Actualités locales
Charlie Tchikanda un militant du Sdf crache du feu sur Joshua Osih

Ce militant du Social democratic front (Sdf), critique l’attitude du président de son parti après une très mauvaise prestation à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun.
Lire ici sa sortie :
J’étais au NEC. Oui j’étais au NEC. Un nec tant attendu. J’étais au NEC. J’ai observé et j’ai vu. J’ai vu un président national égal à lui-même ; un président suffisant, condescendant; un président nullement affecté par les résultats catastrophiques du 12 Octobre 2925. J’ai vu un président rejetant le tort sur ses concurrents politiques et sur le peuple qui, dit-il, n’a rien compris.
J’ai vu un président qui n’a adressé aucun mot de remerciement ni à ceux de ses militants qui ont mouillé le maillot pour lui, ni à tous ces compatriotes qui lui ont accordé leurs suffrages. J’ai vu un président insouciant, nullement préoccupé par l’avenir de ce parti qui se meurt à petits feux sous son magistère commençant.
Oui j’étais au NEC; j’ai observé et j’ai vu comment cet haut lieu de réflexion stratégique est transformé en lieu meeting ou l’on vient applaudir les belles formules ou les belles phrases du prince; ce haut lieu de réflexion stratégique transformé en amphithéâtre où un professeur dispense les cours magistraux à des étudiants qui l’écoutent religieusement. J’étais au NEC; j’ai entendu et j’ai écouté les rapports des régionaux, d’une platitude abyssale excepté celui du régional du Nord.
J’étais au NEC et j’ai appris que les régionaux s’étaient réunis la veille avec le président national. Une sorte de « pré-NEC ou petit NEC » avant le grand NEC du 7 février. Rien de surprenant donc sur la platitude des rapports présentés lors du grand NEC le 7 février.
J’étais au NEC ; j’ai entendu et j’ai écouté. J’ai écouté attentivement le rapport de l’élection présidentielle du 12 Octobre 2025 présenté par le Directeur de campagne ci- devant 2eme vice-président national.
J’ai écouté et j’ai apprécié la clarté (je dis bien clarté et non sincérité) de ce rapport qui fait ressortir les statistiques, les défis et les leçons apprises. Oui j’étais au NEC et j’ai pris la parole pour questionner certains points de ce rapport.
1- Sur les statistiques
Elles révèlent qu’en 15 jours de campagne, le candidat- président a touché 280 000 personnes. Selon Elecam, le nombre d’électeurs inscrits est de 8 millions. Nous n’avons touché que 280000 personnes supposées être inscrites sur les listes électorales. Cela signifie que notre taux de couverture ou de pénétration n’est que de 3,5%.
Par ailleurs, 55000 suffrages ont été exprimés en faveur de notre candidat- président national. On suppose logiquement que ce sont les personnes touchées pendant la campagne qui ont voté pour notre candidat. ces suffrages sont issus des personnes Conclusion: le taux d’efficacité de la campagne de notre candidat est de 19,64%. Qu’est-ce qui peut expliquer cela?
2- Le rapport établît clairement que le Rdpc avait mis en place dans les régions du Nw et du Sw, un dispositif de fraudes qui a profité à un autre candidat. La question logique qui vient à l’esprit est de savoir pourquoi ce dispositif n’a-t-il pas profité à notre candidat qui est pourtant natif de ces régions? Qu’avons-nous fait pour qu’il lui profite?
3- le rapport relève par ailleurs que le SDF est présent dans 294 CE, mais que le parti ne vit pas dans ces circonscriptions.
Quelle en sont les causes? Quelle stratégie le rapport propose pour que les choses changent?
Le constat est accablant: LE PARTI VIT AU SOMMET ET SE MEURT A LA BASE.
4- le rapport mentionne que le budget de l’élection se chiffrait à 7 milliards. Un membre du NEC s’en est étonné puisque qu’un tel budget n’a jamais été soumis à l’examen du NEC.
Par ailleurs il y eu un black-out total sur l’exécution de ce budget: quel montant a été effectivement recouvré? Quels sont les différents postes de dépenses? Quel est le taux d’exécution de ce budget?
Si l’on veut jouer à la transparence, il faut la jouer à fond.
Sur les aspects non mentionné dans le rapport, nous relevons:
1- l’absence de grands meetings dans les grandes villes pour tester la popularité de notre candidat;
2- l’absence de figures majeures dans la caravane du candidat- président.
3- le confinement du directeur de campagne au siège pour gérer l’administration pour ne pas dire la paperasse, alors que sa place devrait être dans la caravane du président. Dès lors, on pourrait légitimement comprendre le doute qu’on peut émettre sur la sincérité de ce rapport.
4- l’absence ou insuffisance du matériel de campagne;
5-non prise en charge des représentants dans les bureaux de vote. Ceux-ci ont été abandonnés à la merci des présidents régionaux. Pourtant le candidat-président national avait rassuré tout le monde que tout était fin prêt pour une campagne et une surveillance des bureaux de vote sans trop de problèmes.
J’étais au NEC et je n’ai pas vu le budget 2026 pourtant inscrit à l’orde du jour. À combien se chiffre t-il ? Quels en sont les grands postes budgétaires? Quelle stragie ou dispositif à mettre en place pour le recouvrement de la partie recette??
J’étais au NEC et j’ai entendu dire que:
– le budget du NEC de Bafoussam a coûté six millions
– celui d’Ebolowa deux millions.
Je n’ai pas entendu le régional de l’Ouest dire le contraire. Que lui et le trésorier régional s’apprêtent à nous rendre des comptes.
J’étais au NEC et j’ai vu mon camarade Alphone Mpokem. J’ai eu du plaisir à échanger avec lui.
J’étais au NEC : j’ai cherché, je n’ai pas vu ma très chère camarade Ruffine, Nadia Flo ma grande, mon non moins cher camarade Rodrigue. J’aurais vraiment eu le plaisir à échanger aussi avec eux. Hélas.
En conclusion, j’étais au NEC j’ai vu que ma motion demandant la démission du président national de la direction du parti pour mauvais résultats et gestion opaque du parti n’a pas été mise en débat. Le contraire aurait été la surprise démocratique de l’année voire du siècle.
Charlie Tchikanda
Militant de la première heure (1991 à ce jour)
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Actualités locales
sécurité, violences, pluies… les menaces qui planent sur les élèves

À trois jours de la rentrée scolaire au Cameroun, plusieurs menaces pèsent sur la communauté éducative et augmentent les risques chez les élèves, les enseignants et même les parents.
Moins de 72 heures séparent les élèves de la rentrée scolaire comptant pour l’année 2026-2027. Le chrono tourne. Les préparatifs vivent les derniers instants. Malgré la note salée, les parents apprêtent le nécessaire pour les enfants : cahiers, livres, cartables, tenues de classe, frais exigibles, produits alimentaires… Les responsables d’établissements s’assurent d’un cadre propre, agréable. Ils dressent des emplois de temps. Répartissent des enseignants. Tout est fait pour un démarrage sans fausse note le 7 septembre 2026.
Mais l’environnement sécuritaire alimente des incertitudes. Dans les régions en crise, la menace crée la peur. À l’Extrême-Nord, les groupes armés Boko Haram continuent d’attaquer. Ils sèment la mort. Enlèvent les enfants, les jeunes et les adultes. Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les groupes armés séparatistes ne renoncent pas aux hostilités. Ils n’abandonnent pas en totalité le projet d’empêcher les enfants d’aller à l’école.
Après avoir lancé un mot d’ordre de confinement à la période de la rentrée scolaire, certains se ravisent. Ils reconnaissent, un peu tard, l’importance de l’éducation pour leurs enfants et la nécessité de les laisser acquérir l’instruction comme les autres enfants du pays. Le rétropédalage ne rassure pas néanmoins. Les coups de feu font du bruit dans la zone ces derniers temps. La rentrée scolaire sera sous haute sécurité.
Dans les grandes villes de ces trois régions et des sept autres, un autre risque plane : la violence sur les enfants. Elle se présente sous plusieurs formes : enlèvement, traite, viol, maltraitance, agressions, meurtre… Tout petits, adolescents, jeunes, y sont exposés. Aucun espace ne rassure plus en totalité. Même les établissements scolaires, les lieux de culte, le voisinage n’inspirent plus la confiance et la sérénité d’antan. Il faut garder un œil ouvert. Et ce n’est pas tout.
Les prévisions météorologiques ne rassurent pas non plus. Les trois prochains mois, les pluies torrentielles peuvent causer des inondations et des éboulements. Dans les régions septentrionales, certaines zones peuvent être plus affectées que d’autres. Des autorités prennent des mesures pour pallier les inondations des classes. Le volume des eaux de ruissellement en cas de fortes pluies pouvant emporter des enfants est à prendre en considération partout. Sans oublier les risques sanitaires du fait des pluies et des vents violents.
Enfin, la violence et la dépravation des mœurs en milieu scolaire ne sont pas résolues. Elles étaient juste en vacances. C’est aussi la rentrée des deux phénomènes si le dispositif de lutte n’est pas renforcé. Il concerne le démantèlement des réseaux de circulation et de distribution de la drogue et des produits psychotropes. Il mêle aussi la mise en quarantaine des consommateurs et dealers, la sensibilisation permanente des élèves, la promotion de l’éthique, de la morale et du civisme.
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Actualités locales
Cohésion sociale et unité nationale

«Du rôle et de la place de l’armée dans une démocratie. La question s’était posée en son temps, avec une acuité certaine. Nous étions au lendemain de la disparition du Bloc de l’Est. Pour les États-nations, il s’agissait alors de redéfinir le positionnement des machines de guerre jadis idéologisées, dans un environnement institutionnalisant désormais la pluralité et la diversité des opinions politiques», souligne le capitaine de Vaisseau Atonfack Guemo.
Lire ici son éditorial de ce samedi 29 août 2026 dans l’émission Honneur et fidélité :
Car, après de très nombreuses décennies de mutisme presque total autant sur leurs activités que sur leurs points de vue en tant que citoyens à part entière, les militaires auraient pu se laisser aller à la répression de la critique, à défaut de se mêler à la joute idéologique partisane florissante. Toutes ces attitudes, faut-il le rappeler, sont en flagrante contradiction avec les principes cardinaux qui déterminent la nature même de l’armée.
Ce sont notamment, la neutralité politique qui permet de rester au service de l’ensemble des citoyens, peu importe le parti au pouvoir ; la subordination au pouvoir civil, à travers l’obéissance aux dirigeants élus par le peuple, dirigeants qui seuls affectent des missions à l’armée, la plus prégnante desdites missions étant, et c’est le troisième principe cardinal, de protéger les frontières, l’intégrité du territoire et la population face aux menaces extérieures.
Hormis la guerre, l’armée peut venir en appui aux forces de sécurité intérieure en cas de crise grave, de terrorisme, comme c’est actuellement le cas dans certains endroits du territoire national, ou de catastrophes et sinistres, à l’instar des tragédies du Lac Nyos, de la digue de Maga, ou encore de l’incendie géant du quartier Nsam à Yaoundé. Les armées en démocratie participent aux opérations internationales de paix, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies ou d’organisations régionales.
En tant qu’acteur de poids dans le domaine de la sécurité éminemment transversal, l’armée camerounaise, pour ne parler que de notre valeureuse armée, prend une part active à l’essor socioéconomique de notre pays. Sur assignation expresse de l’autorité politique constitutionnellement établie, notre armée ouvre des voies de communication, accueille des patients dans ses structures sanitaires, éduque la jeunesse dans les écoles des casernes, et intervient même, toujours sur commande, de manière ponctuelle et dans l’intérêt général, au profit d’entités parapubliques, voire privées.
La raison de toutes ces attitudes, opérations et actions réside ailleurs que dans le partisanisme ou la recherche du gain matériel. Sous les ordres de l’autorité civile, la neutralité politique de l’armée favorise et surtout, sécurise le plein épanouissement sociopolitique du peuple souverain. La défense du territoire national et la construction des précurseurs de développement favorisent quant à elles, l’essor économique du pays. Une façon de maximiser les bénéfices découlant des lourds investissements consentis dans l’équipement de notre armée.
Enfin, troisième considération et non des moindres : l’armée camerounaise en démocratie, c’est l’assurance pour chaque citoyen de chacune de nos tribalités, de se reconnaître sous l’uniforme des défenseurs de la patrie. Notre armée est ainsi un puissant ferment de la cohésion sociale, d’où son titre largement mérité de Creuset de l’Unité Nationale. Ceci, bien longtemps avant l’arrivée du vent de l’Est. /-
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Obsèques du Général Ezo’o Mvondo Simon

Décédé le 14 juillet 2026 des suites de maladie, le Général de Brigade Ezo’o Mvondo Simon a reçu un dernier hommage ce 3 septembre à Yaoundé. Ses obsèques se poursuivent avec les honneurs de la Nation avant son inhumation prévue le 5 septembre dans son village natal.
La levée de corps du Général de Brigade Ezo’o Mvondo Simon s’est déroulée ce jeudi 3 septembre 2026 au service de Thanatopraxie de l’Hôpital Général de Yaoundé. La cérémonie s’est tenue dans une atmosphère empreinte de solennité et d’émotion, en présence de sa famille, de membres du Gouvernement, de hauts responsables militaires et administratifs ainsi que de nombreux proches.
Le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, représentant personnel du Chef de l’État, a pris part à cet hommage rendu à l’ancien Commandant de la Région militaire terrestre n°1.
Les honneurs de la Nation lui seront rendus ce 4 septembre au Quartier Général, avant son inhumation le 5 septembre à Essam Esse, son village natal dans le département du Dja-et-Lobo, région du Sud.
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