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Ports de Kribi et de Douala : 84% des exportations concentrées sur 11 pays, Pays-Bas n°1, Bangladesh et États-Unis suivent

ange1poireau

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Ports de Kribi et de Douala : 84% des exportations concentrées sur 11 pays, Pays-Bas n°1, Bangladesh et États-Unis suivent
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(Investir au Cameroun) – Au deuxième trimestre 2025, les exportations maritimes enregistrées au départ des ports de Douala et de Kribi restent fortement concentrées. D’après les données du Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC), onze pays ont capté 84 % de la valeur totale des marchandises embarquées sur la période.

Les Pays-Bas confirment leur rang de premier marché en valeur

Les Pays-Bas demeurent la première destination des exportations camerounaises en valeur au T2 2025. Les expéditions vers ce pays atteignent 41,6 milliards de FCFA, en hausse de 39 % par rapport au deuxième trimestre 2024. Dans le même temps, les volumes progressent de 7 674 tonnes à 10 711 tonnes.

Malgré cette dynamique, la part de marché des Pays-Bas reste stable à 12 %, signe que d’autres destinations ont également vu leurs flux progresser.

Le commerce avec ce pays est dominé par la filière cacao. Les exportations de cacao en fèves bondissent à 26,07 milliards de FCFA, contre 12,4 milliards un an plus tôt. À l’inverse, la pâte de cacao recule à 8,9 milliards, contre 11,8 milliards au T2 2024. Les beurres, graisses et huiles de cacao progressent légèrement à 5,3 milliards, contre 5,01 milliards l’année précédente.

Le Bangladesh décroche nettement

Deuxième destination des exportations sur la période, le Bangladesh enregistre un repli marqué. La valeur des expéditions passe de 47,6 milliards de FCFA au T2 2024 à 36,0 milliards au T2 2025, soit une baisse de 24 %. Les volumes reculent dans le même temps de 64 293 tonnes à 50 321 tonnes.

Conséquence : la part du Bangladesh dans les exportations totales chute de 19 % à 10 %, traduisant un recul significatif du poids de ce marché dans la structure des débouchés sur le trimestre.

Les États-Unis deviennent le 3 marché, tirés par les produits transformés

Les États-Unis s’imposent comme la troisième destination en valeur au T2 2025, avec 35,9 milliards de FCFA d’exportations, contre 13,9 milliards un an plus tôt, soit une progression de plus 153 % en glissement annuel.

Cette hausse est surtout portée par la montée des produits transformés. Les exportations de pâte de cacao atteignent 28,09 milliards de FCFA, contre 11,5 milliards au T2 2024. Les beurres, graisses et huiles de cacao, absents un an plus tôt, représentent désormais 4,6 milliards. Les bois débités complètent le panier avec 1,7 milliard, contre 1,4 milliard en 2024.

France et Belgique : trajectoires contrastées

Le trafic en valeur à destination de la France progresse de 26 % au T2 2025. Il reste dominé par les beurres, graisses et huiles de cacao, qui atteignent 17,1 milliards de FCFA, contre 11,8 milliards un an plus tôt. La pâte de cacao se maintient à un niveau proche, à 6,3 milliards, tandis que les exportations de bananes reculent légèrement à 2,0 milliards, contre 2,3 milliards au T2 2024.

À l’inverse, les expéditions vers la Belgique reculent de 13 % en valeur. Le flux reste dominé par le cacao en fèves (7,3 milliards de FCFA, contre 11,9 milliards en 2024) et les bois débités, dont la valeur progresse à 13,2 milliards, contre 11,1 milliards un an plus tôt. Les exportations de bananes et de caoutchouc naturel reculent respectivement à 3,1 milliards et 1,3 milliard de FCFA.

Le cacao en tête des exportations sur le trimestre

Sur l’ensemble du trafic observé, les exportations sont dominées en valeur par le cacao en fèves (35 %), la pâte de cacao (17 %), les bois débités (12 %), le coton (11 %) et les beurres, graisses et huiles de cacao (8 %).

En glissement annuel, les données font ressortir une forte progression en valeur des exportations de cacao en fèves (+132 %), de pâte de cacao (+53 %) et de café (+163 %).

Cette structure place le cacao au premier rang des produits d’exportation sur la période, illustrant une recomposition par rapport aux années où les hydrocarbures occupaient une place plus dominante dans les recettes extérieures. La dynamique met en lumière le potentiel du secteur agricole — en particulier la filière cacao — comme moteur de devises et de valeur.

Mais cette configuration demeure sensible à la volatilité des marchés : une correction des prix à l’international, notamment en cas de perspectives d’offre excédentaire, pourrait rapidement affecter les recettes, rappelant la fragilité d’une dépendance accrue à une seule matière première, même agricole.

Amina Malloum

Lire aussi :

23-01-2026 – Cameroun : les exportations progressent de 215,2 milliards de FCFA au 1er semestre 2025, tirées par le cacao

 

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“la crise économique est déjà là”, alerte Louis Marie Kakdeu

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“la crise économique est déjà là”, alerte Louis Marie Kakdeu
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L’économiste alerte sur la crise économique qui frappe aux portes du Cameroun et sur le fait que le gouvernement ne semble pas prendre les mesures adéquates face à la situation.

« Nous sommes déjà en crise et la solution n’est pas de faire le tour du monde pour continuer d’endetter dangereusement le pays comme le fait le ministre des finances et le ministre de l’économie. La solution est endogène et cela passe par le changement de la politique budgétaire », écrit Louis Marie Kakdeu. 

« Cameroun: La crise économique est déjà là!

Par Louis Marie Kakdeu

Nous sommes déjà en crise et la solution n’est pas de faire le tour du monde pour continuer d’endetter dangereusement le pays comme le fait le ministre des finances et le ministre de l’économie. La solution est endogène et cela passe par le changement de la politique budgétaire. De quoi est-il question?

En faisant peser une pression fiscale disproportionnée sur un secteur formel exsangue, avec des taux dépassant parfois les 57 % des bénéfices (PwC & Banque Mondiale, 2020), tout en abandonnant le monde rural à une productivité archaïque, les différents budgets du Cameroun ne construisent pas l’avenir ; ils consomment le présent.

Ce cycle destructeur repose sur trois piliers qu’il est désormais impératif de démanteler :

– L’hyper-fiscalisation du secteur productif, qui décourage l’investissement et pousse les acteurs vers une informalité refuge.
– L’hyper-bureaucratisation de la dépense, où les séminaires et les frais de fonctionnement absorbent la sève financière qui devrait fertiliser les campagnes.
– L’asymétrie de l’aide et de la dette, qui maintient l’État dans une posture de dépendance plutôt que d’impulsion.

Mettre fin à ce cycle ne relève pas d’un simple ajustement technique, mais d’une véritable révolution de l’imaginaire budgétaire. Il s’agit de passer d’une « loi de finances de prélèvement » à une « loi de finances de rendement ». Cela exige de sécuriser le foncier pour transformer le capital mort en levier de crédit, de réduire drastiquement les trains de vie de l’État pour réallouer les ressources vers les infrastructures rurales, et de cesser de voir l’agriculteur comme un assisté, mais comme le premier investisseur du pays.

En définitive, si le Cameroun veut nourrir ses villes et employer sa jeunesse, ses budgets doivent cesser d’être des outils de ponction pour devenir des pactes de production. La rupture avec ce modèle spoliateur est la condition sine qua non pour que l’économie réelle, celle des 60 % de ruraux et des entrepreneurs audacieux, puisse enfin s’épanouir hors des carcans d’une fiscalité prédatrice.

Nous pensons qu’une refonte complète du système fiscal s’impose. Il faut passer d’une logique de répression à une logique de contrat social où les citoyens acceptent de payer des impôts en échange de services publics de qualité. Cela suppose de réduire les taux d’imposition pour les rendre supportables, de simplifier drastiquement les procédures, d’éliminer l’arbitraire administratif, et surtout de garantir la transparence totale dans l’utilisation des ressources publiques.

La digitalisation de l’administration fiscale, l’élargissement de l’assiette fiscale plutôt à l’horizontal par l’intégration progressive du secteur informel, la création d’une place financière au Cameroun pour attirer les capitaux étrangers, la lutte résolue contre l’évasion fiscale des multinationales, constituent des pistes prometteuses. Mais au-delà des aspects techniques, c’est toute une culture de la gouvernance budgétaire qu’il faut réinventer, fondée sur la redevabilité, la transparence et l’efficacité dans l’utilisation des deniers publics.

Louis Marie Kakdeu MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National SDF »

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Milan-Cortina Winter Olympics: curling men’s round robin session 9 match

ange1poireau

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Li Zhichao (L) and Fei Xueqing of China compete during the curling men’s round robin session 9 match between China and the United States at the 2026 Milan-Cortina Winter Olympics in Cortina, Italy, Feb. 17, 2026. (Xinhua/Li Gang)
Fei Xueqing, Li Zhichao and Xu Jingtao (L-R) of China compete during the curling men’s round robin session 9 match between China and the United States at the 2026 Milan-Cortina Winter Olympics in Cortina, Italy, Feb. 17, 2026. (Xinhua/Li Gang)
Fei Xueqing, Xu Jingtao, Xu Xiaoming and Li Zhichao (L-R) of China are seen during the curling men’s round robin session 9 match between China and the United States at the 2026 Milan-Cortina Winter Olympics in Cortina, Italy, Feb. 17, 2026. (Xinhua/Li Gang)
Li Zhichao, Xu Xiaoming and Xu Jingtao (L-R) of China compete during the curling men’s round robin session 9 match between China and the United States at the 2026 Milan-Cortina Winter Olympics in Cortina, Italy, Feb. 17, 2026. (Xinhua/Li Gang)
Li Zhichao, Xu Xiaoming and Xu Jingtao (L-R) of China compete during the curling men’s round robin session 9 match between China and the United States at the 2026 Milan-Cortina Winter Olympics in Cortina, Italy, Feb. 17, 2026. (Xinhua/Li Gang)
Li Zhichao, Xu Xiaoming and Xu Jingtao (L-R) of China compete during the curling men’s round robin session 9 match between China and the United States at the 2026 Milan-Cortina Winter Olympics in Cortina, Italy, Feb. 17, 2026. (Xinhua/Li Gang)
Ben Richardson, Daniel Casper and Aidan Oldenburg (L-R) of the United States compete during the curling men’s round robin session 9 match between China and the United States at the 2026 Milan-Cortina Winter Olympics in Cortina, Italy, Feb. 17, 2026. (Xinhua/Li Gang)
Ben Richardson (L) and Aidan Oldenburg (R) of the United States compete during the curling men’s round robin session 9 match between China and the United States at the 2026 Milan-Cortina Winter Olympics in Cortina, Italy, Feb. 17, 2026. (Xinhua/Li Gang)
Ben Richardson (L) and Aidan Oldenburg of the United States compete during the curling men’s round robin session 9 match between China and the United States at the 2026 Milan-Cortina Winter Olympics in Cortina, Italy, Feb. 17, 2026. (Xinhua/Li Gang)

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l’appel poignant de Lady Ponce après le drame de Nkolbisson

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l’appel poignant de Lady Ponce après le drame de Nkolbisson
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Selon la vedette du bikutsi, la dépression ne regarde pas le rang social. La maladie mentale ne prévient pas nous sommes tous à la porter d’une dépression.

Après le drame survenu au quartier Nkolbisson à Yaoundé où une femme a tué ses trois enfants avant de se donner la mort, Lady Ponce interpelle la conscience collective sur la dépression. 

Pour Lady Ponce, « en Afrique, nous nous moquons de tout et de rien nous méprisons les cris, les déceptions, et les crises de dépressions les cris de désespoir ». Et pourtant, ce sont là des signes qui devraient interpeller. 

« Nous sous estimons et méprisons Tout.

Nous sous-estimons les pleurs , la douleur.

Et la souffrance de nos proches qui parfois devient sujet de moquerie.

Nous nous moquons de tout et de rien nous méprisons les cris, les déceptions, et les crises de dépressions les cris de désespoir

En Afrique, tout est sujet de moquerie et signe de sorcellerie.

Qu’est ce qui peut pousser une femme qui a mis au monde trois magnifiques anges de leur ôter la vie, à part un énorme désespoir et l’hystérie ?

Des enfants en apparence aimés et très bien entretenus …

Alors, Je ne me permettrais pas de juger cette femme…

Mais je titre la sonnette d’alarme aux proches à l’entourage, à la famille, aux amis et connaissances.

Prière de prendre en compte,avec beaucoup de considération les pleurs, les plaintes ,les souffrances et les douleurs de vos proches.

L’argent n’épargne pas des jérémiades ou des actes insensés dûs la dépression.

Car nous avons tous le même langage ,elle ne manquait de rien.. Alors pourquoi a-t-elle fait cela?

La dépression ne regarde pas le rang social. La maladie mentale ne prévient pas nous sommes tous à la porter d’une dépression.

Oui ,la dépression existe bel et bien.

Seigneur que leurs âmes reposent en paix .

Je ne me permettrais pas de juger cette sœur qui a commis cet acte irréparable.

Car, personne n’a le droit de ôter la vie à l’autre. Je laisse ton jugement entre les mains de notre Créateur ».

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