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Assainissement du fichier solde: le Minfi pourrait suspendre 20 000 fonctionnaires de solde dès ce mois de janvier

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Assainissement du fichier solde: le Minfi pourrait suspendre 20 000 fonctionnaires de solde dès ce mois de janvier
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C’est un séisme administratif qui secoue actuellement les couloirs feutrés de la fonction publique camerounaise. Entre effervescence bureaucratique et vent de panique, le ministère des Enseignements secondaires (Minesec) et plusieurs autres départements ministériels sont en état d’alerte maximale. En cause : une opération « mains propres » sur le fichier solde, pilotée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, qui menace de suspendre la rémunération de près de 20 000 agents publics dès ce mois de janvier 2026.

L’ONDE DE CHOC AU MINESEC : 5 000 ENSEIGNANTS SUR LA SELLETTE

Au ministère des Enseignements secondaires, l’ambiance est électrique. La ministre Nalova Lyonga ne cache plus son inquiétude face à l’urgence signalée par le ministère des Finances (Minfi). Selon nos informations, environ 5 000 enseignants, sur un contingent global de 20 000 absentéistes ciblés à l’échelle nationale, sont soupçonnés d’avoir déserté les salles de classe tout en continuant de percevoir indûment leurs émoluments. Pour la patronne du Minesec, le problème est double.

Au-delà du préjudice financier, c’est un véritable « casse-tête » pédagogique : des milliers de postes demeurent vacants, privant les élèves d’encadrement. Face à cette hémorragie, notamment vers le Canada qui reste la destination privilégiée de ces « expatriés clandestins » de la fonction publique, Nalova Lyonga envisage de saisir le Premier ministre pour solliciter un recrutement massif afin de remplacer numériquement ces déserteurs.

L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE : LE CROISEMENT DES FICHIERS FRONTALIERS

Si cette opération est qualifiée de « phase 2 » du Comptage Physique des Personnels de l’État (Coppe), elle se distingue par une méthode de traque totalement inédite et redoutablement efficace : le croisement des données du fichier solde avec les registres des mouvements aux frontières. Jusqu’ici, les « fonctionnaires fantômes » profitaient du manque de communication entre les administrations.

Désormais, le Minfi exploite les données migratoires collectées dans les aéroports et postes frontaliers. En clair : si un agent est enregistré à la sortie du territoire sans ordre de mission ou mise en disponibilité officielle, et qu’aucun mouvement d’entrée n’est enregistré dans les mois qui suivent, l’alerte est automatiquement donnée. Ce « tournant technologique » permet de débusquer ceux qui mènent une double vie à l’étranger — souvent en Europe ou en Amérique du Nord — tout en conservant leur salaire camerounais comme une « rente de secours ».

UNE HÉMORRAGIE FINANCIÈRE DE 46 MILLIARDS DE FCFA

Les chiffres consolidés par les services de Louis Paul Motaze donnent le tournis. Une liste provisoire de 12 000 agents a déjà été formellement identifiée, représentant une perte sèche annuelle de 46 milliards de FCFA pour le Trésor public. Pour l’ensemble des 20 000 cas suspectés, l’incidence financière pourrait frôler les 50 milliards de FCFA. La répartition par ministère montre l’ampleur systémique du phénomène.

En tête de course, le ministère des Enseignements secondaires enregistrerait 5 000 cas de désertion (le plus gros contingent); Santé Publique : 2 500 déserteurs (médecins et infirmiers partis monnayer leurs compétences à l’extérieur); Enseignement Supérieur : 1 500 salariés fantômes; Éducation de Base : 500 cas; Sûreté Nationale (DGSN) : 400 cas; Relations Extérieures, Sports, Justice, Primature et Présidence : environ 1 400 cas cumulés.

LE COUPERET DE JANVIER 2026 : LA PROCÉDURE CONTRADICTOIRE

Le ministère des Finances n’a cependant pas choisi la voie de la suspension arbitraire. Une procédure contradictoire a été instaurée. Les administrations concernées disposent d’un délai de 45 jours pour justifier la présence effective de leurs agents. Passé ce délai, et faute de preuves irréfutables (certificats de présence au poste, rapports de performance visés), la suspension de solde sera automatique et irréversible dès le mois de janvier 2026.

Dans les délégations régionales et les lycées, c’est la course contre la montre. Les chefs d’établissements sont sommés de produire des listes précises, sous peine d’être considérés comme complices de cette fraude massive. Vers une intégrité restaurée ? Cette offensive « coup de poing » marque une rupture politique décisive.

En utilisant les données migratoires comme outil de contrôle, le gouvernement affiche sa détermination à éradiquer la fraude salariale. Il ne s’agit plus seulement de traquer les doublons ou les décédés non signalés, mais de s’attaquer au cœur d’un système de corruption qui gangrène l’efficacité de l’État. Pour les observateurs, si le Minfi va au bout de cette logique, l’année 2026 pourrait s’ouvrir sur une fonction publique dégraissée de ses éléments les plus opportunistes, libérant ainsi des marges budgétaires essentielles pour la jeunesse camerounaise en quête d’emplois réels et de postes effectivement occupés.

Souhaitez-vous que je développe un encadré spécifique sur les conséquences juridiques pour les fonctionnaires reconnus coupables de fraude à la solde ou que je rédige un éditorial sur l’impact de cette mesure sur la qualité des services publics ?

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La Banque Islamique de Développement mobilise 253 milliards FCFA en faveur du Cameroun

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La Banque Islamique de Développement mobilise 253 milliards FCFA en faveur du Cameroun
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Cinq conventions de financement ont été signées, le 14 septembre dernier à Yaoundé, visant à renforcer la coopération entre le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) et les secteurs public et privé camerounais, pour une valeur totale s’élevant à 385,85 millions d’euros, soit environ 253 milliards de FCFA.

Le portefeuille des opérations de la Banque islamique de développement (BID) au Cameroun va donc s’enrichir. Il comprenait jusque-là 14 projets, soit l’équivalent de 441 milliards de FCFA mobilisés en faveur des secteurs prioritaires de l’économie camerounaise, notamment : l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, l’éducation, la santé, les PME et le secteur financier. En marge de la cérémonie de la journée de la BID (IsDB Group Day) au Cameroun, présidée par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, en présence du chef de la délégation du Groupe BID, S.E. Dr Rami Ahmad, vice-président chargé des opérations, et Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire de la République du Cameroun et gouverneur de la BID, et de plusieurs autres membres du gouvernement, plusieurs accords de financement entre la BID et le gouvernement camerounais, ainsi que des lettres d’intention entre la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD) et des partenaires financiers au Cameroun, ont été signés. Le tout pour une valeur totale s’élevant à 385,85 millions d’euros, soit environ 253 milliards de FCFA.

27,4 MILLIARDS DE FCFA POUR LE PDRI-DJA

Parmi les projets devant bénéficier de ces financements, il y a, côté secteur public, le Projet de développement rural intégré du Dja (PDRI-Dja), dont l’accord de prêt signé prévoit un financement de 41,92 millions d’euros, soit environ 27,4 milliards de FCFA. Ce projet, précise-t-on, contribuera à renforcer les chaînes de valeur agro-pastorales, en promouvant une production végétale et animale durable pour la sécurité alimentaire et la croissance économique. Il se concentre sur l’innovation et les interventions sur mesure dans la production, la transformation et la commercialisation du plantain, du manioc, du maïs, du poisson et de la volaille.

Le PDRI-Dja ciblera les jeunes agriculteurs et les jeunes exploitants agricoles paritaires, en leur donnant accès à des ressources agricoles avancées, à un soutien technique et à des opportunités d’emploi équitables.

Les autres accords de financement sont des lettres d’intention entre la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD) et des partenaires financiers au Cameroun. Il s’agit notamment d’une ligne de financement avec Atlantic Financial Group (AFG) Bank Cameroun, pour un montant de 20 millions d’euros (environ 13 milliards de FCFA) ; des lettres d’intention avec Commercial Bank-Cameroun (CBC), pour un montant de 10 millions d’euros (environ 6,5 milliards de FCFA), avec Afriland First Bank (AFB) Cameroon, pour un montant de 50 millions d’euros (environ 32,7 milliards de FCFA) et CCA Bank Cameroun, pour 15 millions d’euros (environ 9,8 milliards de FCFA).

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

139,3 MILLIARDS DE FCFA POUR RÉHABILITER LA ROUTE DOUALA-BAFOUSSAM

La BID prévoit de consacrer 212,35 millions d’euros, soit 139,3 milliards de FCFA, à la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam. Selon sa présentation aux investisseurs de septembre 2026, ce financement aurait une durée de 20 ans, dont cinq ans qualifiés de « période de gestation ». Ce financement attend encore le décret habilitant le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire à conclure l’accord avec la BID. La contribution annoncée de la BID couvre 92,35 % du coût du projet, évalué à 229,93 millions d’euros, soit 150,82 milliards de FCFA. Les 17,58 millions d’euros restants, environ 11,53 milliards de FCFA, devraient être apportés par le Cameroun. Le Conseil d’administration de la BID a en effet approuvé le financement, le 19 mai 2025, lors de sa 360e réunion organisée à Alger. Cette approbation autorisait l’opération, sans rendre les fonds immédiatement disponibles.

ISDB GROUP DAY : UNE PLATEFORME POUR PRÉSENTER LA GAMME DE SERVICES BID

L’IsDB Group Day au Cameroun, précise-t-on, a constitué une plateforme stratégique destinée à présenter la gamme complète de services et de solutions du Groupe dans les domaines de l’investissement, du financement du commerce, de l’assurance, de la finance islamique et du renforcement des capacités. L’événement a également facilité le dialogue entre investisseurs, entrepreneurs et partenaires au développement, favorisant des échanges constructifs ainsi que l’identification d’opportunités concrètes d’affaires et d’investissement.

Pour Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire de la République du Cameroun et gouverneur de la BID, « L’IsDB Group Day au Cameroun reflète la solidité de notre partenariat durable avec le Groupe de la Banque islamique de développement. Ensemble, nous traduisons notre vision commune en investissements concrets qui renforcent les infrastructures, donnent davantage de moyens au secteur privé, créent des opportunités pour notre jeunesse et accélèrent la marche du Cameroun vers une transformation économique durable, inclusive et résiliente. »

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Et pour le Dr Rami Ahmad, vice-président chargé des opérations, « L’IsDB Group Day et le Cadre d’engagement pays (Country Engagement Framework — CEF) marquent l’avènement d’une nouvelle ère de synergie stratégique, passant d’interventions isolées à la mise en œuvre de solutions intégrées et coordonnées. Nous alignons nos ressources institutionnelles afin d’accompagner la transition du Cameroun vers une économie diversifiée et à forte croissance, dans laquelle le secteur privé constitue le moteur fondamental du développement. »

LA PRÉPARATION DU CADRE D’ENGAGEMENT PAYS 2027-2029 LANCÉE

Les travaux devant être financés pour le prochain triennat par la BID au Cameroun passent donc leur examen de conformité depuis le 15 septembre dernier à Yaoundé. La préparation du cadre d’engagement pays de la BID, pour la période 2027-2029, a en effet démarré. Ces travaux s’étaleront sur deux jours, et le document en élaboration qui, pour la BID, doit être l’intersection entre la Stratégie nationale de développement du Cameroun (SND30) et la stratégie pays de la BID, sera présenté pour adoption au Minepat vendredi prochain. Ce document devrait fixer les domaines d’intervention pendant la période retenue. Des attentes fixées par la BID, l’on retient entre autres, la présentation des principaux défis et solutions, des propositions de projets matures ou des projets en cours qui nécessitent un développement, rechercher des synergies entre projets pour créer des complémentarités, évoquer les contraintes des projets BID pour trouver des pistes de solutions. Les projets retenus doivent démarrer dès l’année prochaine.

Également, une table ronde a examiné les priorités de développement du Cameroun, ainsi que le rôle du Groupe BID dans l’identification des voies de coopération et la mise en place de partenariats stratégiques destinés à faire progresser le Cameroun sur la voie d’un développement durable et inclusif. Les discussions étaient étroitement alignées sur la vision du Cameroun consistant à construire une économie diversifiée, inclusive et résiliente, portée par une croissance tirée par le secteur privé. Parmi les principales priorités figuraient le renforcement des partenariats public-privé, le développement des énergies renouvelables et des infrastructures vertes, ainsi que l’investissement dans le capital humain afin de libérer le potentiel des jeunes et des femmes.

Une autre table ronde a porté sur la manière dont le secteur privé peut contribuer à la réalisation des objectifs de la SND30, tandis qu’une session spécifique a examiné les mécanismes de lignes de financement sous l’angle de l’investissement et du commerce, en mettant en évidence leur rôle dans l’amélioration de l’accès des PME au financement et dans le renforcement de l’intégration commerciale.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 16/09/2026

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Réhabilitation du port fluvial de Garoua : Le dossier à nouveau sur la table du Port autonome de Douala

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Réhabilitation du port fluvial de Garoua : Le dossier à nouveau sur la table du Port autonome de Douala
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La relecture des instruments juridiques pour la réhabilitation de cette infrastructure se poursuit jusqu’au 19 septembre 2026.

Le gouvernement du Cameroun veut relancer les activités du port fluvial de Garoua dans la région du Nord, un projet en réflexion depuis 2002. Le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) et le Port autonome de Douala (PAD) ont porté des études de faisabilité ainsi que des ateliers de restitution à l’instar de celui du mois d’août 2024 qui a désigné le PAD pour la conduite des travaux.

Depuis le 14 septembre courant, se tient donc un atelier de relecture des instruments juridiques du projet. Ledit atelier qui se poursuit jusqu’au 19 septembre prochain vise de finaliser avant signature prochaine, le projet de délibération du conseil de communauté de la Communauté urbaine de Garoua, le projet de convention de partenariat entre le PAD et le PAG, en vue de la rénovation et la réhabilitation des installations et équipements du port fluvial de Garoua et la gestion transitoire, ainsi que le cahier des charges relatif à l’exécution dudit projet.

A date, le port fluvial de Garoua compte d 81 ans d’âge et présente des infrastructures, aucune grue ou équipement pour le déchargement. Le régisseur espère beaucoup des projets qui entourent la réhabilitation du port.

En effet, établi en 1935, l’infrastructure permet le transport de marchandises sur la Bénoué vers le Nigeria notamment. Une fois réhabilité, le port fluvial de Garoua pourrait également être une plateforme de commerce pour les pays sans façade maritime de la région. Cependant, l’ancienneté des infrastructures empêche le développement du trafic.

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Partenariat public-privé : 500 milliards FCFA pour la valorisation des déchets en énergies renouvelables

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Partenariat public-privé : 500 milliards FCFA pour la valorisation des déchets en énergies renouvelables
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L’initiative issue d’un accord entre l’Institut de recherches géologiques et minières (IRGM) et l’entreprise Thermosun concerne les villes d’Ebolowa, Douala et Yaoundé.

500 milliards FCFA. C’est le montant de l’enveloppe qui va servir à la mise sur pied d’une initiative qui vise à améliorer la salubrité urbaine, la protection de l’environnement et le renforcement de la sécurité énergétique, grâce à la valorisation des déchets et au développement des énergies renouvelables.

Le partenariat a été signé vendredi 11 septembre 2026 à Yaoundé entre l’Institut de recherches géologiques et minières (IRGM), un établissement sous la tutelle du ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) et l’entreprise Thermosun. L’initiative cherche à transformer la biomasse en énergie électrique afin d’augmenter la capacité du mix camerounais.

Concrètement, dans ce projet, l’IRGM va aider à analyser la caractérisation des déchets et aider Thermosun dans le centre de formation à vocation sous-régional qu’il va créer dans le cadre de ce projet pour la formation des jeunes, le transfert des technologies et de la recherche scientifique.

Le projet entend transformer 1 866 tonnes de déchets par jour, avec une capacité énergétique de 305MW. Ainsi, 833 tonnes de déchets seront transformées pour respectivement une production électrique de 24MW et d’autres sous-produits. Dans la ville de Ebolowa, région du Sud par exemple, le projet envisage de transformer 200 tonnes de déchets par jour et permettre de produire 7MW.

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