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Consty Eka n’animait pas, il incarnait une époque

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Consty Eka n’animait pas, il incarnait une époque
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Dans une témoignage poignant, le stratège en communication Alexandre Siewe raconte l’épopée radiophonique du célèbre animateur Consty Eka des années 90.

« Il n’a pas seulement occupé des plateaux. Il a structuré un empire. Il avait compris avant beaucoup d’autres que l’Afrique devait produire ses propres formats, imposer ses propres standards, professionnaliser ses propres voix », écrit Alexandre Siewe.

« Mon 1er témoignage suite à la disparition de Consty Eka.

Au début des années 90, dans les studios de FM 94, nous venions nous cacher timidement derrière la baie vitrée — comme on disait à l’époque — simplement pour regarder le Roi gouverner l’antenne. Il n’animait pas. Il régnait.

Silence dans le studio. Concentration absolue. Le casque vissé sur les oreilles, la voix posée, le tempo maîtrisé. Si Consty te disait « Bonjour », tu repartais heureux comme un gamin qui reçoit un jouet inespéré à Noël. Seul Leo Chatelain à la limite, avait ses faveurs. C’était ça, son pouvoir. Pas le bruit. L’aura. Et cette force était presque magique. Consty pouvait parler de Nyangono… et vous convaincre qu’il était une star planétaire que le monde entier attendait sans le savoir. Il ne vendait pas un sujet. Il fabriquait une évidence.

Sa disparition aujourd’hui dépasse l’émotion personnelle. Elle interroge une époque. Consty Eka incarnait une génération de communicants panafricains capables de franchir les frontières. Présentateur charismatique, producteur exigeant, stratège de l’image, il a su imposer un standard de professionnalisme dans l’animation télévisuelle africaine jusqu’au début des années 2000.

Son influence s’est inscrite dans une logique de transmission, insufflant une culture de la rigueur éditoriale et de la mise en scène télévisuelle qui a influencé toute une génération d’animateurs.

Il n’a pas seulement occupé des plateaux. Il a structuré un empire. Il avait compris avant beaucoup d’autres que l’Afrique devait produire ses propres formats, imposer ses propres standards, professionnaliser ses propres voix.

Il ne faisait pas “de la télé”. Il fabriquait des institutions médiatiques. Et c’est là que la question devient plus large. Dans un paysage audiovisuel fragmenté, digitalisé, dominé par la vitesse des plateformes sociales, la disparition d’une figure comme Consty Eka crée un vide structurel.

Les grandes figures ne sont pas seulement des talents. Elles sont des repères.
Qui porte aujourd’hui cette autorité symbolique dans les médias africains ?
La mort du “Roi de la Télé” ne doit pas devenir un simple moment de nostalgie collective.

Consty Eka nous a montré qu’un micro peut devenir un levier de puissance. Qu’un plateau peut devenir une école. Qu’une voix peut structurer un imaginaire collectif.

Il n’était pas seulement un animateur. Il était un standard. Et les standards, eux, survivent aux hommes.

Repose en paix, Roi.

Alexandre Siewe
Conseil en Communication stratégique & d’influence
AI Evangelist
Fondateur de IA for Africa Conseils
www.alexandresiewe.com »

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128 militants du Nord claquent la porte de Cabral Libii et rejoignent Nourane Fotsing

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128 militants du Nord claquent la porte de Cabral Libii et rejoignent Nourane Fotsing
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Son annonce fait suite à la publication d’une lettre de démission commune de 128 militants du PCRN pour plusieurs motifs, dont une « opposition de façade » du président national du parti. Une démission considérée comme fausse par d’autres militants du parti.

Une nouvelle vague de démissions présumées survient au Parti camerounais pour la réconciliation nationale. 128 militants du parti présidé par Cabral Libii et membres de la base militante dans la région du Nord signent leur départ de la formation politique.

Dans une lettre commune en date du 3 novembre et adressée au président du parti, ils invoquent plusieurs motifs à savoir : l’éloignement de l’objectif du changement fixé dans le Mouvement 11 millions de citoyens ; le refus de collaborer avec les forces vives de l’opposition lors de la présidentielle de 2025, son soutien au régime en faveur de la nomination d’un vice-président ; le démenti de la possession de 21 000 procès-verbaux par un ancien conseiller du président du PCRN, un parti sous couvert d’une opposition de façade au lieu d’une alliance assumée avec le régime. Pour ces motifs, ils décident d’aller voir ailleurs.

Sur la toile, d’autres militants et cadres du PCRN démentent cette démission et dénoncent une manipulation de l’opinion. Dans une vidéo, un militant prend ses distances au vu de la liste de militants démissionnaires. Il déclare que certains noms de démissionnaires lui sont inconnus dans la localité de Lagdo. Sa sortie amène à questionner la véracité de la démission et surtout du nombre de démissionnaires.

Cependant, Nourane Fotsing, députée et responsable des femmes du Pacte social pour la gouvernance (PSG), annonce ce 4 novembre l’accueil par son nouveau parti politique de 128 nouveaux militants dans la région du Nord. Le timing de l’annonce et le chiffre coïncident avec la publication de la lettre de démission ayant la liste de démissionnaires en annexe.

Analysant la déclaration de la députée, il s’agit ainsi d’une nouvelle vague de militants qui quittent le PCRN comme elle pour aller grossir les rangs du PSG. Le 26 septembre dernier, Nourane Fotsing et 65 militants et cadres du Parti camerounais pour la réconciliation nationale quittaient le PCRN.

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Cotco : Savannah table toujours sur une issue en 2026 à son arbitrage de plus de 397 millions de dollars

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Cotco : Savannah table toujours sur une issue en 2026 à son arbitrage de plus de 397 millions de dollars
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(Investir au Cameroun) – Le groupe britannique Savannah Energy maintient son objectif de voir aboutir, avant fin 2026, les procédures arbitrales engagées concernant ses droits au sein de Cameroon Oil Transportation Company (Cotco), qui exploite la section camerounaise de l’oléoduc Tchad-Cameroun. Dans son actualisation opérationnelle et financière du 30 octobre 2026, l’entreprise réaffirme une échéance déjà annoncée un mois plus tôt, alors que sa filiale Savannah Midstream Investment Limited (SMIL) réclame environ 330 millions de dollars de dommages et intérêts, auxquels s’ajoutent plus de 67 millions de dollars d’intérêts et les frais de procédure.

La demande représente plus de 397 millions de dollars, soit environ 228,6 milliards de FCFA selon la conversion indicative publiée parInvestir au Camerounle 28 septembre 2026. L’arbitrage, engagé devant la Chambre de commerce internationale (CCI), implique cinq défendeurs, dont la Société nationale des hydrocarbures (SNH), l’État tchadien et Cotco. Les montants réclamés ne correspondent toutefois pas à des indemnités accordées. Les documents publics ne permettent pas non plus de déterminer quelle part pourrait, le cas échéant, être mise à la charge de chacun des défendeurs.

Le différend comporte également des demandes financières dirigées contre Savannah. Selon le groupe britannique, la République du Tchad, SHT Overseas Petroleum (Cameroon) Limited, Cotco et certains autres actionnaires ont déposé des demandes reconventionnelles totalisant environ 58,7 millions de dollars, hors intérêts et frais. Savannah conteste leur bien-fondé.

Au Cameroun, le contentieux concerne les droits d’actionnaire, de gouvernance et d’exploitation revendiqués par SMIL au sein de Cotco. Cette entreprise exploite notamment les 903 km de la section camerounaise de l’oléoduc et le terminal maritime Komé-Kribi 1, utilisé pour l’exportation du pétrole tchadien.

Une acquisition de 10 % de Cotco toujours inachevée

Ce différend intervient alors que la SNH attend toujours la finalisation juridique de l’acquisition de 10 % du capital de Cotco auprès de SMIL. L’accord, signé le 19 avril 2023, porte sur 44,9 millions de dollars. La compagnie publique camerounaise a versé cette somme, mais le transfert définitif des actions reste soumis à des conditions juridiques, notamment la modification des statuts de Cotco.

Dans ses comptes 2025, la SNH a comptabilisé une dépréciation de 10,765 milliards de FCFA, correspondant à 40 % de sa créance de 26,9 milliards de FCFA liée à l’opération, comme l’a révéléInvestir au Camerounle 24 juillet 2026. Cette dépréciation traduit un risque de non-recouvrement partiel, sans établir une perte définitive.

Savannah continue, de son côté, d’afficher une participation indirecte de 41,06 % dans Cotco. Celle-ci serait ramenée à 31,06 % après la réalisation effective de la cession des 10 % à la SNH. Les documents disponibles ne permettent cependant pas d’assimiler les 330 millions de dollars réclamés dans l’arbitrage au seul blocage de cette transaction.

Au Tchad, des demandes dépassant 990 millions de dollars

Parallèlement au dossier Cotco, Savannah poursuit deux autres arbitrages liés à la nationalisation, en mars 2023, de ses droits dans les champs pétroliers de Doba et de son investissement dans TOTCo, la société exploitant la partie tchadienne de l’oléoduc.

Ses filiales Savannah Chad Inc. (SCI) et SMIL réclament plus de 775 millions de dollars de principal, auxquels s’ajoutent des intérêts estimés à plus de 215 millions de dollars, ainsi que les frais de procédure. En réponse, l’État tchadien a présenté des demandes reconventionnelles d’environ 699,1 millions de dollars, hors intérêts et frais.

Selon Savannah, les autorités tchadiennes ont reconnu le droit de ses filiales à une compensation, mais aucun versement n’avait été effectué au 30 octobre 2026. L’entreprise se dit toujours disposée à négocier une solution amiable.

Le groupe distingue ces procédures d’un autre arbitrage concernant l’accord d’exploitation des champs pétroliers de Doba. Dans cette affaire, des entités désignées par la Société des hydrocarbures du Tchad réclament entre 110,9 et 136,9 millions de dollars à SCI, hors intérêts et frais. Savannah prévoit la conclusion de cette procédure en 2027.

Pour les arbitrages relatifs à Cotco et aux actifs nationalisés au Tchad, l’entreprise continue de retenir le quatrième trimestre 2026 comme horizon de conclusion. Sa communication du 30 octobre ne fait toutefois état d’aucune sentence arbitrale rendue ni d’aucun accord de règlement conclu.

Amina Malloum

Lire aussi :

28-09-2026 – Cotco : Savannah réclame plus de 228 milliards de FCFA dans un arbitrage contre cinq défendeurs, dont la SNH et le Tchad

24-07-2026 – Pipeline Tchad-Cameroun : la SNH déprécie de 10,8 milliards sa créance sur l’achat bloqué de 10 % de Cotco

26-04-2023-Tchad-Cameroun : à N’Djamena, Ngoh Ngoh déclare la fin de la crise diplomatique

24-04-2023 – Pipeline Tchad-Cameroun : le PCA de Cotco rejette le report du conseil d’administration sollicité par N’Djamena

21-04-2023 – Cameroun-Tchad : la bataille pour le contrôle du pipeline tourne à la crise diplomatique

12-12-2022-Savannah Energy doit payer 254 milliards de FCFA pour acquérir les actifs d’ExxonMobil au Cameroun et au Tchad

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Etats-Unis : Joshua Osih salue le « remarquable succès électoral » des démocrates aux élections de mi-mandat

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Joshua Osih, président du Social Democratic Front (SDF) a salué la victoire écrasante du parti démocrate américain aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Les élections […]

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