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Investissements : le fonds émirati SGC Investment Group souhaite investir 44 473,5 milliards de FCFA au Cameroun

Ce sont des investissements colossaux qu’annonce le fonds émirati d’investissement financier, SGC Investment Group au Cameroun. 79,5 milliards de dollars, soit environ 44 473,5 milliards de FCFA à investir au Cameroun au cours des 10 prochaines années. Surtout, avec la particularité que ces financements répondent aux normes de la finance islamique, donc, pas d’intérêt et pas de garantie. Ce qui de l’avis du Pr Kelly Mua Kinsley, le vice-président Afrique SGC Investment Group, « c’est une structure de financement qui est vraiment adaptée à nos besoins et très compétitive dans la mesure où, il n’y a pas de taux d’intérêt. Vous savez ce que ça veut dire par rapport aux termes et conditions que nous connaissons dans le marché financier mondial pour mobiliser de la ressource ». Ce compatriote qui est par ailleurs un haut responsable au ministère des Finances, a fait une présentation sur les perspectives et le déploiement de l’agenda de la mission de SGC Investment Group au Cameroun, lors de leur conférence de presse du 5 janvier 2026 à Yaoundé.
Revenant sur le montant jugé quelque peu colossal des investissements à réaliser au Cameroun, le Pr Kelly Mua Kinsley a précisé que « La capacité de financer n’est pas un problème, c’est pas du jour au lendemain, j’ai entendu parler du budget, ce n’est pas les ressources qu’on va mobiliser en un jour pour financer les projets en un an, mais c’est un plan qui va être dévoilé et exécuté au fur et à mesure pour les 10 prochains années et dans divers secteurs ». Et déjà, a-t-il indiqué, « Depuis un an, on travaille avec la liste des projets priorités qui ont été pré identifiés par le ministère de l’économie. C’est sur la base de ces projets bancables qu’ils ont pu faire un choix éventuellement pour les projets qu’ils vont financer ». Et ce sont « des projets qui ont déjà atteint un certain niveau de maturité ».
Aussi, indiquera le Pr Kelly Mua Kinsley, « le choix des projets n’est pas décidé au hasard. C’est un fruit de la maturation des projets. C’est pour cela qu’ils ont tablés uniquement sur des projets bancables. Aujourd’hui, ils ont manifesté l’intérêt d’aller au-delà des projets avec les souverains pour travailler avec les entités publiques et aussi des entités privées. C’est pour cela que les grands investisseurs du secteur privé seront aussi présents, et ont souhaité rencontrer, d’où la demande du roadshow qui aura lieu mercredi à l’hôtel Hilton ».
Après l’audience que leur a accordée le Premier ministre, Chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, suivi d’une séance de travail avec le Minepat, le 6 janvier 2026, l’agenda de la mission de SGC Investment Group au Cameroun prévoit le mercredi 7 janvier 2026, un road show à Yaoundé, tout comme d’autres audiences avec d’autres membres du gouvernement et la signature d’un mémorandum d’entente (MOU). Lors de sa séance de travail avec le Minepat, la mission que conduit Imran Saeed, Ceo de SGC Investment Group, a présenté les différentes options de financement qu’offre ce groupe. Pour sa part, Alamine Ousmane Mey a insisté sur les besoins de financement du secteur privé camerounais, tout en recommandant au groupe émirati d’entrer en discussions avec les banques commerciales dans l’optique d’aboutir à l’ouverture à des lignes de crédit, pour financer le secteur privé.
Egalement, le Minepat a invité le groupe émirati à accompagner le gouvernement, à travers des partenariats public-privé, dans la mise en œuvre de son plan de développement du secteur de l’électricité. Notamment à travers la construction des barrages hydroélectriques, mais également, l’énergie solaire. Pour Alamine Ousmane Mey, le secteur de l’énergie électrique est un des secteurs prioritaires de la Stratégie nationale de développement du Cameroun à l’horizon 2030. L’énergie électrique étant un secteur stratégique dans la marche du pays vers l’industrialisation. Un exemplaire de ce document de planification a d’ailleurs été remis au groupe émirati par le Minepat
Cette mission économique, rappelle-t-on, est structurée autour de quatre piliers clés : la mobilisation de capitaux privés et institutionnels internationaux ; le financement d’infrastructures prioritaires : transport, énergie, eau, santé, éducation, urbanisme, agro-industrie, numérique, logistique, industrie, habitat ; la structuration de projets selon les standards internationaux (bancabilité, risk allocation, ESG, conformité) ; la gouvernance et transparence alignées sur les standards internationaux.
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Le MINPMEESA et MSMI s’unissent pour l’insertion professionnelle des jeunes diplômés

L’audience avait un double objet. D’une part, la présentation officielle d’Alain Blaise Batongue, récemment nommé administrateur directeur général de MSMI. D’autre part, un échange sur les formes de coopération possibles entre l’administration et un acteur industriel privé confronté, comme beaucoup d’autres, à la rareté de compétences immédiatement opérationnelles sur le marché du travail.
Fondée en 2003 à Douala, MSMI intervient dans la maintenance industrielle et la fabrication mécanique, deux segments clés pour une économie qui ambitionne de transformer localement ses matières premières. L’entreprise est aujourd’hui présente dans des secteurs aussi divers que l’agroalimentaire, le textile, l’industrie lourde, le pétrole, la mécanique navale ou encore les activités ferroviaires. Cette diversité d’interventions suppose des profils techniques qualifiés, souvent difficiles à recruter dans un contexte où les formations restent majoritairement théoriques.
C’est sur ce point que l’expérience de MSMI attire l’attention des pouvoirs publics. Sous l’impulsion de sa présidente du conseil d’administration, Ngo Yetna Augustine Audrey, l’entreprise a progressivement investi dans la formation interne et l’accompagnement de jeunes ingénieurs. Le principe est simple : articuler l’enseignement universitaire, les incubateurs académiques et l’entreprise, afin de réduire le décalage entre diplôme et emploi. Concrètement, des étudiants et jeunes diplômés sont exposés aux réalités de la production industrielle, aux contraintes de la maintenance des équipements et aux exigences de qualité propres aux chaînes de valeur industrielles.
Madame Ngo Yetna intervient notamment comme ressource au sein de l’incubateur de la Faculté de génie industriel de Douala. L’objectif n’est pas de se substituer à l’université, mais de compléter la formation académique par des compétences pratiques : lecture de plans mécaniques, mécano-soudure, organisation de la maintenance ou encore respect des normes industrielles. Autant de savoir-faire rarement maîtrisés à la sortie de l’université, mais indispensables pour une insertion rapide dans l’industrie.
Cette approche répond à un déficit structurel largement documenté au Cameroun : chaque année, des milliers de diplômés issus des filières scientifiques et techniques peinent à accéder à un emploi qualifié, tandis que les entreprises industrielles dénoncent un manque de profils adaptés. En internalisant une partie de l’effort de formation, MSMI tente de sécuriser ses besoins en compétences tout en contribuant à l’employabilité des jeunes.
La dimension sociale de ce modèle n’est pas absente. L’entreprise met également en avant l’intégration des femmes dans des métiers industriels traditionnellement masculins. Sans discours militant, la stratégie repose sur l’élargissement du vivier de compétences disponibles, dans un contexte où la pénurie de techniciens et d’ingénieurs qualifiés constitue un frein à la montée en gamme de l’industrie locale.
Sur le plan macroéconomique, l’intérêt de l’administration pour ce type d’initiative s’inscrit dans une logique plus large de développement industriel endogène. Le Cameroun cherche à renforcer ses capacités de transformation locale et à réduire sa dépendance aux importations de biens manufacturés. Cette ambition suppose un capital humain adapté, capable d’exploiter, de maintenir et de faire évoluer les outils industriels.
Au-delà du cadre national, le profil international de la direction de MSMI confère à cette expérience une portée plus large. Présente dans des réseaux liés aux projets stratégiques des BRICS et impliquée dans les échanges Russie–Afrique, l’entreprise se positionne comme un point de contact entre les standards industriels internationaux et les réalités locales de formation et d’emploi.
L’audience entre le MINPMEESA et MSMI n’a pas débouché sur des annonces chiffrées, mais elle illustre une orientation : faire de l’entreprise un acteur central de la formation des compétences industrielles. Dans un pays où l’emploi des jeunes demeure l’un des principaux défis économiques et sociaux, ce modèle, fondé sur l’articulation entre université, incubateurs et industrie, apparaît comme une réponse pragmatique aux limites actuelles du système de formation.
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Transport maritime : Près de 10 tonnes de drogue saisis dans un navire camerounais dans l’océan Atlantique

La police espagnole a annoncé le 12 janvier dernier avoir réalisée une importante saisie de cocaïne en mer. Dans un communiqué, les forces de l’ordre rapportent avoir intercepté un navire battant pavillon camerounais en provenance du Brésil qui traversait l’océan Atlantique en direction de l’Europe. Ils y ont saisi 9 994 kg de cocaïne dissimulés dans 294 paquets d’une cargaison de sel.
Au cours de l’opération, 13 personnes de l’équipage ont été arrêtées et la drogue a été saisie, ainsi qu’une arme à feu de petit calibre utilisée pour garder et protéger la cargaison. Cette opération internationale de lutte contre le trafic de stupéfiants par voie maritime a mobilisé le Centre d’analyse et d’opérations maritimes – Stupéfiants (MAOC), l’Agence américaine de lutte contre la drogue (DEA), la Police fédérale brésilienne, l’Agence nationale de lutte contre la criminalité (NCA), ainsi que les autorités françaises et portugaises
Pour la police nationale espagnole, cette saisie en mer est inédite. « Cette opération, baptisée « Marée Blanche », représente la plus importante saisie de cocaïne en haute mer jamais réalisée par la Police nationale. Depuis 1999, date à laquelle le Tammsaare a été intercepté avec 7 500 kilos de cocaïne à son bord, une opération d’une telle ampleur n’avait pas été menée en haute mer », écrit la police espagnole.
L’opération s’est déroulée dans le cadre d’une enquête sur des réseaux criminels internationaux impliqués dans le trafic maritime de cocaïne. L’enquête, coordonnée et dirigée par le Parquet spécial antidrogue de l’Audience nationale et par le Tribunal central d’instruction n° 4, a débuté par la mise en cause d’une organisation multinationale soupçonnée d’exporter d’importantes quantités de cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe.
Ce n’est pas la première fois que des navires battant pavillon camerounais sont interceptés en mer pour des pratiques illégales. En février 2025, une enquête relayée par plusieurs médias argentins, indiquait que des chinois dissimulent leur origine en identifiant les bateaux comme appartenant à des pays comme le Vanuatu et le Cameroun pour pêcher dans la zone économique exclusive de l’Argentine. Une stratégie utilisée par des entreprises chinoises pour dissimuler des activités illicites telles que la pêche illégale et le trafic d’êtres humains.
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Zone CEMAC : Le Gouverneur de la BEAC dément formellement toute dévaluation du Franc CFA

“Faux, il n y aura pas de dévaluation du Franc CFA”. C’est en substance ce qui ressort d’une publication officielle faite ce 16 janvier 2026 par le Gouverneur de la Beac (Banque des États de l’Afrique Centrale), Yvon SANA BANGUI. Le spectre d’une dévaluation du Franc CFA en zone CEMAC vient donc d’être vigoureusement balayé, par la plus haute autorité monétaire de la sous region Cemac, la voix la plus autorisée, le gouverneur de la Banque Centrale. Dans une sortie médiatique officielle, le Gouverneur de la BEAC a donc tenu à couper court aux spéculations qui agitaient l’opinion publique ces derniers jours suite à des rumeurs propagées sur les réseaux sociaux. Pour le patron de la Banque Centrale des six pays de la CEMAC, la stabilité de la monnaie commune n’est ni menacée, ni négociable et, surtout, elle est soutenue par des réalités économiques rassurantes et prometteuses.
Un démenti catégorique fondé sur la stabilité
Face à ces rumeurs et ragots, qui ont suscité inquiétudes, angoisse et panique, le Gouverneur Yvon Sana Bangui a choisi la voie de la transparence pour rassurer les marchés et les citoyens, en montant personnellement en première pour donner la bonne information et faire taire la rumeur. Dans sa déclaration de ce 16 janvier 2026, il rejette fermement l’idée d’un changement de parité, d’une dévaluation : « Contrairement à certaines rumeurs infondées circulant sur les réseaux sociaux, la BEAC tient à réaffirmer avec la plus grande fermeté qu’aucune dévaluation du franc CFA n’est à l’ordre du jour. Notre monnaie, garantie par la coopération avec la France et soutenue par des réserves de change confortables, reste stable et convertible. Les fondamentaux économiques de la CEMAC, bien que marqués par des défis, ne justifient en rien une telle mesure. »
Cette mise au point s’accompagne d’un rappel des missions régaliennes de la Banque Centrale, laquelle se dit pleinement engagée dans le maintien de la stabilité des prix et la supervision d’un système financier qu’elle juge « sain et résilient ».
Des indicateurs rassurants malgré un contexte de crise
Si les rumeurs ont pu trouver un écho, c’est en raison d’un ralentissement passager de la croissance, projetée à 2,4 % en 2025 et d’un léger recul des réserves de change. Toutefois, l’analyse des perspectives économiques 2025-2026 publiées par la BEAC montre une résilience notable. L’inflation, premier baromètre de la santé monétaire, reste parfaitement maîtrisée.
Selon un rapport de la Banque Centrale, « L’inflation reste maîtrisée à 2,2 % en 2025, en deçà du seuil communautaire de 3 %. Elle devrait s’établir à 2,7 % en 2026, reflétant une stabilité des prix préservée. »
Par ailleurs, bien que les réserves de change connaissent une légère contraction, elles couvrent encore 4,2 mois d’importations à la fin 2025 (contre 4,9% un an olus tôt. Ce niveau est jugé sécurisant par les autorités monétaires pour garantir la convertibilité de la monnaie sans recours à une dévaluation.
Une stratégie de riposte monétaire proactive
Loin de rester passive, la BEAC a déjà anticipé les tensions extérieures. Le Comité de Politique Monétaire (CPM) a relevé ses taux directeurs de 25 points de base en décembre dernier pour protéger la monnaie. La Banque Centrale mise également sur un contrôle plus strict des flux : « La Banque Centrale veille également au strict respect de la réglementation des changes et à la centralisation des recettes d’exportation, afin de renforcer la gestion des liquidités extérieures et d’améliorer la transparence des flux financiers. »
Un appel à la responsabilité des États
Si la monnaie est stable, la BEAC prévient toutefois que la politique monétaire ne peut pas tout faire seule. Pour pérenniser cette stabilité, l’institution appelle les États membres (Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, RCA, Guinée Équatoriale) à plus de rigueur budgétaire.
La Banque souligne notamment l’importance cruciale de la coopération internationale : « La Banque Centrale rappelle également l’importance de finaliser les accords avec le FMI pour plusieurs pays de la CEMAC, dont la République centrafricaine et le Tchad, dont les programmes sont actuellement en attente de décaissement, en raison de l’absence d’accord sur les assurances régionales. »
Avec une croissance robuste de 4,6 % attendue pour 2026, le Gouverneur Yvon Sana Bangui exhorte les populations au calme et à la vigilance face aux « fake news ». Le message est clair : le Franc CFA de la zone CEMAC demeure solide et n’est pas exposé à une dévaluation.
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