Actualités locales
Vérité des urnes : Issa Tchiroma appelle à une mobilisation générale de la diaspora


Issa Tchiroma Bakary, qui continue de revendiquer sa victoire lors de la présidentielle d’octobre 2025, appelle la diaspora camerounaise à se mobiliser pour le rétablissement de la légitimité des urnes.
MESSAGE À L’ENSEMBLE DE LA DIASPORA CAMEROUNAISE : SOCIÉTÉ CIVILE, CITOYENS ENGAGÉS, ACTIVISTES, LANCEURS D’ALERTE
APPEL À L’UNION ET À LA CONVERGENCE DES LUTTES
Mes Cher(e)s Compatriotes,
Chers Militants de la Démocratie
Je m’adresse à vous ce jour parce que l’heure est grave !
Je sais que même loin du berceau de nos ancêtres, le Cameroun, vous êtes restés proches du quotidien et des préoccupations de nos populations. Ainsi, aucun acte de la vie nationale, aucune circonstance majeure ne vous laisse indifférents. Mieux, vous donnez de la voix, à travers des mobilisations, des sensibilisations et des actions citoyennes fortes, pour dénoncer l’abîme dans lequel est plongé notre pays ou pour faire corps avec la Nation dans des circonstances graves.
On le voit, ces temps derniers, à travers l’organisation d’hommages à l’illustre héros national Anicet Ekané, la dénonciation des manœuvres anti-démocratiques qui fragilisent notre République telles les diverses modifications de la Constitution taillées sur mesure pour plaire à un individu, de surcroit illégitime, sans tenir compte du bien-être des trente millions de nos concitoyens. La création nuitamment d’un poste de Vice-Président nommé est une parfaite illustration des dérives en cours.
Votre engagement individuel et collectif des années et des décennies durant, traduit un attachement viscéral au Cameroun, et cela est à votre honneur. Il est la preuve que l’éloignement géographique n’éteint pas le patriotisme. Il est le signe que la distance ne fait pas disparaître la conscience citoyenne. Il est le prolongement de longues années de mobilisation des Camerounais de l’Extérieur, depuis les luttes pour l’Indépendance, le soutien à l’opposition lors du retour au multipartisme, et plus récemment, contre le hold-up électoral de 1992 et de 2018.
Après ma victoire à l’élection présidentielle d’octobre 2025, à la faveur d’une mobilisation populaire et inédite ainsi que du vote massif de la Diaspora, cet élan s’est confirmé de plus belle. Il s’est manifesté sous diverses formes contre l’usurpation de cette victoire par le régime en place, qui a confisqué le fruit d’une adhésion pleine et entière d’une large majorité de Camerounais au programme de Transition et de Transformation du Cameroun que je continue à porter.
Aujourd’hui, il est de notre devoir patriotique de veiller à ce que cette dynamique ne soit pas contrariée par des dissensions, des polémiques, des batailles inutiles et des attaques parfois personnelles sur les réseaux sociaux qui desservent l’objectif principal à savoir : une mobilisation concertée et bien conjuguée dans l’intérêt supérieur du Cameroun, pour le rétablissement de la vérité des urnes et l’avènement d’un changement véritable et rapide dans notre pays.
Dans mon récent appel à la Mobilisation pour soutenir les milliers de victimes de la crise post-électorale, notamment nos compatriotes injustement détenus, et aussi pour la bataille d’Etoudi, j’avais insisté sur le rôle déterminant de la Diaspora.
Votre participation active à cette démarche est déterminante ; mais votre formidable engagement ne pourra porter les fruits dans le temps voulu que si vous êtes rassemblés autour de l’objectif principal et commun. Elle ne peut aboutir que si chacun privilégie l’essentiel ; que si chacun ne s’éloigne pas de la cause ultime ; que si les querelles de leadership cèdent la place à l’intérêt général et à la mobilisation générale tous azimuts.
En cette période extrêmement critique de l’histoire de notre pays, où les manœuvres inconstitutionnelles et la dérive monarchique du régime s’ajoutent à son illégitimité depuis le 12 octobre 2025, ainsi qu’à l’accroissement de la pauvreté et au creusement de la dette, il me semble utile d’en appeler à une Union de toute la Diaspora et de vos organisations respectives. Vous avez le devoir de vous mobiliser de façon conjuguée et de travailler en synergie pour contribuer à rendre possible notre but commun dans les meilleurs délais. L’avènement d’un Cameroun Nouveau à travers le rétablissement de la légitimité des urnes telle qu’exprimée massivement par les Camerounais à l’occasion de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 en dépend.
C’est notre engagement. C’est notre but, C’est notre devoir commun.
Je compte sur vous, et vous savez pouvoir compter sur moi.
Vive la Diaspora Camerounaise
Vive le Cameroun.
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Actualités locales
Agriculture : le Cameroun vise 70 000 tonnes de semences certifiées dans le septentrion en 2026

(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais ambitionne de produire 70 000 tonnes de semences certifiées dans les trois régions septentrionales en 2026. Pour atteindre cet objectif, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, a remis, le 8 juillet à Garoua, un lot de 83 tonnes de semences de base améliorées aux organisations de producteurs de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord.
Produites par l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad), ces semences doivent être multipliées sur une superficie totale de 7 500 hectares. Selon les données communiquées par le ministère de l’Agriculture, cette opération devrait permettre d’obtenir 70 000 tonnes de semences certifiées destinées aux agriculteurs.
Le détail des volumes et des superficies par culture n’a toutefois pas été communiqué. Cette ventilation permettrait notamment d’apprécier les rendements attendus pour chacune des spéculations ciblées ainsi que la part des besoins des trois régions que cette production devrait couvrir.
Les semences de base distribuées ont été produites dans le cadre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH). Ce programme gouvernemental vise à accroître la production et la transformation locales afin de réduire la dépendance du Cameroun aux importations de produits alimentaires.
Dans le septentrion, le dispositif cible notamment des cultures telles que le riz, le maïs et le soja. Les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord constituent d’importants bassins de production pour ces filières, mais les rendements demeurent freinés par l’accès limité aux intrants de qualité, les aléas climatiques et l’insuffisance des équipements agricoles.
Une campagne agricole lancée sur fond d’insécurité alimentaire
La remise des semences intervient près d’un mois après le lancement officiel, le 18 juin 2026, de la campagne agricole dans la partie septentrionale du pays.
L’agriculture y revêt un enjeu économique et social majeur. Les trois régions concentrent une part importante des populations rurales pauvres et restent particulièrement exposées à l’insécurité alimentaire.
Cette situation résulte d’une combinaison de facteurs, parmi lesquels les conflits et les déplacements de populations, les perturbations de l’activité agricole et des circuits commerciaux, la pauvreté ainsi que des chocs climatiques récurrents. Les sécheresses, les inondations et l’irrégularité des pluies affectent régulièrement les rendements et aggravent les déficits de production.
À travers la multiplication locale de semences certifiées, le gouvernement entend améliorer la productivité des exploitations, sécuriser l’approvisionnement des producteurs en matériel végétal de qualité et renforcer l’offre alimentaire dans les trois régions. L’impact réel du programme dépendra toutefois des volumes effectivement certifiés, de leur calendrier de disponibilité et des conditions auxquelles ces semences seront distribuées aux agriculteurs.
BRM
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L’audience de l’affaire Martinez Zogo reprend ce mardi 14 juillet 2026
Une suite logique, car l’audience avait été suspendue ce lundi 13 juillet 2026, pour raison de santé de l’accusé Maxime Léopold Eko Eko. Ladite audience […]
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Electricité : le sidérurgiste Prometal au cœur d’une bataille commerciale entre EDC et la Socadel

(Investir au Cameroun) – Le projet du gouvernement d’autoriser Prometal, leader de la transformation de l’acier en Afrique centrale, à acheter directement à Electricity Development Corporation (EDC) l’électricité produite par le barrage de Memve’élé, d’une capacité installée de 211 MW, suscite des inquiétudes au sein de la Société camerounaise d’électricité (Socadel), l’opérateur public chargé notamment de la distribution de l’énergie électrique dans le pays.
Dans une lettre adressée le 8 juin 2026 au Premier ministre Joseph Dion Ngute, le président du conseil d’administration de la Socadel, Antoine Ntsimi, suggère au chef du gouvernement de« surseoir à toute signature ou finalisation du contrat bilatéral de fourniture directe d’énergie entre EDC et Prometal, ainsi que des conventions qui lui sont associées, jusqu’à l’achèvement d’une évaluation complète de ses implications institutionnelles, financières, techniques et sectorielles ».
Le projet prévoit que l’électricité achetée par Prometal auprès d’EDC soit produite à Memve’élé, puis acheminée jusqu’aux usines de Douala-Bassa par le réseau exploité par la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel). Il ne s’agit donc pas d’un raccordement physique direct de Prometal au barrage, mais d’un contrat bilatéral de fourniture reposant sur l’utilisation du réseau national de transport.
Le PCA de la Socadel redoute que le transfert de Prometal, qui exploite déjà cinq usines dans la zone industrielle de Douala-Bassa, accentue les tensions de trésorerie du distributeur et déséquilibre davantage l’ensemble du secteur électrique.
« La restructuration engagée du secteur repose précisément sur la consolidation du portefeuille clientèle de la Socadel, l’amélioration durable de ses performances financières et le renforcement de sa capacité d’investissement. Or, le retrait de son principal client industriel produirait exactement l’effet inverse de celui recherché par les pouvoirs publics », soutient Antoine Ntsimi.
Le montant exact des recettes que la Socadel perdrait avec le départ de Prometal n’est cependant pas établi. Une partie des sommes actuellement encaissées auprès de l’industriel est, en principe, destinée à rémunérer les autres maillons de la chaîne, notamment les producteurs, EDC et la Sonatrel. La perte nette du distributeur dépendrait donc principalement de sa marge de distribution et de commercialisation, de la contribution du client à ses coûts fixes et des revenus de trésorerie liés à l’encaissement des factures.
Selon des données communiquées par l’entreprise, Prometal aurait généré environ 42 milliards de FCFA de facturation électrique entre 2016 et 2025. Ce montant et son périmètre exact méritent toutefois d’être rapprochés de la forte progression récente de la consommation du groupe.
Environ 12 milliards de FCFA de recettes attendus par EDC
Dans les services du Premier ministre, les inquiétudes exprimées par le PCA de la Socadel sont relativisées. Une source proche du dossier rappelle que le secteur électrique ne se limite pas au seul distributeur, mais repose sur plusieurs opérateurs dont la viabilité financière doit également être préservée.
« Il est important de préciser que le secteur de l’électricité n’est pas constitué uniquement de la Socadel, qui n’est qu’un maillon de la chaîne. Parler d’équilibre financier du secteur devrait donc concerner tous les acteurs et pas uniquement la Socadel. Pendant plusieurs années, les autres entreprises ont été déficitaires parce que toute l’architecture était centrée sur une seule entité, Eneo, devenue Socadel, qui reversait difficilement ce qu’elle devait aux autres », fait observer cette source.
Dans l’architecture du secteur électrique camerounais, la Socadel collecte l’essentiel des recettes auprès des consommateurs avant d’en reverser une partie aux producteurs, à la Sonatrel et aux autres intervenants. Confrontée depuis plusieurs années à des difficultés financières, l’entreprise peine régulièrement à régler dans les délais les sommes dues à ses partenaires, fragilisant leur trésorerie et leur capacité d’investissement.
« Favoriser la viabilité financière des autres acteurs, qui sont pour plusieurs des entreprises publiques, n’entrave en rien l’architecture institutionnelle du secteur. Au contraire, cela permet de la fluidifier grâce à des liquidités qui renforcent les performances opérationnelles et stratégiques des entités concernées », soutient notre source.
Le contrat d’accès au réseau de transport conclu avec Prometal pour le passage de l’industriel à la haute tension devrait procurer à la Sonatrel environ 4 milliards de FCFA de recettes annuelles, selon des estimations obtenues par la rédaction. Ces ressources amélioreraient la trésorerie de l’entreprise publique et sa capacité à financer l’entretien et l’extension du réseau de transport.
Les recettes attendues par EDC dans le cadre du contrat de fourniture projeté sont, pour leur part, estimées à environ 12 milliards de FCFA par an. Ces montants demeurent des projections liées à une opération dont les conventions ne sont pas encore définitivement finalisées.
La perspective d’encaisser directement ces ressources suscite déjà des espoirs au sein d’EDC.
« Le modèle économique d’EDC repose notamment sur la rémunération des infrastructures hydroélectriques et sur la mobilisation de ressources destinées à développer de nouveaux projets. Mais, avec l’irrégularité des paiements liée aux difficultés de la Socadel, notre principal client, il est difficile de déployer ce modèle. L’arrivée de Prometal devrait nous permettre de disposer de ressources pour faire avancer plusieurs projets énergétiques encore à l’étude », confie un cadre de l’entreprise.
Parmi les projets évoqués par cette source figurent notamment une nouvelle centrale à Mbakaou, une deuxième phase de développement autour de Memve’élé et une centrale solaire d’une capacité annoncée de 50 MW. Leur niveau de maturité et leur calendrier de réalisation ne sont toutefois pas précisés.
Prometal vise une puissance de 90 MW dès 2027
La finalisation du contrat entre EDC et Prometal ferait du transformateur d’acier l’un des premiers grands industriels camerounais à acheter directement son énergie à un producteur public tout en utilisant le réseau national de transport.
Le précédent le plus proche est celui de la Compagnie camerounaise de l’aluminium (Alucam), historiquement approvisionnée dans le cadre d’un dispositif particulier lié aux centrales hydroélectriques d’Edéa. Ces installations, tout comme celles de Songloulou, sont exploitées par la Socadel. Cette différence peut expliquer que le cas d’Alucam ne suscite pas les mêmes inquiétudes chez les responsables du distributeur que le transfert de Prometal vers une centrale gérée par EDC.
Pour le gouvernement, le projet d’approvisionnement direct doit accompagner la stratégie d’expansion de Prometal. Avec la montée en puissance de ses cinq unités industrielles de Douala-Bassa — Prometal 1, Prometal 2, Prometal 3, Profab et Progaz — les besoins électriques du groupe ont fortement progressé.
Selon les chiffres communiqués par l’entreprise, la puissance appelée est passée de 26 MW en 2024 à 40 MW en 2025. Elle devrait atteindre 60 MW en 2026, puis 90 MW en 2027 avec l’entrée en production de Proalu SA, la sixième usine du groupe, destinée notamment à la fabrication de bobines de tôles en aluminium et de câbles électriques.
À ce niveau, les besoins annoncés de Prometal représenteraient l’équivalent d’environ 43 % de la puissance installée de Memve’élé. Cette comparaison ne signifie pas que l’industriel absorberait une proportion identique de l’énergie effectivement produite par le barrage, celle-ci variant selon l’hydrologie, la disponibilité des équipements et les contraintes du réseau.
Au-delà de l’accompagnement d’un champion industriel, le dossier pose donc une question centrale : comment redistribuer les revenus du secteur électrique sans fragiliser davantage la Socadel, tout en améliorant la trésorerie d’EDC et de la Sonatrel ? L’arbitrage du gouvernement devra concilier le financement des entreprises publiques de l’énergie, la viabilité du distributeur et les besoins croissants des grands consommateurs industriels.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
04-06-2026 – Électricité : après Alucam, le gouvernement autorise Prometal à s’approvisionner directement sur les barrages
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