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Incendie meurtrier chez le sous-préfet de Galim-Tignère

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Incendie meurtrier chez le sous-préfet de Galim-Tignère
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Le sous-préfet de Galim-Tignère, son épouse, et deux de ses enfants ont péri dans le tragique incident survenu dans la nuit.

Le drame s’est joué au quartier Haut-Plateau de Ngaoundéré le samedi 24 janvier 2026. L’incendie aura fait 5 victimes dont le serviteur de l’État, le sous-préfet de Galim-Tignère.

Une situation qui amène Mamadou Mota à se poser un certain nombre de questions sur la réaction de l’État face à ce drame.

« En tant que citoyens du monde, nous pleurons ces vies brisées au cœur de l’Adamaoua. Cette tragédie nous rappelle, avec une mélancolie profonde, que derrière chaque fonction administrative bat un cœur, et que chaque foyer détruit est une blessure faite à la cohésion nationale. Mon cœur se serre pour ces âmes parties trop tôt, pour ces peuples Gbaya, Mboum, Mambila, Peul et Nyemnyem dont l’histoire millénaire mérite plus que des larmes : elle mérite la dignité. Mais après les larmes, vient l’heure des comptes. Et ici, je pose la question avec la force du droit : où est l’État ? », a questionné Mamadou Mota.

Un deuil et l’incurie de l’Etat déboussolé

Le silence qui pèse aujourd’hui sur le Cameroun n’est pas celui de la paix, mais celui d’une immense tristesse. Lorsqu’une famille entière, celle d’un serviteur de l’État, un Sous-préfet, un père, des enfants est ainsi fauchée par les flammes d’un destin tragique, c’est l’humanité tout entière qui s’en trouve diminuée .

En tant que citoyens du monde, nous pleurons ces vies brisées au cœur de l’Adamaoua. Cette tragédie nous rappelle, avec une mélancolie profonde, que derrière chaque fonction administrative bat un cœur, et que chaque foyer détruit est une blessure faite à la cohésion nationale. Mon cœur se serre pour ces âmes parties trop tôt, pour ces peuples Gbaya, Mboum, Mambila, Peul et Nyemnyem dont l’histoire millénaire mérite plus que des larmes : elle mérite la dignité.

Mais après les larmes, vient l’heure des comptes. Et ici, je pose la question avec la force du droit : où est l’État ?

Nous avons vu, lors de simples mouvements d’humeur à Meiganga, le déploiement ostentatoire de blindés, le fracas des bottes et la parade des généraux. Pour mater, le bulldozer est prompt. Pour réprimer, la logistique est sans faille. Mais quand le feu dévore la demeure d’un administrateur laissé à lui-même, où sont ces colonnes de secours ? Où est cette réactivité martiale ?

Le spectacle d’un Gouverneur esseulé sur les décombres, face à l’absence criante du Parquet et de la hiérarchie militaire, est le procès à ciel ouvert d’un système à la dérive.

J’accuse le Ministère de l’Administration Territoriale (MINAT) d’avoir substitué l’art de gouverner par la chorégraphie du mépris. On envoie des administrateurs en première ligne, dans des zones volcaniques comme Martap où les tensions liées à la bauxite cristallisent toutes les frustrations sans autre bouclier qu’une autorité de façade.
Le MINAT brille par une incompétence systémique qu’il tente désespérément de camoufler sous une violence verbale digne d’un cirque médiéval. Gouverner n’est pas hurler ; administrer n’est pas abandonner. On ne peut pas demander à des hommes de maintenir le lien social tout en les jetant en pâture à la détresse des populations autochtones sans aucun soutien structurel.

Cette tragédie de Martap, dont l’origine reste nébuleuse, est le symptôme d’une fracture. Si l’administration continue de préférer le bulldozer à la conciliation, elle finira par s’effondrer sous le poids de sa propre brutalité.

Nous demandons que les survivants soient déclarés pupilles de la République. Non par charité, mais par devoir. Car si l’État n’est pas capable de protéger ceux qui le représentent, il n’est plus qu’une ombre portée sur une terre qui mérite la lumière.

Que la terre de nos ancêtres soit légère à ces disparus, et que notre cri réveille ceux qui, dans le confort des bureaux feutrés de Yaoundé, ont oublié que le pouvoir est d’abord un service, et non une mise en scène.

MM

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