Afrique revendique la maîtrise de sa propre narration, son œuvre résonne plus fort que jamais.
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Aboubakar Nagida rassure, Rennes démarre fort et domine le Club Bruges en amical

Le Stade Rennais poursuit sereinement sa montée en puissance avant le coup d’envoi de la saison 2026-2027. En pleine phase de préparation, les hommes de Franck Haise ont livré une prestation encourageante ce samedi au Roazhon Park en s’imposant 2 buts à 1 face au Club Bruges lors d’un match amical.
Face à une solide formation belge, les Rouge et Noir ont affiché de belles intentions de jeu. Le premier but rennais est intervenu bien avant l’heure de jeu grâce à Estéban Lepaul, qui a concrétisé la domination de son équipe en ouvrant le score (1-0).
Le Club Bruges a toutefois réagi à la 72e minute. Kyriani Sabbe a remis les deux équipes à égalité d’une frappe parfaitement maîtrisée, relançant ainsi le suspense (1-1).
Mais Rennes n’a pas tardé à reprendre l’avantage. Entré avec détermination, l’attaquant sénégalais Soumaré a offert la victoire aux Bretons en inscrivant le but du 2-1, déclenchant la joie des supporters présents au Roazhon Park.
Côté camerounais, Aboubakar Nagida a également marqué des points. Aligné en défense, le Lion Indomptable a rendu une copie convaincante durant les 58 minutes qu’il a passées sur la pelouse. Solide dans les duels, appliqué dans ses relances et rassurant défensivement, il confirme sa montée en puissance à l’approche de la reprise.
Le Stade Rennais poursuit ainsi sa préparation avec des signaux positifs avant un début de saison qui s’annonce particulièrement relevé. Les Bretons lanceront officiellement leur campagne de Ligue 1 le 23 août 2026 sur la pelouse du Paris Saint-Germain, au Parc des Princes, pour une affiche de prestige qui constituera un premier véritable test pour les hommes de Franck Haise.
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Objectif Mali, les Lionnes Indomptables entrent dans le vif du sujet
Les Lionnes Indomptables ont franchi une étape importante dans leur préparation pour la Coupe d’Afrique des Nations Féminine Maroc 2026. Ce samedi, la sélection camerounaise a mis un terme à son stage d’acclimatation à Casablanca, ponctué par plusieurs jours d’entraînements intensifs destinés à peaufiner les derniers réglages avant le début de la compétition.
Dès ce dimanche, les joueuses camerounaises rejoindront l’hôtel officiel de la CAN Féminine, où elles poursuivront leur préparation dans un environnement entièrement dédié au tournoi. Une nouvelle phase qui permettra au groupe d’affiner sa cohésion et de se concentrer sur son premier objectif : réussir son entrée en lice.
Le coup d’envoi de la 16ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine est donné ce dimanche au Royaume du Maroc, lançant ainsi plusieurs semaines de compétition entre les meilleures sélections du continent.
Pour les Lionnes Indomptables, le rendez-vous est fixé au 29 juillet, date à laquelle elles affronteront le Mali pour leur premier match. Une rencontre déjà capitale qui pourrait donner le ton de leur campagne et renforcer leurs ambitions dans cette édition de la CAN.
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Révolution pour les footballeurs camerounais

Le Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) a annoncé, ce jeudi, un tournant majeur pour la protection des joueurs au Cameroun à la faveur de l’accord historique conclu entre la FIFA et la FIFPRO. Lors d’une conférence de presse, l’organisation a détaillé les principales avancées de ce texte, présenté comme une étape décisive dans la reconnaissance des droits des footballeurs professionnels.
Au cœur de cet accord figure une réaffirmation du statut des joueurs en tant que partenaires sociaux, mettant définitivement fin à une vision qui les réduirait à de simples « marchandises ». Le nouveau cadre prévoit notamment un repos obligatoire de 72 heures entre deux rencontres, une mesure destinée à préserver la santé des athlètes et à limiter les risques de blessures.
Le texte impose également aux clubs une prise en charge médicale légalement encadrée des blessures contractées par les joueurs dans l’exercice de leur activité. À cela s’ajoutent des garanties renforcées concernant la mobilité des joueurs sur le marché des transferts, dans le but de mieux protéger leurs droits tout au long de leur carrière.
Déterminé à voir ces nouvelles dispositions appliquées sans délai, le SYNAFOC est déjà passé à l’action. Le syndicat révèle avoir adressé, le 18 juillet, une correspondance à la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) afin de demander une révision du calendrier du Tournoi Inter-poules 2026. En cause, un délai de récupération limité à 48 heures entre certaines rencontres, jugé incompatible avec les nouvelles exigences internationales.
À travers cette démarche, le SYNAFOC entend faire du respect des normes FIFA-FIFPRO une priorité dans l’organisation des compétitions nationales. Le syndicat affirme qu’il poursuivra son plaidoyer afin que ces standards soient pleinement intégrés dans le droit du football camerounais, ouvrant ainsi la voie à une meilleure protection des joueurs et à une gouvernance plus conforme aux pratiques internationales.
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