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c’est un pays empêché” (Discours)

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c’est un pays empêché” (Discours)
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Dans son message de fin d’année adressé aux camerounais, le Pr Vincent Sosthène Fouda propose que le mandat présidentielle soit ramené à quatre ans, renouvelable trois fois, afin de rapprocher le pouvoir du peuple, de renforcer la redevabilité, et de permettre l’alternance sans rupture.

MESSAGE DE VŒUX DU PRÉSIDENT DU MOUVEMENT CAMEROUNAIS POUR LA SOCIAL‑DÉMOCRATIE (MCPSD)
31 décembre 2025

Peuples du Cameroun,

En cette nuit où l’année s’achève, où les familles se rassemblent, où les villes et les villages retiennent leur souffle avant de franchir le seuil de 2026, je voudrais vous parler avec simplicité, avec vérité, et avec cette confiance profonde que je porte en chacun d’entre vous.

Je voudrais vous parler comme on parle à une nation qui a traversé des épreuves, mais qui n’a jamais renoncé à croire en elle-même.
Comme on parle à un peuple qui sait que l’avenir ne se reçoit pas : il se construit.
Un pays qui doute, mais qui tient debout

L’année qui s’achève a laissé derrière elle des blessures encore ouvertes.
Nos enseignants continuent de quitter le pays, faute d’avoir été entendus malgré les appels répétés.
Nos universités se vident de leurs forces vives.
Nos hôpitaux perdent leurs soignants.

Et chacun sait que cette fuite ne s’arrêtera pas tant que la dignité professionnelle ne sera pas restaurée.
Nous sortons d’une élection présidentielle, celle du 12 octobre 2025.
Elle est derrière nous, oui.

Mais pouvons-nous dire qu’elle a réconcilié le pays, qu’elle l’a remis sur la voie de son développement
La question demeure, et elle nous oblige.

Car pendant que certains célèbrent, d’autres s’exilent.

Pendant que certains espèrent, d’autres sont incarcérés :
des leaders politiques, des universitaires, des journalistes, des hommes et des femmes ordinaires dont la seule faute a été d’exprimer un point de vue sur la marche du pays.

Et ce soir, nous pensons à Anicet Georges Ekane, mort en prison.
Nous pensons à sa famille.

Nous pensons à toutes les familles qui, dans le silence, portent le poids d’une absence.
C’est pourquoi nous demandons, avec gravité et détermination, la libération de tous les prisonniers politiques et de tous ceux détenus pour délit d’opinion.

Parce qu’aucune nation ne peut avancer en bâillonnant ses propres enfants.
Un pays fracturé par l’attente
Depuis des mois, le Cameroun attend un gouvernement qui n’arrive pas.

Cette absence crée des fractures, nourrit les incertitudes, affaiblit la confiance.
Une nation ne peut rester suspendue dans l’indécision.

Elle a besoin de cap, de cohérence, de responsabilité.
Réformer pour reconstruire

Nous devons avoir le courage de dire que notre système politique doit évoluer.
Nous devons revenir sur la question du mandat présidentiel.

Nous proposons qu’il soit ramené à quatre ans, renouvelable trois fois, afin de rapprocher le pouvoir du peuple, de renforcer la redevabilité, et de permettre l’alternance sans rupture.

Nous devons aussi reconnaître que le développement du Cameroun ne viendra pas d’ailleurs.
Il viendra de nous.

De notre capacité à mobiliser nos propres forces, nos propres intelligences, nos propres ressources.
Le Cameroun n’est pas un pays pauvre : c’est un pays empêché.
Une sécurité sociale à la mesure de notre solidarité

Nous devons bâtir une sécurité sociale qui ressemble à notre idée de la solidarité :
chacun cotise selon ses moyens, chacun reçoit selon ses besoins.
Ce n’est pas un slogan.
C’est une vision.

Celle d’un Cameroun où personne ne tombe seul, où la maladie, la vieillesse ou l’accident ne deviennent plus des tragédies familiales.
Un horizon d’espoir
Peuples du Cameroun,

Je crois en vous.
Je crois en notre capacité à transformer ce pays par la force de nos mains, par la clarté de nos idées, par la dignité de notre travail.
Je crois que 2026 peut être l’année où nous décidons enfin de marcher ensemble, non pas derrière un homme, mais derrière un projet.

Un projet de justice.
Un projet de liberté.
Un projet de solidarité.

Pour finir
En ce soir de réveillon, mon épouse, nos enfants et moi-même portons dans nos pensées les souffrances de chaque famille, les inquiétudes de chaque parent, les espoirs de chaque jeune.
Nous vous souhaitons un passage apaisé vers 2026.
Qu’elle soit une année de courage, de lucidité, et surtout d’espérance.

Bonne année à toutes et à tous.
Bonne année à chacun.

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Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé

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Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé
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La dépouille du cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs, Émile Bassek ba Kobhio, est portée en terre ce samedi 27 juin 2026 à Nindjé, dans la commune de Ndom. La cérémonie rassemble autorités, acteurs du monde culturel et proches du défunt.

La terre de Nindjé, dans la commune de Ndom, département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral, accueille ce samedi 27 juin 2026 la dépouille d’Émile Bassek ba Kobhio. Cinéaste camerounais et africain, le cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs est inhumé dans son village natal, en présence de nombreuses personnalités.

Représentant personnel du Chef de l’État, le ministre des Arts et de la Culture, Ismaël Bidoung Kpwatt, a pris part aux cérémonies funéraires. À ses côtés, de nombreux cinéastes, hommes et femmes de culture, autorités administratives, traditionnelles et religieuses, ainsi que des amis, collaborateurs et connaissances, sont venus rendre un dernier hommage à celui qui a consacré sa vie à la promotion du septième art.

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La marine française arraisonne un pétrolier sous sanctions de Yaoundé

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La Marine nationale française a arraisonné le pétrolier Deliver, un navire battant illégallement pavillon camerounais, parce qu’il est sanctionné par Yaoundé.

Après les navires Tagor et Smyrtos interceptés début juin dans la Manche alors qu’ils battaient illégalement pavillon camerounais, la Marine française a intercepté mardi 23 juin, le pétrolier Deliver qui a arboré un faux pavillon camerounais. «L’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité» du pavillon camerounais arboré.

Battant pavillon camerounais, ce navire a été sanctionné par Yaoundé suite aux incidents survenus avec Tagor et Smyrtos. Pour le président français Emmanuel Macron, ce pétrolier appartiendrait à la flotte fantôme russe.

«La Marine Nationale a arraisonné mardi le pétrolier Deliver alors qu’il transitait au large de la Sicile en infraction avec le droit de la mer. Cette nouvelle action contre la flotte fantôme, conduite quelques jours après une opération similaire par le Royaume-Uni illustre la détermination des Européens« , a écrit Emmanuel Macron.

«Nous ne laisserons pas la flotte fantôme contourner les sanctions et financer l’effort de guerre russe« , a-t-il poursuivi. Ces dernières semaines, le ministère camerounais des transports a sanctionné et radié 39 navires du pavillon camerounais.

Pour Yaoundé, ces mesures permettront de mener des opérations de recensement physique et de numérisation pour de mieux contrôler la flotte inscrite et protéger le label camerounais.

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Au Nigeria, un membre de Boko Haram condamné à la peine de mort !

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La Haute Cour fédérale d’Abuja a condamné à la peine capitale Alkali Yarima, membre de Boko Haram détenu depuis 2015. Reconnu coupable de terrorisme et de plusieurs autres infractions, il écope également de lourdes peines de prison.

La justice nigériane a condamné, vendredi 26 juin, Alkali Yarima à la peine de mort pour son implication dans des activités terroristes au sein de Boko Haram. Détenu depuis 2015, il a été reconnu coupable de sept chefs d’accusation, dont le terrorisme, par la Haute Cour fédérale d’Abuja.

Selon le ministère public, l’accusé a rejoint Boko Haram en 2009 après avoir prêté allégeance à son fondateur, Mohammed Yusuf. Originaire de Mafa, dans l’État de Borno, il était connu sous le pseudonyme de « La’ari ».

Le juge James Omotosho l’a reconnu responsable de sa participation aux attentats perpétrés à Maiduguri en 2015. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir reçu des armes et suivi un entraînement militaire en vue de commettre des actes terroristes. Cinq autres chefs d’accusation lui ont valu des peines allant de dix à trente-cinq ans de prison.

Le procureur général et ministre de la Justice, Lateef Fagbemi, qui dirigeait l’équipe de l’accusation, a réaffirmé la détermination des autorités nigérianes à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Bien que la peine de mort soit toujours en vigueur au Nigeria, aucune exécution n’a été enregistrée depuis 2016.

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