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CM14 : Access Bank Cameroon se positionne sur la formalisation du commerce et le financement des échanges africains

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CM14 : Access Bank Cameroon se positionne sur la formalisation du commerce et le financement des échanges africains
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(Investir au Cameroun) – A la faveur de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (CM14) à Yaoundé, Access Bank Cameroon a affiché ses ambitions sur un segment jugé stratégique : le financement du commerce africain. En organisant un forum de haut niveau consacré au secteur privé, la banque a placé au centre des échanges deux leviers considérés comme déterminants pour la croissance du continent : la formalisation progressive du commerce informel et la fluidification des échanges transfrontaliers.

La cérémonie d’ouverture, présidée par la présidente du conseil d’administration, Patience Melone, aux côtés du directeur général Ellis Nzo Asu et du directeur général adjoint Irechukwu Ugochukwu Michael, a réuni responsables gouvernementaux, institutions financières, partenaires au développement, entrepreneurs et experts du commerce. Organisé en partenariat avec le ministère du Commerce, l’événement a surtout servi de plateforme de convergence entre priorités publiques, besoins du secteur privé et capacités de financement.

Placée sous le thème « Accélérer la formalisation du commerce informel et renforcer les corridors commerciaux pour un développement durable et inclusif », la rencontre a mis en avant plusieurs chantiers à forte portée économique : régimes commerciaux simplifiés pour les PME et les petits commerçants, réduction des barrières non tarifaires et des paiements informels, intégration des acteurs informels dans les chaînes de valeur formelles, élargissement de l’accès au financement, meilleure exploitation de la ZLECAf et amélioration de la logistique transfrontalière.

Formaliser les flux pour élargir l’accès au financement

À travers cette initiative, Access Bank Cameroon défend une lecture très opérationnelle du commerce africain. Dans cette approche, la croissance des échanges ne dépend plus seulement de l’ouverture des marchés, mais aussi de la capacité à structurer les flux, sécuriser les paiements et connecter les opérateurs économiques à des solutions financières adaptées. Pour les PME, au cœur du tissu productif régional, la formalisation constitue à la fois un enjeu d’accès au crédit, d’intégration aux chaînes de valeur et de montée en gamme.

Le forum a également accordé une place centrale au financement durable du commerce et à la modernisation des paiements, deux axes qui renforcent le positionnement revendiqué de la banque. Les discussions ont porté sur la réduction du déficit de financement des PME africaines, le développement de mécanismes de partage des risques et le renforcement d’investissements d’infrastructures alignés sur les critères ESG.

Paiements transfrontaliers : un marché en structuration

Dans le prolongement de ces échanges, la banque a mis en avant plusieurs priorités structurantes : paiements instantanés et interopérables, règlements transfrontaliers, identité numérique, harmonisation des procédures KYC et cybersécurité. Pour les opérateurs économiques, ces évolutions sont stratégiques. Elles visent à réduire les délais, abaisser les coûts de transaction et rendre les corridors commerciaux plus efficaces dans un environnement encore contraint par des obstacles réglementaires, logistiques et financiers.

Prenant la parole à cette occasion, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a rappelé la portée économique du sujet. « La croissance de l’Afrique dépend de notre capacité à formaliser les échanges », a-t-il déclaré, en plaidant pour le renforcement des chaînes de valeur régionales et pour une coopération public-privé plus efficace au service du développement industriel et de l’intégration économique.

Même ligne du côté d’Access Bank Cameroon. Son directeur général, Ellis Nzo Asu, a défendu une vision fondée sur la connectivité des marchés et l’accompagnement des opérateurs économiques. « Une croissance durable en Afrique sera portée par une meilleure connectivité des marchés », a-t-il affirmé, en soulignant que la structuration du commerce informel peut soutenir l’emploi, accélérer l’inclusion financière et élargir les perspectives de prospérité régionale.

Au-delà du forum, l’enjeu est aussi stratégique pour la banque. Présente au Cameroun depuis le 23 mai 2022, après l’obtention de son agrément le 3 février 2022, Access Bank Cameroon consolide progressivement son ancrage sur le marché, avec un accent revendiqué sur les PME, les entreprises dirigées par des femmes et l’innovation portée par les jeunes. L’établissement indique disposer de sept agences à Douala et Yaoundé, un maillage destiné à articuler proximité commerciale et offre de financement.

Cette stratégie locale s’appuie sur la puissance d’un groupe plus large, présent dans 25 pays, dont 17 marchés africains, ainsi que dans plusieurs hubs financiers internationaux. Pour Access Bank, cette implantation constitue un avantage compétitif dans un contexte où la capacité à connecter les clients aux grands corridors du commerce et de l’investissement devient un facteur de différenciation. Ses solutions couvrent les paiements internationaux, les règlements transfrontaliers, les crédits documentaires, les garanties bancaires et les financements de court terme, dans le respect des exigences réglementaires de la Cemac.

En se saisissant des enjeux de formalisation, de logistique, de paiements et de financement, Access Bank Camerooncherche ainsi à dépasser un simple rôle d’accompagnement du débat économique africain pour s’installer comme un acteur structurant. À la faveur de la CM14, la banque confirme son ambition de se positionner comme une référence du trade finance et de l’intégration commerciale en Afrique centrale.

Baudouin Enama

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les partis d’opposition préparent une coalition pour battre le RDPC aux élections de 2027

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les partis d’opposition préparent une coalition pour battre le RDPC aux élections de 2027
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À quelques mois des prochaines élections législatives et municipales, des partis politiques de l’opposition définissent les contours d’une collaboration pouvant les mener à la victoire dans la majorité des circonscriptions électorales.

À l’approche des prochaines échéances électorales au Cameroun, des partis politiques d’opposition expriment leur volonté de se rapprocher pour faire bloc en face du parti proche du pouvoir, le Rdpc. L’enjeu est d’arracher la majorité que ledit parti possède à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux à l’issue des élections législatives et municipales prévues en février prochain. A l’issue des municipales et législatives de 2020, le Rdpc a remporté 152 sèges sur 180 à l’Assemblée nationale ; 9 098 sièges de conseillers municipaux sur les 10 625 et contrôle 327 ou 328 communes et communautés urbaines sur les 374.

Pour basculer les chiffres, des leaders politiques d’opposition appellent à une mutualisation des forces. Et d’autres s’engagent à préciser des modalités d’une éventuelle collaboration. Dans plusieurs sorties, Hiram Samuel Iyodi, ancien candidat à la présidentielle de 2025 et président du MP3, a précisé sa position sur une éventuelle collaboration avec d’autres partis proches de son idéologie. Le MRC et l’OMP sont parmi ses cibles.

Patricia Tomaïno Ndam Njoya, maire de Foumban et présidente de l’Union démocratique du Cameroun, invite les leaders et partis politiques ainsi que la société civile à la présentation de la proposition de mutualisation des forces politiques ce jeudi à Douala.

Abdouraman Hamadou Babba, président du Rassemblement pour le développement et la défense de la République du Cameroun (RDDC), multiplie des publications pour inciter à la mutualisation. Pour lui, c’est une méthode efficace pour faire basculer la majorité à l’Assemblée nationale et dans les communes. D’autres leaders et partis sont dans la même logique. Ils travaillent depuis un long moment pour aboutir à une collaboration gagnant-gagnant avec, en priorité, obtenir la majorité de l’opposition à l’Assemblée nationale et occuper le maximum de mairies possibles.

Cependant, des obstacles persistent contre ce projet de mutualisation. Certains partis d’opposition se préparent pour aller aux élections en solitaire. Leur priorité est de maximiser les chances d’avoir des élus. Ils mettent de côté des initiatives visant la collaboration. Au moins un a décidé longtemps avant de ne pas participer aux élections.

Le Front pour le salut national du Cameroun. Parti dont le candidat est arrivé 2ᵉ au classement général et 1ᵉ de l’opposition à la présidentielle de 2025 avait opté pour le boycott. Suspendue de toute activité pour trois mois par le gouvernement, la formation politique par le biais de son président national réitère sa décision de ne pas participer à ces élections. Sa position est reprise par certains activistes politiques qui soutiennent l’idée du boycott des élections suite à la suspension du FSNC.

Face à eux, Djeukam Tchameni, l’un des acteurs clés du rapprochement des partis d’opposition dans le cadre de l’UPC 2027. Depuis la prison, il dénonce l’idée de boycotter les élections et appelle les partisans du boycott à ne pas décourager ceux qui veulent aller aux élections. Rappelant qu’il y a plusieurs méthodes pour parvenir au changement, il insiste pour que chacun, après avoir fait le choix de sa méthode, reste tolérant avec l’esprit démocratique envers le choix des autres.

A ce stade, alors que la scène politique attend la convocation du corps électoral, beaucoup reste à faire pour réussir une éventuelle mutualisation des forces de l’opposition. Mais des acteurs continuent de se battre.

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Marchés financiers : la CDEC réalise 61,2 milliards de FCFA de transactions à fin septembre, contre 60 milliards en 2025

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Marchés financiers : la CDEC réalise 61,2 milliards de FCFA de transactions à fin septembre, contre 60 milliards en 2025
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(Investir au Cameroun) – La Caisse des dépôts et consignations du Cameroun (CDEC) a orienté plus de 80 % de ses investissements sur le marché financier vers les titres émis par l’État camerounais. Selon son bilan présenté le 30 octobre 2026 à Yaoundé, l’institution a réalisé 61,2 milliards de FCFA de transactions en valeur nominale au cours des neuf premiers mois de l’année. Elle prévoit de porter à plus de 20 % d’ici fin 2028 la part de ses placements effectués en dehors des titres publics camerounais.

Cette concentration accompagne la montée en activité de la CDEC sur le marché financier régional. L’institution avait commencé ses placements en décembre 2024 avec 9 milliards de FCFA, avant de réaliser 60 milliards de FCFA d’opérations en 2025, puis 61,2 milliards entre janvier et septembre 2026. Ces montants correspondent à des volumes d’opérations et ne doivent pas être confondus avec la valeur des titres encore détenus par la Caisse. Le total des transactions réalisées sur une période ne permet pas, à lui seul, de mesurer l’augmentation de son portefeuille.

En 2025, la CDEC s’était déjà distinguée parmi les investisseurs institutionnels sur le marché des titres publics. Selon les données de la Direction de la Trésorerie du ministère des Finances, elle avait investi 59,65 milliards de FCFA dans ce compartiment. Sur ce montant, 51,15 milliards avaient été consacrés aux souscriptions sur le marché primaire, où les États émettent directement leurs titres, et 8,5 milliards aux achats sur le marché secondaire, où s’échangent les titres déjà émis. Ces opérations lui avaient valu le prix du meilleur investisseur institutionnel du Cameroun en 2025, devant la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), première en 2024.

La CDEC finance ainsi directement le Trésor camerounais lorsqu’elle souscrit aux nouvelles émissions de bons ou d’obligations. Ses achats sur le marché secondaire contribuent, eux, à la circulation des titres existants, sans apporter de nouvelles ressources budgétaires à l’État émetteur.

Cette activité de placement repose sur les fonds collectés et conservés par la Caisse. Au 30 septembre 2026, l’institution déclarait avoir encaissé 162,3 milliards de FCFA depuis le démarrage de ses activités en 2023. Elle avait parallèlement restitué 30,5 milliards aux bénéficiaires, laissant un solde arithmétique de 131,8 milliards de FCFA sous gestion. Ce solde ne correspond pas nécessairement aux liquidités immédiatement disponibles. Une partie des ressources confiées à la CDEC doit pouvoir être restituée aux ayants droit, ce qui impose de tenir compte des échéances et de la disponibilité des fonds dans les décisions d’investissement.

La place occupée par la dette camerounaise dans les investissements de la CDEC s’inscrit dans un marché régional en expansion. Selon les statistiques de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), publiées le 2 novembre 2026, l’encours des valeurs du Trésor camerounais atteignait 2 184,4 milliards de FCFA au 30 septembre, soit 19,8 % des 11 016,7 milliards de FCFA de titres publics en circulation dans la CEMAC.

Cette expansion s’accompagne de tensions sur la demande. Dans son rapport sur les consultations de 2026 au titre de l’article IV, publié en avril, le Fonds monétaire international (FMI) relève une saturation progressive du marché régional et une diminution de l’appétit des investisseurs pour les titres camerounais. L’institution souligne notamment la forte exposition des banques locales à la dette souveraine et recommande d’élargir la base des investisseurs ainsi que de développer le marché secondaire. Les dernières statistiques de la BEAC font état d’un taux régional de souscription aux émissions de 70,99 % en septembre 2026, contre 76,48 % en août.

Pour la CDEC, la concentration des investissements dans la dette d’un seul État pose la question de la répartition des risques. L’institution a commencé en 2026 à investir également dans les titres publics d’autres pays de la CEMAC. Cette diversification entre émetteurs souverains réduit la dépendance à un seul État, sans faire disparaître l’exposition aux risques associés à la dette publique régionale.

À l’horizon 2028, la CDEC prévoit de consacrer plus de 20 % de ses placements à des supports autres que les titres publics de l’État camerounais. Cette orientation doit accompagner sa recherche de rendement. La Caisse fait état de rendements indicatifs d’environ 6 % en 2025 et de 6,5 % en 2026, tout en visant un rendement moyen supérieur à 3 % sur l’ensemble des ressources mobilisées à l’horizon 2028. Ces indicateurs ne portent pas nécessairement sur les mêmes bases de calcul.

Les chiffres disponibles ne précisent toutefois pas la valeur du portefeuille détenu au 30 septembre 2026, sa ventilation détaillée par émetteur et par échéance, ni les montants que la CDEC devra réorienter pour atteindre son objectif de diversification. Ces données permettraient de mesurer plus précisément son exposition à la dette camerounaise et les marges dont elle dispose pour investir dans d’autres catégories d’actifs.

Amina Malloum

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Abdul El-Sayed, premier musulman élu sénateur aux États-Unis !

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Abdul El-Sayed est élu sénateur du Michigan au Congrès des États-Unis. Le démocrate de 42 ans devient le premier musulman a fait son entrée dans […]

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