Actualités locales
au moins 94 Camerounais tués en combattant pour la Russie, révèle All Eyes on Wagner
Le groupe d’investigation All Eyes on Wagner (AEOW) a publié un rapport révélant qu’au moins 94 Camerounais combattant pour la Russie dans la guerre contre l’Ukraine ont été tués.
Dans ses conclusions publiées il y a quelques jours, AEOW a également révélé qu’au moins 335 Camerounais ont été enrôlés de force dans l’armée russe.
Le rapport indique également qu’au moins 1 417 combattants originaires de 35 pays africains se trouvent aux côtés de la Russie sur le front ukrainien.
Ce même groupe indique que ces recrues ont été enrôlées entre 2023 et le premier semestre 2025. Il ajoute que quelque 316 de ces Africains combattant pour la Russie ont été tués.
Citant le mouvement ukrainien « Je veux vivre », qui appelle au retrait de ces étrangers de l’armée russe, l’Égypte arrive en tête de la liste des pays africains comptant des ressortissants combattant pour la Russie.
L’AEOW a également révélé que 56 de ses ressortissants combattent dans l’armée russe, et qu’au moins 23 d’entre eux ont déjà été tués. L’organisation estime le taux de pertes parmi les recrues africaines à 22 %, sans compter les blessés et les disparus.
La même organisation a indiqué que les Africains recrutés par la Russie pour combattre en Ukraine sont âgés de 18 à 57 ans.
Selon les médias, Lou Osborne, un responsable de l’AEOW, a déclaré que le rapport récemment publié permettra aux familles de suivre l’évolution de la situation de leurs proches.
Il aurait précisé que les familles sans nouvelles de leurs proches au front peuvent « contacter les autorités nationales pour demander le rapatriement des corps des personnes tuées et pour que des mesures soient prises concernant ces recrutements, qui se multiplient à mesure que l’invasion de l’Ukraine s’enlise ».
L’AEOW a également indiqué dans son rapport que, depuis 2023, la Russie diversifie activement ses effectifs militaires en recrutant des ressortissants, notamment de pays africains.
L’organisation a déclaré qu’il s’agissait de mesures supplémentaires venant s’ajouter au recours aux prisonniers comme soldats. Le même rapport indiquait que : « Loin d’être un effet secondaire, ce recrutement constitue le pilier d’une stratégie visant à intégrer des combattants aux vagues d’assaut destinées à submerger les lignes de défense ukrainiennes.»
Récemment, l’Institut français des relations internationales (IFRI) a publié un autre rapport sur ces mêmes recrutements russes.
Intitulé : « Politique de recrutement de combattants et de travailleurs par la Russie en Afrique subsaharienne », ce rapport estimait qu’entre 18 et 20 combattants russes étaient des ressortissants africains originaires de trois ou quatre pays.
L’IFRI avait indiqué dans son rapport que la Russie cible « les jeunes urbains pauvres qui voient dans l’émigration économique une solution pour une vie meilleure et qui comprennent que l’Europe est une destination de plus en plus inaccessible ».
La même organisation a affirmé que les recrues sont souvent trompées par de fausses offres de formation et d’emploi, exploitant leurs espoirs économiques.
L’IFRI a noté que : « Ces pratiques de recrutement abusives et trompeuses s’apparentent à une forme de traite des êtres humains, dont la conséquence la plus tragique est l’utilisation de mercenaires amateurs comme chair à canon sur le front ».
Ces derniers jours, de nombreux médias ont fait état de recrues africaines combattant pour la Russie en Ukraine.
La chaîne d’information américaine CNN a diffusé il y a quelques jours une vidéo, présentée comme provenant d’un proche d’un Kenyan dont la photo avait été largement diffusée sur les réseaux sociaux.
L’analyse de la vidéo a permis de comprendre que le Kenyan, identifié seulement comme Francis, était attaché à une mine et insulté.
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Actualités locales
le Pr Aba’a Oyono réclame 3 milliards de FCFA à la DGRE

L’enseignant de droit public à Université de Yaoundé II, Aba’a Oyono, a introduit un recours gracieux préalable auprès du directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure. Il demande une indemnisation de trois milliards de FCFA après ce qu’il qualifie de « kidnapping » suivi de 42 jours de détention au Secrétariat d’État à la Défense.
Le professeur Aba’a Oyono, spécialiste de droit public et enseignant à Université de Yaoundé II, engage un bras de fer juridique avec l’État du Cameroun. L’universitaire a saisi le directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) d’un recours gracieux préalable afin d’obtenir réparation pour ce qu’il considère comme une « faute administrative » ayant conduit à sa privation de liberté pendant 42 jours.
Dans sa requête, l’enseignant évoque les faits remontant au 25 octobre 2025. Selon lui, des agents de la DGRE, cagoulés et lourdement armés, auraient fait irruption à son domicile sans mandat de perquisition ni mandat d’amener. Il affirme avoir été embarqué de force dans un véhicule de type Pajero, encagoulé puis transporté vers une destination inconnue, avant d’être placé en détention au Secrétariat d’État à la Défense (SED).
Le professeur affirme avoir subi des traitements inhumains durant son transfert et dénonce une détention arbitraire de 42 jours. Il estime que l’ordre donné aux agents constitue un acte administratif fautif susceptible d’engager la responsabilité de l’administration, au regard notamment des dispositions de la Constitution et des textes réglementaires encadrant les missions de la DGRE.
Dans son argumentaire juridique, Aba’a Oyono soutient que cette interpellation visait à le réduire au silence dans le contexte des tensions post-électorales liées à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Il indique avoir soutenu les opposants Maurice Kamto et Issa Tchiroma Bakary durant ce scrutin.
Par ailleurs, l’universitaire souligne que son arrestation est intervenue au même moment que celles de Djeukam Tchameni et Anicet Ekani, également engagés dans la plateforme politique Union pour le changement 2025.
Estimant avoir subi un important préjudice lié notamment à l’interruption de ses activités académiques et professionnelles, le professeur réclame une indemnisation de trois milliards de FCFA. À défaut de réponse favorable, il annonce son intention de saisir le tribunal administratif compétent, tout en engageant des poursuites devant le tribunal militaire contre les agents de la DGRE impliqués dans son interpellation.
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La police camerounaise rend hommage aux policiers morts en service

La Délégation générale à la Sûreté nationale a organisé, le 7 mars à Yaoundé, une cérémonie d’hommage aux policiers décédés en service. L’événement s’inscrit dans la campagne commémorative mondiale initiée par INTERPOL.
La police camerounaise a honoré, samedi 7 mars, la mémoire des fonctionnaires de police morts dans l’exercice de leurs fonctions. La cérémonie s’est tenue à la cour d’honneur de l’immeuble siège de la Délégation générale à la Sûreté nationale à Yaoundé.
La rencontre était présidée par le Délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé. Elle s’inscrivait dans le cadre de la campagne commémorative mondiale organisée par Organisation internationale de police criminelle, plus connue sous le nom d’INTERPOL, en hommage aux policiers décédés en mission.
Plusieurs autorités administratives ont pris part à cette cérémonie de recueillement. Parmi elles figuraient le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, le préfet du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, ainsi que le sous-préfet de Yaoundé 1er, Harouna Nyandji Mbgatou.
À travers cette commémoration, la police nationale a salué le sacrifice des agents tombés dans l’accomplissement de leur devoir et réaffirmé son engagement à poursuivre la mission de protection des citoyens et de maintien de l’ordre public.
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Actualités locales
Donald Trump «L’Iran va être très durement frappé aujourd’hui»

Le président américain Donald Trump a menacé samedi d’accentuer les attaques contre l’Iran, alors que de nouvelles frappes aériennes ont visé la capitale Téhéran. De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian affirme que son pays « ne se rendra jamais ».
La tension reste vive entre États-Unis et Iran. Samedi, le président américain Donald Trump a menacé d’intensifier les frappes contre la République islamique, après une nouvelle série d’attaques aériennes ayant ciblé la capitale Téhéran.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, le locataire de la Maison-Blanche a averti que « l’Iran sera frappé très durement aujourd’hui ». Il a également laissé entendre que les prochaines opérations pourraient viser de nouvelles zones ainsi que des groupes de personnes qui n’avaient jusque-là jamais été considérés comme des cibles.
Face à ces menaces, le président iranien Massoud Pezeshkian a affiché la détermination de son pays. Selon lui, l’Iran ne capitulera pas malgré les frappes et la pression militaire américaine.
Les hostilités ont débuté le 28 février, lorsque Donald Trump a appelé la population iranienne à se soulever contre la République islamique instaurée après la Révolution iranienne de 1979.
Officiellement, les États-Unis affirment que leur objectif est de neutraliser les capacités balistiques de l’Iran et d’empêcher le pays de se doter de l’arme nucléaire. Une accusation que Téhéran continue de rejeter, affirmant que son programme nucléaire poursuit des objectifs civils. Plus de mille personnes ont déjà perdu la vie dans ce conflit.
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