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autopsie d’un naufrage administratif qui ébranle le football féminin

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autopsie d’un naufrage administratif qui ébranle le football féminin
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Le football féminin camerounais, déjà fragile dans son développement, vient de basculer dans une crise institutionnelle sans précédent. Au cœur de la tourmente : Éclair Football Filles de Sa’a (EFFSA), club historique du championnat national, et la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), accusée de franchir toutes les lignes rouges de la gouvernance sportive.

Dans un communiqué incendiaire daté du 9 février 2026, le bureau exécutif d’EFFSA lève le voile sur une série de manœuvres qu’il qualifie de coup de force administratif. Les accusations sont lourdes, très lourdes : suspension sans notification formelle, installation forcée d’un comité provisoire non élu, manipulation des données FIFA Connect, et blocage des licences de joueuses pourtant en règle. Un arsenal de mesures qui ressemble davantage à une opération de prise de contrôle qu’à une simple régulation administrative.

L’affaire commence comme un mauvais scénario : le club découvre sa propre suspension… sur les réseaux sociaux. Aucune notification officielle, aucune procédure contradictoire, aucune possibilité de se défendre. Le respect du contradictoire, principe élémentaire du droit, semble avoir été purement et simplement ignoré. Mais ce n’est que le début.

La suite est encore plus troublante. Un Comité Provisoire de Gestion aurait été imposé au club, sans mandat ni légitimité, dans ce qui s’apparente à une éviction pure et simple des dirigeants démocratiquement élus. Puis vient l’accusation la plus grave : la manipulation du système FIFA Connect. Le nom du Secrétaire Général légitime, Sieur Siani Ricky, aurait été effacé des bases de données pour être remplacé par celui de Sieur Makon. Si ces faits sont avérés, il ne s’agit plus d’un simple conflit de gouvernance, mais d’une falsification administrative qui met en péril l’intégrité même du système sportif international.

Au-delà des batailles de pouvoir, ce sont les joueuses qui paient le prix fort. Le refus de délivrer leurs licences, malgré le respect des obligations financières du club, les empêche tout simplement de pratiquer leur métier. Dans un pays où le football féminin peine déjà à trouver sa place, où les athlètes se battent pour la reconnaissance et des conditions dignes, cette sanction collective déguisée constitue un recul dramatique.

EFFSA n’est pas n’importe quel club. C’est une institution du football féminin camerounais, reconnue pour son parcours et son engagement. L’attaquer de cette manière, c’est envoyer un message glaçant à tous les acteurs du secteur : la conformité administrative peut devenir une arme pour réduire au silence ceux qui dérangent.

Face à cette offensive, le bureau exécutif, sous la signature de son président Christian Désiré Nnana Onana, ne désarme pas. Le club se réserve le droit de saisir toutes les instances juridictionnelles nationales et internationales. Un bras de fer judiciaire s’annonce, avec des conséquences qui dépasseront largement le cadre d’un simple club.

Car au fond, cette crise pose une question essentielle : peut-on construire un football féminin durable sur des fondations administratives aussi fragiles, aussi arbitraires ? Comment demander aux jeunes filles de croire en ce sport quand les institutions censées le protéger peuvent, du jour au lendemain, effacer l’existence juridique d’un club, bloquer des carrières, et modifier unilatéralement des données officielles ?

Le football féminin camerounais ne méritait pas cette tempête. Il mérite des règles claires, une gouvernance transparente, et le respect des procédures démocratiques. Tant que ces principes seront bafoués, aucun développement sérieux ne sera possible. La balle est désormais dans le camp de la Fecafoot, de la Ligue de Football Féminin, et des instances internationales. Leur réaction déterminera si cette crise marque un tournant vers plus de transparence, ou un point de non-retour pour la crédibilité du système tout entier.

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Ebola : le Cameroun active son dispositif de veille sanitaire et renforce sa surveillance épidémiologique

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Le Cameroun met en place une série de stratégie pour renforcer son dispositif de surveillance et de riposte. après la découverte d’un premier cas d’Ebola […]

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Maïs : le Cameroun cible une production de 6 millions de tonnes (+150%) dès 2030, grâce au FIDA et la Banque mondiale

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Maïs : le Cameroun cible une production de 6 millions de tonnes (+150%) dès 2030, grâce au FIDA et la Banque mondiale
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(Investir au Cameroun) – La production du maïs au Cameroun est projetée à environ 6 millions de tonnes en 2030, selon les prévisions d’Agriconnect, initiative lancée le 21 octobre 2026 à Yaoundé par le gouvernement camerounais, en partenariat avec la Banque mondiale. Ce chiffre est contenu dans un communiqué publié par le Fonds international de développement agricole (FIDA), également partie prenante d’Agriconnect aux côtés du gouvernement et de l’institution de Bretton Woods.

Portée par la Banque mondiale, Agriconnect vise «à aider les petits producteurs et productrices agricoles à passer d’une agriculture de subsistance à une production générant des surplus commercialisables, notamment en renforçant les organisations de producteurs, l’accès aux marchés et au financement, les solutions numériques et la participation du secteur privé dans les systèmes alimentaires», explique le FIDA. L’initiative cible huit chaînes de valeur au total : le riz, le maïs, le manioc, le palmier à huile, le cacao, le soja, l’élevage laitier et l’aquaculture.

Avec un objectif de production annoncé à 6 millions de tonnes en 2030, le Cameroun vise une augmentation de sa production de maïs de 150% en cinq ans. En effet, selon les données du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, la production de cette céréale a atteint 2,4 millions de tonnes dans le pays, en hausse de près de 3,5% en glissement annuel.

Le maïs, une céréale stratégique au Cameroun

La demande nationale oscille officiellement tourne autour de 2,8 millions de tonnes chaque année. Le déficit est souvent comblé par les importations, effectuées généralement par les entreprises brassicoles et les unités agropastorales. Le maïs est une culture d’une importance stratégique au Cameroun : officiellement, six millions de personnes interviennent dans la chaîne de valeur, faisant de cette culture un gisement d’emplois. De plus, cette céréale est à la fois un produit de grande consommation, une matière première industrielle et agropastorale, ainsi qu’un produit d’exportation.

Dans une étude relative au positionnement stratégique de la filière fabrication des produits à base de céréales au Cameroun, le Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN) – dissout à la faveur de la réforme de la Société nationale d’investissements (SNI) – révèle que le maïs est la 3e denrée alimentaire produite au Cameroun, après le manioc et la banane plantain. Il est, en même temps, la céréale la plus consommée dans le pays, «loin devant le riz et le sorgho», apprend-on.

A en croire l’étude, les plus gros consommateurs de maïs se recrutent dans la partie septentrionale, où les céréales font partie des habitudes alimentaires. Dans le détail, chaque habitant des régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua consomme en moyenne 80 kg de maïs par an en zone rurale, contre 60 kg en moyenne en zone urbaine. Le volume de consommation dans la partie méridionale – exception faite des régions du Nord-Ouest et de l’Ouest où la consommation atteint 50 kg par an et par habitant – du Cameroun oscille entre 6 et 8 kg par an et par habitant, selon l’étude du BMN.

Environ 58% de la production destinée à la consommation humaine

En plus de la consommation humaine qui capte environ 58% de la production nationale, selon le BMN, le maïs est une matière première pour l’industrie brassicole et l’alimentation animale. Ces deux activités consommeraient respectivement 2% et 16% de la production nationale. Le maïs permet notamment de produire le gritz de maïs, un intrant de production de la bière, et constitue 80% de la provende, aliment fabriqué industriellement pour nourrir les animaux d’élevage – volailles, porcs, lapins, bétail.

Par ailleurs, soutient l’étude du BMN, 23% de la production du maïs du Cameroun est exporté. Ces ventes à l’international sont concentrées dans la Cemac, espace économique regroupant le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la RCA. Les cinq autres pays de cette communauté captent jusqu’à 500 000 tonnes de maïs camerounais chaque année, apprend-on.

Au demeurant, alors qu’il exporte une bonne partie de sa production vers les pays voisins, le Cameroun – les agro-industries notamment – importe la même céréale à cause des coûts jugés plus attractifs. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les importations de maïs ont fortement progressé au Cameroun depuis l’année 2023. Cette année-là, les achats de cette céréale à l’international ont bondi de 229% en glissement annuel, s’établissant à 39 991 tonnes pour une dépense de 7,8 milliards de FCFA.

Les importations menacent la production locale

En 2024 et 2025, les achats de maïs à l’étranger ont été encore plus importants, selon le statisticien public : 81 233 tonnes pour une dépense d’un peu plus de 11 milliards de FCFA en 2024, avant un léger fléchissement à 72 586 tonnes pour des dépenses d’importation de 10,2 milliards de FCFA en 2025. Ce regain des importations survient dans un contexte marqué par le renforcement des initiatives gouvernementales de soutien à la production locale et la mise en service, en 2021, d’une maïserie de 18 milliards de FCFA construite par le groupe Castel. Cette unité de production de gritz de maïs est adossée à un programme d’encadrement des producteurs locaux visant à augmenter la production locale.

La montée en puissance des importations est non seulement source d’évasion de devises et de détérioration du déficit commercial du pays, mais aussi un frein à la commercialisation de la production locale, en raison du prix très compétitif du maïs importé. Illustration : dans une correspondance adressée le 8 mai 2026 à son homologue du ministère de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, plaide pour une suspension des importations de maïs par le Cameroun. Cette requête fait suite, apprend-on, aux plaintes des producteurs locaux dénonçant la mévente de leurs produits.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

13-05-2026 – Maïs : Luc Magloire Mbarga Atangana plaide pour la suspension des importations face à la mévente de la production locale

25-11-2025 – La filière maïs sous pression, entre déficit structurel et coûts de production élevés

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Ebolowa–Akom 2–Kribi Road Construction: On-site Operations Ongoing

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While the project’s donors have provided assurance regarding the entry into force of the loan agreement signed last May, teams from ICM are stepping up […]

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