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Ndollè City présente sa stratégie de développement à ses partenaires

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Ndollè City présente sa stratégie de développement à ses partenaires
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Le tourisme mondial se porte bien, et les promoteurs de Ndollè City entendent que le Cameroun en prenne sa part. Devant les partenaires réunis à Yaoundé, Junior Ngosso Abraham, Président Exécutif de World Dream Investment, a d’emblée posé le cadre chiffré. « En 2024, le tourisme et le voyage ont représenté 10 % du produit intérieur brut mondial, soit 11 000 milliards de dollars américains.

Dans ce secteur en progression de 7,5 % par rapport à 2019, avant la pandémie du Covid-19. Cette industrie soutient aujourd’hui plus de 348 millions d’emplois à travers le monde, soit 13,6 millions d’emplois de plus qu’en 2019 », a-t-il rapporté. Et d’ajouter une formule qui a visiblement marqué l’assistance : « 1 dollar sur 10 dépensés dans le monde en 2024 l’a été dans l’industrie touristique. Le tourisme n’est plus uniquement un loisir. Il est devenu une dépense essentielle pour les ménages. »

D’ici 2034, ce secteur devrait représenter 11,4 % du PIB mondial. C’est sur cette trajectoire que le projet Ndollè City prétend positionner le Cameroun.

Un projet adossé à la SND30

La Journée des partenaires, présidée par Mfouapon Alassa, Conseiller technique numéro 1 au ministère du Tourisme et des Loisirs, a réuni investisseurs internationaux, chefs d’entreprises, bailleurs de fonds et médias. La rencontre a permis aux promoteurs de rappeler l’ancrage institutionnel du projet. Ndollè City figure dans la SND30, et le Premier ministre a donné sa caution formelle à cette vision.

L’objectif assigné au ministère du Tourisme est d’atteindre 3,5 millions de touristes par an, avant de porter la destination Cameroun à 8 millions de visiteurs internationaux d’ici 2028. Les promoteurs s’appuient pour cela sur des accords noués depuis plus d’une décennie avec l’Organisation mondiale du tourisme et plusieurs tour-opérateurs, dont un accord de principe pour promouvoir 5 millions de touristes par an vers le Cameroun.

Quatre arguments pour justifier le pari

Pourquoi Ndollè City est-elle devenue stratégique ? Junior Ngosso Abraham a structuré sa réponse en quatre points. L’alignement macroéconomique, d’abord. « En misant sur le programme d’investissement World Dream, sur le projet Ndollè City et sur les projets intégrés, son excellence Monsieur Paul Biya et le chef du gouvernement ont anticipé cette vague de croissance. Ils ont ainsi positionné le Cameroun sur les rails d’un avenir prospère », a-t-il soutenu.

Le potentiel d’emplois, ensuite. Les infrastructures prévues à Sikoum Dibamba devraient générer 2 350 000 emplois directs et indirects. « C’est un héritage que nous laisserons à nos enfants et aux enfants de nos enfants », a affirmé Junior Abraham. L’accélération de la SND30, troisième argument, s’inspire du modèle indien, qui a entrepris de doubler la part du tourisme dans son PIB de 5,22 % à 10 % en dix ans. Enfin, l’impact financier. Le modèle économique du projet repose sur un droit de tirage privilégié estimé à 10,7 milliards de dollars par an, soit 6 500 milliards FCFA.

Un hub sectoriel, pas seulement touristique

Ndollè City se présente comme bien plus qu’une destination de vacances. Transports, agro-industrie, énergie, banque, assurance, télécommunications, formation et services numériques font partie des secteurs ciblés.

PME camerounaises, entreprises sous-régionales et multinationales sont toutes appelées à y trouver des contrats via des mécanismes de partenariat public-privé. « Ndollè City donne au Cameroun un actif intergénérationnel qui va générer des devises, des emplois et des compétences bien au-delà de 2035 », a conclu Junior Ngosso Abraham, avant de lancer à l’assistance : « L’histoire économique du Cameroun continue de s’écrire aujourd’hui et elle s’écrit avec moi. »

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Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation

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Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation
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L’intérêt de cet ouvrage tient d’abord à son approche historique. Les auteurs remontent aux politiques agricoles de la période postcoloniale pour montrer comment l’État a progressivement fait de l’agriculture un instrument de développement, de stabilisation sociale et de création de revenus. L’introduction rappelle que le secteur mobilise environ 70 % de la maind’œuvre active et qu’il a longtemps constitué un socle essentiel de l’économie nationale. Les cultures d’exportation — cacao, café, banane, huile de palme, coton — ont notamment participé à l’insertion du Cameroun dans les échanges internationaux.

Cette trajectoire n’est toutefois pas linéaire. À travers quatre chapitres répartis en deux grandes parties, l’ouvrage met en évidence les politiques publiques successives, leurs résultats et leurs limites. Les auteurs évoquent notamment les plans quinquennaux, les investissements publics, les Zones d’Actions Prioritaires Intégrées (ZAPI), le Programme de Développement Rural Participatif Décentralisé (PDRP) ou encore le Programme National de Développement Participatif (PNDP).

Cette rétrospective permet de mesurer la permanence d’un même enjeu : transformer les politiques agricoles en gains durables de productivité et de revenus ruraux. L’un des apports majeurs du livre réside dans l’identification des contraintes qui continuent de peser sur la compétitivité agricole. Les auteurs pointent l’insuffisance du financement, la faiblesse des infrastructures rurales, les difficultés d’accès aux marchés et aux facteurs de production, les problèmes de stockage et de transport, ainsi que les limites de la transformation locale. Ils soulignent également le déficit d’accès aux technologies de l’information et aux services permettant aux producteurs de mieux valoriser leur offre.

Le propos prend une dimension particulièrement économique lorsqu’il relie agriculture, industrialisation et souveraineté alimentaire. La production agricole ne constitue pas seulement une source d’emplois et de revenus : elle peut également réduire les importations, alimenter l’industrie agroalimentaire et élargir la base productive nationale. L’ouvrage rappelle ainsi que le développement agricole doit être pensé en articulation avec la transformation, le financement, les infrastructures et l’accès aux marchés.

La dernière partie ouvre précisément cette réflexion sur l’avenir. Les auteurs préconisent notamment davantage d’investissements, le développement des infrastructures de transformation, l’amélioration des transports et du désenclavement rural, ainsi qu’une implication accrue des collectivités territoriales. Ils insistent également sur la nécessité de sécuriser le foncier et de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement.

À travers cette lecture du Cameroun agricole, le livre pose finalement une question de politique économique : comment convertir le potentiel agricole du pays en croissance productive, en emplois et en réduction durable de la dépendance extérieure ? Son intérêt réside moins dans la célébration du potentiel agricole que dans l’examen des conditions économiques et institutionnelles nécessaires à sa transformation en véritable moteur de développement.

Fabrice BELOKO

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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival

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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival
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Les conditions de cette inscription dans le répertoire national ont récemment été présentées par le ministère en charge des Arts et de la culture.

Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre en charge des Arts et de la culture (Minac) a récemment reçu une délégation composée de quelques autorités traditionnelles venant de la communauté Mvog Manga, basée dans les régions du Centre et du Littoral. Ces membres de l’association Anyang Mvog Manga sont allés solliciter auprès du Minac, la reconnaissance nationale de leur festival qui se prépare.

Lors de l’audience, SM Serge Amougou qui était à la tête de la délégation a indiqué que «prendre en compte notre festival, c’est considérer la culture, c’est avoir une vision très poussée de ce que nous voulons faire pour pérenniser la culture ancestrale en pratiquant les rites, us et coutumes des Ekang en général, des Beti et des Mvog Manga en particulier. Nous voulons tenir à ce qu’il n’y ait pas la disparition des pratiques ancestrales. Notre identité culturelle doit être remarquée et remarquable ».

Cette reconnaissance nationale requiert plusieurs préalables. Marie Thierry Edjoa Akoa, directeur du patrimoine culturel au Minac a expliqué qu’il est nécessaire de disposer d’un ancrage historique culturel. La deuxième condition c’est la gouvernance communautaire. Il faut donc avoir une périodicité fixe connue, un comité d’organisation traditionnel légitime reconnu, une chefferie et la participation effective de toute la communauté.

Comme troisième critère, le festival doit être un concentré de patrimoine vivant avec des rites, danses, chants et savoir-faire originel d’art oratoire, la pharmacopée, la lutte traditionnelle, les contes en langue maternelle.

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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement

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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement
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Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba fixe désormais des obligations précises aux différents acteurs, avec pour objectif de corriger les dysfonctionnements constatés et améliorer durablement la disponibilité du gaz domestique pour les consommateurs.

Gaston Eloundou Essomba, ministre en charge de l’Eau et de l’énergie (Minee) a publié le 23 septembre 2026, une lettre-circulaire fixant les prescriptions relatives à l’approvisionnement du marché national en gaz et pétrole liquéfié (GPL). Cette note ministérielle fait suite à de nombreux dysfonctionnements qui perturbe les approvisionnements depuis plusieurs semaines.

Pour mettre un terme à ces dysfonctionnements et garantir un approvisionnement régulier du marché national en GPL et assurer la disponibilité du produit dans les points de vente, le membre du gouvernement prescrits 5 mesures.

D’abord, le strict respect par les importateurs du calendrier prévisionnel des livraisons, tel qu’arrêté par le Comité mensuel de suivi du marché du GPL. Ensuite, le membre du gouvernement prescrit le paiement effectif des factures relatives aux importations du GPL dans le strict respect des délais contractuels.

La répartition des cargaisons de GPL par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), conformément aux parts de marché de chaque marketer et dans le respect des contrats commerciaux qui ont une prééminence sur les partes de marché. Le Minee recommande la priorisation de la réception des importations destinées aux pays voisins et enfin, Gaston Eloundou Essomba recommande l’obligation pour les sociétés agrées à l’exercice de distribution du GPL de disposer au préalable d’un parc d’au moins 10 000 bouteilles avant tout enlèvement dudit produit à destination des points consommateurs.

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