Actualités locales
Un prêtre camerounais vivant en France dénonce le harcèlement du vicaire général du diocèse de Paris

L’abbé François Xavier Nssi Essono c’est son nom. Dans une vidéo de deux minutes qui fait le tour de la toile, l’homme de Dieu qui exerce dans le diocèse de Paris depuis 2012 dit son ras-le-bol.
C’est un SOS que vient de lancer notre compatriote L’abbé François Xavier Nssi Essono. En effet, dans un message diffusé sur Facebook ce jeudi 29 janvier 2026, c’est sous forme de désespoir qu’il dénonce le mauvais traitement dont il fait l’objet en France. Laisser à lui-même, par manque d’humanisme au sein de son église pour lequel il a été ordonné prêtre de Jésus Christ, l’homme de Dieu dit toute son amertume et interpelle le pape.
«Ce message je l’adresse à sa sainteté le pape Léon XIV et je souhaite que les internautes fassent circuler. Je suis le père François Xavier Nssi Essono, prête d’origine camerounaise ordonné au diocèse d’Evry Corbeil-Essonnes en France le 20 juin 2010. Pour des raisons de harcèlement dans ce diocèse, j’ai demandé à venir au diocèse de Paris où je suis depuis 2012», raconte-t-il. Il souligne dans la foulée, qu’il veut être le porte étendard des prêtres africains qui sont dans la même situation en Europe.
Mgr Michel Gueguen
«Actuellement, je suis prête résident à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre depuis 2015. Depuis 2015, je suis sans office (membre du clergé catholique ordonné mais non affecté à la direction d’une paroisse (curé) ou à une mission spécifique définie (aumônier, enseignant), et sans prise en charge depuis 2019. Je m’adresse au pape parce que je souhaite être la voix des prêtres africains qui sont traumatisés en Europe. Depuis un certain temps, je ne cesse de subir le harcèlement de la part de Mgr Michel Gueguen», explique l’abbé François Xavier Nssi Essono.
«Il me harcèle», déplore-t-il tout en s’indignant de la situation de ses confrères africains. «Je pense que les prêtes africains qui viennent en mission en Europe, en occident, ne doivent pas être obligés de faire des choses qu’ils ne sont pas prêts à faire et surtout qui ne sont pas de leurs cultures. C’est pour cela que je demande au pape d’interpeller le vicaire général de l’archidiocèse de Paris Mgr Michel Gueguen d’arrêter de me harceler. S’il continue, je vais être obligé de m’habiller en habit liturgique et venir faire le pied de grue devant la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre pour dénoncer cette façon de faire. Mgr Michel Gueguen arrêter votre harcèlement et votre chantage, les prêtres africains ne sont pas obligés de rester en France et de subir votre chantage», a-t-il poursuivi.
Léon Theiller Onana
Cette sortie reçoit le soutien de Léon Theiller Onana, homme politique camerounais. «J’exprime mon soutien à notre compatriote, prêtre camerounais en mission en France, qui a le courage de témoigner des pressions qu’il affirme subir de la part de son évêque. Sa démarche interpelle l’Église (Catholique), sur la nécessité de garantir à chaque prêtre un cadre pastoral respectueux de la conscience, de la dignité et de la liberté spirituelle, dans la fidélité à l’enseignement et à la tradition ecclésiale», commente-t-il. La réaction du clergé camerounais est très attendue.
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Sérail : l’impératif d’une transition constitutionnelle au Cameroun
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Après le décès de Clément Atangana, les patriarches béti dénoncent des attaques contre sa mémoire

Par l’entremise de la Fédération d’associations de patriarcat traditionnel béti du Cameroun, ils appellent à mettre fin aux propos haineux, diffamatoires, tribalistes contre le président du Conseil constitutionnel décédé, mettant ainsi en garde leurs auteurs.
Suite au décès survenu le 04 octobre 2026 des suites de maladie en France du président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, chef traditionnel et président de la Fédération d’associations de patriarcat traditionnel beti, sa mémoire est au centre des discours. Autant elle est couvertes d’honneurs, d’hommages issus de toutes parts, autant la personnalité du défunt suscite de vives critiques et de propos jugés haineux, diffamatoires ou tribalistes par des patriarches beti.
Dans une déclaration en date du 07 octobre, ces derniers constatent la publication des commentaires méprisants, offensants, empreints de considérations tribalistes contre Sa Majesté Clément Atangana. Ils refusent que des atteintes soient portées à la mémoire de ce dernier, surtout en ce temps de deuil qui impose une posture de « recueillement, dignité et respect ». Et qui est hostile à toute tendance à la haine tribale, à l’humiliation ou au dénigrement.
Face à ce comportement « grave et indigne », ils adressent une mise en garde solennelle contre tous ceux qui transforment le décès de leur président « en un instrument de provocation, de stigmatisation ou de confrontation entre communauté ». Gardant leur sang-froid, les patriarches se gardent, disent-ils, de répondre « au mépris par le mépris et à la provocation par la provocation ».
Mais, ils se réservent le droit de recourir aux voies appropriées pour faire respecter la dignité et la mémoire de leur président. En plus, prônant la paix et le vivre ensemble, ils appellent les fils et les filles du Cameroun à la retenue. Non sans relever que des propos décrits se présentent comme une faiblesse et un manque de respect de la part d’une certaine communauté dont ils gardent le nom.
Ainsi se posent encore les problématiques de tribalisme, de vivre ensemble, et de discours haineux au Cameroun. La situation qui, de temps à autre tend à opposer des communautés, peut dégénérer un jour ou l’autre si des mesures appropriées ne sont pas prises. Des initiatives prises ainsi que des actions engagées par différents acteurs pour lutter contre ces dérives et préserver la paix sociale et l’harmonie entre les communautés méritent d’être accentuées.
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Le Cameroun cherche des partenaires pour un complexe agroalimentaire de 23,2 milliards de FCFA à Kaélé

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun recherche des investisseurs pour financer, construire et exploiter un complexe agroalimentaire de 23,2 milliards de FCFA à Kaélé, dans l’Extrême-Nord. Prévu sur 30 hectares, le projet vise une capacité annuelle de transformation de 73 000 tonnes de produits agricoles et de viandes, après une première démarche de préparation du financement engagée en 2023.
Le gouvernement camerounais recherche des partenaires techniques et financiers pour réaliser et exploiter le Complexe industriel agroalimentaire de Kaélé (CIAK), dans le département du Mayo-Kani, région de l’Extrême-Nord. Évalué à 23,2 milliards de FCFA, le projet doit permettre de transformer localement une partie de la production agricole et animale de la région, selon un communiqué du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT).
L’investissement prévu couvre l’aménagement du site, la construction des installations, l’acquisition des équipements et des lignes de transformation, ainsi que le fonds de roulement nécessaire au démarrage des activités. Le ministère ne précise pas la répartition de cette enveloppe entre les différents postes. La structure juridique et financière du projet reste également à définir. Le partage du capital, la forme du partenariat et les conditions de participation des investisseurs seront arrêtés ultérieurement, conformément à la réglementation en vigueur.
Le futur complexe doit occuper une superficie de 30 hectares et disposer d’une capacité annuelle de transformation de 30 000 tonnes de sorgho, 15 000 tonnes de maïs, 20 000 tonnes d’oignons et 8 000 tonnes de viandes bovines et de petits ruminants. Ces quatre filières représentent un volume potentiel de 73 000 tonnes de matières premières à traiter chaque année. Les produits transformés sont destinés au marché camerounais et à ceux des autres pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Le projet s’appuie sur les activités agropastorales de l’Extrême-Nord, où les cultures céréalières, la production d’oignons et l’élevage constituent des sources de revenus pour les populations rurales. L’installation d’unités industrielles doit permettre de conserver une plus grande partie de la valeur ajoutée dans la région, en transformant sur place des productions aujourd’hui principalement commercialisées sous forme brute. Sa mise en œuvre supposera toutefois de disposer d’approvisionnements réguliers et d’organiser la collecte, le stockage et l’acheminement des matières premières vers les installations.
De la recherche d’un consultant à celle des investisseurs
La démarche actuelle fait suite à une procédure engagée en 2023. Le 30 mars de cette année-là, le MINMIDT avait lancé un appel à manifestation d’intérêt pour recruter un consultant chargé d’accompagner la recherche d’un investisseur pour le financement, la construction, l’équipement et l’exploitation du complexe. Un appel d’offres avait ensuite été lancé le 15 mai 2023 pour cette prestation.
La mission prévue pour le consultant consistait notamment à élaborer une stratégie de financement, à promouvoir le projet auprès des partenaires potentiels, à contribuer à leur mobilisation et à préparer la création d’une société de projet. Le nouvel appel s’adresse cette fois directement aux entreprises, consortiums, groupements d’entreprises, investisseurs institutionnels et fonds d’investissement susceptibles de participer à la réalisation du complexe. Le ministère ne précise cependant pas les résultats de la procédure de recrutement engagée en 2023.
Le CIAK s’inscrit dans la politique camerounaise de développement de la transformation locale des produits agricoles et de réduction des importations alimentaires. Le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH), couvrant la période 2024-2026, prévoit notamment de renforcer les capacités nationales de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles, de l’élevage et de la pêche.
À Kaélé, cette orientation doit se traduire par l’implantation d’activités industrielles au plus près des bassins de production. Au-delà des capacités annoncées, la viabilité économique du complexe dépendra de la disponibilité des matières premières, des coûts de transformation et de l’accès aux marchés de consommation. Le choix des partenaires et les modalités de financement détermineront désormais les conditions dans lesquelles le projet pourra passer à sa phase de réalisation.
Amina Malloum
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