Dernières actualités
Infrastructures : 660,4 milliards FCFA pour achever les grands projets de 1ère génération en 2026

Dans son annexe sur la loi de finances 2026, relatif à l’évolution des grands projets d’investissement, le ministère des Finances donne des précisions sur les ressources budgétaires qui seront affectées à la mise en œuvre des grands projets au titre de l’exercice 2026. Ces dotations budgétaires d’une valeur d’environ 660,4 milliards de FCFA qui représentent un peu plus du tiers du budget d’investissement public et, permettront l’achèvement d’un bon nombre de grands projets et le démarrage de quelques grands projets annoncés par le Chef de l’Etat dans ses adresses à la Nation du 31 décembre 2022, 2023 et 2024.
Le ministère des Finances précise rappelle que cet effort de budgétisation s’effectue malgré le contexte marqué par l’impact des crises sécuritaires à l’Extrême-Nord, au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, de la guerre en Ukraine et très prochainement du conflit israélo-palestinien sur les recettes de l’Etat.
Parmi ces grands projets à parachever, certains sont portés par le ministère de l’Eau et de l’Energie. C’est le cas avec le barrage de Memve’ele dont sur un montant total des arriérés estimés à 85 milliards de FCFA, une allocation d’environ 2,7 milliards de FCFA devrait être mise à disposition au cours de cet exercice budgétaire. Pour le cas de l’usine de l’usine de pied et des lignes d’évacuation du barrage de Lom Pangar, 5,5 milliards de FCFA sur un coût total de 73 milliards de FCFA devront être affectés à ce projet.
Parmi les autres projets portés le MINEE, l’on cite le Projet d’interconnexion des réseaux électrique du Cameroun et du Tchad (PIRECT) ; la construction de la ligne 400Kv Nachtigal-Bafoussam ainsi que les ouvrages connexes ; le projet de renforcement et stabilisation des réseaux de transport d’électricité de la ville de Yaoundé ; le projet de renforcement et stabilisation des réseaux de transport d’électricité de la ville de Douala ; les lignes 225Kv Ebolowa-Kribi et 90Kv Mbalmayo-Mékin phase I ; le projet d’électrification de 200 localités par système solaire photovoltaïque au Cameroun (tranche 2 de 62 localités) ; le projet d’électrification rurale et d’accès à l’énergie dans les zones sous-desservies (PERACE).
Mais également, le projet de sécurité de l’eau potable ; le projet d’alimentation en eau potable de 09 villes, le projet de reconfiguration du système d’alimentation en eau potable de la ville de Douala ; le projet de reconfiguration du système d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé ; la station d’adduction d’eau potable à Japoma ; le mégaprojet d’approvisionnement en eau potable de Douala ; le programme de réformes du secteur de l’électricité au Cameroun (PforR) et Programme d’appui au redressement du secteur de l’électricité au Cameroun (PARSEC).
5 MILLIARDS FCFA À INJECTER DANS L’AUTOROUTE YAOUNDÉ-DOUALA
Les travaux supplémentaires et de raccordement du projet de l’autoroute Yaoundé-Douala, phase I figurent en place parmi les grands projets portés par le ministère des Travaux publics et qui bénéficieront des allocations budgétaires au cours de cet exercice budgétaire 2026. Ainsi, selon l’annexe de la loi de finances 2026, relatif à l’évolution des grands projets d’investissement, le ministère des Finances prévoit une dotation de 5 milliards de FCFA à ce projet. 7,5 milliards de FCFA devront être mis à disposition pour la construction route Bachenga-Ntui Yoko-Lena-Sengbe-Tibati ; 2,9 milliards de FCFA pour la réhabilitation de la route Babadjou Bamenda.
Parmi d’autres portés par le MINTP, l’on cite l’autoroute YaoundéDouala (phase2) ; le bitumage de la route Ekondo-TiTTI Mudemaba ; l’aménagement de l’Entrée Est de Douala (phase II) ; le programme d’appui au secteur du transport phase 3 (Ring Road) ; la réhabilitation de la route Mora-Dabanga Kousseri ; la route Olounou-Oveng-Frotière Gabon ; la réhabilitation de la route Edéa-kribi ; la réhabilitation de la route Maroua Moutouroua-Magada-Guidiguis. Mais également, la route Ebolowa-AkomII-Kribi ; la construction de la voie expresse Lolabé (port de Kribi)-Campo et la réhabilitation de la route Ngaoundéré-Garoua.
LA SECTION URBAINE DE L’AUTOROUTE YAOUNDÉNSIMALEN À LANCER
Parmi les grands projets inscrits sur la feuille de route 2026 du ministère de l’Habitat et du développement urbain (MINHDU), il y a la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen. Et environ 16 milliards de FCFA issus du BIP devraient être affectés à ce projet au cours de cet exercice budgétaire. Il y a également, le projet de construction de la voie de contournement de la ville de Yaoundé qui devrait absorber environ 6 milliards de FCFA.
L’on n’oublie pas la conception/réalisation de 10 000 logements et leurs équipements socio-culturels à Yaoundé et ses environs (phase 1) ; la phase pilote de construction de 1675 logements sociaux et équipements collectifs connexes à Olembe / Yaoundé et Mbanga Bakoko / Douala et le projet de mobilité urbaine de Douala. Pour le compte du ministère des Transports, il y a la phase 2 du port en eau profonde de Kribi, qui devrait se voir alloué 3,4 milliards de FCFA du BIP au cours de cet exercice budgétaire.
L’on cite également, le projet régional pour l’amélioration de la performance du corridor rail/route Douala-N’Djaména ; le projet de renouvellement de ligne Bélabo-Ngaoundéré ; le projet de réhabilitation des aéroports de Bertoua, Kribi et Tiko, parmi les projets inscrits sur la feuille de route du MINT en 2026.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Télévision: Consty Eka est mort

La rumeur s’est finalement confirmée: Consty Eka est mort. Le roi de la télé s’est éteint ce 16 février 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Selon des informations rapportées par le lanceur d’alertes Paul Chouta, »il était pourtant au bureau et bien portant ce lundi à Abidjan, jusqu’à ce qu’il commence à vomir du sang ». C’était ainsi la fin qui s’annonçait pour l’animateur télé. « Conduit à l’hôpital, il a tiré sa révérence », souligne-t-il.
Né sous le pseudonyme Constantin Ekani, celui qui se faisait appeler »le roi de la télévision ». Et de fait, l’animateur télé avait fait les beaux jours de la télévision tant dans son pays qu’en Côte d’Ivoire. Et déjà, c’est une pluie de réaction qui tombe sur les réseaux sociaux. Telesphore Mba Bizo, journaliste en service au poste national de la Crtv, garde de l’homme un souvenir inoubliable : « Consty Eka, le Roi de la télé, révèle le groupe de mon frère aîné, Aimey Bizo, considéré comme le premier boy’s band du Cameroun, Star System, en 1986, dans le programme Music Video Show. La diffusion fut marquée par la puissance de “U Can’t Touch This”, le tube emblématique et unique de la carrière de MC Hammer ». Mireille Fomekong, n’en revient pas: « La mort… Cette visiteuse imprévisible, toujours inopportune, qui s’invite sans frapper et laisse derrière elle le fracas du silence.
Consty… mon Ami, mon grand frère, mon soutien secret… », se lamente la communicatrice.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité

Par Louis Marie Kakdeu
La vulnérabilité des Camerounais ne résulte pas d’une fatalité tropicale mais, de choix politiques défaillants, d’investissements insuffisants et d’un déficit éducatif criant.
Au Cameroun, le gouvernement actuel se concentre sur les soins au niveau des hôpitaux. Il ne travaille pas à ce que le nombre de personnes qui arrivent à l’hôpital soit réduit. Ainsi, il néglige la prévention (approche one health) et il opte pour la construction centres de santé sans plateaux technique.
Et dans ces centres de santé, trois services retiennent le plus d’attention : il s’agit de la morgue en première position, de la pharmacie en deuxième position et du bloc opératoire en troisième position. Ce sont les trois services les plus rentables dans nos hôpitaux à tel point que le marché des gerbes de fleurs et des cercueils florissent dans les environs des hôpitaux. L’on note aussi que le business des médicaments dans les hôpitaux est très capitaliste et en défaveur des malades. Et pour faire fonctionner les laboratoires, la pratique est de prescrire automatiquement une batterie d’examen aux patients qui ont la malchance de venir simplement en consultation.
Un autre choix politique est possible. Celui d’investir massivement dans la santé publique (prévention) pour mettre le système au service des citoyens. Mieux vaut prévenir que guérir. La vaccination, l’assainissement, l’éducation sanitaire, la lutte contre les vecteurs de maladies doivent devenir des priorités. Il faut faire le choix d’œuvrer pour que moins de citoyens tombent malades.
On ne peut pas travailler à construire encore et encore plus de prisons ; il faut travailler pour réduire l’incivisme. Il ne faut pas travailler pour construire encore et encore plus des centres de santé ; il faut investir pour réduire le nombre de malades qui ont besoin des hôpitaux. Et c’est un choix politique à faire.
C’est vrai que les responsables locaux font face aux contraintes de trésorerie et font payer aux malades. Il faut aussi dire que sans moyens adéquats, aucune amélioration n’est possible. Les États africains doivent respecter leur engagement d’Abuja et consacrer au moins 15% de leur budget à la santé. Cela implique des choix budgétaires courageux : moins de dépenses de prestige, plus d’investissements sanitaires. Aussi, il faut former massivement du personnel médical et créer des conditions attractives pour le retenir : salaires décents, environnement de travail, possibilités de recherche, reconnaissance sociale.
Pour le citoyen, il lui faudra une couverture sanitaire universelle et cette sécurité sociale. Chaque citoyen devra pouvoir accéder à des soins de qualité sans risquer la ruine financière. Les expériences de pays comme le Rwanda montrent que c’est possible, même avec des ressources limitées. L’on ne peut pas oublier de mettre l’accent sur le développement de la recherche médicale africaine. Le patrimoine génétique africain reste inexploité dans sa totalité. L’Afrique ne peut rester éternellement dépendante de la recherche étrangère. Elle doit développer ses propres capacités de recherche, adaptées à ses maladies spécifiques.
Il n’existe pas de système de santé au Cameroun ; il existe un système de soins. Tant que le Cameroun n’aura pas construit un système de santé robuste, elle restera à la merci de la prochaine épidémie. La santé n’est pas qu’une question humanitaire. C’est un investissement économique et un impératif de développement. Un peuple malade ne peut construire son avenir. Les camerounais sont malades pour l’essentiel ; ils ne sont pas aptes à construire l’avenir de leur pays.
L’urgence est signalée
Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National SDF
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Finances publiques : Le satisfecit prudent du Fonds Monétaire International

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Christine Dieterich, a séjourné au Cameroun du 29 janvier au 12 février pour mener les entretiens sur la consultation de 2026 au titre de l’article IV des statuts du FMI. Les consultations au titre de l’article IV interviennent annuellement dans tous les pays membres pour examiner les politiques économiques mises en œuvre. C’est pourquoi, même sans être sous-programme avec Fonds Monétaire international, le Cameroun a accueilli cette mission et quasiment tous les hauts responsables du pays en charge des dossiers économiques et des finances publiques lui ont ouvert les portes.
Au terme de cette mission au titre de l’article IV, l’équipe du Fonds monétaire international (FMI) dresse un constat globalement positif de la trajectoire macroéconomique du Cameroun, tout en soulignant l’ampleur des vulnérabilités persistantes. Dans son communiqué de fin de mission, l’institution souligne que « l’économie camerounaise a fait preuve d’une résilience considérable ces dernières années, malgré une succession de chocs externes, mais la croissance économique demeure modérée. Nous prévoyons, indique la cheffe de mission, ́ que la croissance ralentira légèrement en 2025, passant de 3,5 % en 2024 à 3,1 %. Cette prévision tient compte des tensions à la fin de l’année après les élections, qui ont perturbé le commerce, les services et l’investissement, et freiné la demande intérieure. L’inflation a continué de diminuer en 2025, sa moyenne sur 12 mois se modère à 3,4 % er décembre ».
Ce satisfecit n’est pas anodin dans un contexte international marqué par la volatilité des cours des matières premières, le durcissement des conditions financières et les tensions géopolitiques. Selon le FMI, l’économie camerounaise a fait preuve de « résilience face aux chocs extérieurs », grâce notamment à une gestion budgétaire plus prudente et à la poursuite des programmes appuyés par l’institution. La mission note également que la croissance demeure positive et que l’inflation, bien qu’encore élevée, montre des signes de modération.
CONSOLIDATION BUDGÉTAIRE ET MOBILISATION DES RECETTES
Le cœur du satisfecit porte sur la consolidation des finances publiques. Le communiqué souligne que les autorités ont « continué d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures » et de « renforcer la discipline budgétaire ». Cette dynamique est jugée essentielle pour préserver la soutenabilité de la dette et restaurer des marges de manœuvre budgétaires. Toutefois, le FMI insiste sur la nécessité d’« accélérer les réformes visant à élargir l’assiette fiscale et à améliorer l’efficacité de l’administration des impôts et des douanes ».
L’enjeu est double : réduire la dépendance aux recettes pétrolières et financer durablement les priorités sociales et infrastructurelles. La mission appelle également à « poursuivre les efforts pour rationaliser les dépenses et améliorer la qualité de la dépense publique », un point sensible dans un contexte de tensions de trésorerie récurrentes.
DETTE, ARRIÉRÉS ET GOUVERNANCE
Sur le front de la dette, l’institution relève des avancées dans la gestion et la transparence, tout en invitant les autorités à « maintenir une stratégie d’endettement prudente » et à « éviter l’accumulation de nouveaux arriérés ». La réduction des arriérés intérieurs demeure une priorité afin de soutenir la liquidité du secteur privé et de renforcer la crédibilité budgétaire de l’État.
Le communiqué met également l’accent sur la gouvernance et la transparence, considérées comme des leviers déterminants pour améliorer le climat des affaires. Le FMI encourage à « renforcer le cadre de lutte contre la corruption et à accroître la transparence dans la gestion des finances publiques ». Ces recommandations s’inscrivent dans une logique de crédibilisation des politiques publiques vis-à-vis des partenaires techniques et financiers, mais aussi des investisseurs.
RÉFORMES STRUCTURELLES ET SECTEUR FINANCIER
Au-delà des équilibres macroéconomiques, la mission du FMI a insisté sur l’impératif des réformes structurelles. Il appelle à « accélérer la mise en œuvre des réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires, promouvoir la diversification économique et stimuler l’investissement privé ». La diversification reste en effet un chantier central pour réduire la vulnérabilité aux chocs exogènes et créer des emplois durables. Le secteur financier fait également l’objet d’une attention particulière.
Le communiqué souligne la nécessité de « renforcer la stabilité du système bancaire et d’améliorer l’inclusion financière ». Dans un contexte où l’accès au crédit demeure contraint pour de nombreuses PME, la solidité du système bancaire et la qualité de la supervision prudentielle sont des conditions préalables à une croissance plus inclusive.
UN SATISFECIT SOUS CONDITIONS
Si le ton du communiqué est globalement positif, il demeure conditionnel. Le FMI avertit que les perspectives restent exposées à « des risques importants, notamment liés à l’environnement extérieur et aux contraintes internes ». Les tensions sécuritaires, les aléas climatiques et la volatilité des marchés internationaux constituent autant de facteurs susceptibles de fragiliser les acquis. Raison pour laquelle l’institution recommande au autorités Camerounaises de « poursuivre résolument les réformes engagées » et de « renforcer les filets de protection sociale afin d’atténuer l’impact des ajustements sur les populations vulnérables ».
La dimension sociale apparaît ainsi comme un point d’équilibre délicat : filtrer les dépenses publiques sans compromettre les dépenses sociales. Ce satisfecit du FMI valide la trajectoire engagée, mais il ne vaut pas quitus définitif. Il souligne au contraire que la stabilisation macroéconomique doit désormais se traduire par des transformations structurelles plus profondes. La consolidation budgétaire, l’amélioration de la gouvernance, la diversification économique et la protection des plus vulnérables constituent les piliers d’une croissance durable.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?
Dernières actualités1 year agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation
Société11 months agoCameroun : Dates à retenir Élection du président de la république
Société1 year agoBaltasar vient à peine de sortir de prison et tu ne croiras pas ce qu’il a fait avec cette femme (vidéos)
Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé
- Société12 months ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun
