Actualités locales
Prosper Nkou Mvondo: « René Ze Nguele, un nommé qui s’oppose à la nomination d’un vice-président »


Pour le président du parti “Univers“, la prise de position du sénateur René Ze Nguele contre la révision constitutionnelle instaurant le poste de vice-président relève du théâtre.
Sur le plateau de l’émission “Libre Expression“ sur Info Tv, Prosper Nkou Mvondo s’étonne en effet qu’un sénateur nommé puisse s’opposer à l’instauration d’un vice-président nommé par le chef de l’État
« Qu’on ne s’y laisse pas tromper. Je regardais, avec des pop-corn, le congrès du Parlement. Le discours de René Ze Nguele montre que c’est du théâtre. Il a l’air d’un comédien. Vous avez là un monsieur qui est au Sénat parce qu’il a été nommé. Un nommé qui s’oppose à la nomination d’un vice-président : c’est tiré par les cheveux. C’est du théâtre. On a l’impression qu’on a bien choisi les acteurs », a indiqué Prosper Nkou Mvondo.
L’opposant politique souligne par ailleurs que le sénateur René Ze Nguele est coutumier des faits. Et sa prise de position et les acclamations qu’elle a suscité sont en déphasage avec les résultats du vote.
« Il est coutumier du fait, pour donner l’impression qu’au RDPC on peut challenger le président. (…) Regardez les applaudissements quand René Ze Nguele parle. Vous constatez la contradiction qu’il y a entre les applaudissements et le nombre de voix finalement obtenues. C’est du théâtre », a souligné Prosper Nkou Mvondo.
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Trafic d’or au Cameroun : Révélations de Me Sikati

Le membre du bureau politique du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto, critique le point de presse donné hier par le ministre par intérim de Mines et du développement technologique.
Lors d’un point de presse organisé à Yaoundé le 15 juillet 2026, le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt), Fuh Calistus Gentry, a formellement démenti le vol ou la disparition d’or appartenant directement aux réserves de l’État camerounais.
Cette déclaration publique, faite aux côtés du ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, vise à désamorcer la polémique née des révélations sur un manque à gagner fiscal de près de 2 000 milliards de FCFA.
Le gouvernement camerounais précise que la crise actuelle ne relève pas d’un détournement de fonds publics, mais d’une fraude massive à la déclaration par les opérateurs privés. Les compagnies minières privées minimisent les volumes d’or réellement extraits.
L’État subit une baisse drastique des recettes issues de l’impôt synthétique minier et des taxes d’exportation. Le rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) a révélé un décalage immense pour 2023, avec seulement 22 kg d’or déclarés à l’exportation par le Cameroun contre 15 tonnes enregistrées par les douanes des Émirats arabes unis.
La Société Nationale des Mines (Sonamines) estime qu’environ 44 tonnes d’or ont échappé aux circuits formels entre 2021 et 2025. Pour contrer ce trafic et assainir la filière aurifère, le Pr Fuh Calistus Gentry a annoncé une série de réformes immédiates. Notamment, le déploiement sur le terrain d’une équipe permanente associant la Sonamines, la Direction Générale des Impôts (DGI) et la Direction Générale des Douanes (DGD).
Cette équipe fera un contrôle direct sur le terrain via les sites de production. L’on parle aussi du recrutement d’un expert international pour évaluer le potentiel réel des gisements et imposer une taxation minimale indépendante des déclarations des exploitants.
Lire la réaction de Me Sikati :
CERTAINS MINISTRES CAMEROUNAIS SONT DE VRAIS MAGICIENS
Le Ministre des mines du Cameroun s’appelle FUH CALISTUS.
Il a été désigné pour remplacer son prédécesseur Gabriel DODO NDOKE, décédé dans des conditions obscures et non élucidées à ce jour.
FUH CALISTUS a déclaré lors d’une conférence de PRESSE tenue hier que » il n’y a pas de disparition d’or appartenant à l’Etat ‘.
Pourtant le scandale du trafic d’or au Cameroun fait les choux gras de la presse nationale et internationale.
Notons que le ministre ne dit pas qu’il n’y a pas disparition de l’or.
Il dit plutôt implicitement que l’or qui appartient à l’Etat du Cameroun n’a pas disparu.
Et moi de lui poser la question suivante. À qui appartient donc tout l’or dont la disparition a été révélée ?
Je rappelle que d’après le Code minier du Cameroun, le sous sol minier et l’or qui s’y trouve appartiennent à l’Etat Camerounais.
Peut-être que le ministre considère comme quelques esprits grégaires que malgré les dispositions claires du Code minier, l’or du Cameroun appartient à certains particuliers.
En fait ils ne sont pas là pour le Cameroun. Ils sont là pour leurs intérêts.
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Bois : la fiscalité portée à 75 % fait chuter les droits de sortie de 7,9 milliards de FCFA en 2025

(Investir au Cameroun) – Le durcissement de la fiscalité sur les exportations de bois commence à peser sur les recettes douanières camerounaises. En 2025, les droits de sortie collectés sur cette filière ont diminué de 7,9 milliards de FCFA, soit un recul de 21,3 % sur un an, selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2027-2029 du ministère des Finances.
Cette contreperformance contraste avec la progression générale des recettes douanières. Celles-ci ont atteint 1 152,9 milliards de FCFA en 2025, en hausse de 96,6 milliards ou 9,1 % par rapport à 2024. Le repli enregistré sur le bois constitue ainsi l’un des principaux facteurs ayant limité la performance globale de l’administration douanière.
Le ministère des Finances l’attribue au relèvement progressif des droits de sortie appliqués au bois brut, dans le cadre de la politique visant à décourager les exportations de grumes et à favoriser leur transformation au Cameroun. Le taux applicable aux bois en grumes et assimilés a été porté à 75 % de leur valeur FOB par la loi de finances 2024, contre 60 % auparavant.
Cette politique produit un effet budgétaire paradoxal. En augmentant fortement le coût fiscal des exportations de grumes, l’État réduit leur attractivité et, par conséquent, l’assiette sur laquelle il prélève les droits de sortie. La hausse du taux ne suffit donc plus à compenser la contraction des volumes exportés.
Les exportations de grumes chutent de 26,5 %
Les données de l’Institut national de la statistique confirment le recul de l’assiette taxable. En 2025, le Cameroun a exporté 349 611 m³ de grumes, contre 475 401 m³ un an plus tôt. La baisse atteint 125 790 m³, soit 26,5 %.
La valeur de ces exportations a parallèlement diminué de 8,37 milliards de FCFA, passant de 47,39 milliards en 2024 à 39,02 milliards en 2025, soit un recul de 17,7 %. Les quantités de bois publiées par l’INS sont exprimées en mètres cubes et non en tonnes.
La fiscalité ne constitue toutefois pas l’unique explication. Le gouvernement relève également une« atonie »de la branche sylviculture et exploitation forestière en 2025, liée notamment au recul de la demande extérieure. Le ralentissement des exportations résulte donc à la fois du resserrement de la politique publique et d’une conjoncture commerciale moins favorable.
Le niveau enregistré en 2025 est le plus faible des cinq dernières années. Il confirme que la stratégie de réduction des ventes de bois brut à l’étranger produit désormais des effets visibles sur les flux commerciaux. Mais la baisse des grumes ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une montée en puissance de la transformation locale.
Les sciages ne compensent pas la baisse des grumes
Les exportations de bois sciés, qui constituent le principal produit de la filière, ont elles aussi reculé en 2025. Les volumes sont passés de 895 572 à 762 007 m³, soit une diminution de 14,9 %.
En valeur, les recettes tirées des sciages ont chuté de 22,62 milliards de FCFA, passant de 180,28 milliards à 157,67 milliards, en baisse de 12,5 %. Le manque à gagner enregistré sur les sciages est ainsi près de trois fois supérieur à celui observé sur les grumes.
Au total, les exportations de bois et d’ouvrages en bois ont généré 217,63 milliards de FCFA en 2025, contre 249,70 milliards en 2024. La filière a donc perdu 32,07 milliards de FCFA de recettes d’exportation, soit 12,8 %, tandis que les volumes diminuaient de 26,7 %.
Ces chiffres montrent que la contraction des grumes ne s’est pas encore traduite par une augmentation suffisante des exportations de produits transformés. Quelques segments plus avancés progressent néanmoins. Les volumes de contreplaqués, bois plaqués et produits stratifiés ont augmenté de 34,1 %, tandis que leur valeur a progressé de 15,6 %. Les feuilles de placage ont, pour leur part, enregistré une hausse de 5,3 % en volume, mais un léger recul de 1,3 % en valeur.
La transition industrielle apparaît donc inégale : les produits de transformation plus poussée avancent sur certains segments, mais leur poids reste trop faible pour compenser le recul des grumes et des sciages.
Le pari de la transformation locale à l’épreuve de 2028
Le gouvernement entend poursuivre cette réorientation jusqu’à l’échéance du 1er janvier 2028, présentée dans le DPEB comme la date d’interdiction sous-régionale des exportations de bois en grumes. Pour préparer cette étape, l’État prévoit d’accorder des incitations aux exploitants afin qu’ils acquièrent des équipements de troisième transformation et de renforcer la préférence accordée au mobilier fabriqué localement dans la commande publique.
L’objectif est de déplacer la création de valeur vers le sciage avancé, le déroulage, le placage, le contreplaqué, la menuiserie et la fabrication de meubles. Cette stratégie doit également permettre de retenir davantage d’investissements et d’emplois industriels au Cameroun avant l’ouverture de nouveaux débouchés, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Mais les résultats de 2025 montrent que cette transition entraîne, à court terme, un coût budgétaire et commercial : baisse des droits de sortie, contraction des exportations de grumes et recul simultané des sciages. La fiscalité atteint donc son premier objectif — décourager les ventes de bois brut — sans que les données disponibles permettent encore de conclure à une compensation par la transformation locale.
La réussite de cette politique devra désormais être appréciée à partir d’autres indicateurs : volumes effectivement transformés dans les usines camerounaises, investissements industriels, emplois créés, ventes sur le marché intérieur et nouvelles recettes fiscales générées par les entreprises de transformation. À ce stade, la baisse des exportations de grumes est acquise ; le gain de valeur ajoutée attendu reste à démontrer.
BRM
Lire aussi:
16-06-2026 – Bois : les grumes portent encore la hausse des prix des exportations de la Cemac en attendant l’interdiction en 2028
22-05-2026 – Bois : le Cameroun interdit l’exportation en grumes de 15 nouvelles essences, portant le total à 91
23-04-2026 – Bois : les sciages dominent les exportations du Cameroun en 2025, les grumes résistent malgré les restrictions
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l’Ordre des médecins traîne «la croqueuse de diamants» en justice

L’Ordre national des médecins du Cameroun annonce avoir déposé des plaintes contre deux personnes soupçonnées d’exercer illégalement des activités médicales et médico-esthétiques. L’institution appelle à la vigilance et rappelle que seuls les praticiens dûment habilités peuvent réaliser des actes médicaux invasifs.
L’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) a annoncé dans une note d’information datée du 16 juillet 2026, avoir saisi les autorités compétentes à la suite de signalements portant sur des pratiques susceptibles de relever de l’exercice illégal de la médecine.
Les plaintes visent notamment Kingsly Nembo, qui se présenterait publiquement comme docteur et proposerait des actes médicaux et esthétiques sans être inscrit au tableau de l’Ordre. Elles concernent également Manuella Nimpa, connue sous le pseudonyme de « La Croqueuse de Diamants », pour des faits signalés relatifs à la réalisation d’actes esthétiques invasifs, notamment des injections de Body Filler, en dehors du cadre légal en vigueur.
Selon l’ONMC, les dossiers ont été transmis aux autorités compétentes, désormais chargées de mener les investigations nécessaires afin de vérifier les faits et d’établir les responsabilités conformément à la législation camerounaise.
L’Ordre rappelle que tout acte médical ou médico-esthétique invasif ne peut être pratiqué que par des professionnels légalement habilités et régulièrement inscrits à son tableau. Il réaffirme sa volonté de lutter contre toute forme d’exercice illégal de la médecine afin de protéger la santé des populations et de préserver l’intégrité de la profession médicale. L’institution invite enfin les professionnels de santé et les citoyens à signaler toute situation susceptible de constituer un exercice illégal de la médecine.
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