Actualités locales
le BIR accueille sa nouvelle génération de soldats d’élite
Les recrues du contingent 2025 du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), formées dans la région de l’Extrême-Nord, ont été solennellement présentées au drapeau de la République le 09 janvier 2026, à l’esplanade du Poste de commandement du 1er BIR à Salak.
La cérémonie était présidée par le Général de brigade Agha Robinson, Commandant la 4ᵉ Région militaire interarmée, en présence de hautes autorités militaires, notamment le Général de brigade Commandant la 4ᵉ Région de Gendarmerie, le Général de brigade Commandant le secteur N1 de la Force multinationale mixte, le Général de brigade François Pelené, Coordonnateur général des BIR, ainsi que des familles des recrues.
S’adressant aux désormais soldats d’élite, le Général de brigade François Pelené leur a prescrit rigueur, discipline et sens élevé du devoir, les exhortant à demeurer loyaux à la République et fidèles aux valeurs des BIR. Ces nouveaux soldats viennent renforcer les Forces de Défense et de Sécurité dans la sécurisation du territoire national et la lutte contre les menaces multiformes, notamment Boko Haram dans l’Extrême-Nord, les groupes sécessionnistes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, ainsi que les preneurs d’otages, coupeurs de routes et autres groupes criminels, conformément à la vision du Président de la République, Son Excellence Paul Biya, portée par le Ministère de la Défense pour la paix et la sécurité du Cameroun.
Rappelons que le Bataillon d’intervention rapide (BIR) est une force d’élite de l’armée camerounaise qui dépend directement du président de la République. Soutenue par les États-Unis, cette force est active contre les insurgés de Boko Haram dans le nord du Cameroun et les groupes séparatistes dans les régions de l’ouest.
Son budget ne figurerait pas dans le budget du ministère de la défense et son montant est inconnu. Il serait financé par la société nationale des hydrocarbures (SNH). Le BIR a son propre drapeau, marqué du sceau du lion. Le quartier général du BIR à Yaoundé est surnommé Bastos, du nom du quartier où il se trouve.
En 2001 et 2008, il y a trois bataillons d’intervention rapide, un par région militaire interarmes. Chaque bataillon serait alors constitué d’une unité d’intervention de 145 hommes, d’une section de commandement et de soutien spéciaux de 37 hommes, d’une unité spéciale d’intervention de 37 hommes, d’un groupe de commandement et de soutien de 97 hommes et d’un groupe d’intervention léger de hommes.
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Bauxite de Minim Martap : les 7 premières locomotives du Chinois CRRC attendues au Cameroun
(Investir au Cameroun) – Le projet de bauxite de Minim Martap franchit une nouvelle étape sur le front logistique. Sept locomotives fabriquées par le chinois CRRC Corporation Ltd sont attendues au port de Douala pour le compte de Camalco, la filiale camerounaise de l’australien Canyon Resources, engagée dans le développement de ce gisement situé dans l’Adamaoua.
L’annonce émane du logisticien Cosco Shipping, qui indique avoir récemment embarqué 12 locomotives à destination de l’Afrique. Sur ce lot, sept doivent être livrées au Cameroun pour alimenter le dispositif ferroviaire appelé à desservir la future mine.
Cette livraison s’inscrit dans le cadre d’un contrat plus large portant sur 22 locomotives diesel conclu entre Camalco et CRRC. L’objectif est de sécuriser la chaîne d’évacuation du minerai, alors que le projet vise une production de 10 millions de tonnes de bauxite par an.
L’enjeu est d’abord financier et opérationnel. Camalco, associée à Camrail, a déjà mobilisé 176,8 milliards de FCFA sur les 252,6 milliards de FCFA prévus pour l’acquisition du matériel ferroviaire. Autrement dit, une part majeure de l’investissement logistique a déjà été engagée, avant même la montée en puissance effective des expéditions.
Au-delà des locomotives, le schéma de transport repose aussi sur une commande initiale de 560 wagons ouverts passée auprès de l’indien Texmaco Rail & Engineering Limited. Cette commande est assortie d’une option sur 1 040 wagons supplémentaires à livrer au cours des cinq prochaines années, signe que le promoteur calibre déjà son outil ferroviaire pour une exploitation à grande échelle.
Le projet ne se limite pas à l’achat de matériel roulant. Canyon Resources doit également financer le raccordement de la mine au réseau national ainsi que la réhabilitation en urgence de plusieurs points critiques de la voie ferrée existante, afin de garantir l’acheminement du minerai jusqu’au port de Douala.
Avec l’arrivée annoncée de ces premières locomotives, le dossier Minim Martap envoie ainsi un signal d’avancement concret : après les annonces de financement et les contrats industriels, le projet entre plus visiblement dans sa phase de mise en place logistique, condition essentielle à toute future exportation.
Ludovic Amara
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10-10-2025-En quête de 40% des actifs de Camrail, Camalco projette d’investir 176,8 milliards de FCFA dans le matériel ferroviaire
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08-09-2025 - Minim Martap : Canyon veut accroître sa participation dans Camrail pour sécuriser l’évacuation de la bauxite |
07-03-2025 - Canyon prend 9,1% des parts de Camrail à 1,4 milliard de FCFA pour transporter la bauxite de Minim Martap
27-02-2025 – Bauxite de Minim Martap : l’Australien Canyon Resources projette ses premières exportations dès 2026
16-09-2024 – Bauxite de Minim-Martap : le Cameroun délivre son 4è permis d’exploitation de la mine solide à Canyon Resources
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Parfait Siki retrace 16 ans d’un chantier miné par les crises
L’ancien secrétaire général par intérim de la FECAFOOT, Parfait Siki, a livré une longue mise au point sur l’histoire mouvementée du chantier du nouveau siège de la Fédération camerounaise de football. De son lancement sous l’ère Iya Mohammed jusqu’aux tensions sous la présidence de Samuel Eto’o, il décrit un projet freiné par les changements de dirigeants, les procédures judiciaires et les hésitations administratives.
Selon lui, le projet voit le jour en 2010 grâce aux fonds issus de la Coupe du monde organisée en Afrique du Sud. Après un appel d’offres, l’entreprise Guimar décroche le marché pour un montant hors taxes estimé à 1,5 milliard de FCFA. Mais le chantier est brutalement interrompu après l’incarcération d’Iya Mohammed en 2013, un épisode que Parfait Siki qualifie de « plus grand regret pour le monde du football ».
Par la suite, les différents dirigeants de la FECAFOOT ne feront pas du dossier une priorité. Joseph Owona, nommé à la tête du comité de normalisation, se concentre essentiellement sur la réforme des textes et l’organisation des élections. Élu président en 2015, Tombi à Roko Sidiki privilégie d’autres infrastructures sportives à Bafia, Bangangté, Bamenda et Sangmélima, sans parvenir à les achever. Même scénario sous Dieudonné Happi, arrivé en 2017 avec une mission limitée à la gestion courante.
L’élection de Seidou Mbombo Njoya en 2018 relance toutefois le dossier. Un audit révèle alors une situation complexe : l’entreprise Guimar avait déjà perçu environ 900 millions de FCFA alors que seulement 90 % du gros œuvre était achevé et que les délais étaient largement dépassés. Pour finaliser le chantier, l’entreprise réclame encore 2,4 milliards de FCFA, une somme jugée inacceptable par la FECAFOOT, qui décide de résilier le contrat. S’ensuit un long contentieux judiciaire finalement remporté par l’instance fédérale.
Parfait Siki explique ensuite que la FECAFOOT met en place une double stratégie : obtenir un financement de la FIFA via le mécanisme de prêt à taux zéro instauré durant la période Covid, puis sélectionner une nouvelle entreprise pour terminer les travaux. C’est finalement PAC International qui est retenue. Le nouveau plan prévoit notamment l’ajout de deux étages destinés à des appartements locatifs afin de générer près de 30 millions de FCFA de revenus mensuels pour faciliter le remboursement du prêt. Le coût global du projet est alors estimé à 4 milliards de FCFA pour une durée des travaux fixée à 12 mois.
Toujours selon l’ancien responsable fédéral, PAC International engage les travaux sur fonds propres, encouragée par les garanties de la FIFA. Mais Seidou Mbombo Njoya tarde à signer définitivement l’accord de prêt avant les élections de décembre 2021, craignant d’engager la FECAFOOT dans un chantier d’une telle ampleur alors que son élection de 2018 venait d’être annulée par le TAS. Battu lors du scrutin du 11 décembre 2021, il laisse finalement le projet inachevé.
À l’arrivée de Samuel Eto’o à la présidence, le dossier prend une nouvelle tournure. Parfait Siki affirme que l’ancien capitaine des Lions Indomptables décide dans un premier temps de rompre l’accord avec PAC International, estimant le projet trop lié à son prédécesseur. Une décision qui débouche sur un nouveau bras de fer judiciaire finalement perdu par la FECAFOOT, avant qu’un compromis minimal ne soit trouvé pour permettre l’achèvement du chantier. « Quatre années ont été perdues », conclut-il.
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Accélération des discussions sur la voie ferrée N’Djamena
C’est l’un des sujets abordés lors de l’audience accordée à Jean Ernest Ngallé Bibéhè, ministre camerounais des Transports, par la ministre tchadienne des Transports, Fatima Goukouni Weddeye, le 11 mai 2026 à Ndjamena.
Le Ministre des Transports de la République du Cameroun, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè a été reçu en audience ce 11 mai 2026 en audience par Fatima Goukouni Weddeye, Ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale du Tchad au siège dudit département ministériel.
Cette audience intervient en marge du Forum tripartite Tchad-Cameroun-RCA dont la cérémonie d’ouverture a eu lieu ce jour. Dans son propos introductif, lit-on dans un compte rendu, le Ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale s’est dit honorée d’accueillir le Ministre des Transports de la République du Cameroun et la forte délégation qui l’accompagne.
Sans tarder, elle a déroulé les différents points qui font l’objet des préoccupations de la partie tchadienne à savoir la Convention bilatérale sur le transit des marchandises entre le Cameroun et le Tchad, le projet de prolongement de la voie ferrée Ngaoundéré-N’Djamena, l’espace attribué au Tchad sur la plate-forme portuaire de Douala.
Pour cet espace, le Directeur Général du Port autonome de Douala, Cyrus Ngo’o a rassuré qu’un espace avait été attribué aux chargeurs du Tchad il y a une quinzaine d’années pour aménager leurs installations pour diverses opérations. Cet espace pourrait être déplacé dans la zone de l’hinterland pour désengorger la plate-forme portuaire pour une même superficie et les mêmes objectifs. D’ailleurs, la création de la zone industrialo-portuaire de la Dibamba a créée pour faciliter la gestion des flux.
Madame Fatima Goukouni Weddeye a émis le souhait que les parties camerounaise et tchadienne construisent un schéma commun qui puisse leur profiter. Le Directeur Général du Conseil National des Chargeurs du Cameroun, Auguste Mbappe Penda a renchéri qu’un projet de convention avec le COC Tchad est en cours et attend les corrections de la partie tchadienne pour être signée. Le CNCC est prêt à travailler avec tous les organes de gestion du fret terrestre.
Relativement au choix du tracé choisi pour le projet de prolongement de la voie ferrée Ngaoundéré- N’Djamena, le MINT a rassuré la partie tchadienne que la question est en train d’être étudiée en Très haut lieu. Le Directeur Général de l’Office National des Chemins de Fer a souhaité que le tracé choisi désenclave et serve les deux parties dans leurs activités économiques.
Quant à la révision de la Convention entre le Cameroun et le Tchad sur le transport des marchandises, le Représentant du Ministère des Relations Extérieures du Cameroun a affirmé que la copie a été transmise à la Très Haute Hiérarchie pour sanction.
Pour finir, les deux membres du Gouvernement se sont félicités pour l’Excellence des relations de coopération qui existent entre le Cameroun et le Tchad. La partie s’est dite ouverte et prête à avancer avec le Cameroun.
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