Actualités locales
Cobalt de Lomié-Nkamouna : après 23 ans sans exploitation, l’État retire le permis de Geovic qu’il confie à la Sonamine

(Investir au Cameroun) – Par décret présidentiel du 25 février 2025, l’État du Cameroun a procédé au retrait du permis d’exploitation du gisement de cobalt, nickel et manganèse de Lomié-Nkamouna, situé dans la région de l’Est. Le titre avait été délivré le 11 avril 2003 à Geovic Cameroun, filiale locale de l’opérateur minier américano-canadien Geovic Mining Corporation. Le permis a été aussitôt rétrocédé à la Société nationale des mines (Sonamines), bras opérationnel de l’État dans le secteur de la mine solide.
L’information figure dans un appel international à manifestation d’intérêt publié le 9 janvier 2026 par la Sonamines, qui cherche à présélectionner de nouveaux partenaires technico-financiers pour le développement du projet. Cet appel à manifestation d’intérêt acte l’échec du passage à la phase d’exploitation attendue de Geovic « depuis 23 ans », et ouvre une nouvelle séquence de relance du projet.
Le retrait du permis d’exploitation de Geovic — présenté comme le tout premier délivré au Cameroun sur la mine solide — intervient alors que la société minière a, depuis 2022, annoncé la cession de tous ses actifs sur ce projet. Ces annonces ont successivement cité comme repreneur des actifs la société Phoenix Mining, une junior minière, puis Cloudbreak Holding, une société d’investissement. Ces deux entités américaines ont pour point commun d’être représentées par une seule et même personne : Justin Lowe.
Dans son appel, la Sonamines précise les missions attendues des futurs partenaires : actualiser les études de faisabilité et d’impact environnemental, produire un plan de réhabilitation du site, développer et exploiter les réserves conformément à la réglementation camerounaise, et assurer le financement du projet. Les entreprises ou groupements intéressés ont jusqu’au 31 mars 2026 pour déposer leurs dossiers de candidature au service d’accueil de la direction générale de la Sonamines à Yaoundé.
Selon les dernières études, le gisement de Lomié-Nkamouna est crédité d’un potentiel estimé à environ 121 millions de tonnes de ressources minérales, avec des teneurs moyennes de 0,23 % pour le cobalt, 0,65 % pour le nickel et 1,35 % pour le manganèse. Les premières estimations officielles évaluent l’investissement requis à environ 300 milliards FCFA. À terme, l’exploitation devrait générer environ 800 emplois directs et près de 400 emplois indirects.
Le site attire l’attention des opérateurs depuis de nombreuses années, principalement en raison du cobalt. Ce minerai, composant essentiel des batteries pour véhicules électriques et de produits électroniques (smartphones, tablettes), est de plus en plus recherché sur le marché international. Dans cette perspective, l’exploitation de Lomié-Nkamouna pourrait positionner le Cameroun sur le marché mondial du cobalt aux côtés de la RD Congo, actuellement principal producteur.
Brice R. Mbodiam
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Actualités locales
Camair-Co : 4,65 milliards FCFA de perte nette en 2025 malgré 6,85 milliards de subventions publiques

(Investir au Cameroun) – Camair-Co reste dans le rouge. Selon les états financiers 2025 consultés par Investir au Cameroun, la compagnie aérienne publique du Cameroun a enregistré une perte nette de 4,65 milliards de FCFA, contre 5,49 milliards de FCFA un an plus tôt. Le déficit se contracte d’environ 15,5 %, sans permettre à l’entreprise de renouer avec la rentabilité.
Cette amélioration relative intervient dans un contexte de progression de l’activité. Le chiffre d’affaires de Camair-Co s’est établi à 24,47 milliards de FCFA en 2025, contre 22,67 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une hausse de 7,9 %. Dans le détail, les revenus issus des travaux et services vendus, qui constituent l’essentiel de l’activité, sont passés de 20,67 milliards à 22,20 milliards de FCFA, tandis que les produits accessoires ont progressé de 2 milliards à 2,27 milliards de FCFA.
Mais cette croissance commerciale reste insuffisante pour ramener la compagnie à l’équilibre. Camair-Co continue de dépendre fortement du soutien de l’État. Les subventions d’exploitation ont atteint 6,85 milliards de FCFA en 2025, contre 4,94 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de près de 39 %. Autrement dit, malgré une activité en progression et un appui public renforcé, le modèle économique de la compagnie ne permet toujours pas de couvrir l’ensemble de ses charges.
L’exploitation reste déficitaire
Les principaux soldes de gestion montrent une amélioration, mais confirment la fragilité opérationnelle de l’entreprise. La valeur ajoutée reste négative, à environ 760,9 millions de FCFA, contre un déficit de près de 1,98 milliard de FCFA en 2024. L’excédent brut d’exploitation demeure également déficitaire, à 5,02 milliards de FCFA, après un déficit de 6,03 milliards de FCFA un an plus tôt.
Le résultat d’exploitation reste lui aussi dans le rouge. Il ressort à -2,90 milliards de FCFA en 2025, contre -4,89 milliards de FCFA en 2024. Cette évolution traduit une réduction des pertes opérationnelles, mais pas encore un redressement suffisant pour assurer la viabilité de l’activité courante.
La pression des charges reste élevée. Les services extérieurs ont atteint 19,79 milliards de FCFA, contre 17,34 milliardsen 2024. Les autres achats se maintiennent autour de 11,22 milliards de FCFA, tandis que les charges de personnel progressent de 4,05 milliards à 4,26 milliards de FCFA. Les dotations aux amortissements, provisions et dépréciations ont en revanche reculé, passant de 6,25 milliards à 4,77 milliards de FCFA, ce qui contribue à limiter la perte finale.
Des tensions financières persistantes
La situation financière de Camair-Co reste également marquée par un endettement important. Le bilan 2025 fait apparaître des dettes fiscales et sociales de près de 19,92 milliards de FCFA, contre environ 15,75 milliards de FCFA un an plus tôt. Cette progression souligne la persistance des tensions de trésorerie et des arriérés liés au fonctionnement de la compagnie.
Le résultat financier s’est aussi dégradé. Il ressort à -1,21 milliard de FCFA en 2025, contre -175,3 millions de FCFA en 2024, sous l’effet notamment des frais financiers et des dotations aux dépréciations financières. Cette évolution réduit les effets positifs de l’amélioration enregistrée sur l’exploitation.
Au total, les comptes 2025 donnent l’image d’une compagnie qui réduit ses pertes, mais qui reste loin d’un redressement durable. La hausse du chiffre d’affaires, la progression des produits accessoires et l’augmentation des subventions publiques permettent d’atténuer le déficit, sans résoudre les déséquilibres de fond : coûts d’exploitation élevés, résultat opérationnel négatif, dettes fiscales et sociales importantes et dépendance persistante à l’appui de l’État.
Pour Camair-Co, l’enjeu n’est donc plus seulement d’augmenter ses revenus. La compagnie devra surtout transformer la progression de son activité en rentabilité opérationnelle, en maîtrisant ses coûts et en réduisant ses arriérés. Sans quoi l’amélioration observée en 2025 restera davantage un allègement des pertes qu’un véritable redressement.
Amina Malloum
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Brésil : immersion de la 21ᵉ Promotion de l’École Supérieure Internationale de Guerre de Simbock

Dans le cadre de sa mission d’études en République fédérative du Brésil, la 21ᵉ Promotion de l’École Supérieure Internationale de Guerre (ESIG) de Simbock a […]
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coup de tonnerre au sein de la sélection sénégalaise
Pape Gueye a annoncé sur son compte Instagram mettre sa carrière internationale en pause. Suite à l’élimination cruelle du Sénégal face à la Belgique (3-2 après prolongations) en Coupe du Monde, le milieu de terrain a ciblé le staff technique dirigé par Pape Thiaw.
Dans sa story publiée le 2 juillet 2026, il a déclaré : « Je reviendrai pour vous dire quelques mots par rapport à l’élimination… Mais j’annonce aujourd’hui que tant que c’est ce staff technique, je ferai une pause sur la sélection. ».
L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille, aujourd’hui à Villarreal, proteste ainsi contre les choix du coach et le management interne, alors qu’il a été remplacé à l’heure de jeu (66e minute) lors de cette rencontre et que le Sénégal menait pourtant 2-0.
Pape Gueye
Ce 1er juillet 2026 à Seattle, le Sénégal menait 2-0 face à la Belgique à dix minutes du terme. Deux buts de Lukaku (86e) et Tielemans (89e) ont arraché la prolongation, avant qu’un penalty en toute fin de match ne crucifie définitivement les Lions (3-2 a.p.) Une élimination cauchemardesque. Et Pape Gueye, lui, n’a pas mâché ses mots, estime Shance Lion.
Ironiquement, c’est ce même Pape Gueye qui avait inscrit un doublé contre l’Irak le 26 juin, portant le Sénégal à une victoire historique 5-0, avant d’être élu homme du match. Héros un jour, dissident le lendemain. La fracture dans le vestiaire est désormais publique. «Le vrai problème n’est pas le talent le Sénégal en regorge. C’est le staff qui ne sait pas le faire gagner quand ça compte», note l’observateur de notre landerneau.
Afrique francophone
Cette sortie fait débat au 237 (Cameroun). «Laissez les coaches tranquilles, c’est ce même coach qui leur a donné la Can il y a quelques mois. Les joueurs ont leur responsabilité, ils ont commis les mêmes erreurs que la Rdc et la Côte d’Ivoire, ils ont relâché, ils en ont payé le prix. Si maintenant leur président de fédération descendait dans les vestiaires, ils allaient crier au scandale. La fédération doit bannir ce joueur», commente Joël Belba Belibi.
«C’est pour ça que ceux qui veulent nationaliser le banc de touche en Afrique francophone subsaharienne font tout faux… Il faut laisser l’histoire-là, il faut donner l’équipe à des professionnels étrangers qui ont déjà fait leurs preuves… Avant-hier en Côte d’Ivoire, c’était la même chose… Comment expliqué que Amad Diallo, meilleur joueur de l’effectif a commencé sur le banc dans un match à élimination directe ? Maintenant, faites le comparatif avec la RDC qui est tombée sur un très gros morceau… Déjà, ils ont réussis leur coupe du monde, mais là-bas il y’a pas de polémiques inutiles et on voit des résultats car ils ont un sélectionneur expatrié qui n’est pas dans les magouilles africaines…», analyse Carel Mvondo.
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