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« nous ne roulons pour aucun clan »

Le journal panafricain Jeune Afrique affirme n’être d’aucun clan au Cameroun et avoir d’énormes difficultés pour la collecte des informations.
Du fait de certains de ses articles, Jeune Afrique est considéré par de nombreux Camerounais comme attaché au régime Biya. Le journal affirme n’en être rien de tel. Le 1ᵉʳ novembre 2026, il a publié une sortie intitulée « Jeune Afrique, le Cameroun et les clans ». Dans ladite sortie, il indique combien il est difficile de collecter les informations dans le pays de Paul Biya. Et selon lui, cela est dû à une « féroce guerre de clans, sur fond de succession de Paul Biya ».
Pour montrer son indépendance éditoriale dans ses différentes publications, Jeune Afrique fait mention de certains de ses articles.
« Nous avons suscité la colère de Louis-Paul Motaze après un article sur des notes secrètes le concernant; l’ire de Ferdinand Ngoh Ngoh, qui a vu dans l’un de nos papiers une volonté de torpiller sa carrière; l’animosité d’Oswald Baboke, qui nous accuserait d’acharnement concernant le traffic d’or…Les proches de Chantal Biya sont agacés, ceux de Franck Biya aussi, tandis que Grégoire Owona nous appelle ‘Jeune à fric » », affirme le journal panafricain.
Les réticences ne sont pas uniquement avec le régime, mais aussi certains du côté de l’opposition. Il cite Maurice Kamto, l’ex-président du MRC, Issa Tchiroma Bakary, le président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), et Bello Bouba Maigari, le leader de l’UNDP. Ils n’acceptent pas de lui accorder une interview.
Pour ce qui est des clans, Jeune Afrique dit n’appartenir à aucun.
« Nous recevons des informations et nous les vérifions. Quand celles-ci viennent d’un « clan », nous les soumettons au contradictoire de ses adversaires. Qui, la plupart du temps, se murent dans le silence. Alamine Ousman Mey, sollicitée lorsque nous avons écrit son portrait, a décliné. Mounouna Foutsou, après avoir accepté une interview, n’est pas venu au rendez-vous et nous a laissés errer dans un grand hôtel parisien », affirme le journal.
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Dettes des CTD : l’État prévoit des retenues sur les dotations de décentralisation en 2027

(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais prévoit de prélever directement sur la Dotation générale de la décentralisation (DGD) de 2027 la part revenant aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans le remboursement d’anciennes dettes commerciales. Cette disposition figure au point 41 de la lettre-circulaire conjointe du 29 octobre 2026, relative à la préparation des budgets des communes et des régions pour l’exercice 2027, publiée le 4 novembre dansCameroon Tribune.
La mesure concerne les dettes commerciales validées à l’issue de l’audit des arriérés de l’État et de ses démembrements sur la période 2000-2019. Le mécanisme d’apurement arrêté par le ministère des Finances en août 2024 prévoit une prise en charge de 70 % par l’État et de 30 % par les entités publiques débitrices. Pour les collectivités territoriales concernées, cette dernière part doit faire l’objet d’un prélèvement à la source sur les ressources de la DGD inscrites au titre de 2027.
Selon les résultats de l’audit rendus publics le 16 août 2024, les dettes commerciales validées à la charge des collectivités atteignaient 14,67 milliards de FCFA. L’application de la clé de répartition de 70 % pour l’État et de 30 % pour les entités débitrices correspondait, sur ce stock initial, à une contribution théorique de 10,27 milliards de FCFA pour l’État et de 4,40 milliards pour les collectivités.
Ces montants ne permettent cependant pas de déterminer les sommes qui seront effectivement prélevées en 2027. La nouvelle lettre-circulaire ne précise ni les remboursements déjà effectués depuis 2024 ni le solde de la dette commerciale restant à recouvrer auprès des collectivités.
Le calendrier initial prévoyait l’apurement des dettes commerciales auditées sur trois exercices, de 2024 à 2026. La mention de prélèvements dans la préparation budgétaire de 2027 pose donc la question de l’état d’avancement de cette opération, sans permettre à elle seule de conclure à un retard dans son exécution.
Parallèlement, les ministres des Finances et de la Décentralisation demandent aux collectivités de budgétiser au moins 30 % du volume global de leurs arriérés et dettes en 2027. Cette exigence, déjà formulée pour l’exercice 2026, vise un périmètre plus large que les seules dettes commerciales auditées. Le document ne précise pas comment les deux dispositifs seront articulés dans les budgets des collectivités concernées.
Baudouin Enama
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