Actualités locales
les décrets de Paul Biya qui divisent le Cameroun
Le président camerounais, Paul Biya, fait face à de nouvelles critiques suite à une série de décrets présidentiels autorisant la création de nouvelles communautés religieuses, alors que de nombreux citoyens estiment que le pays a un besoin urgent de projets de développement concrets plutôt que de nouveaux lieux de culte.
Dans une série de publications sur sa page Facebook officielle, le chef de l’État a annoncé l’agrément de plusieurs églises, venant s’ajouter à un paysage religieux déjà saturé.
Parmi les nouvelles communautés autorisées figurent Winners Chapel International, l’Église Évangélique Libre du Cameroun, la Mission Chrétienne de l’Espérance – Maison de Prière, la Chapelle de la Gloire du Christ, la Reformed Overcomers Chapel, l’Église Chrétienne Rachetée de Dieu, la Communauté Missionnaire Chrétienne Internationale et l’Église Orthodoxe Russe du Cameroun.
Si ces décrets ont été bien accueillis par les responsables et les fidèles des différentes confessions, ils ont également relancé un débat national de longue date sur les priorités du gouvernement.
Les critiques affirment que le Cameroun, confronté à des infrastructures délabrées, un réseau routier en mauvais état, des hôpitaux sous-financés, le chômage des jeunes et un système éducatif en difficulté, a davantage besoin d’investissements dans des projets de développement que de la légalisation continue de nouvelles églises.
Les panafricanistes et les observateurs sociaux se sont montrés particulièrement virulents, accusant les politiciens d’encourager subtilement la prolifération des églises comme une diversion commode face aux échecs de la gouvernance.
Selon eux, la montée en puissance constante des institutions religieuses a favorisé une culture où les citoyens sont de plus en plus incités à « prier » pour trouver des solutions à des problèmes qui devraient normalement être traités par des politiques publiques et un leadership efficace.
Les professionnels de la santé s’inquiètent également des pratiques observées dans certaines églises où les fidèles seraient dissuadés de consulter un médecin, même en cas de maladie grave, et seraient plutôt incités à s’en remettre uniquement à la prière et à la prétendue guérison spirituelle. De telles tendances, avertissent-ils, constituent un risque important pour la santé publique dans un pays qui souffre déjà d’infrastructures de santé limitées.
Au-delà des préoccupations idéologiques, l’impact physique de la multiplication des églises se fait de plus en plus sentir dans les quartiers résidentiels.
Dans de nombreuses zones urbaines et périurbaines, les habitants se plaignent des nuisances sonores nocturnes causées par les églises qui déploient de puissants haut-parleurs pour des prières, des veillées et ce qu’elles qualifient de séances de délivrance spirituelle.
Ces perturbations, qui se prolongent souvent jusqu’aux petites heures du matin, sont devenues une source majeure de tensions entre les lieux de culte et les communautés environnantes.
Malgré ces critiques, le gouvernement continue d’insister sur la liberté de culte comme un droit constitutionnel. Cependant, les opposants soutiennent que la liberté de religion ne doit pas se faire au détriment de l’ordre public, de la santé et de la responsabilité de l’État d’assurer les services essentiels.
Alors que le Cameroun fait face à des défis économiques et sociaux croissants, de nombreux citoyens s’interrogent : le flot constant de décrets autorisant la construction de nouvelles églises répond-il aux besoins les plus urgents du pays, ou bien révèle-t-il un problème de gouvernance plus profond, où la foi comble de plus en plus le vide laissé par l’absence de développement ?
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Actualités locales
Yaoundé en alerte maximale contre le risque d’importation d’Ebola

Réuni le 24 juin 2026 au Centre des Opérations d’urgence de Santé Publique, l’équipe de coordination nationale de préparation et de riposte, sous la présidence du Ministre de la santé publique, a passé en revue les mesures engagées pour prévenir toute importation de la maladie à virus Ebola.
Face à la menace régionale que représente l’épidémie de maladie à virus Ebola déclarée dans les pays voisins, la RDC et l’Ouganda en l’occurrence, le Cameroun a activé son dispositif de préparation et de riposte. Trente-quatre jours après le lancement d’une feuille de route nationale articulée autour de neuf piliers stratégiques, les autorités sanitaires ont procédé à une évaluation du niveau de préparation du pays.
Les résultats présentés montrent des avancées notables soit 32% du taux de réalisation. Le dispositif de coordination est opérationnel, des procédures standardisées de réponse sont disponibles et les outils de surveillance ont été actualisés. Les équipes du Centre d’appels 1510 ont notamment été formées à la détection et à la notification des cas suspects.
Aux points d’entrée prioritaires du pays, notamment les aéroports internationaux de Yaoundé-Nsimalen et de Douala, des évaluations ont été menées et des agents formés à la gestion des cas suspects. Des salles d’isolement sont déjà fonctionnelles à Nsimalen, tandis que des exercices de simulation ont permis de tester les capacités de réaction des équipes.
Sur le plan de l’investigation et du laboratoire, le pays dispose d’un réseau de plus de 500 personnes formées pour les interventions rapides et d’un laboratoire national capable de réaliser les diagnostics de la souche Bundibugyo. Les intrants nécessaires au diagnostic ont été acquis avec l’appui des partenaires techniques.
Malgré ces progrès, plusieurs insuffisances subsistent. L’absence de caméras thermiques fonctionnelles dans les principaux aéroports, le manque de salle d’isolement à Douala, les besoins en équipements de protection individuelle, ainsi que la disponibilité limitée des intrants de diagnostic et de prise en charge figurent parmi les principaux défis identifiés.
Pour combler ces lacunes, les autorités prévoient à court terme, l’organisation d’exercices de simulation à grande échelle, le renforcement des capacités des personnels, l’acquisition des équipements manquants, la mise en place de nouveaux sites de prise en charge et le déploiement de caméras thermiques dans les deux aéroports internationaux.
Prenant la parole, le Ministre de la Santé Publique s’est dit satisfait du niveau de préparation du pays. Par ailleurs, la disponibilité en juillet prochain des cameras thermiques est une bonne nouvelle, a t-il souligné, car celles ci permettront de renforcer davantage le système. Tout en remerciant l’accompagnement des États Unis représentés à cette rencontre par son Ambassadeur au Cameroun M. John G. Robinson, le Dr Malachie MANAOUDA n’ a cependant pas manqué de lancer un appel à la mobilisation des autres PTF, pour barrer la voie au virus Ebola.
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Actualités locales
l’Hôpital Laquintinie à la recherche des proches d’une victime d’accident sur la voie publique

L’Hôpital Laquintinie de Douala est à la recherche des parents du nommé Tene Maurice, âgé de 30 ans, victime d’accident sur la voie publique.
La victime est prise en charge dans les services de l’Hôpital Laquintinie de Douala depuis le lundi 22 juin 2026.
« Le Directeur de l’Hôpital Laquintinie porte à la connaissance des populations de la ville de Douala et ses environs, qu’il a été conduit dans ses services, ce 22 juin 2026, un patient âgé de 30 ans, répondant au nom de TENE MAURICE, victime d’un accident de la voie publique. Originaire de la localité de BAMOUNGOUM (Département de la MIFI, Région de l’Ouest), et résidant au quartier BEPANDA OMNISPORTS (Arrondissement de Douala 5ème), le malade a immédiatement été pris en charge par notre équipe soignante, et reste en observation. Toutefois, ce dernier n’est accompagnée, depuis son admission, par aucun proche », indiquent les services de l’Hôpital Laquintinie de Douala.
Recherche des proches de monsieur TENE Maurice, âgé de 30 ans, victime d’accident de la voie publique et pris en charge par notre équipe soignante

Recherche des proches de monsieur TENE Maurice, âgé de 30 ans, victime d’accident de la voie publique et pris en charge par notre équipe soignante
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Actualités locales
350 cartons de produits cosmétiques saisis à Nomayos

Les éléments de la Douane ont procédé, mardi 23 juin é026, à la saisie de produits cosmétiques issus de la contrebande.
Ce sont au total 350 cartons de produits cosmétiques qui ont été saisis à Nomayos dans la région du Centre au Cameroun.
Cette importante saisie a été réalisée au poste de contrôle mixte de Nomayos, grâce à l’action combinée des Eléments de la Zone 2 de l’Opération HALCOMI III et du Peloton Routier Motorisé de Yaoundé.
Selon les services des douanes, la procédure contentieuse suit son cours.
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