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Illusion et impuissance : Maurice Kamto n’a pas réussi à faire tomber Paul Biya


Dans une analyse sobre, Oscar Njiki, observateur de notre landerneau ceux qui se vantent de connaître la voie pour neutraliser le RDPC se contentent d’accuser Kamto de ne pas l’emprunter.
Première évidence : Maurice Kamto n’a pas réussi à faire tomber Paul Biya. Ses luttes, ses méthodes, ses sacrifices n’ont pas encore arraché le pouvoir des mains du régime. Biya est toujours là, le RDPC est toujours là. Refuser de reconnaître cette vérité, c’est se complaire dans l’illusion, c’est préférer l’ombre au réel.
Cependant, ceux qui prétendent détenir la formule du renversement ne l’appliquent jamais eux-mêmes. Ils attendent que Kamto accomplisse ce qu’ils savent, selon leurs propres désirs, alors qu’il (Kamto) ne partage ni leur savoir ni leur volonté. Ils se posent en stratèges de l’histoire, mais ne sont que spectateurs bavards, des théoriciens de la révolution qui n’ont jamais franchi le seuil de l’action.
Deuxième évidence : ceux qui se vantent de connaître la voie pour neutraliser le RDPC se contentent d’accuser Kamto de ne pas l’emprunter. Ceux qui siègent à l’Assemblée nationale n’ont rien changé, mais reprochent à Kamto de ne pas y être. Ils insinuent qu’il (Kamto) aurait transformé les choses s’il y etait, alors qu’eux-mêmes, présents, n’ont rien accompli. Leur indignation est une confession involontaire de leur propre impuissance, une mise en scène grotesque de leur propre échec.
Ceux qui revendiquent leur victoire d’octobre 2025 accusent Kamto de ne pas soutenir leur démarche, oubliant qu’avant eux, il avait revendiqué la sienne, initié des manifestations, affronté la rue et payé de sa liberté en passant 9 mois en prison. Pendant ce temps, les populations pour lesquelles il se battait se sont détournées de lui, parfois avec sarcasme. Quelle ironie : celui qui agit est moqué, tandis que ceux qui n’osent rien se parent des habits du courage.
Troisième évidence : tout le monde a échoué, mais Kamto demeure l’un des rares dont la parole et l’action ébranlent encore la République. Voilà pourquoi ses détracteurs s’acharnent contre lui : leur propre insignifiance les condamne à chercher un adversaire pour masquer leur vide. Ils n’initient rien, ils ne réussissent rien, mais ils trouvent toujours le temps de critiquer celui qui agit. Leur obsession est la preuve éclatante qu’il est la clé. Leur critique est son hommage, leur sarcasme est son couronnement.
Chaque sortie de Maurice Kamto fait vibrer la République entière, et cela n’est pas anodin. Même ses silences résonnent plus fortement que les postures superficielles et les selfies creux de certains députés. Ses adversaires, en croyant le diminuer, ne font que confirmer sa centralité : ils sont les témoins involontaires de sa puissance.
Au-delà de ces querelles stériles et de ces vanités partisanes, il est temps de reconnaître que l’histoire de notre pays se joue dans une crise de légitimité où l’institution elle-même s’est muée en coup d’État permanent. Dans un tel contexte, la raison politique exige que l’on dépasse les clivages tribaux, communautaires ou idéologiques pour embrasser une solidarité républicaine. Car soutenir une pluralité de démarches visant à briser l’emprise du régime n’est pas une faveur accordée à tel ou tel acteur, mais un devoir envers la cité.
Qu’est-ce qui nous empêche, en vérité, de considérer la démarche de Tchiroma, celle de Kamto, et même d’attendre les initiatives des députés de l’opposition comme autant de fragments d’une même volonté de libération ? Nous préférons nous enfermer dans des chapelles partisanes, alors que la République réclame une communion des consciences. La politique, réduite à des querelles de personnes, devient une farce ; mais la philosophie de l’action nous rappelle que l’unité dans la diversité est la seule voie vers la délivrance.
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voici ce que Pierre Emmanuel Binyam réserve à Maurice Kamto s’il est élu

Pierre Emmanuel Binyam, qui conduit une liste pour la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a fait connaître vingt engagements stratégiques. Ils seraient mis en œuvre s’il était élu à la tête du parti à l’issue de la Convention extraordinaire du 17 octobre 2026. Le document annonce aussi un programme en 30 points, qui seront dévoilés au fil de la campagne.
Sur la ligne politique, le candidat se réclame héritier du professeur Maurice Kamto, qu’il présente comme le candidat unique et naturel du MRC à la présidentielle. Il prévoit un amendement statutaire, déposé par le Dr Pierre Boutché, pour séparer la gestion administrative du parti de la candidature à la présidence de la République. Il promet aussi un « bouclier » politique et juridique autour de cette candidature, ainsi qu’une cellule juridique permanente.
Les propositions concernent ensuite l’organisation du parti. Le texte prévoit une plateforme numérique permettant de livrer des cartes de membre en 48 heures par smartphone, un secrétariat national permanent doté de professionnels rémunérés, une Académie de la Renaissance dotée d’un budget propre, ainsi que des emplois pour les jeunes militants. Le Secrétaire général et le Trésorier national proposés par la liste ont moins de 40 ans.
Sur le plan financier, 40 % des recettes (cartes, cotisations, dons) générées par la base seraient reversés aux caisses locales. Une application centrale, présentée par M. Tenkam, assurerait la traçabilité des fonds.
Pour les investitures, les listes validées par la base seraient entérinées à 100 % par le Directoire, avec des commissions d’arbitrage en cas de litige local. L’accès aux responsabilités dépendrait du travail de terrain.
Le document exclut enfin le retour des militants exclus, notamment ceux ayant porté le parti devant les tribunaux, et refuse toute alliance avec les formations qui combattent le MRC plutôt que le régime RDPC. Il affiche l’ambition de reconquérir les fiefs historiques de la Sanaga-Maritime et du Nyong-et-Kéllé, et de séparer passion sportive et combat politique, citant le cas de la Fecafoot et de Samuel Eto’o.
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Nourane Foster raconte sa rencontre bouleversante avec Jacques Bertrand Mang et sa mère

La députée Nourane Foster a raconté une visite effectuée en prison auprès de Jacques Bertrand Mang, livrant un témoignage marqué par l’échange avec le détenu et par l’émotion de sa rencontre avec sa mère.
Dans un compte rendu publié après sa visite, l’élue du Parti socialiste camerounais (PSG) affirme avoir découvert, derrière les murs de la prison, « un Camerounais conscient, lucide et rigoureux », qu’elle décrit comme « un homme moralement debout » malgré l’épreuve qu’il traverse.
Selon Nourane Foster, les deux ont longuement échangé sur la situation carcérale de Jacques Bertrand Mang, le fond de son dossier, les faits qui lui sont reprochés ainsi que ses perspectives d’avenir.
La députée dit également avoir abordé avec lui la situation d’une partie de la jeunesse camerounaise, qu’elle présente comme désireuse de trouver sa place dans la société, d’être entendue et de conserver l’espoir.
Lire le compte rendu de Nourane Foster :
« Ce jour, j’ai rencontré Jacques Bertrand Mang.
Derrière les murs de la prison, je n’ai pas simplement vu un détenu. J’ai rencontré un Camerounais conscient, lucide et rigoureux. J’ai vu un homme moralement debout, malgré l’épreuve qu’il traverse.
Pendant plusieurs minutes, nous avons échangé avec beaucoup de profondeur sur sa situation carcérale, sur le fond de son dossier, sur ce qui lui est reproché, mais aussi sur l’avenir. Son avenir, bien sûr, mais au-delà du sien, celui de toute une jeunesse camerounaise qui cherche sa place, qui veut être entendue et qui refuse de renoncer à l’espérance.
Et puis, le hasard a donné à cette visite un visage encore plus humain.
Sa maman était là.
Jacques Bertrand Mang m’a présentée à sa mère biologique. Cette maman pour qui le chemin de la prison est presque devenu un quotidien. Une mère courageuse, présente, qui continue d’accompagner son fils lorsque les jours sont difficiles et que les portes semblent se refermer.
À un moment, l’émotion l’a gagnée. Ses yeux se sont remplis de larmes. Je les ai essuyées en lui demandant simplement de tenir bon.
Parce qu’une mère qui souffre pour son enfant porte une douleur que les mots racontent difficilement.
Ma journée s’achève, mais notre combat continue.
Je tenais à vous faire ce compte rendu parce que je ne me suis pas rendue en prison pour mon propre compte.
J’y suis allée pour vous.
J’y suis allée en votre nom.
J’y suis allée pour vous représenter.
Et tant que ma voix pourra porter les préoccupations des Camerounais , je continuerai à aller là où il faut aller, à écouter ceux qu’il faut écouter et à défendre, avec responsabilité et humanité, ce qui doit l’être.
Je vous aime
Hon. Nourane Foster 2.0
Députée PSG
Présidente Nationale des Femmes du PSG »
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