Actualités locales
le cri déchirant d’un jeune anglophone qui interpelle Etoudi et les groupes armés
Alors que la crise anglophone au Cameroun entre dans sa neuvième année, un jeune militant pour la paix et le développement a publié un message poignant adressé au gouvernement d’Etoudi, aux dirigeants séparatistes et aux combattants armés, appelant au dialogue, à la réconciliation et à la fin des violences dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Dans un message intitulé « Pleurons pour le Cameroun », Jude Thaddeus Afumbom exprime sa profonde frustration face à ce conflit prolongé, décrivant un pays où le déplacement, la peur et les traumatismes sont devenus le quotidien de milliers de familles.
« Je suis brisé chaque jour en vivant dans ce pays », écrit Afumbom. « J’ai honte, je me sens impuissant, déçu et anéanti de ne pas pouvoir retourner dans mon village à cause des troubles civils. »
Neuf années de conflit et un coût humain croissant
La crise anglophone a débuté fin 2016 par des manifestations d’avocats et d’enseignants et a dégénéré en conflit armé en 2017. Depuis, des milliers de civils ont été tués, des communautés entières détruites et des centaines de milliers de personnes contraintes au déplacement interne ou à l’exil.
Afumbom affirme que le conflit a laissé des cicatrices indélébiles sur les communautés, y compris la sienne.
« Ma communauté a été témoin d’une violence terrible », déclare-t-il. « Dix enterrements en une seule journée – des personnes âgées, des jeunes et des adolescents. Est-ce vraiment ce que nous souhaitions ? »
Il ajoute que l’impossibilité de rentrer chez lui est devenue une source de détresse émotionnelle constante. « Je pleure tous les jours car je ne peux pas rentrer chez moi », dit-il. « La peur et l’incertitude nous paralysent. »
Message à Etoudi : Appel à la responsabilité et à un dialogue urgent
Dans son message, le jeune militant s’adresse directement aux dirigeants camerounais, les qualifiant de garants de l’avenir de la nation.
« Vous êtes nos pères, nos mères, nos grands-parents, nos tuteurs », écrit-il. « Nous vous sommes reconnaissants de votre longévité – un privilège auquel aspirent de nombreux jeunes Camerounais. »
Cependant, il s’interroge sur l’impact d’une continuité politique prolongée sans paix, en particulier sur les jeunes.
« Vous nous dites que nous sommes les dirigeants de demain, et pourtant, chaque jour qui passe nous apporte la nouvelle d’une jeune vie fauchée », constate Afumbom. « Combien d’autres devront encore mourir avant que ce conflit ne prenne fin ? »
Alors qu’un nouveau mandat présidentiel est en cours, il s’inquiète de savoir si un véritable changement se produira.
« Après un nouveau mandat, verrons-nous enfin le changement, ou sommes-nous condamnés à sept années supplémentaires de souffrances identiques ? » demande-t-il.
Appel aux dirigeants séparatistes et aux combattants armés
Afumbom adresse également des paroles fermes aux dirigeants séparatistes et aux groupes armés opérant dans les régions anglophones, se demandant si la lutte armée a réellement amélioré la vie des populations qu’elle prétend défendre.
« Est-ce là la vie que nous connaissions avant 2016 ? Certainement pas », écrit-il. « Notre situation est bien pire qu’avant la crise. »
Il déplore ce qu’il décrit comme une division des anglophones au nom de l’indépendance. « Il est déchirant de voir que nous, anglophones autrefois si fiers, nous entre-déchirons », dit-il.
Selon lui, les conséquences sont nombreuses : effondrement économique, désorganisation du système éducatif et dégradation du tissu social.
« Nos entreprises ont souffert. Notre système éducatif, qui faisait notre fierté, est anéanti », ajoute Afumbom. « Nous ne sommes pas censés vivre comme des fugitifs sur notre propre terre. »
Meurtres de civils et questions morales
Ce militant pour la paix condamne fermement les attaques contre les civils, les enseignants, les étudiants, le personnel médical et les communautés traditionnelles, affirmant que de tels actes sont injustifiables, quel que soit le prétexte politique.
« En quoi l’enlèvement ou le meurtre d’enseignants, d’étudiants, de personnel médical, de parents et d’enfants a-t-il amélioré la situation des anglophones ? », s’interroge-t-il.
Il cite des incidents tragiques tels que le massacre de l’école de Kumba, où des enfants ont été tués en classe, et le meurtre de 14 civils Mbororo, les décrivant comme des rappels douloureux de la dérive du conflit par rapport à ses griefs initiaux.
« L’histoire ne se souviendra-t-elle de nous que pour le nombre de vies perdues ? » demande-t-il.
Villes fantômes, extorsion et pauvreté croissante
Afumbom critique également la persistance des villes fantômes et les exigences financières imposées aux populations locales, affirmant qu’elles ont aggravé la pauvreté et le désespoir.
« Comment peut-on demander à des gens de rester chez eux pendant des semaines et ensuite les contraindre à payer des millions alors qu’ils n’ont aucun revenu ? » s’interroge-t-il.
Il avertit que de telles pratiques traumatisent davantage des communautés qui luttent déjà pour survivre. « Ce n’est pas la liberté », écrit-il. « C’est la souffrance. »
Leçons tirées des chemins de la réconciliation en Afrique
Dans son appel, Afumbom établit des comparaisons avec des pays qui se sont relevés de conflits violents grâce au dialogue et à la réconciliation.
« L’Afrique du Sud et le Rwanda ont traversé des crises inimaginables », souligne-t-il. « Pourtant, ils ont choisi le dialogue et l’unité plutôt que la vengeance. »
Selon lui, ces exemples démontrent que la paix est possible lorsque les dirigeants privilégient la guérison nationale. « La division affaiblit les nations. Le dialogue les reconstruit », ajoute-t-il.
Perspectives 2026 : un appel à la paix
Alors que le Cameroun se tourne vers 2026, Afumbom exhorte tous les acteurs – gouvernement, dirigeants séparatistes et groupes armés – à faire une pause et à réfléchir.
« Que 2026 soit l’année du retour de la paix », écrit-il. « Si vous vous souciez réellement des anglophones, abandonnez les tactiques néfastes actuellement employées. »
Il insiste sur le fait que le dialogue ne devrait pas prendre des mois, voire des années, à s’engager alors que des vies sont perdues chaque jour. « La force seule ne peut pas restaurer les mémoires », conclut-il. « Seule la paix le peut. »
« Que la paix règne pour les anglophones. »
Malgré la douleur exprimée tout au long de son message, Afumbom conclut par un appel à l’espoir plutôt qu’à la confrontation.
Citant Nelson Mandela, il rappelle : « Cela paraît toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait. » Son ultime appel s’adresse à l’État et à tous les acteurs du conflit : « Vous pouvez rester au pouvoir, et je peux voter pour vous », écrit-il, « mais je vous en prie, que la paix règne pour les anglophones. »
Alors que le conflit continue de bouleverser la vie des populations anglophones du Cameroun, des voix comme celle d’Afumbom font écho à un appel croissant des citoyens ordinaires : non pas à la victoire, mais à la paix, à la dignité et à la possibilité de rentrer chez eux.
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Actualités locales
Tempête sur Trabzonspor, André Onana fragilisé après le revers face à Fenerbahçe

Prêté en Super Lig pour retrouver du rythme, André Onana vit l’effet inverse. Après la défaite 3-2 contre Fenerbahçe, le portier camerounais se retrouve dans le collimateur du staff de Trabzonspor, qui n’exclut plus une mise sur le banc.
Il était arrivé en Turquie auréolé d’un palmarès éloquent — Ligue des champions avec l’Inter Milan, recrutement XXL à Manchester United — et avec la mission implicite de dominer un championnat qu’il devait, pensait-on, survoler. Mais le football a le don de rappeler à l’ordre les certitudes trop bien établies. André Onana en fait l’amère expérience depuis plusieurs semaines sur les bords de la mer Noire.
La défaite concédée face à Fenerbahçe (3-2), dimanche, a fait l’effet d’un révélateur. Dans les moments décisifs, le gardien de 29 ans n’a pas su peser sur la rencontre. Ses hésitations et son manque d’autorité dans la surface ont nourri les critiques d’une presse locale qui ne lui accorde plus le bénéfice du doute. Les supporters, eux, n’ont pas tardé à amplifier le malaise sur les réseaux sociaux.
Des statistiques correctes qui cachent une réalité moins flatteuse
Sur le papier, le bilan d’Onana depuis son intégration dans le onze, à la 5e journée de Super Lig, reste défendable. En 18 matchs de championnat, il affiche 25 buts encaissés, soit 1,38 par rencontre — une moyenne qui, dans l’absolu, ne plaide pas pour un homme en perdition. Il a même traversé une séquence impressionnante de 620 minutes sans prendre de but, signant au passage plusieurs clean sheets qui avaient, un temps, dissipé les doutes.
Mais c’est précisément ce contraste qui inquiète désormais le staff technique de Trabzonspor. L’écart entre le meilleur Onana et le moins bon est trop grand, trop imprévisible. Et dans un championnat aussi intense que la Super Lig, où chaque point peut faire basculer une saison, l’irrégularité d’un dernier rempart se paie cash.
La menace vient de l’intérieur
Selon plusieurs sources proches du club, la direction sportive envisagerait sérieusement d’instaurer une rotation dans les cages si Onana ne redresse pas rapidement la barre. Deux noms circulent dans les couloirs du stade Papara Park : Onuralp Çevikkan et le jeune Ahmet Doğan Yıldırım, qui observent, attendent, et s’entraînent avec l’appétit de ceux qui sentent leur heure approcher.
Pour un joueur prêté par Manchester United — club qui le surveille nécessairement de loin — l’image renvoyée depuis quelques semaines est loin d’être idéale. Pire encore, les échéances internationales avec le Cameroun se profilent à l’horizon, et un gardien qui perd sa place en club envoie rarement le bon signal aux sélectionneurs.
Une marge de manœuvre qui se rétrécit
Le message qui filtre de Trabzonspor est, en tout cas, sans ambiguïté : le capital de confiance engrangé en début de saison a été en grande partie consommé. En Turquie, la patience des dirigeants et des supporters est une denrée rare, et le statut international d’un joueur n’a jamais constitué une assurance tous risques.
André Onana se retrouve donc à un carrefour. Soit il retrouve rapidement la solidité et le leadership qui avaient fait de lui l’un des gardiens les plus en vue d’Europe, soit il risque de voir son aventure turque se transformer en parenthèse douloureuse dans une carrière jusqu’ici bien construite. La réponse, elle, devra venir sur le terrain — et vite.
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première titularisation, premier but et prestation complète avec Al Ittihad

Le défenseur camerounais Stéphane Keller n’aurait pas pu rêver meilleure entrée dans la peau de titulaire. Aligné d’entrée lors de la large victoire d’Al Ittihad face à Al Sadd (4-1), dans le cadre de la Ligue des Champions asiatique, le défenseur a livré une prestation aussi solide qu’efficace.
Positionné en charnière défensive, Keller a rapidement marqué les esprits en inscrivant son premier but sous ses nouvelles couleurs. Profitant d’une phase arrêtée parfaitement exploitée, le Camerounais a contribué à asseoir la domination de son équipe dans une rencontre globalement maîtrisée par les Saoudiens.
Mais la performance du défenseur ne s’est pas limitée à son apport offensif. Sérieux et appliqué dans ses interventions, Keller s’est illustré par son activité défensive, totalisant trois récupérations précieuses. Combatif dans les duels, il a également remporté deux de ses cinq confrontations directes, participant activement à la solidité du bloc défensif d’Al Ittihad.
Cette prestation aboutie pourrait marquer un tournant pour Keller, qui confirme déjà la confiance placée en lui par son staff technique. Avec une telle entrée en matière, le défenseur camerounais envoie un message fort et s’impose comme une option crédible pour s’installer durablement dans l’effectif.
Al Ittihad, de son côté, poursuit son parcours continental avec ambition, porté par un collectif en confiance et des individualités capables de faire la différence, à l’image de la soirée réussie de Stéphane Keller.
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Pénétrante Nord de Yaoundé : les travaux à l’arrêt, des blocages administratifs du préfet du Mfoundi pointés du doigt

(Investir au Cameroun) – La voie de contournement de la sortie nord de la capitale Yaoundé pourrait bien ne pas dépasser les 13 % de réalisation en 2026. C’est du moins l’inquiétude exprimée par les responsables du ministère des Travaux publics dans le plan de travail annuel que cette administration entend mettre en œuvre au cours de cette année. Le document consulté par Investir au Cameroun indique des freins administratifs sur le projet d’aménagement de la voie de contournement de la sortie nord de Yaoundé, notamment sur le tronçon Nkometou-Carrefour Ekabita Mendoum-Carrefour Ezezan-Carrefour Katanga (Nyom 2)-Carrefour Yegassi-Carrefour Febe Village, et la voie de raccordement de la boucle routière au niveau d’Obac.
Le ministère des Travaux publics rapporte ainsi que les travaux sont à l’arrêt « pour non-libération de l’emprise ». Cette route traversant deux départements, « le préfet du département de la Lékié a transmis le rapport partiel sur 16 km déjà évalués et réclame des frais supplémentaires pour la suite de l’évaluation », peut-on lire dans le document susmentionné. La même source ajoute que, de son côté, le préfet du Mfoundi « n’a toujours pas transmis son rapport malgré de multiples relances du maître d’ouvrage », or « les sous-traitants en charge du déplacement des réseaux sont déjà sur le terrain ».
La conséquence directe est que le ministère des Travaux publics ne peut programmer un calendrier d’avancement du chantier sur l’année.
À l’inverse, le ministère prévoit des avancées sur les autres sections de cette route. Il s’agit du lot 1, qui consiste au dédoublement de la route Olembe-échangeur Obala et au renforcement de la route Obala-Batchenga.
Par ailleurs, le plan de travail annuel du ministère des Travaux publics indique que le projet est évalué à plus de 26 milliards FCFA. Les travaux ont été confiés à l’Égyptien Arab Contractors, et le chantier a officiellement été lancé en 2024.
Ludovic Amara
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