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Cobalt de Lomié-Nkamouna : Geovic conteste le retrait de son permis et menace le Cameroun d’un contentieux en arbitrage

(Investir au Cameroun) – Le projet d’exploitation du gisement de cobalt, nickel et manganèse de Nkamouna, à Lomié (région de l’Est), entre dans une zone de risque juridique. Dans un communiqué publié le 16 janvier 2025, Chris Serin, se présentant comme Chairman de Geovic Cameroon (Geocam), diffuse ce qu’il qualifie d’« avis de litige » avec l’État du Cameroun sur un projet dont la mise en production est attendue depuis 23 ans.
Geocam affirme disposer de droits exclusifs sur le site et annonce activer ses recours. « Geocam annonce avoir formellement émis un avis de contestation concernant une atteinte illicite à ses droits exclusifs sur le projet de cobalt, de nickel et de manganèse de Lomié-Nkamouna au Cameroun, et exercer tous les recours légaux disponibles pour protéger ces droits. Geocam est le titulaire légitime et exclusif du permis minier n°33, délivré par le décret présidentiel n°2003/077 du 11 avril 2003, conformément à une convention minière conclue le 31 juillet 2002 entre Geocam et la République du Cameroun. Le permis minier et la convention minière demeurent valides, juridiquement contraignants et pleinement en vigueur. Ils n’ont fait légalement l’objet d’aucune résiliation, suspension, retrait ou abrogation, et aucune mise en demeure ou résiliation valable n’a jamais été signifiée à Geocam », indique Chris Serin.
Pour justifier cette démarche, le Chairman de Geocam dit avoir relevé des signaux publics laissant penser que le projet est proposé à des tiers. « Geocam a pris connaissance d’actions publiques et institutionnelles laissant entendre que le projet est commercialisé ou proposé à des tiers », écrit-il. La société soutient en conséquence que « toute sollicitation de manifestations d’intérêt, toute présélection de partenaires, tout processus d’appel d’offres ou toute autre tentative de promouvoir, de commercialiser ou de céder le projet tant que le permis minier et la convention minière sont en vigueur, est illégale et constitue une violation des droits contractuels et légaux acquis de Geocam ».
Une mise en garde au potentiels partenaires
Cette sortie intervient après un appel international à manifestation d’intérêt publié le 9 janvier 2026 par la Société nationale des mines (Sonamines), pour présélectionner de nouveaux partenaires technico-financiers chargés de relancer le projet. Dans son offre, la Sonamines — bras opérationnel de l’État dans la mine solide — indique que le permis délivré le 11 avril 2003 à Geocam a été retiré par l’État le 25 février 2025, au motif de l’incapacité du bénéficiaire à passer à la phase d’exploitation depuis 23 ans. Conformément au code minier en vigueur, le permis aurait ensuite été rétrocédé à la Sonamines.
Cette séquence pourrait désormais être compliquée par la contestation de Geocam, qui met en garde les candidats potentiels. Dans son communiqué du 16 janvier 2026 [À vérifier : date], l’entreprise avertit : « Geocam avertit (…) que toute tierce partie s’engageant dans le cadre du projet le fait en connaissance de cause de ce différend et à ses propres risques. Certains documents techniques et d’étude de faisabilité relatifs au projet sont la propriété de Geocam et de leurs auteurs, et ne peuvent être utilisés ou invoqués sans le consentement écrit exprès de Geocam (…) Geocam se réserve également le droit de divulguer publiquement le différend et d’informer officiellement les investisseurs, soumissionnaires, prêteurs, assureurs et conseillers potentiels, que le projet fait l’objet d’un différend et d’un arbitrage international potentiel ».
La junior minière affirme aussi se réserver la voie arbitrale, tout en laissant ouverte une issue négociée. « Geovic se réserve tous les droits d’engager une procédure d’arbitrage international et de réclamer une indemnisation intégrale pour toute ingérence illicite, expropriation et perte de valeur du projet si ce problème n’est pas résolu immédiatement. Geocam reste ouverte à une résolution légale et constructive, mais prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre ses droits, protéger ses actionnaires et préserver l’intégrité de son investissement », écrit Chris Serin. En clair : avant un contentieux devant une juridiction arbitrale, Geocam dit tendre la main au gouvernement camerounais pour un arrangement amiable.
Une cession d’actifs douteuse ?
La contestation engagée après le retrait puis la rétrocession du permis à la Sonamines soulève toutefois des questions. Geocam a annoncé depuis 2022 la cession de la totalité de ses actifs liés au projet. Les communications ont successivement cité Phoenix Mining, autre junior minière, puis Cloudbreak Holding, société d’investissement, comme repreneurs. Point commun mis en avant : ces deux entités américaines sont représentées par une même personne, Justin Lowe.
Dans cette logique, la défense d’éventuels « droits exclusifs » sur le projet reviendrait au repreneur et aux entités associées — Phoenix Mining et Cloudbreak Holding — plutôt qu’à Geocam, sauf à considérer que la transaction annoncée en 2022 est douteuse.
Sur le plan industriel, les dernières études attribuent au gisement un potentiel d’environ 121 millions de tonnes de ressources minérales, avec des teneurs moyennes de 0,23 % de cobalt, 0,65 % de nickel et 1,35 % de manganèse. Les premières estimations officielles évaluent l’investissement requis à environ 300 milliards de FCFA. À terme, l’exploitation est présentée comme pouvant générer environ 800 emplois directs et près de 400 emplois indirects.
L’intérêt des exploitants se concentre notamment sur le cobalt, composant clé des batteries de véhicules électriques et de produits électroniques (smartphones, tablettes), de plus en plus recherché sur le marché international. Dans ce cadre, Lomié-Nkamouna est présenté comme un projet susceptible de positionner le Cameroun sur le marché mondial du cobalt, aux côtés de la RD Congo, principal producteur actuel.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
13-01-2026 - Cobalt de Lomié-Nkamouna : après 23 ans sans exploitation, l’État retire le permis de Geovic qu’il confie à la Sonamines
08-12-2023 - Gisement de Nkamouna : les tensions entre la SNI et Geovic bloquent la relance du projet en veilleuse depuis 10 ans
16-12-2021 - Cobalt de Lomié : le Cameroun et Geovic cherchent un partenaire financier pour relancer le projet bloqué depuis 8 ans
26-07-2019 - L’américain Geovic promet d’investir 235 milliards FCFA dans son gisement de nickel-cobalt-manganèse au Cameroun
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André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale

La décision a été prise ce mardi 9 juin 2026 à Douala, le temps d’une session extraordinaire. Il remplace à ce poste Alain Francis Ngondi Owona.
Du mouvement à la tête de Tradex Guinée Équatoriale. Actu Cameroun apprend la nomination ce mardi 9 juin 2026 d’André Marc Emmanuel Yinda au poste de Directeur Général de la filiale, en remplacement d’Alain Francis Ngondi Owona. Avant sa nomination, André Marc Emmanuel Yinda occupait jusqu’à cette nomination les fonctions de Conseiller Technique N°1 de TRADEX S.A. Il siégeait également aux Conseils d’administration de Tradex Tchad et Tradex RDC.
Âgé de 48 ans, le nouveau Directeur Général est un pur produit du Groupe camerounais, où il cumule plus de 21 années d’expérience dans le secteur pétrolier. Diplômé de l’École Supérieure de Gestion et Finance (ESGF) de Paris et titulaire d’une licence en économétrie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il rejoint TRADEX en février 2005 en qualité de Cadre comptable et financier après des expériences chez Addax et Oryx.
Son parcours au sein du groupe est marqué par une progression constante : Responsable de l’Audit Interne en 2006, Chef de Division Audit Interne en 2008, Chef de Département Budget et Contrôle en 2012, puis Chef de Division Budget et Contrôle en 2024.
André Yinda s’est particulièrement illustré par sa contribution à la définition de la stratégie de l’entreprise et à la conduite de projets innovants. Il est notamment considéré comme l’un des principaux artisans de la création et du développement de la bouteille de gaz TradexGaz, devenue aujourd’hui l’un des produits phares de la marque. Son action a également permis de renforcer la maîtrise des charges, d’améliorer durablement les performances financières de l’entreprise et de moderniser les outils de pilotage budgétaire grâce à l’introduction d’indicateurs clés de performance.
À l’issue de cette nomination, Emmanuel Patrick MVONDO, Président du Conseil d’administration de TRADEX Guinée Équatoriale S.A., a exprimé sa confiance en la capacité du nouveau Directeur Général à poursuivre le rayonnement de la marque dans ce pays frère.
« Le nouveau Directeur Général continuera à œuvrer pour faire rayonner la marque TRADEX en Guinée Équatoriale. Notre ambition est d’accompagner activement les autorités dans le développement de ce pays frère, conformément à la vision portée par Adolphe MOUDIKI, Président du Groupe TRADEX », a-t-il déclaré.
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Discours d’Aboubakary Abdoulaye au Sénat

Le président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye a présidé ce mardi 9 juin, les travaux d’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année 2026. Il a appelé principalement à préserver la paix et la cohésion sociale.
Discours d’ouverture du président du Sénat
• Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
• Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
• Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel ;
• Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême et Madame le Procureur Général près ladite Cour ;
• Monsieur le Premier Vice-Président du Conseil Économique et Social ;
• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
• Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Chers collègues ;
• Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Hauts Commissaires ;
• Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
• Distingués Invités en vos qualités, grades et titres respectifs,
C’est avec un grand honneur et un immense plaisir que je vous souhaite la bienvenue au sein de cet hémicycle, à l’occasion de « la Cérémonie Solennelle d’Ouverture de la Deuxième Session Ordinaire du Parlement, au titre de l’année législative 2026 ».
Je tiens à cet égard, à vous remercier très chaleureusement pour votre présence qui constitue la preuve de votre attachement à prendre part aux activités de la Chambre Haute de notre Parlement.
• Mesdames, Messieurs,
Avant l’entame de mon propos, je voudrais tout d’abord revenir sur la page nécrologique du Sénat et du parlement en général durant l’intersession et saluer, par la même occasion, la mémoire d’Illustres Membres de notre Parlement partis pour l’éternité.
Je salue en premier, la mémoire de Son Excellence Marcel NIAT NJIFENJI, tout premier Président du Sénat, décédé le 11 avril 2026, qui a eu droit à des hommages parlementaires le 14 mai 2026, suivis de son inhumation le 16 mai 2026 à l’occasion des obsèques officielles instituées en son honneur par le Président de la République.
Je salue ensuite la mémoire du Sénateur Chief TABETANDO NDIEB NSO, Deuxième Vice-Président du Sénat, décédé le 20 avril 2026, et dont les obsèques sont prévues du 10 au 13 juin 2026.
Je salue dans le même esprit, la mémoire de l’Honorable CAVAYE YEGUIE DJIBRIL, Ancien Président de l’Assemblée Nationale, décédé le 6 mai 2026 et pour qui, le Chef de l’Etat a institué des Obsèques Officielles, le 23 mai 2026.
Je m’incline enfin devant la mémoire de L’Honorable Théodore Alexandre MBE ASSAE MENDOMO, Président de la Commission des Affaires Économiques, de la Programmation et de l’Aménagement du Territoire de l’Assemblée Nationale, décédé le 6 mai 2026.
Je saisis à nouveau cette occasion pour rendre, une fois de plus, un vibrant et mérité hommage au Président Marcel NIAT NJIFENJI ainsi qu’au Très Honorable Président CAVAYE YEGUIE DJIBRIL.
L’un et l’autre resteront dans nos mémoires comme des hommes de caractère certes, mais surtout des hommes d’État qui ont consacré une grande partie de leur vie au service de la Nation et ont joué un rôle important dans le développement de deux principales Institutions constitutionnelles de notre pays, contribuant ainsi au renforcement de notre démocratie, de l’unité nationale, à la stabilité et au rayonnement du Cameroun.
Leur héritage restera gravé dans la mémoire de toutes les personnes qui ont eu le privilège de travailler avec eux. Je forme le vœu que leur héritage continue d’inspirer les futures générations de Camerounais.
Je renouvelle aux familles si durement éprouvées les sincères condoléances du Sénat auxquelles, j’associe l’expression de ma compassion personnelle.
• Mesdames, Messieurs,
Je vous invite à présent, à vous lever pour observer une minute de silence en la mémoire des disparus.
(Minute de silence)
Je vous remercie.
Pour clore ce chapitre, je tiens à remercier tous les Collègues Sénateurs qui, malgré l’intersession, ont trouvé du temps pour accompagner le Président Émérite du Sénat et le Président Émérite de l’Assemblée Nationale à leur dernière demeure, respectivement à Bangangté et à Mada.
• Distingués Invités,
• Chers Collègues Sénateurs,
La présente session s’ouvre aux lendemains de la célébration de la 54ème édition de la Fête Nationale de l’Unité, placée cette année sous le thème « L’unité nationale, pilier de notre défense et socle du développement du Cameroun ».
Le Sénat joint sa voix à Celle la plus autorisée de la République pour adresser ses vives et chaleureuses félicitations à toutes les administrations, institutions ainsi qu’à tous nos compatriotes, de l’intérieur comme de la diaspora, qui ont contribué au succès de ces festivités.
Nous adressons tout particulièrement nos félicitations à nos forces de défense et de sécurité qui, sous la conduite éclairée de S.E Paul BIYA, Président de la République, Chef de l’Etat, et Chef des Forces armées, s’acquittent remarquablement de leurs devoirs.
C’est cet exemple que je demande à chacun de nous, Chers Collègues, de suivre en apportant tout notre soutien au Président de la République dans cette symbiose pour la sauvegarde de la Paix et de l’Unité Nationale qui nous permettra de bâtir ce Cameroun fort et prospère que nous appelons de tous nos vœux.
Nous devons travailler, encore et toujours pour préserver l’Unité Nationale, ce bien commun que nous ont légué les pères fondateurs et que, à notre tour, nous transmettrons aux générations futures.
Dans son discours prononcé le 20 février 2014 à l’occasion de la célébration du Cinquantenaire de la Réunification, discours toujours d’actualité, le Président Paul BIYA nous interpellait en ces termes : « Notre Unité Nationale est l’ossature autour de laquelle s’articule les organes de notre société. Elle se confond avec l’existence même de notre peuple. J’en appelle donc à tous nos concitoyens, tout particulièrement à nos jeunes, à veiller jalousement sur elle, pour que jamais elle ne s’altère.
Je leur demande d’éviter le piège tendu par certaines forces centrifuges régionales, tribales ou religieuses qui peuvent compromettre la cohésion nationale. »
• Distingués Invités,
• Chers Collègues Sénateurs,
La célébration de la Fête de l’Unité Nationale se tenant aux lendemains de la Visite Apostolique historique du Souverain Pontife, Sa Sainteté Le Pape Léon XIV, dans notre pays du 15 au 18 avril 2026, souvenons-nous du message de paix que le Très Saint-Père a porté à Yaoundé, Bamenda et Douala.
Souvenons-nous également de Son exhortation au Peuple camerounais exprimée en ces mots : « Restons Unis !». J’invite par conséquent chaque Camerounais et, plus encore les représentants du peuple que nous sommes, à jouer un rôle déterminant dans la sensibilisation populaire autour de ces messages afin de contribuer à la consolidation de l’Unité Nationale ainsi qu’à la construction et à l’édification d’un avenir de paix et de prospérité pour notre pays.
Je demande, pour sa part, au Gouvernement de la République de ne ménager aucun effort pour, d’une part, combattre toutes les dérives qui constituent autant de menaces pour le vivre-ensemble et, d’autre part, trouver des solutions durables devant garantir la paix, la sécurité, la préservation de l’unité nationale et la poursuite des efforts de développement inclusif.
• Mes Chers Collègues Sénateurs,
Nous devons, quant à nous, prendre toutes nos responsabilités et apporter, chaque fois que nous le pouvons, une réponse pertinente aux attentes des Camerounais.
Le Débat d’Orientation Budgétaire nous en donne singulièrement l’occasion en nous offrant la possibilité d’aborder, avec le Gouvernement, certains sujets préoccupants pour changer durablement l’environnement socio-économique du pays et les conditions de vie de nos compatriotes.
Cet exercice ne doit pas être une occasion de discussions sur les ponts, les points d’eau ou salles de classe à construire dans nos villes, villages ou circonscriptions respectives.
Il doit plutôt être un moment de grands échanges avec le Gouvernement sur les orientations stratégiques appelées à changer globalement les conditions de vie de nos compatriotes.
En effet, nous le savons tous, le contexte économique mondial actuel est difficile en raison, d’une part, de la persistance des tensions géopolitiques et de nombreux conflits armés qui menacent la paix mondiale et, d’autre part, de la montée en puissance des agendas populistes et de l’avènement des politiques souverainistes.
En tant que Représentants de nos populations, nous avons l’obligation de porter leurs préoccupations concernant la paix et le renforcement de la sécurité dans nos villes et campagnes.
Ces préoccupations concernent aussi un besoin accru en infrastructures de toutes sortes, l’amélioration de la couverture sanitaire ainsi que celle du système éducatif et de la formation professionnelle, sans perdre de vue la lutte contre la vie chère, l’accès généralisé à l’eau potable et une meilleure offre qualitative et quantitative en énergie.
Ainsi, en 2027, le Sénat attend du Gouvernement des décisions budgétaires, financières et structurelles susceptibles de renforcer la résilience de notre économie et, de manière plus globale, celle de notre pays face aux multiples menaces et crises du moment.
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Nkongsamba : Tragédie d’une fillette électrocutée

Selon une source sur place, la petite Célia Fotio, âgée de seulement 3 ans a été électrocuté à cause d’une rallonge défectueuse.
Un drame domestique s’est produit ce mardi 9 juin 2026, au quartier Ekangté, dans la ville de Nkongsamba. Célia Fotio, âgée de 3 ans, a perdu la vie après avoir été électrocutée par une rallonge électrique en panne, dans sa maison familiale, explique notre consœur Orny T Infos.
Selon notre consœur, les premiers éléments recueillis sur place, la petite fille se trouvait en compagnie de son grand frère Prince, 9 ans, et de leur ami Yvan, du même âge. «Pendant que les deux garçons faisaient la vaisselle, ils ont été attirés par la rallonge endommagée et l’ont touchée, subissant un choc électrique immédiat. Attirée par leur geste, la petite Célia a voulu à son tour toucher l’objet. Malgré les tentatives des garçons pour l’en dissuader, elle a été électrocutée à son tour et s’est effondrée».
«Sa tante, Elvira, qui venait tout juste de rentrer des champs et se trouvait aux toilettes pour prendre sa douche, a entendu des bruits suspects. Elle a découvert la scène et a aussitôt transporté l’enfant chez sa grand-mère, qui tient une boutique à proximité. Cette dernière l’a conduite en urgence à l’hôpital, où le décès de la fillette a été constaté. De retour sur les lieux, les forces de maintien de l’ordre ont procédé au constat d’usage. La mère de Célia était à son travail au moment du drame ; sa grand-mère se trouvait à la boutique. Ce tragique accident survient moins d’une semaine après la fête de fin d’année scolaire à la maternelle de Célia, qu’elle avait célébrée avec ses camarades. Elle ne pourra pas faire sa rentrée l’année prochaine», ajoute Orny T Infos.
«En cette période de vacances, où les enfants passent plus de temps à la maison, cet incident rappelle l’importance de la sécurité domestique. L’état des équipements électriques, en particulier des rallonges souvent improvisées ou vétustes, peut représenter un danger mortel pour les tout-petits. Une sensibilisation accrue des familles et la vérification régulière des installations électriques pourraient éviter d’autres drames», conclut celle-ci.
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