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Calibri Calibro adresse une lettre ouverte à Maurice Kamto

Thiam Abdulaye alias Calibri Calibro a adressé une lettre ouverte au professeur Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Dans cette lettre, il estime que le MRC donne aujourd’hui l’image d’un parti où la discipline est à géométrie variable.
LETTRE OUVERTE A Monsieur Maurice Kamto, Président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC)
Monsieur le Président,
Vous prétendez incarner l’alternative morale et politique au régime que vous combattez. Vous affirmez vouloir rompre avec les pratiques du passé, restaurer l’éthique publique et refonder la République camerounaise sur la justice, la probité et la responsabilité ces valeurs constituent le socle de vos discours le MRC se présente comme une alternative crédible au régime dictatorialet criminel RDPC au pouvoir en mettant en avant ses valeurs forte. Pourtant, les faits passés et récents au sein de votre propre parti révèlent une réalité autrement plus inquiétante : un double discours et une faillite morale au sommet du MRC.
Le MRC donne aujourd’hui l’image d’un parti où la discipline est à géométrie variable, où les règlements intérieurs ne s’appliquent qu’aux militants jugés gênants, et où l’impunité devient la règle dès lors que l’on appartient au cercle rapproché du président. Cette dérive est grave. Elle est dangereuse. Et elle trahit les espoirs de milliers de Camerounais qui ont cru en votre parole.
L’actualité politique nationale est désormais dominée par ce que l’opinion publique considère comme un scandale majeur : l’affaire Albert Nzongang, votre conseiller spécial. Les faits qui lui sont reprochés ne sont ni mineurs ni anecdotiques. Ils touchent au cœur même de la morale politique.
Premièrement, Monsieur Nzongang a publiquement déclaré être l’un des artisans du vol de l’élection présidentielle de 1992, remportée par feu John Fru Ndi. Il revendique, sans contrainte apparente, avoir participé à une fraude électorale historique contre l’opposition camerounaise. Ces propos, tenus de son propre chef sur une radio nationale (radio Balafon), constituent une confession politique d’une extrême gravité.
Comment comprendre qu’un homme qui reconnaît avoir saboté la démocratie camerounaise soit aujourd’hui l’un de vos plus proches conseillers, alors même que vous ambitionnez d’accéder à la magistrature suprême ? Cette contradiction est non seulement choquante, elle est politiquement indéfendable.
Deuxièmement, Monsieur Nzongang est cité dans une affaire encore plus grave, à la suite des déclarations de l’activiste Calibri Calibro THIAM ABDULAYE, affirmant avoir été contacté afin d’éliminer politiquement un cadre fondateur du MRC, Monsieur Alain Fogue. Face à ces accusations lourdes, aucune réaction ferme, aucune suspension, aucune enquête interne n’a été annoncée. Le silence est total.
Pour les partis politiques et les hommes politiques dans toutes les démocraties, l’éthique politique impose des gestes forts, même en l’absence de condamnation judiciaire. De nombreux responsables politiques à travers le monde ont démissionné ou se sont mis en retrait, soit par respect pour les institutions, soit pour préserver l’honneur de leur parti :
– En France, Jérôme Cahuzac a démissionné de son poste de ministre dès l’éclatement des accusations, avant même sa condamnation.
– Nicolas Hulot a quitté le gouvernement pour des accusations qu’il contestait, estimant que la pression médiatique nuisait à l’action publique.
– Aux États-Unis, Richard Nixon a démissionné pour préserver les institutions, malgré l’absence d’un jugement au moment de son départ.
– Plus récemment, plusieurs ministres britanniques ont quitté leurs fonctions sous Boris Johnson, invoquant la fatigue morale ou la perte de crédibilité liée à des scandales.
Ces exemples montrent qu’en politique, la responsabilité morale dépasse la simple légalité. J’affirme je persiste et je signe Monsieur Albert Nzongang m’a contacté pour éliminer politiquement son camarade politique du MRC Alain Fogue je suis prêt à faire face à la justice et apporter les preuves de mes propos
Monsieur le Président, ce silence est une faute politique. Pire encore, il ressemble à une complicité morale. Dans les démocraties que vous invoquez si souvent, la responsabilité politique impose des décisions immédiates. Des responsables publics ont démissionné ou été suspendus pour bien moins que cela — parfois pour de simples soupçons, parfois pour préserver l’honneur de leur parti ou la crédibilité des institutions. Ils l’ont fait par respect pour la démocratie, par décence, par sens de l’État.
Au MRC, en revanche, rien.
Pas de démission.
Pas de suspension.
Pas de condamnation morale.
Ce deux poids deux mesures révèle une vérité dérangeante : vous combattez le système, mais vous en reproduisez les mécanismes. Vous dénoncez l’impunité, mais vous la pratiquez. Vous réclamez la justice, mais vous la refusez quand elle menace votre entourage.
Un parti qui aspire à gouverner ne peut se permettre une telle incohérence. Un homme d’État ne peut se réfugier derrière le silence quand l’éthique est bafouée. À défaut d’agir, vous engagez personnellement votre responsabilité politique et morale. Dès lors, les questions ne peuvent plus être évitées : Étiez-vous au courant de ces faits ?
Les cautionnez-vous ? Ou considérez-vous que la loyauté personnelle prime sur la morale publique ?
Monsieur le Président, l’Histoire ne juge pas les #intentions,comme le régime dictatorial de Paul Biya a agi vis-à-vis d’Olivier Bibou Nissack, mais les actes — et parfois, les non-actes. En refusant de sanctionner, vous envoyez un message clair : au MRC, l’éthique s’arrête là où commencent les intérêts du sommet.
Le peuple camerounais n’attend plus des discours, mais des preuves concrètes de rupture. À ce stade, votre silence parle plus fort que toutes vos déclarations.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression d’une interpellation citoyenne sévère, mais lucide.
Thiam Abdulaye Calibri Calibro le cancre et l’illettré révolutionnair
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Inauguration du nouveau siège du ministère des Finances

Le nouveau siège du ministère des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale a été officiellement inauguré le vendredi 5 juin 2026 par le Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Ce projet d’envergure s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’administration publique tchadienne et de l’embellissement de la capitale, N’Djamena.
Le Président de la République du Tchad, le Mahamat Idriss Déby Itno, a présidé ce vendredi 5 juin 2026, la cérémonie officielle d’inauguration du nouveau siège du Ministère des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale.
Financé entièrement sur fonds propres de l’État à hauteur de plus de 74 milliards de francs CFA, cet imposant édifice de dix étages s’étend sur une superficie de 35 123 m². Cette infrastructure moderne vise à offrir aux agents de l’administration publique un environnement de travail répondant aux exigences de performance, d’efficacité et de modernisation des services publics.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Allah-Maye Halina, ainsi que des présidents des grandes institutions de la République, des membres du gouvernement, du corps diplomatique accrédité au Tchad et de nombreuses personnalités civiles et militaires.
À travers cette réalisation, les autorités tchadiennes entendent renforcer les capacités administratives de l’État et améliorer les conditions de travail des fonctionnaires, dans le cadre de la modernisation des institutions publiques du pays. Lancés en juillet 2012, les travaux ont nécessité 50 mois d’activité réelle, marqués par des interruptions liées à des contraintes économiques.
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le Redhac condamne les attaques à caractère sexiste contre Me Felicité Zeifman

« Dans un communiqué de presse rendu public ce samedi, 6 juin 2026, l’organisation internationale de défense des droits humains et sa coalition pays-Cameroun dénoncent, dans la même veine, les intimidations, la campagne de dénigrement et l’utilisation des canaux de communication (radio, télévision, presse à papier ou cybernétique) à des fins de calomnies, d’insulte ou de règlement de comptes à l’endroit de Me Félicité Esther Zeifman, avocate au barreau de Paris et conseil des ayant-droits de Martinez Zogo», rapporte Serge Aimé Bikoi.
Lire ici sa sortie :
Le Redhac et sa coalition pays-Cameroun restent préoccupés par la recrudescence des atteintes aux droits et libertés fondamentaux, notamment les libertés d’expression, de presse, d’opinion, d’association, de réunion et de manifestation pacifique, surtout en cette période post-électorale. Ils s’inquiètent des risques qu’encourent les défenseurs des droits humains, les journalistes et les militants de la démocratie au Cameroun.
En outre, le Redhac et sa coalition pays-Cameroun expriment leur soutien à Me Felicité Esther Zeifman, avocate au barreau de Paris et conseil des ayant-droits de Martinez Zogo, tout en l’encourageant dans sa profession. Ils s’insurgent contre l’acharnement sur les femmes défenseurs des droits humains en Afrique centrale en général et, singulièrement, au Cameroun. Le Redhac et sa coalition pays-Cameroun exigent que cessent les menaces, intimidations, attaques de toutes sortes et les campagnes de dénigrement sur Me F.E. Zeifman.
Aux autorités camerounaises, le Redhac et sa coalition pays-Cameroun demandent que soient assurées la protection et la sécurité physique, psychologue et morale du conseil des ayant-droits de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude Fm en toutes circonstances. Ils exigent que cessent toutes formes de menaces et d’intimidations sur les défenseurs des droits humains, les journalistes, activistes et blogueurs qui ne font que leur travail de promotion, de protection et de défense des droits humains.
S’adressant au Conseil national de la communication (Cnc), l’organe de régulation des médias au Cameroun, le Redhac et sa coalition pays-Cameroun tirent la sonnette d’alarme sur la garantie du respect de l’éthique et de la déontologie des professionnels de médias dans un environnement marqué par la prolifération des discours de haine en ligne et hors-ligne à travers les canaux de communication.
En rappel, le 3 juin dernier, indiquent le Redhac et sa coalition pays-Cameroun, « dans un reportage à gage diffusé sur la chaine de télévision à capitaux privés, Vision 4, le journaliste, Martial Owona, s’est ouvertement attaqué sur la personne de Me Félicité Esther Zeifman. Dans ledit reportage intitulé Me Félicité Esther Zeifman : entre aigreur et rancœur, le journaliste a fait une chronique virulente et insultante contre l’avocate à travers des expressions sexistes, stigmatisantes et dénigrantes telles que : « la veuve noire, phénomène physique vivant naturel, référentiel de musée de laideur, y repend son aigreur à chacune des audiences de l’affaire Zogo… ».
À titre informatif, Me Félicité Esther Zeifman est reconnue pour ses dénonciations et prises de positions en faveur de la justice, la liberté et l’équité comme ce fut le cas en décembre 2025 lorsqu’elle avait qualifié la mort de l’opposant politique, Georges Anicet Ekane, de « crime d’État », accusant ainsi les autorités d’avoir délibérément privé l’opposant de son appareil respiratoire vital. De plus, le reportage à gage et empreint de dénigrements, d’insultes et de calomnies, de la chaine de télévision, Vision 4, contre Me Félicité Esther Zeifman qui est, par ailleurs, l’avocate des ayants-droits du journaliste Martinez Zogo (dont le corps sans vie avait été retrouvé le 22 janvier 2023 dans une banlieue de Yaoundé), intervient au lendemain de la diffusion de l’extrait d’une vidéo de la torture du journaliste Martinez Zogo et des écoutes téléphoniques accablant certaines personnes poursuivies dans cette affaire comme Jean-Pierre Amougou Belinga (propriétaire de la chaine de télévision Vision4 et, par extension, patron du groupe L’Anecdote).
Serge Aimé BIKOI
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Les camerounais croyaient élu un technocrate à la tête de la Fecafoot…hélas

L’écrivain camerounais Jean Ediegnie revient sur le bilan de Samuel Eto’o à la tête de la fédération camerounaise de football (Fecafoot) et souligne qu’on attend les victoires sur le terrain du football.
Lire ici son analyse :
Le peuple camerounais, dans son immense majorité, croyait avoir élu un technocrate à la tête de la Fecafoot au soir du 11 décembre 2021. Et pourtant, avec le recul, une réalité s’impose aujourd’hui.
Après :
– la convention signée avec l’Hôpital Général de Yaoundé ;
– le partenariat avec la Croix-Rouge camerounaise ;
– l’accord avec le Memorial International Clinic ;
– et surtout la récente inauguration du nouveau siège de Warda ;
Force est de reconnaître une chose :
Sur le plan administratif, Samuel Eto’o n’a pas son 2 parmi tous les présidents qui se sont succédés à la tête de Fecafoot depuis sa création en 1959
La preuve :
– beaucoup de victoires dans les bureaux ;
– beaucoup de victoires devant les tribunaux ;
– beaucoup de victoires dans les communiqués.
Mais…
Car il y a toujours un mais.
Maintenant que la messe est dite, pouvons-nous faire
– place aux victoires sur le terrain.
– Place au jeu.
– Place aux résultats.
– Place aux trophées.
Parce que c’est sur la pelouse que Samuel Eto’o nous a fait rêver pendant toute sa longue et brillante carrière.
Et c’est sur la pelouse que les Camerounais attendent désormais de voir les Lions Indomptables retrouver leur grandeur.
Comme le dit un proverbe chinois :
« C’est au pied du mur que l’on juge le maçon. »
Le siège de Warda est debout.
Les partenariats sont signés.
Les institutions sont en place.
Il reste maintenant le plus important : faire gagner le football camerounais.
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