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Industrialisation : Voyage au cœur de l’industrie métallurgique avec Prometal

« Contribuer au développement industriel du Cameroun en transformant localement la matière première. » Cette ligne directrice, formulée par Hayssam El Jammal, lors de la visite d’imprégnation organisée le 30 janvier à Douala par Press Eco au sein des installations de Prometal, dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Pendant plusieurs heures, les journalistes économiques ont parcouru les unités de production du groupe avant un échange approfondi avec la direction, centré sur les choix industriels, les contraintes structurelles et les perspectives du secteur manufacturier camerounais.
La visite s’ouvre à Progaz, première usine de fabrication de bouteilles de gaz domestique au Cameroun. Lancée en 2024, l’unité s’inscrit dans une double ambition : réduire la dépendance aux importations et donner un contenu industriel tangible au label « Made in Cameroon ». Dès l’entrée dans le vaste hangar, le regard est happé par la cadence régulière des machines et le ballet précis des opérateurs. L’acier arrive sous forme de plaques. Il est découpé, puis embouti pour donner naissance aux deux demi-coques cylindriques qui formeront la bouteille. Ces éléments sont ensuite assemblés par soudure, avant de passer par un traitement thermique destiné à renforcer leur résistance à la pression. La chaîne se poursuit par une série de contrôles rigoureux : tests d’étanchéité, vérification de la conformité aux normes, inspection visuelle.
Ce n’est qu’au terme de ce parcours que la bouteille est peinte notamment en bleu, vert et orange, marquée et prête à être mise sur le marché. Elle mobilise des procédés industriels exigeants, où la qualité de la matière première et la maîtrise technique sont directement liées à la sécurité des utilisateurs. Avec une capacité annuelle d’environ 600 000 bouteilles, l’usine dépasse la demande nationale estimée à 450 000 unités. Pour Prometal, Progaz constitue ainsi un maillon stratégique. Elle illustre concrètement une politique de substitution aux importations, dans un pays qui dépendait encore largement de l’extérieur pour ce type d’équipement, et pose les bases d’une production locale appelée à structurer durablement le marché.
La visite se poursuit dans l’unité consacrée aux produits agricoles. Brouettes, pelles, machettes et autres outils sortent des lignes de production pour alimenter les besoins de l’agriculture, du bâtiment et des usages domestiques. Ici, l’accent est mis sur la robustesse et l’adaptation aux conditions locales. Les journalistes suivent les différentes étapes de fabrication avec les explications de Riad Akhadar le directeur d’Achat. Selon le top management, cette production répond à une demande nationale longtemps satisfaite par des importations à bas coût, souvent de qualité inégale. La stratégie industrielle retenue vise une production locale, adossée autant que possible à des intrants disponibles sur le marché national.
UNE DIVERSIFICATION VERTICALE SOUS CONTRAINTE DE MATIÈRES PREMIÈRES
Au fil des ateliers, le discours managérial se précise. Prometal groupe revendique non pas une diversification tous azimuts, mais une intégration verticale fondée sur la transformation de matières premières locales ou recyclées. Cette approche se retrouve dans les activités agroalimentaires du groupe, développées autour des matières grasses végétales. La production locale de lait concentré sucré en constitue un exemple emblématique. Le Cameroun consomme plus de 30 000 tonnes de ce produit par an, un volume qui était jusqu’à récemment couvert à 100 % par les importations. La mise en service de la première usine nationale de lait concentré sucré permet désormais de répondre largement à la demande intérieure.
Dans le même esprit, une unité de pâte à tartiner a été développée, en raison de l’utilisation de l’huile de palme comme intrant principal. Cette stratégie se heurte toutefois à la disponibilité de la matière première. La production nationale d’huile de palme brute est estimée à environ 200 000 tonnes par an, alors que les besoins du marché oscillent entre 250 000 et 270 000 tonnes. Parallèlement, les capacités industrielles installées dépassent 1,5 million de tonnes, révélant une situation de surcapacité chronique qui fragilise l’équilibre économique des unités de transformation.
SIDÉRURGIE, FERRAILLE ET DÉPENDANCE AUX IMPORTATIONS
Les échanges avec les Hommes de média mettent également en lumière les défis propres à la sidérurgie camerounaise. Plusieurs unités produisent de l’acier à partir de ferraille. Alors qu’en 2010 l’approvisionnement était quasi exclusivement local, plus de 50 % de la matière première est aujourd’hui importée. Cette dépendance accroît les coûts de production et réduit les marges industrielles, dans un contexte où les capacités installées excèdent les besoins du marché national. Pour les produits longs, notamment le fer à béton, la capacité annuelle installée est estimée à 350 000 tonnes pour un marché évalué à environ 260 000 tonnes.
Sur le fil machine, la production locale couvre entièrement la demande nationale et sous-régionale, avec près de 80 000 tonnes par an, auxquelles s’ajoutent environ 7 000 tonnes d’aciers préfabriqués et 8 000 tonnes de câbles électriques.
ALUMINIUM ET INVESTISSEMENTS STRUCTURANTS
La visite a également permis de faire le point sur les projets en cours dans l’aluminium, à travers la filiale ProAlu. Un investissement de 88 milliards de FCFA est engagé pour la mise en place d’unités produisant localement des biens auparavant importés. Le Cameroun dépense chaque année près de 19 milliards de FCFA pour l’importation de câbles électriques, 2,5 milliards pour les transformateurs et environ 8 milliards pour les bobines de tôles en acier. Les nouvelles unités prévoient notamment une production annuelle de 2 000 tonnes de câbles en aluminium et de 6 000 tonnes de câbles en cuivre. L’approvisionnement en matières premières repose sur un partenariat avec Alucam, pour environ 30 000 tonnes de bobines d’aluminium naturel ou prélaqué et 30 000 tonnes de bobines d’acier par an.

Dans le même temps, Prometal a récemment remis en service une unité existante, équipée depuis 2009 et modernisée pour atteindre une capacité annuelle de 150 000 tonnes. Il ne s’agit pas d’une nouvelle usine, mais d’un redéploiement industriel dans un environnement déjà marqué par la surcapacité. Si l’unité fonctionne aujourd’hui à plein régime, l’accès durable à la matière première demeure la principale contrainte. Les discussions abordent enfin la question énergétique. Les projets de transformation de l’aluminium et des câbles électriques, fortement énergivores, restent conditionnés à la sécurisation de l’approvisionnement en électricité. Le groupe a développé des capacités internes estimées à environ 15 MW, mais reconnaît que l’extension industrielle dépendra de solutions énergétiques plus robustes et pérennes.
UNE IMMERSION AU-DELÀ DE LA VITRINE INDUSTRIELLE
Au terme de la visite, les échanges avec la direction générale ont permis de replacer Prometal dans une trajectoire de long terme, faite d’arbitrages permanents entre ambitions industrielles et contraintes structurelles. Pour les journalistes de Press Eco, cette immersion offre une lecture concrète des enjeux de l’industrialisation camerounaise : substitution aux importations, création d’emplois, mais aussi dépendance persistante aux intrants et nécessité de cohérence entre capacités industrielles, production agricole, ressources minières et énergie.
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Télévision: Consty Eka est mort

La rumeur s’est finalement confirmée: Consty Eka est mort. Le roi de la télé s’est éteint ce 16 février 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Selon des informations rapportées par le lanceur d’alertes Paul Chouta, »il était pourtant au bureau et bien portant ce lundi à Abidjan, jusqu’à ce qu’il commence à vomir du sang ». C’était ainsi la fin qui s’annonçait pour l’animateur télé. « Conduit à l’hôpital, il a tiré sa révérence », souligne-t-il.
Né sous le pseudonyme Constantin Ekani, celui qui se faisait appeler »le roi de la télévision ». Et de fait, l’animateur télé avait fait les beaux jours de la télévision tant dans son pays qu’en Côte d’Ivoire. Et déjà, c’est une pluie de réaction qui tombe sur les réseaux sociaux. Telesphore Mba Bizo, journaliste en service au poste national de la Crtv, garde de l’homme un souvenir inoubliable : « Consty Eka, le Roi de la télé, révèle le groupe de mon frère aîné, Aimey Bizo, considéré comme le premier boy’s band du Cameroun, Star System, en 1986, dans le programme Music Video Show. La diffusion fut marquée par la puissance de “U Can’t Touch This”, le tube emblématique et unique de la carrière de MC Hammer ». Mireille Fomekong, n’en revient pas: « La mort… Cette visiteuse imprévisible, toujours inopportune, qui s’invite sans frapper et laisse derrière elle le fracas du silence.
Consty… mon Ami, mon grand frère, mon soutien secret… », se lamente la communicatrice.
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Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité

Par Louis Marie Kakdeu
La vulnérabilité des Camerounais ne résulte pas d’une fatalité tropicale mais, de choix politiques défaillants, d’investissements insuffisants et d’un déficit éducatif criant.
Au Cameroun, le gouvernement actuel se concentre sur les soins au niveau des hôpitaux. Il ne travaille pas à ce que le nombre de personnes qui arrivent à l’hôpital soit réduit. Ainsi, il néglige la prévention (approche one health) et il opte pour la construction centres de santé sans plateaux technique.
Et dans ces centres de santé, trois services retiennent le plus d’attention : il s’agit de la morgue en première position, de la pharmacie en deuxième position et du bloc opératoire en troisième position. Ce sont les trois services les plus rentables dans nos hôpitaux à tel point que le marché des gerbes de fleurs et des cercueils florissent dans les environs des hôpitaux. L’on note aussi que le business des médicaments dans les hôpitaux est très capitaliste et en défaveur des malades. Et pour faire fonctionner les laboratoires, la pratique est de prescrire automatiquement une batterie d’examen aux patients qui ont la malchance de venir simplement en consultation.
Un autre choix politique est possible. Celui d’investir massivement dans la santé publique (prévention) pour mettre le système au service des citoyens. Mieux vaut prévenir que guérir. La vaccination, l’assainissement, l’éducation sanitaire, la lutte contre les vecteurs de maladies doivent devenir des priorités. Il faut faire le choix d’œuvrer pour que moins de citoyens tombent malades.
On ne peut pas travailler à construire encore et encore plus de prisons ; il faut travailler pour réduire l’incivisme. Il ne faut pas travailler pour construire encore et encore plus des centres de santé ; il faut investir pour réduire le nombre de malades qui ont besoin des hôpitaux. Et c’est un choix politique à faire.
C’est vrai que les responsables locaux font face aux contraintes de trésorerie et font payer aux malades. Il faut aussi dire que sans moyens adéquats, aucune amélioration n’est possible. Les États africains doivent respecter leur engagement d’Abuja et consacrer au moins 15% de leur budget à la santé. Cela implique des choix budgétaires courageux : moins de dépenses de prestige, plus d’investissements sanitaires. Aussi, il faut former massivement du personnel médical et créer des conditions attractives pour le retenir : salaires décents, environnement de travail, possibilités de recherche, reconnaissance sociale.
Pour le citoyen, il lui faudra une couverture sanitaire universelle et cette sécurité sociale. Chaque citoyen devra pouvoir accéder à des soins de qualité sans risquer la ruine financière. Les expériences de pays comme le Rwanda montrent que c’est possible, même avec des ressources limitées. L’on ne peut pas oublier de mettre l’accent sur le développement de la recherche médicale africaine. Le patrimoine génétique africain reste inexploité dans sa totalité. L’Afrique ne peut rester éternellement dépendante de la recherche étrangère. Elle doit développer ses propres capacités de recherche, adaptées à ses maladies spécifiques.
Il n’existe pas de système de santé au Cameroun ; il existe un système de soins. Tant que le Cameroun n’aura pas construit un système de santé robuste, elle restera à la merci de la prochaine épidémie. La santé n’est pas qu’une question humanitaire. C’est un investissement économique et un impératif de développement. Un peuple malade ne peut construire son avenir. Les camerounais sont malades pour l’essentiel ; ils ne sont pas aptes à construire l’avenir de leur pays.
L’urgence est signalée
Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National SDF
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Finances publiques : Le satisfecit prudent du Fonds Monétaire International

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Christine Dieterich, a séjourné au Cameroun du 29 janvier au 12 février pour mener les entretiens sur la consultation de 2026 au titre de l’article IV des statuts du FMI. Les consultations au titre de l’article IV interviennent annuellement dans tous les pays membres pour examiner les politiques économiques mises en œuvre. C’est pourquoi, même sans être sous-programme avec Fonds Monétaire international, le Cameroun a accueilli cette mission et quasiment tous les hauts responsables du pays en charge des dossiers économiques et des finances publiques lui ont ouvert les portes.
Au terme de cette mission au titre de l’article IV, l’équipe du Fonds monétaire international (FMI) dresse un constat globalement positif de la trajectoire macroéconomique du Cameroun, tout en soulignant l’ampleur des vulnérabilités persistantes. Dans son communiqué de fin de mission, l’institution souligne que « l’économie camerounaise a fait preuve d’une résilience considérable ces dernières années, malgré une succession de chocs externes, mais la croissance économique demeure modérée. Nous prévoyons, indique la cheffe de mission, ́ que la croissance ralentira légèrement en 2025, passant de 3,5 % en 2024 à 3,1 %. Cette prévision tient compte des tensions à la fin de l’année après les élections, qui ont perturbé le commerce, les services et l’investissement, et freiné la demande intérieure. L’inflation a continué de diminuer en 2025, sa moyenne sur 12 mois se modère à 3,4 % er décembre ».
Ce satisfecit n’est pas anodin dans un contexte international marqué par la volatilité des cours des matières premières, le durcissement des conditions financières et les tensions géopolitiques. Selon le FMI, l’économie camerounaise a fait preuve de « résilience face aux chocs extérieurs », grâce notamment à une gestion budgétaire plus prudente et à la poursuite des programmes appuyés par l’institution. La mission note également que la croissance demeure positive et que l’inflation, bien qu’encore élevée, montre des signes de modération.
CONSOLIDATION BUDGÉTAIRE ET MOBILISATION DES RECETTES
Le cœur du satisfecit porte sur la consolidation des finances publiques. Le communiqué souligne que les autorités ont « continué d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures » et de « renforcer la discipline budgétaire ». Cette dynamique est jugée essentielle pour préserver la soutenabilité de la dette et restaurer des marges de manœuvre budgétaires. Toutefois, le FMI insiste sur la nécessité d’« accélérer les réformes visant à élargir l’assiette fiscale et à améliorer l’efficacité de l’administration des impôts et des douanes ».
L’enjeu est double : réduire la dépendance aux recettes pétrolières et financer durablement les priorités sociales et infrastructurelles. La mission appelle également à « poursuivre les efforts pour rationaliser les dépenses et améliorer la qualité de la dépense publique », un point sensible dans un contexte de tensions de trésorerie récurrentes.
DETTE, ARRIÉRÉS ET GOUVERNANCE
Sur le front de la dette, l’institution relève des avancées dans la gestion et la transparence, tout en invitant les autorités à « maintenir une stratégie d’endettement prudente » et à « éviter l’accumulation de nouveaux arriérés ». La réduction des arriérés intérieurs demeure une priorité afin de soutenir la liquidité du secteur privé et de renforcer la crédibilité budgétaire de l’État.
Le communiqué met également l’accent sur la gouvernance et la transparence, considérées comme des leviers déterminants pour améliorer le climat des affaires. Le FMI encourage à « renforcer le cadre de lutte contre la corruption et à accroître la transparence dans la gestion des finances publiques ». Ces recommandations s’inscrivent dans une logique de crédibilisation des politiques publiques vis-à-vis des partenaires techniques et financiers, mais aussi des investisseurs.
RÉFORMES STRUCTURELLES ET SECTEUR FINANCIER
Au-delà des équilibres macroéconomiques, la mission du FMI a insisté sur l’impératif des réformes structurelles. Il appelle à « accélérer la mise en œuvre des réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires, promouvoir la diversification économique et stimuler l’investissement privé ». La diversification reste en effet un chantier central pour réduire la vulnérabilité aux chocs exogènes et créer des emplois durables. Le secteur financier fait également l’objet d’une attention particulière.
Le communiqué souligne la nécessité de « renforcer la stabilité du système bancaire et d’améliorer l’inclusion financière ». Dans un contexte où l’accès au crédit demeure contraint pour de nombreuses PME, la solidité du système bancaire et la qualité de la supervision prudentielle sont des conditions préalables à une croissance plus inclusive.
UN SATISFECIT SOUS CONDITIONS
Si le ton du communiqué est globalement positif, il demeure conditionnel. Le FMI avertit que les perspectives restent exposées à « des risques importants, notamment liés à l’environnement extérieur et aux contraintes internes ». Les tensions sécuritaires, les aléas climatiques et la volatilité des marchés internationaux constituent autant de facteurs susceptibles de fragiliser les acquis. Raison pour laquelle l’institution recommande au autorités Camerounaises de « poursuivre résolument les réformes engagées » et de « renforcer les filets de protection sociale afin d’atténuer l’impact des ajustements sur les populations vulnérables ».
La dimension sociale apparaît ainsi comme un point d’équilibre délicat : filtrer les dépenses publiques sans compromettre les dépenses sociales. Ce satisfecit du FMI valide la trajectoire engagée, mais il ne vaut pas quitus définitif. Il souligne au contraire que la stabilisation macroéconomique doit désormais se traduire par des transformations structurelles plus profondes. La consolidation budgétaire, l’amélioration de la gouvernance, la diversification économique et la protection des plus vulnérables constituent les piliers d’une croissance durable.
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