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SRC : 14,2 milliards de FCFA non reversés au Trésor public, selon la Chambre des comptes

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SRC : 14,2 milliards de FCFA non reversés au Trésor public, selon la Chambre des comptes
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(Investir au Cameroun) – La Société de recouvrement des creances du Cameroun (SRC) a accumulé une trésorerie importante sans la reverser au Trésor public. Selon le dernier rapport de la Chambre des comptes couvrant la période 2018-2022, « la SRC ne procède pas systématiquement à ces reversements au trésor public », pointant des manquements dans la gestion des fonds publics.

Au 31 décembre 2022, la SRC détenait 14,121 milliards de FCFA correspondant à des sommes recouvrées dans le cadre de conventions avec le ministère des Finances ou de liquidations clôturées, mais non versées à l’État. À ce montant s’ajoutent 107,127 millions de FCFA issus des condamnations pécuniaires, également retenus, privant les bénéficiaires désignés et, surtout, l’État de ressources supplémentaires.

La Chambre des comptes qualifie ces pratiques de violation des dispositions de la loi n°2018/012 du 11 juillet 2018 portant régime financier de l’État et des autres entités publiques. L’article 87 de ce texte prévoit que « tout agent d’une entité publique, tout représentant, administrateur ou agent d’organismes soumis à un titre quelconque au contrôle de la juridiction des comptes et toute personne à qui est reproché un des faits énumérés, peut être sanctionné pour faute de gestion ». L’article 88, alinéa 2, précise pour sa part que « la faute de gestion est notamment constituée par : (…) le fait, pour toute personne dans l’exercice de ses fonctions ou attributions, de causer un préjudice à l’État ou à une entité publique, par des agissements manifestement incompatibles avec les intérêts de l’État ou de l’organisme, par des carences graves dans les contrôles qui lui incombaient ou par des omissions ou négligences répétées. »

Dans le cas de la SRC, le non-reversement des fonds est ainsi présenté comme une faute de gestion, avec des conséquences budgétaires directes : ces ressources auraient pu contribuer à réduire le recours de l’État aux marchés pour financer ses besoins. Pour corriger la situation, la juridiction propose que le premier versement au Trésor public atteigne 12,6 milliards de FCFA.

La Chambre des comptes recommande également au ministère des Finances de revoir les modalités de reversement, en précisant notamment le montant minimum à provisionner et le premier versement à effectuer par chaque entité. Elle indique que 70 % des sommes recouvrées — au titre des mandats ordinaires comme des condamnations pécuniaires — doivent être reversées au Trésor public ou aux démembrements de l’État dans un délai ne dépassant pas 12 mois. Pour la juridiction, ces mesures sont nécessaires pour renforcer la transparence, la régularité et l’efficacité dans la gestion des fonds publics.

Dans ce contexte, le rapport met en avant l’urgence d’une réforme du mécanisme de reversement et d’un contrôle plus rigoureux de la SRC.

Amina Malloum

Lire aussi :

07-02-2026 – SRC : un bail annuel de 540 millions de FCFA par an épinglé par la Chambre des comptes

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Transfert du chef Noussi : un tournant judiciaire

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Transfert du chef Noussi : un tournant judiciaire
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Le dossier Baloum franchit un nouveau cap. Après plusieurs jours d’interrogations et de spéculations, le chef Noussi, ainsi que huit autres co-inculpés, ont été transférés de la prison principale de Bafoussam vers la prison principale de Dschang, où ils sont désormais placés en détention provisoire.

De l’avis du journaliste Charles Armel Mbatchou, ce transfert n’est pas un simple déplacement administratif. Il traduit l’entrée de l’affaire dans une phase judiciaire plus sensible, alors que les enquêteurs et les magistrats poursuivent leurs investigations sur une affaire qui continue de susciter une vive émotion dans l’opinion publique.

La détention provisoire répond, en principe, à plusieurs impératifs : empêcher toute pression sur les témoins, préserver les éléments de preuve et garantir la représentation des mis en cause devant la justice. En droit, elle ne constitue pas une condamnation. Les personnes concernées demeurent présumées innocentes jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue. Toutefois, le symbole est fort. Voir une autorité traditionnelle, longtemps perçue comme une figure d’influence dans son ressort, rejoindre les quartiers de détention rappelle que nul ne peut, en théorie, se placer au-dessus de la loi lorsque des faits graves sont portés devant la justice.

Cette évolution intervient dans un contexte où l’opinion réclame davantage de transparence. Les populations attendent désormais que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’affaire Baloum, que les responsabilités soient clairement établies et que les procédures soient conduites sans interférence politique ou sociale.

L’enjeu dépasse désormais le seul sort du chef Noussi. C’est la crédibilité de l’institution judiciaire qui est observée. Si les charges sont établies, les sanctions devront être prononcées conformément à la loi. À l’inverse, si les preuves se révèlent insuffisantes, la justice devra également savoir le reconnaître.

L’État est attendu sur un point essentiel : faire prévaloir le droit sur les rapports de force. Dans une démocratie, la justice ne gagne sa légitimité ni par la sévérité de ses décisions ni par la pression populaire, mais par son impartialité. L’affaire Baloum est désormais entre les mains des magistrats. Le temps médiatique laisse progressivement place au temps judiciaire, celui des preuves, des débats contradictoires et de la vérité des faits. C’est sur ce terrain, et sur aucun autre, que sera jugée cette affaire, conclut Charles Armel Mbatchou.

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un surveillant général interpellé pour une présumée fuite d’épreuve à Bamenda

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un surveillant général interpellé pour une présumée fuite d’épreuve à Bamenda
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Un surveillant général du City College of Commerce de Mankon, à Bamenda, a été arrêté par les forces de l’ordre dans le cadre d’une enquête sur une présumée fuite d’épreuve au General Certificate of Education (GCE). Les investigations se poursuivent pour déterminer l’ampleur du réseau.

L’enquête sur les fuites présumées d’épreuves au General Certificate of Education (GCE) 2026 connaît un nouveau rebondissement. Cette semaine, le surveillant général du City College of Commerce de Mankon, identifié comme M. Clarence, a été interpellé à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest.

Selon des sources concordantes, il aurait été surpris en train de proposer aux candidats le sujet d’une épreuve prévue dans l’après-midi. Les premières vérifications auraient confirmé l’authenticité du document. Le suspect aurait également révélé aux enquêteurs l’existence d’un groupe WhatsApp utilisé pour la diffusion d’épreuves.

Cette interpellation intervient après la reprise des examens écrits du GCE, le 22 juin, à la suite d’une suspension de deux semaines. Les autorités éducatives avaient alors annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité afin de prévenir les fraudes et d’assurer le bon déroulement des épreuves. L’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur cette affaire.

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l’ancien Modérateur de la PCC le Dr Festus Asana est mort

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l’ancien Modérateur de la PCC le Dr Festus Asana est mort
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L’ancien Modérateur de la Presbyterian Church of Cameroon (PCC), est décédé le lundi 22 juin 2026 à Orlando, aux États-Unis.

La Presbyterian Church of Cameroon (PCC), est en deuil. Actu Cameroun apprend la mort du Très Révérend Dr Festus Ambe Asana, ancien Modérateur de la PCC. Il est décédé le lundi 22 juin 2026 à Orlando, aux États-Unis.

Il a exercé la plus haute fonction de la dénomination. C’est ainsi qu’il a servi comme 5e Modérateur de l’Église presbytérienne au Cameroun (PCC) de 2009 à 2014. Il avait succédé au Révérend Dr Nyansako-ni-Nku. Avant d’accéder à la plus haute fonction de l’Église, il a dirigé l’administration de la PCC en tant que secrétaire du Synode pendant une décennie sous le mandat du Modérateur Nyansako-ni-Nku.

Cameroon Christian University

Il s’est distingué par la promotion de la transparence financière, de la discipline ecclésiastique et de la bonne gouvernance. Sous son leadership, l’université phare de l’Église, la Cameroon Christian University (devenue aujourd’hui l’Institut Universitaire Chrétien du Cameroun), a officiellement vu le jour.

Reconnu pour son intégrité, il a œuvré pour la justice, la consolidation de la paix et la réconciliation en Afrique. Il fut un membre influent du comité central du Conseil Œcuménique des Églises (COE), où il a activement œuvré pour la consolidation de la paix, la réconciliation et le dialogue interreligieux en Afrique.

La gouvernance ecclésiale

En tant que théologien émérite, il a formé et guidé de nombreuses générations de pasteurs et de leaders communautaires au Cameroun. Sa disparition a suscité une vive émotion au sein de la communauté chrétienne camerounaise et des organisations œcuméniques mondiales, qui saluent la mémoire d’un serviteur de Dieu humble et dévoué.

Les contributions théologiques du Very Rev. Dr Festus Ambe Asana articulent la doctrine chrétienne réformée avec les réalités socioculturelles africaines, en insistant sur l’éthique, la gouvernance ecclésiale et l’œcuménisme. Son parcours académique et pastoral a profondément structuré la réflexion théologique au Cameroun.

Responsabilités familiales

Dans sa thèse de doctorat soutenue à l’Université de Boston (Problems of Marriage and Family Life in an African Context), le Dr Asana a développé une approche novatrice de la structure familiale africaine, notamment avec un débat sur la polygamie.

Il a dépassé le simple jugement moral opposant monogamie et polygamie. Il a insisté sur l’accompagnement pastoral en tant que conseiller, plutôt que sur la condamnation. Son travail évaluait la valeur d’une union à l’aune du respect mutuel, des responsabilités familiales et de la justice sociale, plutôt que par sa seule forme juridique ou occidentale.

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