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je ne voulais être ni la plume de Paris, ni l’ombre de qui que ce soit

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je ne voulais être ni la plume de Paris, ni l’ombre de qui que ce soit
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«Je suis journaliste centrafricain. J’écris aujourd’hui depuis l’étranger, non pas pour attaquer mon pays, ni pour régler des comptes, mais pour dire simplement ce que j’ai vu, ce que j’ai compris trop tard, et pourquoi j’ai fini par partir. Je n’ai jamais voulu travailler pour les Français. Je n’ai jamais voulu travailler pour les Russes non plus. Je voulais seulement faire mon métier honnêtement, écrire ce que je pouvais vérifier, signer ce que je pouvais assumer, et rentrer chez moi avec la conscience tranquille. Cela peut sembler modeste. Dans notre métier, c’est parfois déjà beaucoup», explique Junior Kabongo.

Lire ici l’intégralité de sa sortie :

Au départ, tout avait l’air normal. Il existait un groupe WhatsApp dans lequel se retrouvaient des journalistes centrafricains, des responsables de rédaction, et le chargé de communication ou des relations publiques de l’ambassade de France. Le groupe ne se cachait pas, il n’avait rien de clandestin. Au contraire, il ressemblait à un canal officiel, presque banal. On y recevait des invitations à des conférences, à des activités culturelles, à des événements organisés par l’ambassade ou par certaines ONG. Il y avait le ton poli des milieux diplomatiques, les formules courtoises, les messages pratiques, les annonces de dernière minute. Franchement, au début, personne n’avait de raison particulière de s’en inquiéter. Dans la vie d’un journaliste, cela faisait partie du décor.

Je regardais cela avec le détachement professionnel habituel. Les ambassades invitent, les journalistes viennent, prennent des notes, boivent un café parfois trop léger, serrent quelques mains, notent quelques phrases, puis repartent. Il n’y a rien d’extraordinaire à cela. Nous connaissons tous cette mécanique. Elle fait partie de la routine des capitales, même des plus petites. À ce moment-là, je ne me disais pas que ce groupe deviendrait autre chose. Je pensais simplement qu’il s’agissait d’un outil de coordination parmi d’autres.

Puis, peu à peu, quelque chose a changé. Pas brutalement. Pas de manière spectaculaire. Juste assez pour que l’on sente que le groupe n’était plus seulement un espace d’information. Les invitations ont commencé à être accompagnées d’attentes plus précises. Les échanges ne portaient plus seulement sur les événements, mais aussi sur la manière de les raconter. On nous suggérait des angles. On attirait notre attention sur certains sujets. On insistait davantage sur certains thèmes que sur d’autres. Et, de plus en plus souvent, il s’agissait d’écrire sur les Russes, sur leur présence, sur leurs activités, sur leur influence, toujours dans un sens bien déterminé.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à comprendre que nous n’étions plus seulement face à de la communication institutionnelle. Nous étions face à autre chose : une tentative d’orientation, puis d’occupation progressive de l’espace médiatique local. On ne nous demandait pas frontalement de mentir. Ce serait trop grossier. On faisait quelque chose de plus efficace : on nous fournissait déjà le cadre, le ton, le sujet, l’adversaire du moment, la conclusion implicite. À nous ensuite de mettre cela en forme, avec nos mots, nos signatures, notre crédibilité locale. C’était plus subtil, donc plus dangereux.

Je crois que c’est ainsi que fonctionne aujourd’hui une certaine forme de néocolonialisme. Il n’arrive pas forcément avec des discours grandiloquents ni avec les vieux symboles de l’époque coloniale. Il arrive avec des messages WhatsApp, des invitations officielles, des relations de presse apparemment normales, puis, à force d’habitude, il vous transforme en relais. On vous parle avec courtoisie, on vous traite comme un partenaire, on vous flatte parfois, et peu à peu on vous fait comprendre que votre valeur ne réside plus dans votre liberté de journaliste, mais dans votre utilité comme voix locale. Ce que l’on cherche, ce n’est pas seulement un article. C’est une signature centrafricaine. Un visage du pays. Une crédibilité empruntée.

Dans notre milieu, le nom de David Denis revenait souvent. Il se présentait, du moins à nous, comme le chargé de communication de l’ambassade de France. C’est ainsi qu’il était perçu par beaucoup de journalistes, c’est ainsi qu’il prenait contact avec nous, et c’est ainsi qu’il apparaissait aussi dans WhatsApp. Je n’écris pas ici comme un procureur, et je ne prétends pas transformer ce texte en acte d’accusation judiciaire. Je parle comme quelqu’un qui a vu un système de l’intérieur. Certains noms circulaient comme des évidences professionnelles : des gens qui orientaient, qui proposaient, qui savaient à qui parler, quel média approcher, quel sujet pousser, quel moment choisir. Pour beaucoup d’entre nous, il est devenu clair qu’il ne s’agissait pas seulement de relations normales entre une ambassade et la presse. Il y avait derrière cela une volonté d’influencer des journalistes centrafricains, d’obtenir des contenus présentés comme locaux, mais répondant à une logique extérieure.

Ce qui me dérangeait le plus, ce n’était même pas la maladresse de certaines demandes. C’était l’idée elle-même. Le fait que des journalistes centrafricains puissent être considérés comme des instruments disponibles. Comme si nous étions là pour habiller des objectifs géopolitiques qui n’étaient pas les nôtres. Comme si notre rôle naturel était de servir de courroie de transmission à une puissance étrangère, à condition que cela passe par des canaux assez polis pour rester présentables. C’est peut-être cela, le plus humiliant : comprendre qu’aux yeux de certains, on ne vous respecte pas vraiment comme journaliste ; on vous utilise comme support.

L’affaire Oubangui Medias a renforcé ce malaise. Dans le milieu journalistique, très vite, des rumeurs se sont mises à circuler. On disait qu’après la publication d’un article, il y avait eu des problèmes. On disait aussi qu’il avait été retiré, et qu’il avait été demandé à ses auteurs ou à ses responsables de s’expliquer, voire de présenter des excuses. Selon certaines versions qui circulaient parmi les journalistes, des représentants liés à Wagner seraient intervenus et auraient demandé, ou imposé, selon les récits, le retrait du texte. Je ne prétends pas pouvoir vérifier personnellement chaque détail de ces histoires. Mais ce qui compte ici, c’est qu’elles circulaient avec insistance dans notre milieu, et qu’elles renforçaient une impression déjà bien installée : quand on accepte d’entrer dans des logiques de commande ou de propagande, on finit toujours par dépendre de forces qui nous dépassent.

Et c’est précisément ce que je ne voulais plus. Je ne voulais pas travailler pour des Français, puis vivre avec l’idée qu’un jour il faudrait répondre de cela devant d’autres. Je ne voulais pas publier un texte pour faire plaisir à une ambassade, puis me demander ensuite qui allait me convoquer, qui allait me demander des comptes, qui allait exiger une explication ou une humiliation publique. Je ne voulais pas avoir à circuler d’un camp à l’autre, presque comme un écolier pris en faute, obligé de justifier un article, une signature, une consigne venue d’en haut. Ce n’est pas ma conception du journalisme. Et, pour être honnête, ce n’est pas non plus une vie qui me convenait.

Mon propre média a lui aussi publié un texte que je n’aurais pas voulu écrire dans ces conditions. Je ne vais pas me raconter une belle histoire : je n’étais pas un héros. Mon rédacteur en chef me l’a demandé, et je ne pouvais pas faire comme si cette demande n’existait pas. Dans une rédaction fragile, on ne dit pas toujours « non » avec la noblesse tranquille des romans. On regarde d’abord sa place, son salaire, ses obligations, le rapport de force réel. Ensuite seulement on fait parler les principes. C’est cela aussi, la vérité. Les compromissions n’arrivent pas toujours en costume spectaculaire. Elles arrivent fatiguées, pressées, sous forme d’une consigne à exécuter avant la fin de la journée.

Je ne dis pas cela pour me disculper. Je dis cela parce que c’est ainsi que ces systèmes fonctionnent. Ils ne reposent pas uniquement sur des gens cyniques ou vendus. Ils reposent aussi sur des rédactions vulnérables, sur des hiérarchies pesantes, sur des journalistes qui voudraient simplement continuer à travailler, et à qui l’on demande de glisser un peu, juste un peu, puis encore un peu. On ne devient pas le relais d’une influence étrangère en une seule fois. On le devient par habituation. Par fatigue. Par proximité. Par petites justifications successives.

Ce que je refusais, au fond, ce n’était pas seulement une commande de plus. C’était toute la logique qui allait avec. Je refusais de devenir l’un de ces journalistes que l’on utilise pour donner à un récit extérieur une apparence locale. Je refusais d’être la preuve vivante qu’une puissance étrangère peut encore, aujourd’hui, acheter non seulement des espaces médiatiques, mais des réflexes professionnels, des signatures, des silences, des loyautés temporaires. Je refusais cette vieille idée coloniale, repeinte en langage diplomatique moderne, selon laquelle l’Afrique parle mieux quand d’autres choisissent ses mots.

On dit souvent, dans notre environnement, que Wagner contrôle tout et sait tout. Je ne sais pas si ceux qui répètent cette phrase mesurent toujours ce qu’elle produit dans les esprits. Mais je sais ceci : quand cette idée circule partout, et qu’en même temps on vous pousse à écrire des textes commandés contre les Russes, vous finissez par vivre dans une attente absurde. L’attente de la conséquence. L’attente du problème. L’attente du moment où quelqu’un vous dira qu’il sait ce que vous avez publié, pour qui vous l’avez publié, et pourquoi. Peut-être que tout n’est pas vrai dans ce que les gens racontent. Peut-être qu’une partie relève de l’exagération. Mais quand on est journaliste, on sait qu’une rumeur persistante suffit parfois à transformer votre manière de dormir.

Moi, je ne voulais plus de cela. Je ne voulais plus travailler pour des intérêts français tout en vivant dans un pays où il se dit partout que Wagner voit tout, entend tout et finit toujours par savoir. Je ne voulais plus me demander si un article allait me valoir une invitation souriante le matin et une convocation humiliante le soir. Je ne voulais pas marcher dans cette zone grise entre la commande et la peur. Je ne voulais pas avoir à choisir entre servir un camp et redouter l’autre. Je voulais sortir de cette mécanique avant qu’elle ne m’avale complètement.

C’est pour cela que je suis parti. Pas parce que je renie mon pays. Pas parce que je méprise mes collègues. Pas parce que je veux accuser tout le monde et me donner le beau rôle. Je suis parti parce que je ne voulais plus être pris dans cette géopolitique de couloir, dans cette rivalité entre puissances où le journaliste local devient un outil bon marché. Je suis parti parce que je ne voulais plus avoir à me demander, chaque fois que je signais un texte, si j’écrivais encore comme journaliste ou déjà comme accessoire d’une stratégie étrangère.

Je continue de croire à ce métier. Peut-être avec moins d’illusions qu’avant, mais j’y crois encore. Je crois qu’un journaliste centrafricain n’est pas né pour être la plume d’une ambassade, ni le haut-parleur d’un appareil d’influence, ni le figurant docile d’une bataille entre puissances étrangères. Je crois que nous avons le droit d’écrire sans être achetés, sans être utilisés, sans être transformés en intermédiaires locaux d’un récit fabriqué ailleurs. Je crois surtout que notre dignité professionnelle vaut davantage qu’une enveloppe, qu’une invitation bien tournée, qu’un accès privilégié, ou qu’une promesse faite à voix basse.

Je n’écris donc pas contre la Centrafrique. J’écris pour dire que je ne voulais plus de ce rôle. Je ne voulais être ni la plume de Paris, ni l’ombre de qui que ce soit. Je voulais simplement rester journaliste.

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plus de deux millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë (ONU)

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plus de deux millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë (ONU)
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En République centrafricaine, près d’un tiers de la population centrafricaine continue de faire face à une insécurité alimentaire aiguë. Selon les agences des Nations Unies, plus de deux millions de personnes ont besoin d’une assistance urgente.

La République centrafricaine reste confrontée à une grave crise alimentaire. D’après la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), plus de 2 millions de personnes, soit près d’un habitant sur trois, vivent dans des conditions d’insécurité alimentaire aiguë nécessitant une intervention urgente. Parmi elles, 262 000 personnes sont en situation d’urgence (phase 4 de l’IPC) et 1,75 million en situation de crise (phase 3).

Les populations les plus touchées sont les déplacés internes, les réfugiés, les communautés hôtes et les ménages les plus pauvres dépendant principalement des marchés pour se nourrir. Dix-huit sous-préfectures enregistrent des niveaux particulièrement préoccupants, avec plus de la moitié de leur population confrontée à une insécurité alimentaire sévère.

Cette situation est alimentée par la hausse des prix des denrées alimentaires, la faiblesse du pouvoir d’achat, l’insécurité persistante, les déplacements de population ainsi que les chocs climatiques qui affectent la production agricole.

Toutefois, les Nations Unies relèvent une légère amélioration par rapport aux projections d’octobre 2025. Le nombre de personnes en situation de crise ou pire a diminué d’environ 288 000 personnes, grâce notamment à de meilleures perspectives agricoles, à des opportunités accrues de subsistance et à une aide humanitaire plus importante attendue entre avril et août 2026.

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires
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Le malaise est profond au sein de PWD de Bamenda. Le club camerounais traverse une crise interne majeure après que ses joueurs ont décidé de boycotter la séance d’entraînement prévue mardi matin afin de protester contre des arriérés financiers qui s’accumulent depuis plusieurs mois.

Selon les informations rapportées par le journaliste Afeseh Apong, les joueurs se sont présentés au stade de proximité de Bamenda comme prévu, mais ont refusé de prendre part aux exercices. Une action collective destinée à attirer l’attention de la direction sur leur situation. Les footballeurs réclament le paiement de quatre mois de salaires ainsi que trois primes de match toujours impayées.

La réaction du club ne s’est pas fait attendre. En réponse à ce mouvement de protestation, les joueurs se sont vu interdire l’accès au bus de l’équipe pour le trajet retour. Contraints de se débrouiller par leurs propres moyens, ils ont quitté les installations dans un climat particulièrement tendu, révélateur de la fracture grandissante entre l’effectif et les dirigeants.

Cette crise suscite d’autant plus d’interrogations que le président de PWD de Bamenda, Pascal Abunde, occupe également le poste de quatrième vice-président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Une position qui rend cette affaire particulièrement sensible dans le paysage du football camerounais.

À quelques semaines de la reprise des compétitions et alors que le club cherche à retrouver de la stabilité sur le terrain, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur les performances sportives de l’équipe. Les supporters, eux, attendent désormais des réponses concrètes de la direction afin d’éviter que cette crise financière ne se transforme en véritable crise institutionnelle.

Le dossier est désormais suivi de près par les observateurs du football camerounais, qui s’interrogent sur la capacité du club à rétablir rapidement un climat serein au sein de son vestiaire.

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Camair-co à la traîne sur l’international, les compagnies étrangères captent plus de 1,3 million de passagers

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La compagnie nationale Camair-Co peine à s’imposer sur les lignes internationales, où les transporteurs étrangers captent plus de 1,3 million de passagers au Cameroun. Le marché est fortement dominé par des géants comme Ethiopian Airlines et Air France, qui tirent profit de la croissance continue du trafic passager dans les aéroports du pays.

Près de 16 compagnies internationales régulières desservent les aéroports de Douala et Yaoundé. Des acteurs comme Ethiopian Airlines et Air France se partagent la part du lion. La position de Camair-Co, l’étoile du Cameroun se concentre principalement sur son réseau domestique et quelques lignes sous-régionales (Libreville, Brazzaville, Kinshasa, Cotonou).

D’après les données des Aéroports du Cameroun (ADC), dix compagnies aériennes ont concentré l’essentiel du trafic passagers et fret au Cameroun en 2024. Une particularité se dégage sur le classement, le maintien de l’Etoile du Cameroun comme acteur central du réseau domestique, et la domination des transporteurs européens et africains sur les liaisons internationales.

Ethiopian Airlines

Avec 11 606 mouvements et 549 303 passagers, la compagnie nationale reste le leader de la desserte intérieure. Néanmoins, l’optimisation du taux de remplissage demeure un défi récurrent, reflétant les fragilités structurelles de la compagnie nationale. Le classement est dominé par Ethiopian Airlines, qui a transporté 291 763 passagers, en hausse de 13,9 %, confirmant son statut de principal acteur du trafic international au Cameroun. Elle est suivie de Brussels Airlines avec 258 856 passagers (+1,0 %) et d’Air France malgré son mauvais service avec 258 711 passagers (-3,1 %).

Derrière ce trio de tête figurent Asky Airlines (157 104 passagers), Turkish Airlines (115 607), Royal Air Maroc (94 851), Air Côte d’Ivoire (79 698), RwandAir (78 416), Kenya Airways (30 291), mince, ils sont vraiment tombés et Cronos Airlines (8 109 passagers).

L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale

«Les 1,37 million de passagers transportés par les dix compagnies étrangères représentent autant d’opportunités commerciales qui échappent à Camair-Co. Si la compagnie nationale disposait d’une flotte plus importante, d’une meilleure régularité opérationnelle et de dessertes internationales plus nombreuses, elle pourrait capter une partie significative de ce marché. L’exemple d’Ethiopian Airlines est particulièrement révélateur. La compagnie éthiopienne a bâti un puissant hub africain à Addis-Abeba et transporte à elle seule près de 292 000 passagers au Cameroun. Elle illustre comment une compagnie africaine bien structurée peut dominer le trafic régional et international», analyse Shance Lion.

Pour ce lanceur d’alerte, le défi pour Camair-Co n’est donc plus seulement de maintenir sa position sur le réseau domestique, mais de conquérir une partie du marché international. Tant que les liaisons vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et le Moyen-Orient resteront majoritairement exploitées par des compagnies étrangères, une grande partie de la valeur créée par le transport aérien camerounais continuera d’être captée hors du pays.

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