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Commission de la CEMAC : les arriérés des États cumulent à 263,5 milliards FCFA, dont 23 % dus par le Cameroun à fin 2025

ange1poireau

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Commission de la CEMAC : les arriérés des États cumulent à 263,5 milliards FCFA, dont 23 % dus par le Cameroun à fin 2025
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(Investir au Cameroun) – La Commission de la CEMAC traverse une crise financière aiguë. À Malabo, lors de la séance plénière du Parlement communautaire tenue le 16 février 2026, le vice-président de la Commission, présentant le Rapport général sur le fonctionnement et l’évolution de la Communauté au titre de l’exercice 2025, a dressé un constat de rupture : la Taxe communautaire d’intégration (TCI), principale ressource de l’organisation, n’est pas régulièrement rétrocédée par les États membres, ce qui assèche la trésorerie.

En 2025, sur 51,9 milliards FCFA attendus, seuls 31,09 milliards FCFA ont été effectivement mobilisés, soit un taux de recouvrement de 59,9 %. Le Cameroun et le Gabon sont les seuls États à dépasser le minimum égalitaire, tandis que les autres pays n’affichent aucun versement. Cette sous-exécution a mécaniquement gonflé les impayés, désormais estimés à 263,5 milliards FCFA, au détriment de la capacité opérationnelle de l’institution et de la mise en œuvre des projets intégrateurs.

Dans le détail, la part du Cameroun s’élève à 59,9 milliards FCFA, soit environ 23 % du total des arriérés (22,75 %). Le pays figure ainsi parmi les principaux contributeurs au stock d’impayés, derrière la République centrafricaine (61,8 milliards FCFA), mais devant le Congo (52,2 milliards FCFA), le Tchad (49,1 milliards FCFA), la Guinée équatoriale (34,1 milliards FCFA) et le Gabon (6,1 milliards FCFA). Le rapport plaide pour un durcissement du cadre de collecte : « La mise en œuvre stricte du mécanisme autonome de recouvrement de la TCI constitue un impératif stratégique pour garantir la soutenabilité financière de la Communauté ». Il estime le potentiel de mobilisation compris entre 45 % et 55 %.

Un verrou budgétaire qui freine réformes et projets intégrateurs

La question du financement s’impose comme le principal point de friction du projet communautaire. « Le financement de la Communauté demeure cependant le principal obstacle à la réalisation du mandat communautaire », relève le rapport. Il attribue les retards à un faisceau de facteurs : arriérés persistants, faiblesse du recouvrement autonome de la TCI et tensions de trésorerie, qui « ont freiné la mise en œuvre de nombreuses actions ».

Le document avertit que « sans une mobilisation pleine et entière des États membres, le rythme des réformes restera en deçà des ambitions politiques affichées ». Il note des progrès sectoriels, mais souligne un impact contraint par des capacités institutionnelles inégales et la lenteur des déclinaisons nationales. Et appelle à un recentrage : « Il est désormais essentiel de renforcer la coordination entre États, de dérationaliser les priorités et de recentrer les efforts sur les projets intégrateurs à fort potentiel socioéconomique ».

Suspension provisoire des activités jugées non stratégiques

Face à la dégradation continue de la trésorerie, la Commission a enclenché un dispositif d’urgence. Dans une correspondance signée le 5 février 2026, son président, Baltasar Engonga Edjo’o, a annoncé la suspension provisoire des activités et missions jugées non stratégiques. La décision vise à préserver le fonctionnement minimal de l’institution, dans l’attente d’un rétablissement des flux de ressources.

TCI : un recouvrement qui fragilise l’architecture financière

Instaurée dans l’ensemble des États membres, la TCI est une taxe d’affectation spéciale destinée au financement du processus d’intégration régionale. Intégrée au tarif douanier communautaire, elle s’applique aux importations de produits en provenance des pays tiers, à hauteur de 1 % de leur valeur.

En théorie, elle constitue la ressource propre de la Communauté ; en pratique, son recouvrement irrégulier fragilise son architecture financière. Le rapport insiste sur l’enjeu de mise en œuvre : « La CEMAC dispose aujourd’hui d’un socle institutionnel renforcé, de cadres stratégiques modernisés et d’une vision clairement définie. La réussite des prochaines étapes dépendra notamment d’une part, de la mise en œuvre effective par les organismes communautaires des engagements qui leur incombent, et d’autre part de la volonté des États membres à appliquer pleinement les décisions adoptées, à soutenir financièrement les institutions et à s’approprier davantage le projet communautaire. »

Amina Malloum

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« chaque féminicide est un aveu de faiblesse de notre justice »

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« chaque féminicide est un aveu de faiblesse de notre justice »
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Le premier vice-président du MRC Mamadou Mota appelle à la mise en place des cadres juridiques pour sanctionner tout acte de féminicide.

Mamadou Mota dénonce le traitement des cas de féminicides au Cameroun.  Le premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Mamadou Mota n’admet pas que ces cas de féminicide soient expliqués en mettant en avant la tradition. Car pour lui, rien ne saurait expliquer le meurtre des femmes.

« Au Cameroun, aujourd’hui, une femme qui meurt sous les coups d’un conjoint ou les assauts d’un prédateur n’est plus un drame : c’est une statistique que l’on classe, un fait divers que l’on consomme entre deux gorgées de bière, dans une normalité glacée qui est le véritable crime de notre siècle. On nous parle de tradition ? Je n’y vois que de la barbarie. On nous parle de passion ? Je n’y vois que de la pathologie. La femme camerounaise n’est pas, et ne sera jamais, un animal de sacrifice sur l’autel d’une virilité en déroute ou d’une insécurité galopante », peut-on lire dans sa publication.

L’homme politique Mamadou Mota question l’action de la justice pour ce problème. Il appelle à la mise sur pied de cadres juridiques qui devraient protéger la femme camerounaise.

« Assassinées dans l’intimité de leur foyer, là où elles devraient être reines.- Kidnappées sur les chemins de l’école ou du marché.- Violées dans un silence assourdissant, sous le regard détourné d’une société qui préfère juger la longueur d’une jupe plutôt que la main qui tient le couteau. Je pose la question : où est l’État ? Où est la Loi quand elle ne protège plus la vie ? Protéger la femme, ce n’est pas faire preuve de galanterie, c’est faire preuve de civilisation. Un pays qui laisse ses filles se faire égorger dans l’impunité n’est pas un pays en développement, c’est un pays en décomposition. Chaque féminicide est un aveu de faiblesse de notre justice. Chaque corps retrouvé est une balafre sur le visage de la nation. Nous ne demandons pas la charité, nous exigeons la sanction. Nous exigeons des cadres juridiques qui ne tremblent pas devant les « arrangements familiaux ». Le silence des victimes est le terreau des bourreaux. Mais le silence des autorités est leur complice », peut-on lire dans sa publication.

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« je veux qu’on se souvienne de moi comme d’un homme intègre »

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« je veux qu’on se souvienne de moi comme d’un homme intègre »
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En plus d’être vu comme un homme intègre, le maire adjoint de la commune de Douala 5e Joseph Espoir Biyong voudrait qu’on garde de lui, l’image de quelqu’un pour qui la vérité n’a pas eu de prix.

Le maire adjoint de Douala 5e Joseph Espoir Biyong prône les valeurs entre autres d’intégrité, sincérité. Annonçant sa décision de ne plus se présenter aux prochaines élections législatives et municipales, l’homme politique voudrait démontrer par là, que la défense de la vérité n’a pas de prix.  

« Je veux qu’on se souvienne de moi comme d’un homme intègre, juste, sincère et honnête, prêt à tout perdre plutôt que de renoncer à la vérité. Je ne veux pas être un homme craint, je préfère être aimé, adulé et célébré », a-t-il écrit.

Dans une de ses récentes publications, le maire adjoint de la commune de Douala 5e Joseph Espoir Biyong dresse deux portraits de personnes qu’on retrouve dans notre nation : l’homme ambitieux et un grand homme.

« Un homme ambitieux est comme un feu qui consume tout sur son passage. Rien ne l’arrête, ni la morale, ni la peur, ni même l’amour. Il est prêt à tout pour atteindre son but, quitte à piétiner les valeurs qui lui sont chères. Sa seule obsession est la réussite, son unique ligne de mire, l’objectif fixé. Il n’a pas de limites, pas de pudeur, juste une détermination sans faille qui le pousse à avancer, coûte que coûte. Alors qu’un grand homme est plutôt humble et ouvert, il s’ouvre au monde et s’ajuste au rythme de son destin. Guidé par la vérité et la transparence, il avance avec confiance et sérénité. L’échec n’est pas un obstacle, mais un pas vers la réussite. Il ne cherche pas à tricher ou à manipuler, car il sait que son chemin est déjà tracé. Il est authentique, intègre et vrai, voilà les marques d’un grand homme. Et vous, quel type d’homme êtes-vous ? La réponse se trouve en vous. Les ambitieux laissent des tyrannies, les grands hommes, des démocraties. Quel héritage pour l’histoire de notre pays ? Laissons la postérité juger. Chaque choix forge l’avenir : tyrannie ou démocratie, oppression ou liberté. Le Cameroun attend son choix », a-t-il écrit.

 

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Issa Tchiroma « a-t-il floué les camerounais »

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Issa Tchiroma « a-t-il floué les camerounais »
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L’ancien militant du MRC Armand Noutack II soulève des interrogations sur l’attitude de l’opposant Issa Tchiroma Bakary qui a promis apporté le changement au Cameroun.  

 L’ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Armand Noutack II questionne la sincérité de l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui s’est présenté au peuple, comme étant l’homme par qui le changement arriverait. Dans une publication disponible sur sa page Facebook, il passe en revue l’attitude du président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC).

« Il y a quand-même un truc qui m’intrigue depuis l’élection présidentielle, qui m’intrigue sérieusement. L’élection s’achève. Issa Tchiroma se proclame Président ÉLU. Le conseil constitutionnel proclame le Président Biya vainqueur. Tchiroma lance en fanfare les villes MORTES, la mayonnaise semble prendre, puisque toutes les activités sont au ralenti, tout le pays semble lui obéir…La prestation de serment du Président Biya est fixée pour le 6 novembre 2025 et puis biiim, Issa Tchiroma demande d’arrêter les villes MORTES le 4 novembre et de les reprendre le 7 novembre », peut-on lire dans la publication.

L’ancien militant du MRC Armand Noutack II demande à connaître la raison pour laquelle, le président du FSNC Issa Tchiroma Bakary a choisi de suspendre le mouvement des villes mortes, pourtant de son point de vue, celui-ci semblait être suivi.

« Une seule question : pourquoi ? Oui Monsieur Issa Tchiroma pourquoi ? Pourquoi alors que la mayonnaise des villes MORTES semblait prendre, vous avez décidé de stopper le mouvement, de l’affaiblir en laissant le Président Paul Biya prêter TRANQUILLEMENT, SEREINEMENT serment le 6 novembre ? Et puis il va falloir quand-même que le  » Président élu » nous explique comment il a fait pour quitter le pays alors même que des soldats campaient autour de son domicile nuit et jour ? A-t-il été aidé ? Si oui par qui ? Pourquoi ? Pourquoi personne n’a été sanctionné officiellement jusqu’ici ? Pourquoi aucune autorité militaire ou administrative du Nord n’a jusqu’ici été blâmée officiellement ? C’est quand-même étrange que jusqu’ici le gouvernement camerounais n’ait pas manifesté ouvertement son courroux vis à vis de la Gambie qui héberge ce compatriote qui se revendique toujours Président du Cameroun », peut-on lire dans sa publication.

Armand Noutack II questionne aussi le silence d’Issa Tchiroma Bakary et son inaction. Le peuple doit-il comprendre que cela marque la fin du combat.

« Dernière remarque, pourquoi est-il si silencieux depuis quelque temps ? Que signifie ce silence ? FIN DU COMBAT ? Si tout est fini dites-le nous Monsieur Tchiroma, car de nombreux Camerounais, de nombreuses familles, de nombreux amis se déchirent à cause de vous, parce qu’ils croient ou ne croient pas en vous. Mais ma véritable question est la suivante : POURQUOI AVOIR ARRÊTÉ LES VILLES MORTES POUR LE 6 NOVEMBRE DATE DE LA PRESTATION DE SERMENT DU PRÉSIDENT PAUL BIYA ? », peut-on lire dans sa publication.

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