Actualités locales
Premier ministre et vice-présidents nommés : quelle différence, s’interroge Armand Noutack II


L’ancien militant du MRC Armand Noutack II demande à avoir la différence entre un premier-ministre et un vice-président nommés par la même personne.
Dans une sortie brève faite sur sa page Facebook, l’ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Armand Noutack II questionne la différence entre un premier-ministre et un vice-président tous les deux, nommés par la même personne.
« Quelle est la différence entre un vice-président nommé et un Premier Ministre lui aussi nommé par la même personne ? Le Cameroun a-t-il vraiment besoin d’un vice-président ? Quelles seront ses marges de manœuvres si le Président peut à tout moment mettre un terme à ses fonctions ? Bon je comprends, on veut officiellement mettre le Président Biya en retraite en attendant son retrait définitif pour modifier à nouveau la constitution », a-t-il écrit.
En réponse aux interrogations d’Armand Noutack II, le militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) Yves Abama indique qu’on peut se passer du vice-président mais pas du premier ministre.
« Mon excellent collègue Armand Noutack II la différence entre le Vice-président et le PM est dans le texte. Il est dit que Le Président PEUT nommer un Vice-président, donc il est optionnel. Or le PM est obligatoire. Le PM est chef du Gouvernement et les attributions du vice-président au-delà de la vacance seront celles que lui confère le Président. Dans ce contexte je vois déjà disparaître un poste comme celui de SPPR (Secrétaire général de la présidence de la République NDLR) », a écrit l’homme politique, militant du parti au pouvoir.
Notons que le député du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) Nourane Foster a indiqué être prête à accompagner le vice-président qui sera nommé dans l’exercice de ses fonctions.
« En effet, depuis la révision constitutionnelle de 1984, qui avait supprimé le poste de Vice-Président au profit de la fonction de Premier ministre, notre architecture institutionnelle n’avait plus intégré cette fonction au sommet de l’État. Aujourd’hui, avec ce nouveau projet de loi, c’est donc un retour majeur qui s’opère dans l’organisation du pouvoir exécutif.
Mais au-delà de cette dimension historique, il est important de comprendre que ce texte ne se limite pas à la simple création du poste de Vice-Président. Il redessine en profondeur l’équilibre du pouvoir au sommet de l’État…Il ressort également de cette réforme une volonté d’insuffler une nouvelle dynamique institutionnelle, avec l’objectif de renforcer la continuité de l’État et d’adapter les mécanismes de gouvernance aux réalités actuelles. Cette orientation appelle à la responsabilité de tous les acteurs publics afin que ces évolutions se traduisent concrètement en progrès pour les citoyens.
Dans cette perspective, nous attendons la mise en place du nouveau Vice-Président. Nous sommes prêts à l’accompagner dans l’exercice de ses fonctions, dans un esprit de collaboration et d’intérêt général, afin de contribuer à la stabilité et à la prospérité du Cameroun », a-t-elle écrit.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Visite du Pape : le Cameroun muscle son dispositif touristique à Bamenda
Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Gabriel Mbaïrobe, a achevé une visite de travail à Bamenda dans le cadre des préparatifs de la visite […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Indira Baboké : le mérite face aux préjugés
Il est profondément regrettable de constater à quel point certaines personnes se permettent aujourd’hui de diffamer, d’injurier et de salir gratuitement le Dr. Indira Baboke, […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Orange Money déboutée face à la CDEC dans le dossier BOFAS/Afriland en lien avec la route Babadjou – Bamenda

(Investir au Cameroun) – Orange Money Cameroun a subi un revers judiciaire dans le contentieux qui l’oppose à la Caisse des dépôts et consignations (CDEC) autour du dossier BOFAS-Afriland. À l’audience du contentieux de l’exécution du 7 avril 2026, le Tribunal de première instance de Yaoundé-Centre administratif a rejeté la demande de l’opérateur de mobile money visant à faire annuler un commandement de payer de plus de 3,68 milliards de FCFA émis contre lui par la CDEC.
Selon l’extrait du plumitif consulté, le juge a d’abord « rejet[é] comme inopérante l’exception d’incompétence soulevée par la défenderesse », puis « reç[u] la demanderesse en son action », avant de « l’en débouter cependant comme non fondée » et de « la condamner aux dépens ». L’ordonnance a en outre été déclarée « exécutoire sur minute avant enregistrement ». Orange Money Cameroun dispose d’un délai de quinze jours à compter de la signification de la décision pour interjeter appel.
Contestation rejetée sur le fond
Dans son assignation à bref délai en nullité de commandement, Orange Money Cameroun demandait au tribunal de constater la nullité du commandement de payer qui lui a été signifié le 26 février 2026, ainsi que de « déclarer nul et de nul effet tout acte subséquent à ce commandement ».
Au soutien de sa requête, l’entreprise contestait la base juridique de la procédure engagée contre elle. Dans ses écritures, elle soutenait qu’un mécanisme de solidarité de paiement ne pouvait être mis en œuvre à son encontre sans décision juridictionnelle préalable. La société faisait notamment valoir qu’« ORANGE MONEY CAMEROUN SA n’a jamais été attrait devant le Juge administratif dans le cadre de la présente espèce ».
L’opérateur estimait ainsi que sa qualité de tiers détenteur ne pouvait produire d’effets qu’après une décision du juge administratif statuant contradictoirement sur sa responsabilité. Une argumentation que le juge du contentieux de l’exécution n’a pas retenue.
Une procédure engagée depuis 2025
Les pièces de procédure retracent une séquence engagée plusieurs mois plus tôt. Orange Money Cameroun indique avoir reçu, le 4 juillet 2025, un avis à tiers détenteur par lequel la CDEC lui demandait de reverser des fonds en lien avec Afriland First Bank.
L’entreprise rappelle également qu’une ordonnance rendue le 20 mars 2025 par la présidente du Tribunal administratif du Centre avait suspendu la mobilisation de cautions émises par Afriland dans le cadre du marché concerné. Elle affirme s’être ainsi retrouvée « entre une décision de justice exécutoire, d’une part, et un avis à tiers détenteur également exécutoire, d’autre part ».
Selon ses écritures, la procédure s’est ensuite poursuivie avec un avis de mise en recouvrement signé le 19 décembre 2025, une sommation de payer servie le 30 janvier 2026, puis le commandement contesté du 26 février 2026.
150 millions de FCFA de pénalités de retard évoquées
Selon des sources internes à la CDEC, l’opposition procédurale d’Orange Money Cameroun au recouvrement forcé pourrait également exposer l’opérateur à des pénalités de retard, selon l’interprétation défendue par l’établissement public. Cette lecture s’appuie sur le décret du 1er décembre 2023 fixant les modalités de transfert des fonds et valeurs dévolus à la CDEC.
L’article 7, alinéa 4, de ce texte prévoit que tout transfert de fonds et/ou valeurs dus à la CDEC intervenant au-delà des délais prévus donne lieu au paiement d’un intérêt de retard calculé au taux de la facilité de prêt marginal de la BEAC majoré de deux points.
D’après les mêmes sources, le montant des pénalités susceptibles d’être réclamées avoisinerait 150 millions de FCFA. Ce chiffre n’a toutefois pas pu être vérifié de manière indépendante.
Investir au Cameroun a par ailleurs appris que la CDEC étudiait d’autres voies pour obtenir l’exécution du paiement et le règlement des pénalités réclamées. Une source proche du dossier évoque notamment la possibilité de mesures conservatoires sur les avoirs de l’opérateur dans le système bancaire.
BGFIBank choisit la voie du retrait
Dans un registre similaire, BGFIBank Cameroun, également visée dans cette affaire en tant que tiers détenteur présumé, a choisi une autre option. Depuis le 26 mars 2026, la banque s’est retirée de l’ensemble des procédures judiciaires en cours afin d’ouvrir des négociations, selon une correspondance consultée par Investir au Cameroun.
Dirigée par Abakal Mahamat, l’institution bancaire cherche ainsi à mettre un terme à l’exposition née de cette procédure, là où Orange Money Cameroun a choisi de contester le commandement devant le juge de l’exécution.
Du marché résilié au recouvrement des garanties
Le contentieux s’inscrit dans l’affaire BOFAS, du nom de l’entreprise de BTP attributaire du marché relatif à la section 3 de la route Bamenda – Babadjou. Ce contrat, conclu en 2022 pour un montant de 14,32 milliards de FCFA et un délai d’exécution de quinze mois, a ensuite été résilié en raison de lenteurs dans l’exécution.
Depuis, le dossier a quitté le seul terrain des travaux publics pour glisser vers celui du recouvrement des garanties financières, évaluées à près de 3,68 milliards de FCFA émises par Afriland First Bank. C’est dans ce cadre que la CDEC a engagé une procédure de recouvrement forcé auprès de tiers détenteurs.
L’institution s’appuie sur le régime du privilège du Trésor, notamment l’article 43 de la loi n°2008/003 du 14 avril 2008 régissant les dépôts et consignations, qui prévoit que « la saisie est exécutée nonobstant opposition ».
Les sommes visées correspondent à des avoirs d’Afriland First Bank logés dans les livres de structures telles que BGFIBank Cameroun et Orange Money Cameroun. A l’origine, ces entités n’interviennent donc pas comme débiteurs initiaux du marché, mais comme détenteurs de fonds susceptibles d’être saisis dans le cadre du recouvrement.
Une décision favorable à la CDEC
Le contentieux n’est donc pas clos. Mais cette décision, rendue en première instance, conforte la position de la CDEC dans une affaire dont les enjeux dépassent désormais le seul dossier BOFAS-Afriland. En toile de fond, c’est tout l’équilibre entre exécution des marchés publics, mobilisation des garanties financières et responsabilité des tiers détenteurs qui se trouve posé, avec des implications potentielles pour l’ensemble des acteurs bancaires et parafinanciers.
Baudouin Enama
Lire aussi :
25-03-2026 – Route Babajou-Bamenda : les dessous de la médiation avortée entre la CDEC et Afriland First Bank
06-03-2026 – Route Bamenda–Babajou : Afriland, BGFIBank et Orange Money exposés à des mesures de saisie dans l’affaire BOFAS
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
Dernières actualités1 year agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation
Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?
Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun
Actualités locales4 weeks agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé
