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Agro-industrie, transport, énergie… Jacques Jonathan Nyemb veut structurer l’investissement en Sanaga-Maritime

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Agro-industrie, transport, énergie… Jacques Jonathan Nyemb veut structurer l’investissement en Sanaga-Maritime
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(Investir au Cameroun) – Parrain du premier forum économique « Invest in Sanaga », Me Jacques Jonathan Nyemb entend faire de la Sanaga-Maritime un territoire plus lisible pour les investisseurs. Le 6 avril 2026 à Douala, lors de la conférence de restitution de cette rencontre organisée les 27 et 28 mars à Edéa, l’avocat d’affaires et fondateur de The Okwelians a plaidé pour la mobilisation de ressources, d’expertises spécialisées et de partenariats capables d’accélérer la transformation économique du département.

Placée sous le thème « Structurer l’investissement local, créer l’emploi et bâtir une économie territoriale durable », l’initiative a réuni plus de 500 exposants, selon les organisateurs. Pour Jacques Jonathan Nyemb, cette première édition doit servir de point de départ à une dynamique plus large. « Il s’agissait d’une première étape d’un dialogue Etat-secteur privé-société civile », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « La logique veut que nous puissions associer d’autres expertises dans la réflexion et la mise en œuvre prochaine des projets. »

Un territoire porté par l’industrie et l’énergie

L’ambition affichée repose sur des atouts déjà bien identifiés. Dans l’agro-industrie, plusieurs projets ont été recensés dans les filières du manioc, du palmier à huile et de la banane plantain. La Sanaga-Maritime s’impose en effet comme l’un des bassins industriels majeurs du Cameroun, avec la présence d’unités de production de premier plan.

A Edéa, Alucam dispose ainsi d’une capacité annuelle de 100 000 tonnes d’aluminium et emploie près de 800 personnes en direct. Le département abrite également Safacam et Socapalm, actives notamment dans la production d’huile de palme et de caoutchouc. A cela s’ajoutent l’exploitation du bois, le développement de zones industrielles autour d’Edéa et la montée en puissance des PME locales, qui participent à la diversification du tissu économique.

Le potentiel énergétique constitue un autre levier majeur. Les barrages hydroélectriques d’Edéa (276,4 MW) et de Song-Loulou (388 MW) renforcent déjà le poids stratégique du département dans l’appareil productif national. A moyen terme, les projets de Grand Eweng et de Kikot devraient injecter plus de 1 000 MW supplémentaires dans le réseau national, confortant la place de la Sanaga-Maritime dans l’offre électrique du pays.

Avec ces projets, le département pourrait représenter près de 30 % de la production nationale d’électricité à l’horizon 2030. A cet avantage énergétique s’ajoute une position géographique recherchée, à la jonction des axes reliant Yaoundé à Kribi, ainsi que le développement projeté de la zone industrialo-portuaire de Missolé.

Le pari d’une meilleure structuration des projets locaux

Pour les promoteurs de « Invest in Sanaga », ces atouts ne suffiront toutefois pas sans une meilleure articulation entre acteurs publics et privés. Dans un environnement économique encore largement dominé par l’informel, l’enjeu porte autant sur le financement que sur la structuration des filières, l’accès à l’information, l’accompagnement des entreprises et la formation.

Jacques Jonathan Nyemb défend, dans cette perspective, une refondation de l’interprofession susceptible d’améliorer l’organisation des chaînes de valeur, l’adéquation entre formation et emploi, ainsi que la mutualisation des moyens de production. The Okwelians et ses partenaires se disent prêts à apporter un appui technique et financier à des projets jugés viables, avec l’objectif de faire émerger une économie territoriale plus robuste.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la coalition Orca, qui regroupe The Okwelians, Remcess, la Cntc et Aivara, à la suite des recommandations formulées lors de la première édition de The Okwelians Summit 2025. Le programme prévoit un accompagnement en marketing territorial et en gouvernance afin d’aider les collectivités à mieux identifier leurs atouts, hiérarchiser leurs priorités et transformer leurs ambitions en projets finançables.

Outre la Sanaga-Maritime, les communes de Dzeng, Mbanga, Bandjoun et Méri doivent servir de terrains d’expérimentation pour cette approche, avec l’objectif de démontrer qu’une stratégie territoriale mieux structurée peut produire des effets concrets sur l’investissement et l’emploi.

Frédéric Nonos

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Au Cameroun, le pangolin protégé par la loi finit encore dans les marmites

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Au Cameroun, le pangolin protégé par la loi finit encore dans les marmites
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Classé intégralement protégé, vendu aux prix d’or, le pangolin, animal le plus braconné au monde résiste mal aux fourchettes et aux croyances traditionnelles.

Douala, quartier Bonaberi 21 h dans un restaurant discret, le serveur baisse la voix. « On a du pangolin braisé ce soir, c’est 15 000 f le morceau ». Très prisé et pourtant à moins de 500 m, un immense panneau du ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) est formel. Chasse, détention, vente interdites. Amendes jusqu’à 10 millions FCFA. Entre les textes et les assiettes, le pangolin n’a pas gagné.

Le Cameroun abrite 3 espèces, le pangolin géant, à écailles de Temminck et à longue queue. Les 3 sont classées en catégorie A, en danger d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans sa liste rouge et en annexe 1 par la CITES. Commerce international interdit. Et pourtant, selon l’ONG de la conservation, plus de 2 tonnes d’écailles et 800 carcasses ont été saisies au Cameroun entre 2020 et 2025. Les experts estiment qu’une saisie de 1 pangolin équivaut à 10 animaux qui passent dans le circuit de commerce.

La viande du pangolin est considérée comme viande de luxe, les écailles partent en Asie pour la pharmacopée traditionnelle et sont vendues à 350 000 F/kg. Dans les villages, on prête encore à la queue du pangolin des pouvoirs de chance et de protection.

Une loi sévère qui ne fait pas peur

La loi 90/01 du 20 janvier 1994 est claire. Le pangolin est en catégorie A, conséquence. Interdiction totale sous peine de 3 ans de prison ferme avec une amende de 1 à 10 millions FCFA. Sur le terrain, les services de la conservation du MIFOF sont débordés. Un conservateur dans la région du Sud. « On a 12 écogardes pour 4000 km². Le braconnier a la moto et un téléphone, nous on marche. Et quand on interpelle un braconnier, le dossier met 2 ans au tribunal.

En 2025, l’ONG LAGA a annoncé 48 interpellations pour trafic de pangolin. Mais dans les marchés de Nkodongo à Yaoundé et central de Douala, les vendeurs et trafiquants communiquent et vendent par SMS et définissent des codes de livraisons.

Des restaurants qui l’affichent sans crainte

Le plus troublant se passe en ville. Dans certains restaurants de Bastos, Bonnano et omnisports, parfois non loin du ministère des forets et de la faune et des services de la police, le pangolin figure au menu. Témoignage d’un client, cadre de l’administration à Yaoundé, on m’a dit que c’est bon pour le sang et pour la force. Mes amis et collègues en commandent souvent pour les évènements, anniversaire, diner spéciaux et mariages. Si c’était si interdit, pourquoi on en parle et mange ouvertement ?

Pourquoi ça continue ?

Les acteurs pointent trois causes majeures. La pauvreté et le gain facile, un pangolin vivant est vendu à 15 000 FCFA en brousse. Le même arrive à 50 000, voire 75 000 FCFA à Yaoundé ou Douala. La demande urbaine, ce ne sont plus seulement les villages. Ce sont les hauts cadres de l’administration, de l’armée, les grands restaurants et les tradipraticiens, le manque de moyens par l’absence des laboratoires pour l’analyse des écailles et le défaut de budget pour les filatures et très peu de juges formés sur la faune.

Pourtant le MINFOF a lancé le Plan d’Action National Pangolin 2023-2027 axé sur la sensibilisation par des campagnes d’information dans les écoles et les marchés avec des messages clés sur le rôle et l’importance des pangolins. Le pangolin mange les termites qui détruisent nos maisons, ne les mangeons pas.

La promotion des alternatives alimentaires afin de baisser la pression sur l’espèce, avec les projets d’élevage des poulets, d’aulocodes et d’escargots pour remplacer la viande de brousse, et le renforcement de la justice par la formation des magistrats, la création des cellules spéciales faunes avec des centres de réhabilitation à Limbé et Mfou où les pangolins saisis sont soignés avant d’être relâchés dans la nature.

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2 065 litres de carburant saisis dans une opération anti-fraude

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2 065 litres de carburant saisis dans une opération anti-fraude
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Une opération conjointe menée à Melong, Loungahe et dans les localités environnantes a permis de saisir 2 065 litres de produits pétroliers. L’intervention vise à lutter contre le commerce illicite de carburant et à renforcer la sécurité des populations.

Le ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE), en collaboration avec les forces de l’ordre, a procédé à une importante saisie de carburant dans la zone de Melong. Au total, 1 720 litres de gasoil et 345 litres d’essence super ont été récupérés au cours de cette opération.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le stockage, le transport et la commercialisation clandestins des produits pétroliers. Elle vise également à faire respecter la réglementation, assure le MINEE.

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conviction personnelle ou calcul stratégique ?

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conviction personnelle ou calcul stratégique ?
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Alors que le monde du football se déchire autour de Gianni Infantino, Samuel Eto’o a choisi son camp. Un choix qui, mis en perspective avec les dossiers judiciaires et éthiques qui collent au président, alimente une question que beaucoup n’osent formuler tout haut. Samuel Eto’o achète-t-il son positionnement ou sa tranquillité au prix de sa loyauté ?

Sans aucune consultation, Samuel Eto’o déclare le soutien de la Fecafoot à Infantino

Dans un entretien accordé à CNN Sport cette semaine, Samuel Eto’o a pris tout le monde de court. La pression sur Gianni Infantino n’a jamais été aussi forte. Des appels à sa démission se multiplient à quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA prévue en mars. C’est à ce moment-là que le président de la Fecafoot a volé au secours de l’Italo-Suisse. Il a affirmé ne voir aucune faute dans la gestion d’Infantino, notamment autour du très contesté plan « FIFA Forward Enterprise » (FFE), et est même allé plus loin. Samuel Eto’o a réclamé que ce projet controversé soit remis sur la table. Selon lui, l’agitation actuelle ne serait qu’une manœuvre politique liée au calendrier électoral de la FIFA.

Cette sortie tranche nettement avec le climat ambiant. Car au même moment, une brochette de légendes du football mondial a signé une lettre ouverte appelant à une refondation de la gouvernance de l’instance suprême. Parmi les signataires : Didier Drogba, Robert Pirès, Bixente Lizarazu, Emmanuel Petit, Claudio Pizarro ou encore Emmanuel Adebayor. Le texte, très offensif, dénonce un pouvoir qui aurait fini par brouiller la frontière entre les intérêts personnels des dirigeants et l’intérêt supérieur du football. Ils réclament que joueurs et supporters aient enfin voix au chapitre dans la gouvernance du sport.

Deux mondes, deux discours. D’un côté, des figures historiques qui exigent des comptes. De l’autre, un président de fédération qui aime le bruit qui monte au créneau pour défendre l’homme le plus critiqué du football mondial.

Un timing qui ne doit rien au hasard, selon les mauvaises langues

Ce grand écart n’aurait rien d’anormal si Samuel Eto’o n’était pas lui-même empêtré dans une accumulation de dossiers sensibles.

Samuel Eto’o flirte souvent avec les limites disciplinaires. La CAF l’a déjà sanctionné à deux reprises. Une amende de 200 000 dollars en 2024 pour manquements graves à l’éthique. Il fut cependant blanchi de l’accusation plus lourde de manipulation de matches. Puis une suspension de quatre matchs et une nouvelle amende début 2026, après un coup de sang en tribune lors de la CAN. Même si la sanction est tombée en appel.

Il y a ensuite le volet financier et judiciaire, largement documenté par Camfoot.com. Le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi a récemment condamné la Fecafoot à verser plus d’1,18 milliard de FCFA à deux agences de voyage pour des factures impayées. Le dossier de l’ancien sélectionneur Toni Conceiçao, licencié dans des conditions jugées abusives par la FIFA, le TAS et la justice suisse, continue également d’empoisonner les relations entre la fédération et l’État camerounais.

À cela s’ajoute une plainte pour éthique déposée depuis plus d’un an par un ancien membre du comité exécutif, Guibai Gatama, contre Eto’o lui-même — plainte que la Commission d’éthique de la Fecafoot tarde toujours à trancher, au point que les avocats du plaignant parlent désormais de déni de justice. Sa Comission de Discipline refuse d’entendre plusieurs causes lourdes dans lesquelles il est impliqué. on se souvient des virements de fonds de l’institution Fécafoot directement dans ses comptes personnels. Comment aurait-il pu s’en sortir si un haut gradé de la FIFA ne le protégeait pas ?

Samuel Eto’o aussi vocal pour Infantino, mais pas pour Paul Biya

C’est dans ce contexte que l’interview accordée à CNN prend un relief particulier. Pour une partie de l’opinion et plusieurs observateurs, la question mérite d’être posée. Ce soutien appuyé à Infantino, à un moment charnière pour l’avenir du patron de la FIFA, ne serait-il pas aussi une manière pour Eto’o de sécuriser la mansuétude des instances internationales sur ses propres dossiers ?

À ce jour, aucun élément public ne permet d’établir un lien de cause à effet entre le soutien d’Eto’o à Infantino et un quelconque traitement de faveur sur ses dossiers en cours. Il a cependant mieux fait que lors de la Présidentielle au Cameroun puisqu’il ne s’est pas autant dévoilé pour Paul Biya. Eto’o lui-même a donné sa propre explication : selon lui, la fronde actuelle contre Infantino ne serait qu’un calcul électoral de la part de ses adversaires, à l’approche du scrutin de mars. Une lecture qui, si elle est contestable, n’est pas non plus dénuée de toute logique dans un milieu où les alliances se nouent souvent autour des échéances de pouvoir.

Entre les légendes qui réclament une refondation du football mondial et un président de fédération qui choisit de défendre l’homme le plus contesté de la FIFA, le contraste est saisissant. Que ce choix relève d’une conviction sincère, d’un calcul politique ou d’une stratégie de protection mutuelle, seuls les faits à venir permettront de trancher. En attendant, la Fecafoot devra, elle, répondre de ses propres dossiers — devant la justice camerounaise, devant la Commission d’éthique.

Source : Camfoot

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