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Moussa Njoya : « tout vice-président sera vigoureusement combattu dès le lendemain de sa nomination »

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Moussa Njoya : « tout vice-président sera vigoureusement combattu dès le lendemain de sa nomination »
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Moussa Njoya : « tout vice-président sera vigoureusement combattu dès le lendemain de sa nomination »

De l’avis du politologue et observateur de notre landerneau, la nomination d’un vice-président de la République « ne permettra pas de mettre fin à la guerre des clans qui vampirise actuellement notre pays, du fait du caractère essentiellement révocable du vice-président ».

Lire ici son analyse :

LA NOMINATION D’UN VICE-PRÉSIDENT NE CHANGERA RIEN ! BIEN AU CONTRAIRE !!!

Contrairement à ce que pensent certains, peut-être de bonne foi, la création et la nomination d’un vice-président ne contribuera pas du tout à résoudre la moindre des graves crises qui frappent actuellement le Cameroun, et qui nous ont installé dans cette impasse et cette misère généralisée.

En effet, elle ne permettra pas de mettre fin à la guerre des clans qui vampirise actuellement notre pays, du fait du caractère essentiellement révocable du vice-président, qui sera nommé et déchu à la convenance du président de la République, sans aucune forme de procédure, comme n’importe quel sous-préfet d’arrondissement.

Ainsi, tout vice-président sera vigoureusement combattu dès le lendemain de sa nomination par tous ceux qui voudront eux aussi occuper cette position de dauphin. Alors, au lieu de la résoudre, la nomination d’un vice-président va plutôt accentuer la guerre des clans.

Elle ne va pas permettre une meilleure fluidification de l’administration de notre pays, car non seulement il ne disposera pas de compétences constitutionnelles propres à lui, et qui empêcheront les autres de lui créer des blocages, mais en plus de cela, toutes les autres structures administratives qui étaient déjà jugées pléthoriques et très lourdes (premier ministre, gouvernement, sénat, assemblée nationale, conseil économique et social) resteront en place.

Ainsi pour agir et servir à quelque chose tant soit peu, le vice-président devra aller empiéter sur les domaines de compétences des autres. Avec à la clé, un alourdissement des procédures avec l’apparition de nouveaux acteurs dans la longue chaîne bureaucratique, et une augmentation drastique des intervenants.

Elle ne va pas permettre de diminuer un tant soit peu la corruption. Bien au contraire, il y a de fortes chances qu’elle va plutôt augmenter le nombre de corrompus, car le vice-président viendra aussi avec « ses gens », ces nouveaux « hommes forts de Yaoundé », qui arriveront aussi avec leur soif inextinguible d’enrichissement, avec leurs parts marchés publics fictifs, de faux recrutements, de « lettres de recommandation », de népotisme, etc.

La situation risque d’autant plus de s’empirer que nulle part durant les débats sur la nouvelle loi constitutionnelle, il n’a été évoquée la mise en application (enfin !) de la loi qui réglemente la déclaration des biens des hauts responsables et qui date de …. 2006 !!!

Enfin, la nomination d’un vice-président ne permettra pas de résoudre la crise anglophone qui sévit dans notre pays depuis près de dix ans. Car, même si par extraordinaire c’est un anglophone qui était nommé, Paul Biya, fidèle à lui-même, ira encore chercher un de ces vieux briscards de la bureaucratie qu’il connaît bien depuis des décennies (genre Philémon Yang, Mengot Arrey, Mafany Mussonge et pourquoi pas Paul Atanga Nji) pour l’y installer.

Bref, ce genre de personnalité totalement coupée du terrain, largement déconnecté de la réalité, profondément détestée des populations locales, et qui parfois ont été, par leurs discours et comportements, à la base de la crise du NOSO.

Bref, tout ce que je souhaite : c’est que l’avenir me donne tort !

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Crises géopolitiques : la BEAC appelée à créer une facilité de 1 700 à 2 300 milliards de FCFA

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Crises géopolitiques : la BEAC appelée à créer une facilité de 1 700 à 2 300 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Les crises géopolitiques pourraient justifier la création d’une facilité régionale de liquidité comprise entre 1 700 et 2 300 milliards de FCFA afin de préserver le financement des importations essentielles de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). C’est l’une des principales recommandations d’un document de recherche qui invite la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à se doter d’un mécanisme d’urgence pour financer les importations alimentaires, énergétiques et pharmaceutiques en période de fortes tensions internationales.

Cette fourchette correspond, à titre indicatif, aux 3 à 4 milliards de dollars proposés par les auteurs, soit environ 2 à 3 % du produit intérieur brut régional. Le montant en FCFA est présenté de manière arrondie, sa valeur exacte variant selon le cours du dollar retenu.

Le dispositif ne constitue ni une décision de la BEAC ni un projet annoncé par la banque centrale. Il s’agit d’une proposition formulée par Arnold Foko Kengne, de l’Université de Dschang, et Fabrice Ewolo Bitoto, chercheur affilié à la chaire SARChI-ID de l’Université de Johannesburg, dans l’étude Building Macroeconomic Resilience in CEMAC: Strategic Policy Responses to Geopolitical Uncertainty in a Multipolar World.

Le travail a été présenté le 10 juillet 2026 à Abidjan, lors d’une session consacrée aux recherches des jeunes professionnels de la Conférence économique africaine. La version consultée ne fait toutefois état d’aucune publication préalable dans une revue scientifique à comité de lecture.

Un seuil au-delà duquel les importations se contracteraient brutalement

Les chercheurs exploitent des données mensuelles allant de janvier 1987 à juin 2025 pour les six pays de la CEMAC : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad. Ils analysent les relations entre les tensions géopolitiques, l’inflation, les exportations, les importations et le taux de change réel.

Le travail s’appuie notamment sur l’indice mondial de risque géopolitique, ou GPR, construit par les économistes Dario Caldara et Matteo Iacoviello à partir de la fréquence des articles de presse consacrés aux guerres, aux menaces militaires, aux tensions diplomatiques et aux actes terroristes.

Une valeur de 150 ne représente ni une probabilité de crise, ni un pourcentage, ni un seuil fixé par la BEAC. Elle correspond au niveau autour duquel les auteurs situent une aggravation marquée des effets du risque géopolitique sur les échanges commerciaux.

Leur modèle général met en évidence une relation négative entre la hausse du risque géopolitique et les importations comme les exportations de la CEMAC. L’analyse par seuil suggère néanmoins que les importations pourraient conserver une certaine résistance jusqu’à un GPR proche de 150, en raison notamment de la demande incompressible de biens intermédiaires, particulièrement de produits pétroliers raffinés insuffisamment produits dans la sous-région.

Au-delà de ce niveau, les auteurs anticipent une contraction beaucoup plus forte des flux importés, liée aux ruptures logistiques, aux restrictions commerciales et au durcissement des conditions de financement. Ce basculement pourrait provoquer une crise d’offre et renforcer les tensions inflationnistes importées.

Pour les prix, l’étude situe entre 100 et 150 une zone à partir de laquelle les effets du risque géopolitique deviendraient plus difficiles à contenir. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, le renchérissement des importations et la détérioration des anticipations pourraient alors amplifier l’inflation et réduire l’efficacité des instruments monétaires conventionnels.

Une facilité réservée aux importations prioritaires

Pour éviter qu’une crise internationale ne provoque des ruptures de financement, les chercheurs proposent la création d’une Geopolitical Emergency Liquidity Facility, ou facilité de liquidité d’urgence géopolitique.

Le mécanisme serait activé lorsque le GPR atteindrait ou dépasserait 150. Ses ressources seraient prioritairement consacrées au financement des importations de denrées alimentaires, d’énergie et de produits pharmaceutiques, avec des conditions de décaissement allégées.

« Cette facilité devrait être activée automatiquement lorsque le GPR dépasse 150 et accorder la priorité au financement des importations de biens essentiels, notamment les produits alimentaires, énergétiques et pharmaceutiques », écrivent les auteurs, dans une traduction de l’anglais.

Évaluée à 3 à 4 milliards de dollars, la facilité ne garantirait toutefois pas, à elle seule, la disponibilité physique des marchandises en cas de fermeture de ports, de routes maritimes ou de corridors commerciaux. Son rôle serait principalement de fournir les liquidités et les devises nécessaires pour éviter une rupture de paiement des importations prioritaires.

L’étude propose parallèlement un système de surveillance à trois niveaux. Un GPR inférieur à 100 correspondrait à un régime de suivi normal. Entre 100 et 150, la BEAC renforcerait sa surveillance et pourrait activer des mesures préventives. À partir de 150, elle entrerait dans un régime de crise, avec un suivi quotidien et le déploiement d’instruments d’urgence.

Un mécanisme encore dépourvu d’architecture financière

La proposition reste éloignée d’un dispositif immédiatement opérationnel. Le document ne détermine pas l’origine des ressources : réserves de change de la BEAC, contributions des États, emprunt régional, lignes multilatérales ou combinaison de plusieurs financements.

Il ne tranche pas non plus les critères d’accès, la répartition entre les six États, les garanties, le rôle des banques commerciales, le contrôle des importations éligibles ni l’articulation du mécanisme avec les règles de gestion des réserves de change.

L’utilisation d’un indice mondial fondé sur la couverture médiatique comme déclencheur automatique soulève également des interrogations. L’étude ne précise pas pendant combien de temps le seuil devrait être dépassé, quelle institution constaterait officiellement son franchissement ni comment distinguer un choc durable d’un pic temporaire de tensions internationales.

Les auteurs reconnaissent que les seuils tirés des données historiques pourraient évoluer avec les transformations économiques, institutionnelles et politiques de la CEMAC. Leur analyse agrège en outre plusieurs catégories de risques — conflits armés, tensions commerciales et crises diplomatiques — dont les effets peuvent varier selon leur nature et leur proximité géographique.

Le Cameroun présenté comme relativement plus résilient

Pour le Cameroun, première économie de la CEMAC, l’étude établit un diagnostic relativement moins défavorable que pour les économies les plus dépendantes des hydrocarbures. Les auteurs considèrent que sa plus grande diversification lui confère une certaine résilience par rapport au Tchad et à la Guinée équatoriale.

Cette situation ne mettrait toutefois pas le pays à l’abri du renchérissement des importations et des perturbations logistiques constatées à l’échelle régionale.

Plus qu’un mécanisme prêt à être lancé, cette facilité constitue une orientation de politique économique. Sa mise en œuvre supposerait encore de définir son financement, sa gouvernance et ses conditions d’activation. Elle invite surtout la BEAC à intégrer le risque géopolitique dans sa surveillance macroéconomique afin de mieux protéger le financement des importations stratégiques.

Baudouin Enama

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Wilfried Nathan Douala déjà à pied d’œuvre avec El Merreikh

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À peine arrivé, déjà mobilisé. Le milieu de terrain camerounais Wilfried Nathan Douala a officiellement repris le chemin des entraînements avec ses nouveaux coéquipiers d’El Merreikh, marquant ainsi le début de son aventure sous les couleurs du club soudanais.

Engagé dans sa préparation pour la saison à venir, El Merreikh a lancé son stage de présaison avec la ferme ambition d’aborder les différentes compétitions dans les meilleures dispositions. Le club entend bâtir un effectif compétitif capable de répondre aux attentes de ses supporters sur tous les fronts.

Pour Wilfried Nathan Douala, cette reprise représente une étape importante dans son processus d’intégration. Le jeune international camerounais découvre progressivement son nouvel environnement et s’emploie déjà à convaincre le staff technique par son implication et son sérieux lors des séances d’entraînement.

Déterminé à s’imposer rapidement, le milieu de terrain met les bouchées doubles afin d’être pleinement opérationnel dès le début de la nouvelle campagne. Son arrivée suscite de réels espoirs au sein d’El Merreikh, qui compte sur son talent et sa qualité technique pour renforcer son entrejeu.

Avec cette nouvelle aventure au Soudan, Wilfried Nathan Douala s’apprête à écrire un nouveau chapitre de sa carrière, avec l’ambition de contribuer aux succès d’un club historique du football africain.

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le nouveau scandale qui secoue le Sénégal

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Le feuilleton autour de la participation du Sénégal à la Coupe du Monde 2026 est loin d’être terminé. Après les révélations sur les tensions internes, les primes impayées et les nombreux dysfonctionnements au sein de la délégation, un nouvel épisode vient alimenter la polémique. Cette fois, c’est Édouard Mendy, le gardien des Lions de la Teranga, qui se retrouve au cœur d’une affaire révélatrice des difficultés organisationnelles rencontrées par la sélection.

Édouard Mendy a payé lui-même son IRM

D’après les informations de Sport News Africa, la Fédération sénégalaise de football n’aurait souscrit aucune assurance couvrant les joueurs, le staff technique ou les autres membres de la délégation durant la Coupe du Monde 2026. Une situation particulièrement préoccupante pour une compétition de cette envergure, où les risques de blessure sont omniprésents.

Cette absence de couverture a eu des conséquences directes pour Édouard Mendy. Blessé au genou lors du match face à la Norvège, comptant pour la deuxième journée de la phase de groupes, le portier sénégalais a dû passer une IRM afin d’évaluer la gravité de sa blessure. Mais faute d’assurance, c’est le joueur lui-même qui a dû régler les frais de cet examen médical, réputé très onéreux aux États-Unis.

Un nouveau dysfonctionnement qui fait polémique

Cette révélation renforce le sentiment de malaise qui entoure la gestion de la sélection nationale. Depuis l’élimination prématurée du Sénégal, plusieurs médias locaux évoquent une préparation désorganisée, des problèmes logistiques, des retards dans le versement de certaines primes ainsi que des tensions entre différents acteurs de la délégation.

L’affaire de l’IRM d’Édouard Mendy ajoute une dimension supplémentaire à ces critiques. Pour de nombreux observateurs, il est difficilement concevable qu’une sélection engagée dans une Coupe du Monde puisse évoluer sans une couverture d’assurance adaptée pour ses joueurs et son encadrement.

Une image écornée pour la Fédération sénégalaise

Au-delà de l’aspect financier, cette affaire soulève des interrogations sur la gestion administrative de la Fédération sénégalaise de football. Garantir une prise en charge médicale rapide et efficace constitue pourtant l’une des responsabilités essentielles d’une fédération lors d’une compétition internationale.

Alors que les révélations continuent de s’accumuler, la pression ne cesse de monter autour des dirigeants du football sénégalais. La Fédération est désormais attendue sur d’éventuelles explications concernant l’absence d’assurance durant le tournoi, mais aussi sur les mesures qu’elle compte mettre en place afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

En attendant, le cas d’Édouard Mendy symbolise à lui seul les nombreux dysfonctionnements qui ont marqué le parcours des Lions de la Teranga lors de cette Coupe du Monde 2026, un tournoi dont les coulisses continuent de faire autant parler que les résultats sportifs.

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