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André Luther Meka: « le président Paul Biya trace la voie de l’avenir et du renouvellement, Kamto NON »


C’est ce qu’exprime André Luher Meka, communicant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) à la suite de l’adoption de la loi instaurant un poste de vice-président de la République, telle que voulu par le chef de l’État.
Une loi adoptée à une écrasante majorité par les parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, réuni en Congrès.
Selon André Luther Meka, contrairement à Maurice Kamto, André Luther Meka prépare l’avenir et le renouvellement.
« J’ai suivi avec une attention particulière les mélopées de Kamto. Comme d’habitude, il est assez egotique et parle à lui-même. Kamto n’a pas encore adapté son logiciel au décalage que le président Paul Biya a créé avec la vieille garde de l’opposition. Pendant que Kamto est dans ses mélopées, le président Paul Biya trace la voie de l’avenir et du renouvellement. Cette trajectoire qui se dessine au sein de l’appareil d’État devrait faire comprendre aux opposants de la vieille garde en l’occurrence Kamto qu’ils doivent se préparer à déposer le tablier pour faire émerger la jeunesse politique de leur parti », a écrit André Luther Meka.
Comme à son habitude, le membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) ne manque pas d’accabler le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) qui n’a pas pu se porter candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
« Il est bien évident que Kamto se parle à lui-même. Lui qui a éliminé successivement les membres fondateurs de son parti. Lui qui a gelé l’avenir politique des milliers de jeunes du MRC en boycottant les élections municipales et législatives. Lui, contre vents et marées, s’est inséré illégalement dans l’agenda des candidatures du Manidem en abandonnant son parti après avoir suscité l’illusion d’un débat creux sur le mandat impératif où il avait embarqué sa horde de militants. En prenant la parole, Kamto feint de ne pas savoir que son parti est déchiré par les multiples procès pour avoir forcé son retour à la tête de ce parti sans respecter les textes. Kamto est un égoïste, dictateur qui ne pense qu’à lui-même », a ajouté André Luther Meka.
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The Governance of China” held in Bishkek
BISHKEK, July 13 (Xinhua) — An event promoting the fifth volume of « Xi Jinping: The Governance of China » was held in Bishkek, the capital of Kyrgyzstan, on Monday.
Participants said that as the event coincided with the 25th anniversary of the Shanghai Cooperation Organization (SCO), it was of great significance for representatives from all walks of life in both countries and from the SCO family to exchange views on the book.
The important work systematically expounds the theory and practice of Chinese modernization, vividly presents China’s vision and program for building a community with a shared future for humanity, and serves as an authoritative work for understanding Chinese modernization and contemporary China.
It also provides important guidance for China and Kyrgyzstan to deepen exchanges of governance experience and strengthen the alignment of their development strategies.
Former Kyrgyz President Roza Otunbayeva pointed out that the vision of building a community with a shared future for humanity, proposed by Chinese President Xi Jinping, is an idea and proposition with global influence.
High-quality Belt and Road cooperation has brought new development opportunities and helped Kyrgyzstan gradually transform into an important hub on the Eurasian continent, she said, adding that an in-depth study on the internal logic, governance mechanism and long-term planning of China’s development is of great practical value.
Addressing the event, Kyrgyz State Secretary Arslan Koichiev said China has been successful in adapting Marxism to its national conditions and has accumulated rich experience in integrating Marxism with China’s realities. To understand Marxism in the 21st century, one should carefully study the works of President Xi, he said.
Reading the book can help people think more deeply about Kyrgyzstan’s relations with China and the rest of the world, and encourage practical cooperation to promote mutual learning among civilizations as well as development and prosperity, Koichiev said.
SCO Deputy Secretary-General Piao Yangfan said China and Kyrgyzstan, as founding members of the SCO, have made unique contributions to the establishment and development of the « Shanghai Five » mechanism.
The book includes President Xi’s important speeches on building a China-Central Asia community with a shared future and an SCO community with a shared future, providing guidance for strengthening solidarity and coordination among regional countries, consolidating a secure and stable environment, enhancing the alignment of development strategies, and promoting closer people-to-people bonds, Piao said.
During the event, the Chinese side presented Kyrgyz guests with copies of the Kyrgyz edition of the third volume and the Russian edition of the fifth volume of « Xi Jinping: The Governance of China. »
Representatives of Kyrgyz medical workers and journalists shared stories of cooperation between the two countries in practicing the philosophy of putting the people first.
Participating experts exchanged views on topics including Chinese modernization, building a community with a shared future for humanity, the Global Governance Initiative, Belt and Road cooperation, and mutual learning among civilizations.
The event was jointly organized by China’s State Council Information Office, China International Communications Group and the Chinese Embassy in Kyrgyzstan. About 300 representatives from political parties, media organizations, think tanks and other sectors of the two countries attended the event. ■
Former Kyrgyz President Roza Otunbayeva addresses an event promoting the fifth volume of « Xi Jinping: The Governance of China » in Bishkek, the capital of Kyrgyzstan, July 13, 2026. The event was held here on Monday. (Xinhua/Li Renzi)
Shanghai Cooperation Organization (SCO) Deputy Secretary-General Piao Yangfan addresses an event promoting the fifth volume of « Xi Jinping: The Governance of China » in Bishkek, the capital of Kyrgyzstan, July 13, 2026. The event was held here on Monday. (Xinhua/Li Renzi)
Kyrgyz State Secretary Arslan Koichiev addresses an event promoting the fifth volume of « Xi Jinping: The Governance of China » in Bishkek, the capital of Kyrgyzstan, July 13, 2026. The event was held here on Monday. (Xinhua/Li Renzi)
The Chinese side presents Kyrgyz guests with copies of the Kyrgyz edition of the third volume and the Russian edition of the fifth volume of « Xi Jinping: The Governance of China » at an event promoting the fifth volume of the book, in Bishkek, the capital of Kyrgyzstan, July 13, 2026. The event was held here on Monday. (Xinhua/Li Renzi)
Guests attend an event promoting the fifth volume of « Xi Jinping: The Governance of China » in Bishkek, the capital of Kyrgyzstan, July 13, 2026. The event was held here on Monday. (Xinhua/Li Renzi)
Guests read a copy of « Xi Jinping: The Governance of China » at an event promoting the fifth volume of the book, in Bishkek, the capital of Kyrgyzstan, July 13, 2026. The event was held here on Monday. (Xinhua/Li Renzi)
A journalist reads a copy of « Xi Jinping: The Governance of China » at an event promoting the fifth volume of the book, in Bishkek, the capital of Kyrgyzstan, July 13, 2026. The event was held here on Monday. (Xinhua/Li Renzi)
A journalist reads a copy of « Xi Jinping: The Governance of China » at an event promoting the fifth volume of the book, in Bishkek, the capital of Kyrgyzstan, July 13, 2026. The event was held here on Monday. (Photo by Roman/Xinhua)CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
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Sous contrôle de l’État, General Bank of Cameroon installe sa nouvelle équipe dirigeante

(Investir au Cameroun) – Deux mois après le rachat de Société Générale Cameroun, le nouvel actionnaire public met progressivement en place les organes de gouvernance de l’établissement rebaptisé General Bank of Cameroon (GBC). Réuni le 15 juillet 2026 à Yaoundé, le conseil d’administration a porté Ezéchiel Passam Mukwade à sa présidence et nommé Victor Noumoué au poste de directeur général. Jean-Michel Ondo et Roland Firmin Same Dikongue complètent l’équipe en qualité de directeurs généraux adjoints.
Ces nominations interviennent après la finalisation, le 12 mai 2026, de l’acquisition par l’État camerounais des 58,08 % du capital jusque-là détenus par le groupe français Société Générale. Déjà propriétaire de 25,60 % des actions, l’État détient désormais 83,68 % de la banque, contre 16,32 % pour SanlamAllianz Cameroun Assurances.
Le choix de la continuité managériale
La composition de la nouvelle équipe dirigeante traduit une volonté de préserver la continuité opérationnelle après le changement d’actionnaire. Le nouveau président du conseil d’administration, Ezéchiel Passam Mukwade, connaît déjà l’établissement pour y avoir exercé les fonctions de directeur général adjoint. Avant de rejoindre Société Générale Cameroun en 2017, ce banquier avait notamment travaillé à la BICIC, devenue BICEC, puis à Citibank Cameroun, où il avait occupé plusieurs responsabilités dans les domaines juridique, de la conformité, du crédit et des ressources humaines.
Victor Noumoué prend, pour sa part, officiellement la direction générale après avoir assuré la transition à la tête de la banque. Ancien directeur général adjoint de Société Générale Cameroun, il supervisait notamment les opérations, les systèmes d’information, la conformité, le secrétariat général et l’expérience client.
Son parcours l’a également conduit au sein du groupe Ecobank, où il a exercé des responsabilités au Cameroun, au Tchad, au Togo et au Burundi. Il a notamment dirigé Union Bank of Cameroon après sa reprise par Ecobank et participé à plusieurs opérations de restructuration et de rapprochement bancaire.
En s’appuyant sur des cadres issus de l’ancienne organisation, l’État limite ainsi le risque de rupture dans la gestion des portefeuilles de clients, des engagements de crédit et des systèmes d’information. Le changement de contrôle ne signifie toutefois pas encore que le futur positionnement commercial et stratégique de la banque est définitivement arrêté.
Le chantier de la recapitalisation
La nouvelle direction devra notamment achever l’adaptation du capital social de la banque aux exigences de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC). Selon les anciens statuts de Société Générale Cameroun, le capital de l’établissement s’établissait à 12,5 milliards de FCFA, soit la moitié du nouveau minimum réglementaire de 25 milliards de FCFA applicable aux banques de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.
Une augmentation de capital et une modification des statuts figuraient ainsi à l’ordre du jour de l’assemblée générale mixte convoquée le 5 juin 2026 à Douala. Les modalités définitives de cette recapitalisation et la répartition des contributions entre les actionnaires n’ont cependant pas encore été rendues publiques.
Cette opération constituera un premier test de la nouvelle politique actionnariale. Elle permettra notamment de déterminer si l’État entend financer seul le renforcement du capital ou solliciter la participation de SanlamAllianz, voire préparer à terme l’entrée d’un autre investisseur.
Au-delà de la conformité réglementaire, la nouvelle équipe devra préciser la vocation de General Bank of Cameroon : rester une banque commerciale universelle fonctionnant selon les standards de l’ancienne filiale française ou devenir un instrument plus directement mobilisé dans le financement des priorités économiques de l’État.
Socadel, premier test opérationnel
La banque a déjà été retenue pour accompagner une opération de financement concernant une entreprise publique stratégique. Le 1er juillet 2026, la Société camerounaise d’électricité (Socadel) lui a confié un mandat d’arrangement et de levée de fonds de 60 milliards de FCFA sur le marché bancaire local.
Les ressources recherchées doivent financer des investissements prioritaires dans les infrastructures de production, de distribution et de commercialisation de l’électricité. L’opération n’est toutefois pas encore finalisée : GBC agit, à ce stade, comme arrangeur chargé de structurer et de mobiliser le financement, et non comme prêteur unique de la totalité des 60 milliards de FCFA.
Ce mandat constitue néanmoins l’un des premiers dossiers d’envergure confiés à General Bank of Cameroon depuis son passage sous contrôle public. Il permettra d’évaluer sa capacité à fédérer un pool bancaire local autour d’une entreprise confrontée à d’importants besoins de trésorerie et d’investissement.
Avec l’installation de sa gouvernance, la première phase de la transition institutionnelle est désormais achevée. Restent à préciser la structure financière de la banque, son degré d’autonomie à l’égard de l’actionnaire public et la place qu’elle occupera dans le financement des entreprises publiques et de l’économie camerounaise.
Amina Malloum
Lire aussi:
13-05-2026 – Société Générale Cameroun (SGC) devient General Bank of Cameroon (GBC) après son rachat par l’État
19-03-2025 – SCB, Société Générale et Banque Atlantique impulsent la hausse (+20,9%) du crédit bancaire à fin septembre 2024
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nous vivons déjà le chaos d’un Cameroun sans Paul Biya
Selon le cinéaste, Sans Paul Biya, plus personne ne sera véritablement respecté dans ce pays.
Dans une récente tribune, Jean Pierre Bekolo décrit les signes d’un chaos à venir sans Paul Biya. Pour lui, «le Cameroun est déjà entré dans une période de contestation permanente qui se joue, pour l’instant, à travers les médias, les réseaux sociaux et les luttes d’influence. Les clans qui s’affrontent déjà devront passer à une autre phase« .
« NOUS VIVONS DEJA LE CHAOS D’UN CAMEROUN SANS PAUL BIYA
Le futur qui nous attend n’est pas flou. Au contraire, il est parfaitement lisible.
C’est même ce à quoi nous assistons depuis plusieurs mois sans parvenir à le nommer.
Ce à quoi nous assistons chaque jour, c’est qu’à mesure que l’autorité de Paul Biya s’efface, l’absence de légitimité de ceux qui prétendent exercer le pouvoir apparaît au grand jour.
Quand bien même certains souhaitent son départ, une réalité demeure : même vieux, même malade, même absent, Paul Biya a continué jusqu’ici à bénéficier d’une autorité symbolique que personne autour de lui ne possède.
Peut-être s’est-il arrangé pour qu’il en soit ainsi.
Il ne se passe pas un jour sans qu’un nouvel exemple vienne renforcer cette idée.
Il ne se passe pas un jour sans que les Camerounais ne s’en prennent à des responsables qui, en théorie, occupent parmi les plus hautes fonctions de l’État mais qui, dans les faits, n’inspirent ni confiance ni respect.
L’opinion publique s’interroge sur le rôle joué par les épouses, les familles et les entourages de certains hauts responsables dans la gestion des richesses, des ressources, de la fortune publique et des entreprises de l’État.
Elle s’interroge sur des réseaux qui, dans une démonstration parfois maladroite de leur influence, semblent désormais se placer au-dessus de la République elle-même, donnant le sentiment d’être plus puissants que les institutions.
À chaque fois, malgré les références répétées au nom de Paul Biya, une même impression se renforce : un Cameroun sans Paul Biya semble voué au chaos.
L’opinion publique s’interroge lorsqu’un ministre des Mines affirme que l’or dont tout le monde parle n’était pas celui de l’État. Beaucoup y voient l’aveu que certaines richesses du Cameroun échappent désormais à la souveraineté nationale et bénéficient davantage à des intérêts particuliers qu’à la collectivité.
Elle s’interroge devant un Conseil constitutionnel dont une partie importante des citoyens considère qu’il a validé ce qu’elle perçoit comme un mensonge politique. Un mensonge qui aurait été toléré parce qu’il servait Paul Biya, mais qui ne bénéficie plus aujourd’hui de la même indulgence. L’autorité morale de cette institution s’en trouve profondément affaiblie.
Elle s’interroge devant des ministères devenus invisibles, incapables de résoudre les problèmes quotidiens des Camerounais, tandis que leurs responsables continuent de bénéficier des privilèges liés à leurs fonctions.
Elle s’interroge devant certains PCA et DG dont les mandats semblent s’éterniser bien au-delà de ce qui était initialement prévu, sans que personne ne paraisse en mesure de les remplacer.
Elle s’interroge lorsque autour de la création d’un poste de vice-président, après une réforme constitutionnelle adoptée par des députés dont les mandats avaient déjà expiré et qui se sont eux-mêmes prorogés. Elle s’interroge également sur la multiplication d’actes signés par délégation permanente, au point que la frontière entre la décision du président et celle de son entourage devient parfois difficile à distinguer.
Pris séparément, chacun de ces faits peut être discuté.
Pris ensemble, ils racontent une seule histoire.
Sans Paul Biya, plus personne ne sera véritablement respecté dans ce pays.
Sans Paul Biya, parce que beaucoup ont participé, d’une manière ou d’une autre, aux accommodements, aux silences, aux manipulations ou à l’inertie du système, aucune personnalité et aucune institution ne semble aujourd’hui capable de rassembler la Nation camerounaise.
Sans Paul Biya, les rivalités qui étaient jusqu’ici contenues, ou limitées à des coups bas et des luttes d’influence, vont changer de nature et éclater au grand jour.
Sans Paul Biya, ceux qui pensent pouvoir hériter du système par décret ou par arrangement découvriront à leurs dépens la bombe à retardement que représente ce Cameroun sans Biya.
Voilà pourquoi le futur du Cameroun est si clair.
Le Cameroun est déjà entré dans une période de contestation permanente qui se joue, pour l’instant, à travers les médias, les réseaux sociaux et les luttes d’influence.
Les clans qui s’affrontent déjà devront passer à une autre phase.
Il ne faut pas exclure des affrontements beaucoup plus graves tels que des assassinats.
Les institutions, déjà paralysées, seront incapables de jouer leur rôle. À l’intérieur même de ces institutions, des voix s’élèveront pour contester les décisions prises.
Les finances publiques et les mécanismes de financement seront à leur tour affectés par cette guerre de succession, provoquant une sérieuse crise.
Desormais
Chaque décision sera remise en cause.
Chaque nomination sera suspectée.
Chaque succession sera contestée.
Tout cela porte un nom : le chaos.
Et ce chaos ne vient ni de l’opposition, ni de l’étranger.
Il naît de l’épuisement d’un système qui ne sait plus fonctionner sans Paul Biya.
Voila qu’ils ont confié un nouveau mandat de sept ans à un homme de 93 ans. Et à peine quelques mois plus tard, les signes du désordre apparaissent déjà.
La sagesse impose donc une seule voie.
Faire ses valises.
Oui ils sont nombreux dans ce pays qui doivent en ce moment faire leurs valises. Non pas sous la pression ou l’humiliation.
Mais par responsabilité historique.
Ceux qui estiment avoir suffisamment servi.
Ceux qui considèrent avoir suffisamment donné.
Ceux qui savent qu’ils ne peuvent plus apporter les réponses dont le pays a besoin.
Ceux-là doivent avoir le courage de partir.
Leur dernier service au Cameroun ne consiste plus à conserver le pouvoir.
Il consiste à organiser la transition.
Une transition conduite par un gouvernement provisoire à mission limitée.
Une transition chargée de remettre à plat les institutions.
Une transition chargée de reconstruire la confiance.
Une transition chargée d’élaborer de nouvelles règles du jeu.
Une transition chargée d’organiser enfin une élection digne de ce nom.
C’est la seule voie raisonnable.
C’est la seule voie pacifique.
C’est la seule voie capable d’éviter l’effondrement.
Tout le reste n’est qu’une tentative de prolonger artificiellement un système arrivé à son terme.
Toutes les manœuvres, toutes les réunions secrètes, tous les stratagèmes de l’ombre, tout ce qui ne se fera pas au grand jour, tous les plans hasardeux conçus pour contourner la volonté du peuple camerounais et retarder l’inévitable — constitue un danger pour la Nation.
Leurs auteurs devront en assumer l’entière responsabilité devant l’Histoire, car toutes ces démarches sont vouées à produire exactement le résultat que nous voulons tous éviter :
Le chaos ».
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